Le vote P.S … pour les autruches ?

Publié le 10 Mai 2017

Manuel Valls propose de porter aux législatives la majorité présidentielle dans sa circonscription. Il est bien sûr accusé de traîtrise et bien plus encore principalement par les hamonistes … Pourtant dans le même temps, Monsieur 6% annonce la création d’un mouvement politique, bien à gauche, pour le 1er juillet, donc après les législatives.

Benoît Hamon veut en somme tenter de faire élire des députés avec le PS pour le quitter ensuite et constituer ainsi son petit groupe d’élus pour son nouveau parti … le stratagème est sans surprise … Quel est le réel traître dans cette histoire ?

Le Parti Socialiste est aujourd’hui clairement éclaté en trois groupes :

- Celles et ceux qui veulent soutenir la majorité présidentielle, pour la réussite de la France, comme le 1er ministre Bernard Cazeneuve.

- Celles et ceux qui souhaitent un soutien plus conditionnel. Certaines mesures pourraient être soutenues et d’autres non.

- Celles et ceux qui sont dans l’opposition déclarée contre le Président Macron. On retrouve bien sûr les frondeurs et leurs soutiens. Ils ont d’ailleurs déjà lancé les hostilités, pour ne pas prendre de retard dans un duel avec Mélenchon pour constituer la force d’opposition à gauche.

 

Soyons clair, il n’existe donc pas une ligne politique aujourd’hui du Parti Socialiste éclaté entre trois voies possibles. Inutile de faire semblant, de laisser faire, d’attendre bien caché à Solferino. Il faut être sérieux et dire la vérité !

Dans ce contexte d’éclatement, quel est le chemin à prendre pour le Parti Socialiste à 5 semaines des législatives, dont le 1er tour aura lieu le 11 juin prochain ?

 

Il est impossible dans ce court délais, d’organiser une refondation de ce parti pour proposer une seule voie à suivre.

 

Dans ce contexte, comment les électrices et les électeurs vont-ils connaître l’orientation politique du candidat socialiste à la députation et donc pouvoir voter en connaissance de cause ?

Le chemin le plus clair serait donc de demander aux candidates et aux candidats, déjà désignés par le parti socialiste, de définir la ligne qu’ils entendent suivre pour le quinquennat : soutien à la majorité présidentielle, soutien conditionnel ou opposition frontale.

 

Cet engagement clair, le Parti Socialiste le doit à ses électrices et ses électeurs.

 

Si par contre, on reste dans le flou, si le PS joue l’autruche, la tête bien planquée dans le sable, alors il ne sera pas digne de mener cette campagne des législatives et sa défaite sera d’autant plus méritée.

 

La démocratie impose aux partis de proposer un choix clair aux électrices et aux électeurs. Si le PS ne permet pas de voter en connaissance, il mérite la défaite. Le vote PS sera en effet alors un vote dangereux pour la démocratie !

 

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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Lili 10/05/2017 11:49

Monsieur
depuis le début ou presque, je suis votre blog
socialiste mais pas frondeuse, j'ai respecté les votes et combattu Sarko. J'ai soutenu Segolène, puis FH lorsqu'il fut notre candidat, sans pour autant croire qu'il fut le meilleur. J'ai fustigé les frondeurs, fidèle au vote des primaires. Lorsque FH a jeté l'éponge, la femme de gauche ne fut pas surprise, mais orpheline.
J'ai respecté le vote des primaires et soutenu de toutes mes forces BH, considérant que le moment venu, son programme ferait consensus ou contradiction, ça s'appelle la démocratie, là encore. Aussi je fus triste, puis en colère quand de nombreux élus, socialistes (?) ont migré vers Macron, considérant qu'il allait gagné. Depuis sa jeunesse, son People et Glamour ont fait le reste, plus que son programme, puisqu'il suffit d'écouter et regarder pour se rendre compte que le programme, son programme, est méconnu. Aussi, aujourd'hui, mon cœur de socialiste est triste de cette désunion. Je ne peux pas vous suivre, je ne peux pas vous soutenir. Macron n'est ni de gauche, ni de droite, il est Lui, pour Lui et rien que pour Lui. Ses premières mesures sur le droit du travail font froid dans le dos. En raison d'un devoir de réserve je ne puis en écrire plus tant sur les mesures qui mettront à mal notre modèle sociale, que sur la pauvreté qu'elles vont générer. Je vous respecte, parce que vous êtes élus, mais je n'adhère pas à votre manque de loyauté vis à vis de notre parti, et ceux vaut aussi, pour ceux qui nous ont abandonné.

ROUSSILHE 10/05/2017 10:46

Merci Monsieur.