Redonner le goût de la liberté à la gauche !

Publié le 15 Mars 2017

Qu’est-ce que la gauche ?

La gauche est née avec cette volonté de bâtir une société plus juste, refusant les privilèges pour un petit nombre et défendant le droit à la liberté. Il fallait sortir d’un système où l’Etat royal imposait une hiérarchie sociale, une religion, restreignait les libertés et refusait les évolutions. Ce fut le temps de la Révolution française avec ses crises internes, pour accoucher finalement d’un nouveau monde, pour la liberté et l’égalité des droits de l’Homme.

Cette gauche libérale à l’origine, au XIXè.s, face à l’exploitation ouvrière en Europe, s’oriente alors vers l’idée de donner plus de poids à l’Etat dans une bataille contre le capitalisme dominant. Les inégalités entre la bourgeoisie et le monde ouvrier deviennent intolérables. Mais jusqu’où l’Etat doit-il intervenir ? L’Etat doit-il tout contrôler ou seulement réformer par la loi pour instaurer plus de justice ? Partout en Europe, les gauches se divisent sur la place de l’Etat …

Les gauches accèdent au pouvoir … Les réformistes permettent de nombreuses avancées sociales sans remettre en cause le système capitaliste. La gauche étatique finit également par prendre le pouvoir … mais finalement, les régimes mis en place finissent en dictature … au nom de l’égalité, les libertés sont remises en cause. Le rêve disparaît, les régimes s’effondrent à la fin du XXè.s, au nom de la liberté, les peuples rejettent ce système.

Alors où en est la gauche aujourd’hui ? Que propose-t-elle ? Je suis de gauche ! Quel est le sens de cette affirmation ?

Nous entrons dans le XXIè.s, ouvert aux échanges grâce aux progrès technologiques, les frontières deviennent plus perméables. Dans ce monde ouvert, l’Etat pour contrôler doit imposer toujours plus de réglementations, d’interdictions, de surveillance. Contre ce nouveau monde, on construit des murs, on veut affirmer son identité nationale, on accroît les moyens de l’armée, on veut s’enfermer, s’isoler. Le nationalisme et le protectionnisme refont surface.

Que propose la gauche ? Faut-il répondre aux sirènes de la peur et rejoindre les partisans du retour des frontières et du nationalisme ? Faut-il encore attendre tout de l’Etat et faire des habitants de ce pays des allocataires à la solde de l’Etat ?

La France est riche comparée aux autres pays du monde. Pourtant la pauvreté subsiste et le chômage de masse représente un véritable fléau. N’avons-nous pas les capacités de répondre à ces problèmes sans passer par la fermeture des frontières ?

Nous avons besoin de nombreux emplois en France pour améliorer les bâtiments, pour créer de nouvelles entreprises, pour répondre à des besoins de services nouveaux. La réponse à nos problèmes ne se trouve pas dans le rejet de l’autre mais dans notre propre capacité à répondre à ces défis.

 

Donner plus de place aux initiatives dans l’ensemble des territoires, retrouver le goût de la liberté de créer, de construire, d’entreprendre, d’imaginer, se dire que toujours plus d’Etat n’est pas la solution.

Nous avons besoin de protection, l’Etat a un rôle a joué essentiel pour assurer la fraternité. Il ne s’agit pas de le remettre en cause. Mais à côté de cela, à nous citoyens de trouver dans nos territoires les réponses aux défis à relever, pour ne pas s'en remettre à ... mais pour agir. C’est le nouveau rôle que doivent se donner les autorités politiques : donner plus de liberté pour promouvoir l’initiative.

 

Nous aurons besoin d'une droite et d'une gauche ... elles se reconstitueront. Mais puisqu'il n'y a pas, pour l'élection présidentielle, de candidat pour défendre cette vision de la gauche, puisqu'on nous propose seulement des paradis artificiels avec toujours plus d'Etat, il nous reste plus qu'à participer à un projet de rassemblement, une mise en Marche commune pour la France.

 

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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