Hollande : la force du pouvoir !

Publié le 3 Mai 2016

Hollande : la force du pouvoir !

La première chose à relever de l’intervention de François Hollande, en cette fin de matinée, au colloque « La Gauche au pouvoir » à Paris, c’est d’abord l’homme d’Etat avec cette ardeur, cette vitalité dans l’engagement et dans les convictions, cette capacité à se projeter pour construire et conduire la France dans l’avenir. Loin, très loin d’être affaibli par sa fonction, après quatre années de pouvoir, il n’a rien perdu de sa combativité. Au contraire même, comme beaucoup autour de moi l’ont relevé, François Hollande est sans doute plus fort encore, plus fort que jamais avec la maîtrise, la compétence et l’autorité que donne l’exercice du pouvoir. Que ses adversaires ne crient pas trop tôt victoire … ils seront très déçus !

Tous l’ont relevé, l’homme est plus que jamais engagé, déterminé, à poursuivre son action, non pour lui-même, même pas au nom d’un parti, mais d’abord pour la France, au service des françaises et des français.

« Alors avançons, sans regret, sans calcul, sans répit ! » lance-t-il !

Comme il l’a précisé, la gauche est toujours appelée dans des moments difficiles. C’est parce que la droite a échoué et « c’est parce que c’est difficile que la gauche est au pouvoir ». Malgré ces conditions, la gauche réussit à rétablir la situation et à apporter de nouveaux droits.

Comme ses prédécesseurs, il a trouvé une situation bien plus grave que l’on pouvait le penser : avec des déficits abyssaux, une dégradation de la compétitivité de notre économie, et un affaiblissement dangereux de notre industrie ». Il fallait donc agir pour d’abord redresser la situation, « redresser d’abord pour redistribuer ensuite avec maîtrise et responsabilité ».

Car gouverner à gauche c’est avoir ce sens de la responsabilité pour mener les réformes et permettre ainsi la justice.

On sent, dans cette combativité de l’homme d’Etat, toute la fierté d’appartenir à cette gauche de gouvernement où « l’exercice lucide et courageux du pouvoir s’impose » pour poursuivre « l’œuvre transformatrice ». Il est clairement inconcevable pour lui de rester dans une gauche nostalgique « qui n’est jamais aussi belle que lorsqu’elle se conjugue au passé », une gauche « souvent belle, ravissante même, sous la droite » parce qu’elle serait incapable de se confronter à la réalité du pouvoir.

La gauche ce n’est pas seulement dénoncer, « c’est agir » ! Or « on ne change pas la France en restant à sa place ». Lorsqu’elle agit la gauche permet à la France d’avancer.

Point par point, le Président a montré son cap. ». Point par point, il a tenu à défendre ses actions de justice pour l’école, pour la jeunesse, pour une fiscalité plus juste, pour lutter contre les excès de la finance, pour les travailleurs qu’il n’oppose pas aux entrepreneurs. Point par point, il a répondu à ses détracteurs sans avoir oublier de rappeler les difficultés et les drames rencontrés, car gouverner c’est « accomplir sa mission sans trembler ».

Cette combativité ne se conjugue pas au passé … François Hollande ne veut pas d’un nationalisme dangereux pour la France et l’Europe, pas de déclinisme, pas de repli sur soi, pas d’immobilisme. Contre cela, il a ouvert les perspectives nouvelles. Après ces quatre années de pouvoir, l’homme d’Etat a appris et mieux que tout autre il connaît ce qu’il convient de faire pour gouverner plus efficacement, pour répondre au besoin de justice et d’égalité, pour la transition écologique, pour une Europe qui fonctionne mieux, pour s’adresser au monde.

Quand on est de gauche, on ne se satisfait pas d’une situation … on va de l’avant pour le progrès. « C’est le chemin que je propose » lance François Hollande. On a aujourd’hui envie de dire allons-y !

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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andika 14/05/2016 13:46

Je suis tout à fait d'accord avec vous !