Monsieur le Président,

Publié le 25 Août 2016

Monsieur le Président,

La France a toujours cet esprit critique en éveil … c’est à la fois salutaire et déconcertant. Vous avez été Monsieur le Président, le plus souvent sous le feu des critiques, dans une période difficile ce n’est jamais simple de gouverner.

Pourtant entre les critiques du moment et l’engagement dans l’avenir, il faut faire la différence. L’important est d’être clair sur la ligne conduite pour mesurer le travail réalisé.

La situation du pays n’était pas bonne à votre arrivée au pouvoir que ce soit au niveau des comptes publics, de la situation des entreprises, de l’augmentation du chômage, de l’aggravation des inégalités, de l’abandon du projet de l’égalité des chances.

La droite prise dans son idéologie libérale ne sait plus gouverner. Quand on entend d’ailleurs les déclarations de ses candidats aujourd’hui, on peut être certain que le pire est à attendre d’une victoire de cette droite pour la France. A nouveau, Nicolas Sarkozy et les autres, proposent de larges baisses d’impôts pour les plus riches. Cela n’aidera pas l’appareil productif et conduira à l’aggravation des déficits.

Face à la situation, vous avez mené une politique offensive pour redresser le pays : permettre de relancer l’appareil productif, rétablir les comptes publics, redonner toute sa place à l’école de la République, sauvegarder notre pacte social. Le bilan de votre action n’est pas parfait mais positif. Les chiffres révèlent bien une amélioration de la situation. 44000 chômeurs en moins en une année, ce n’est pas rien !

Votre politique internationale a révélé la stature de l’homme d’Etat reconnu à l’échelle internationale.

L’histoire de la Seconde guerre mondiale nous rappelle qu’il ne faut jamais laisser s’épanouir des Etats expansionnistes au risque de conduire à des souffrances bien plus grandes pour les peuples. Face à la volonté guerrière de forces de déstabilisation, vous avez su mener les opérations nécessaires pour réduire la menace. Les choix n’étaient pas simples, les décisions ont été prises. L’engagement de la France pour la stabilité du monde est le bon choix qu’il fallait faire.

La menace de l’extrême droite et ses idées nationalistes, le risque d’une décomposition de l’Europe et la déstabilisation que cela entraînerai, la montée des mouvements réactionnaires, la fracture des communautés, les dérives sectaires sont autant de risques qui menacent notre France.

Nous avons besoin d’expérience, de mesure, de sens de l’Etat, de réalisme, de détermination dans les choix.

Les incantations idéologiques, les beaux discours, les positionnements statiques, les formules du passé, les ambitions individuelles ne peuvent conduire la France à préparer l’avenir dans un monde en pleine mutation.

Vous avez montré, Monsieur le Président, avec sérénité et détermination, votre sens de l’Etat pour prendre les décisions dans l’intérêt de la France.

Lors de l’élection présidentielle, les Françaises et les Français se détermineront entre les choix qui leur seront proposés, les prétendants sont légions …

Votre candidature, Monsieur le Président, est nécessaire car utile au débat. Qui mieux que vous, après ces cinq années de Présidence, est à même d’expliquer au pays les choix qui ont été faits, les avancées réalisées, les difficultés rencontrées et de proposer les nouvelles perspectives pour notre pays avec réalisme ?

Votre candidature, Monsieur le Président, ne peut que servir le débat démocratique pour permettre aux Françaises et aux Français de faire le bon choix pour le pays.

Vous avez toujours montré, dans votre engagement politique, que vous n’étiez pas intéressé à mettre en avant votre personnalité mais à servir le pays. S’engager pour servir son pays, c’est bien ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui.

Avec mes salutations citoyennes

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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