P.S : qui suis-je ?

Publié le 26 Août 2015

P.S : qui suis-je ?

Le temps de l’Université d’été du Parti Socialiste est un temps d’écoute et de réflexion. Dans les discussions avec les camarades, on me demande souvent : Es-tu à la droite ou à la gauche du P.S ?

Mon problème c’est que je ne me sens pas réellement appartenir à l’une de ceux deux familles du P.S !

Un P.S qui voudrait se limiter à une simple gestion du système ne me convient pas. Je ne me sens pas du tout libéral, je ne crois pas à la vertu d’un marché libéré. Je suis pour une intervention d’un Etat régulateur pour le bien commun.

Par ailleurs, quand j’entends le discours et que je vois les comportements au sein de notre parti de la dite « aile gauche » du PS, j’ai envie de fuir…

En fait, si j’étais adhérent avant l’extraordinaire ascension de Ségolène Royal au sein du Parti Socialiste, c’est dans la voie qu’elle a tracée que je me suis réellement engagé.

« Extraordinaire » dans le sens où quand on connaît le fonctionnement du PS … sans constitution de courant et de clientèle en amont, elle a réussi par la force de son engagement à devenir la candidate pour l’élection présidentielle à la barbe des dinosaures … quelle prouesse quand on y songe encore aujourd’hui. Elle s’est en fait appuyée sur une force militante qui a surgi !

Au-delà de cette prouesse, c’est la ligne politique que Ségolène Royal a su clairement définir, ce qu’on peut appeler « le ségolénisme » qui m’a donné l’envie forte de m’engager au sein de ce parti. J’ai toujours voté à gauche, mais en adhérant au PS, après le triste évènement de 2002, je ne trouvais pas ma place dans les luttes internes caricaturales. C’est la ligne tracée par Ségolène Royal qui a donné le sens à cet engagement. Cette ligne on peut la définir en trois points importants :

1) Pour un P.S plus populaire, qui n’oublie pas le peuple, avec la volonté de l’associer à la construction d’un combat politique, une forme participative d’engagement. Un peuple uni dans la nation d’où la réappropriation des symboles de la République, car il ne s’agit pas du même sens donné par le FN (père ou fille) à la nation, avec la reconnaissance affirmée chez Ségolène Royal de la France métissée.

2) Pour un P.S de transformation qui regarde vers l’avenir. Il ne s’agit pas seulement de gérer mais de montrer du volontarisme notamment dans la transition énergétique, mais pas seulement … Le discours de Ségolène Royal face à l’arrogance du capitalisme financier prédateur est beaucoup plus socialiste. Il s’agit bien d’un combat pour l’égalité dans le sens du combat de Jaurès pour une République sociale qui dans un ordre juste recherche à donner à tous les moyens de vivre dignement.

3) Pour un P.S contemporain et réaliste qui recherche à ce que les transformations proposées puissent s’appliquer. Il ne s’agit pas de proposer la lune puis de démissionner en s’apercevant que tout le discours était irréaliste. C’est toute la force « ségoléniste » de ne pas rompre avec l’engagement socialiste de transformation tout en voulant gouverner, c’est-à-dire d’être en capacité de réaliser ces transformations dans le monde présent. Cette volonté de gouverner, donc d’agir, s’applique parfois même sur des sujets qui peuvent paraître secondaires et qui se révèlent essentiels pour la vie quotidienne.

C’est sur cette ligne que je me sens engagé … Entre l’aile gauche et l’aile droite du parti, je me sens toujours « ségoléniste » !

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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