NON, la Gauche ne doit pas disparaître !

Publié le 29 Mai 2017

Le Président de la République a ouvert le chantier de la recomposition politique qui était nécessaire afin de gouverner et de mener les réformes pour le pays.

Le dernier quinquennat a montré au grand jour la division interne du principal parti de la gauche de gouvernement. Les frondeurs, membres du Parti Socialiste, ont en effet mené une opposition interne radicale et destructrice contre la politique conduite par le Président socialiste. Il y a bien au sein des partis traditionnels des oppositions idéologiques majeures qui rendent l'exercice du pouvoir difficile. La recomposition est donc indispensable pour gouverner.

Pour autant cette recomposition doit-t-elle entraîner la disparition de la gauche de gouvernement ? La gauche c'est une idée née de l’humanisme, toujours en dynamique, pour assurer les libertés, les solidarités et pour la protection de notre environnement, elle ne peut pas mourir.

L'opposition gauche/droite, née avec la Révolution française, permet de faire vivre le débat démocratique et assure l'alternance républicaine. Si cette opposition devait disparaître, le choix serait alors catastrophique pour le pays, puisqu'il faudrait choisir entre un seul parti de gouvernement et des partis extrêmes. La disparition de cette opposition peut donc faire craindre le pire pour le pays, avec le risque de l'accession au pouvoir des partis extrêmes. Si la recomposition politique doit avoir lieu, il serait dangereux de faire disparaître la gauche de gouvernement.

S’il faut soutenir l'expérience menée par le Président de la République ... il ne faut pas en rester là ! La gauche de gouvernement doit se reconstruire sur des bases saines pour être en capacité demain de proposer une alternance démocratique si cela est nécessaire.

Il faut donc œuvrer à sa renaissance. Mais pour cela, nous devons être clairs sur notre engagement. Les frondeurs défendent une autre voie et espèrent une alliance du siècle passé. Nous ne pouvons pas reconstruire aujourd’hui la gauche de gouvernement sur le passé. Nous devons gouverner avec En Marche ! Les Frondeurs travaillent dans une autre direction. Nos routes se séparent … pour les circonscriptions où le PS est représenté par un frondeur, la voix des socialistes doit être En Marche !  

Par contre, toutes les candidates et tous les candidats socialistes se déclarant clairement pour la majorité avec Emmanuel Macron doivent être soutenus. C’est la première étape de notre reconstruction. Puisque cela ne vient pas de la direction du Parti, notre reconstruction se fera avec tous les candidates et tous les candidats socialistes qui sont sur la même ligne et s’affichent clairement :  pour la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron !

 

Je vote socialiste pour la majorité présidentielle !

 

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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Jean-Claude Coin 29/05/2017 15:45

Les "attentes" des femmes et des hommes expriment des besoins qui évoluent dans le temps. Même avec la satisfaction des besoins, les attentes ne "meurent" pas mais se régénèrent en nouvelles attentes sous formes de besoins qui peuvent être immatériel, amplifié par le générationnel, d'une part également par l'évolution culturelle, d'autre part. Il y a permanence. Les réponses avaient une forme "collectives" , elles deviennent de plus en plus segmentées, ce qui suppose la notion de "proximité" en plus. L'ère numérique accélère le processus. Le parti socialiste, avec son "irréconciabilité" est resté dans un regard type Trente Glorieuses, c'est une génération de perdue. Le socialisme est d'abord une conviction, le parti un moyen humain à vocation politique. La conviction est, le parti n'est plus dans le sens ou il n'a pas été capable de "construire" structurellement les convictions. Il n'a pas assumé.