Publié le 30 Octobre 2009

Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle avait su reprendre le combat idéologique de la gauche en réintroduisant le débat sur nos valeurs. Elle l’a fait notamment sur la démocratie, sur la nation mais aussi sur la valeur travail.

La droite libérale avait tenté de s’approprier cette valeur travail en faisant croire que la gauche défendait une société sans travail, une société d’assistés vivant sur l’effort de quelques uns. Or tout le combat de la gauche depuis le XIXè.s porte sur le travail. C’est grâce au travail de la masse des salariés que notre société dispose d’un niveau de vie élevé. La gauche a défendu la reconnaissance de ce travail, l’humanisation du travail, et la juste répartition des fruits de ce travail.
La valeur travail que défend la droite libérale repose sur l’effort sans conditions « travailler plus » et sa valeur marchande « pour gagner plus ». Ce ne sont pas les valeurs de la gauche qui défend le travail comme un effort partagé pour une société plus juste.

L’Université populaire et participative du 29 octobre organisée par Désirs d’avenir a permis de faire le point sur la situation du travail dans un monde dominé par l’idéologie libérale grâce aux interventions d’experts mais aussi aux témoignages d’ouvriers, de salariés. Pour accroître les profits des entreprises dans une compétition internationale les conditions de travail se sont dégradées. Les cadences se sont accrues pour dégager sur le travail plus de profits pour le capitalisme financier. La déshumanisation s’est renforcée avec la mise à l’écart des salariés ne répondant pas aux nouvelles cadences. Elle se révèle aussi par un isolement des salariés dans une forme totalitaire du management des entreprises. Les cadres subissent la pression des dirigeants pour accroître les cadences. Les salariés acceptent ces cadences par peur du chômage. La solidarité dans l’entreprise décroît par l’atomisation des salariés de moins en moins syndicalisés. Comme dans les autres domaines, le discours à gauche sur le travail est fondamental pour ne pas laisser à la droite imposer ses valeurs et construire une société basée sur ces valeurs libérales.

« cette émancipation sociale, cette émancipation économique suppose un prolétariat libre, éduqué, éclairé, elle suppose par conséquent une démocratie organisée et agissante où toutes les forces, où toutes les idées d'avenir peuvent se développer, elle suppose en même temps une série de réformes qui, en ajoutant aujourd'hui un peu de bien-être, un peu de garantie, un peu de lumière à la vie des salariés, leur permettent de regarder plus loin, de lever les yeux ve
rs l'avenir et de préparer un ordre nouveau. »
Jean Jaurès, discours devant la Chambre des députés, 1902.

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Parti socialiste

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Publié le 28 Octobre 2009

Puisque le prince président et sa cour veulent réouvrir le faux débat sur la nation, pour cacher les problèmes réels, il faut à nouveau leur rappeler ces mots superbes qui définissent notre nation :

 "La nation ce n'est pas seulement une histoire partagée et assumée, c'est le désir de faire de grandes choses ensemble. La France ne demande pas aux citoyens d'où ils viennent mais où ils veulent aller ensemble.
La République demande à personne de renier ses origines, ses racines, ses attachements, sa culture, ses croyances, elle invite chacun à s'asseoir à sa table à égalité de droits et de devoirs.
La France de demain comme celle d'hier se nommera diversité et son unité se forgera dans un projet partagé. La France est diverse, multiple, colorée et métissée".
Ségolène Royal , campagne présidentielle 2007.

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Actualité

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Publié le 19 Octobre 2009

La faible participation lors de l’élection législative partielle de la 12è circonscription des Yvelines, malgré une personnalité médiatique, signale une nouvelle fois le problème démocratique.

S’il ne s’agit pas de remettre en question l’élection de David Douillet, on peut toutefois s’inquiéter qu’un député ne soit élu sur un corps électoral de 71732 électeurs par seulement 12203 voix soit 17% de ce corps électoral.

 

Lors de l’élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal avait défendu sa conviction pour une modernisation de notre vie politique par la démocratie participative. Il s’agissait de permettre aux citoyens d’être davantage impliqués dans les débats et les choix politiques. Les Français, pour une large majorité, ne s’inscrivent plus dans une vision manichéenne du combat politique. Les désillusions ont aussi occasionné une forte perte de crédibilité du discours politique. En se positionnant sur ce débat, elle ouvrait un chantier essentiel.   

La question posée par Ségolène Royal reste toujours posée. Comment impliquer davantage les Françaises et les Français dans les choix politiques pour faire vivre notre démocratie ?

 

L’élection régionale qui s’ouvre offre une occasion de relancer l’idée de la politique par la preuve et de la démocratie participative. Pour sortir de la démagogie, des slogans d’un printemps et de la mise en scène politique, il s’agit de rappeler l’importance de l’action politique par les résultats obtenus. Si on ne gagne pas une élection sur un bilan, il est important dans une démocratie de rendre des comptes aux électrices et aux électeurs du travail accompli par une équipe. C’est le premier temps de la campagne. Puis vient le temps du projet et de l’implication des citoyennes et des citoyens dans son élaboration. Sans cette implication, il ne peut y avoir de dynamique démocratique. Il s’agit d’être à l’écoute des attentes et des propositions pour construire un projet citoyen pour la région.

 

En somme, Ségolène Royal a ouvert la voie en ce domaine comme beaucoup d’autres. Au lieu d’ailleurs de s’intéresser à son image ou nombre de ses partisans d’un soir, il serait plus judicieux en politique de réfléchir sur ce qu’elle a apporté et peut apporter, sur ses combats politiques.

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Actualité

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Publié le 5 Octobre 2009

L’Espoir à gauche s’est constitué durant le dernier congrès avec un rassemblement autour de Ségolène Royal. Nous avons réussi ensemble à porter cette idée de la rénovation qui n’était jusqu’ici qu’un mot dans les programmes. Nous avons maintenant à travailler sur les orientations politiques pour notre Parti avec cette volonté commune de sortir d’une pensée conservatrice. Ainsi après les interrogations portées à Montpellier sur le thème de l’école, le rassemblement du 14 novembre à Dijon permettra d’approfondir notre travail sur ce thème. C’est ensemble que nous avançons.

 

Je reste attaché au soutien à Ségolène Royal car je pense qu’elle peut apporter la dynamique qui nous manque. Comment ont-ils pu tuer Charlety ? Elle est aussi celle qui représente le socialisme de mon engagement, pour un Parti de gouvernement volontariste et social. L’Etat a un rôle essentiel à jouer comme moteur de l’économie durable et porteur d’une vision de la société qui donne à chacun les moyens de son épanouissement. C’est ce que j’ai retrouvé et soutenu dans le Pacte présidentiel.

Je suis attaché à cette sensibilité de l’Espoir à gauche dans le Parti socialiste. C’est le rassemblement de militantes et militants socialistes volontaires pour inscrire le Parti socialiste dans le temps présent et préparer avec réalisme la gouvernance de la France dans un monde complexe. Des socialistes,  aux histoires différentes, sont aujourd’hui rassemblés pour porter ce projet. Des élus locaux, des hommes politiques remarquables comme Vincent Peillon, des hommes engagés et de conviction comme notre mandataire parisien David Assouline. Ce rassemblement peut nous permettre de continuer à faire avancer le Parti socialiste.

 

Alors évitons les mots qui blessent et peuvent créer des tensions inutiles entre nous. Continuons à travailler ensemble pour notre Parti, pour répondre à l’espoir des Français, pour construire une alternance crédible à gauche.

 

Dans le court terme, il nous faut aussi préparer les élections régionales. En tant que simple militant, je défends l’idée d’une liste régionale de jeunes candidates et candidats, conduite par une élue d’expérience. Il faut préparer dans notre sensibilité une jeune génération à gérer nos territoires et l’Etat. C’est aussi le travail d’un Parti politique. Mais pour cela, il faut mettre au travail sur les dossiers régionaux et les grandes problématiques de notre région une nouvelle équipe. Utilisons les compétences, les qualités des femmes et des hommes de notre sensibilité. Je pense notamment à Dominique Bertinotti, maire d’arrondissement, qui a toutes les qualités pour encadrer cette équipe. C’est par l’investissement sur les dossiers et non sur des arbitrages entre sous-courants que devrait se faire le choix de nos candidats.

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #L'Espoir à gauche

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