Publié le 29 Décembre 2012

Segolene-Royal2.jpgDans ses combats politiques de ces dernières années, Ségolène Royal a su définir une ligne politique claire que l’on peut définir en quatre axes principaux. Celles et ceux qui ont voulu nuire à son action ont réussi parfois à lui barrer la route pour quelques temps, mais que faire face à une détermination, à une force de conviction ? La route est tracée …

 

Quatre axes pour donner du sens à gauche.

 

Un volontarisme assumé de l’Etat.

Ségolène Royal a une réelle culture de l’Etat ce qui manque parfois cruellement à une certaine gauche. Dans la mondialisation actuelle, où l’on s’interroge sur le rôle de cette structure politique, la socialiste a su affirmer un retour à l’action de l’Etat pour définir les grands axes, mener des politiques actives et donner du sens collectif. Ségolène Royal se situe dans cette tradition bien française concevant l’Etat acteur pour mener les grands travaux d’avenir. Un Etat également capable, avec autorité, de fixer les limites contre notamment un  capitalisme financier sans contrôle. Il faut de la volonté et du courage pour gouverner et elle n’en manque pas pour dire « non » aux excès servant le profit d’un petit nombre.

 

Une volonté d’entreprendre.

Ségolène Royal ne se situe pas à la gauche de la gauche, elle est tout simplement à gauche. Elle croît à l’initiative individuelle pour porter une société. Elle s’inscrit dans notre histoire qui a conduit des femmes et des hommes à refuser la résignation pour défendre leur liberté. Tout n’est pas que sens collectif, il faut donner aussi à l’individu sa place.  

Elle a un réel sens de l’entreprise, celle qui crée, celle qui innove. Pour aider ces entreprises, elle a défendu fermement la création d’une banque publique d’investissement. Mais une entreprise consciente de son rôle dans la société, soucieuse du progrès humain, c’est une grande vision de l’entreprise, une vision de gauche, servant le progrès et la justice sociale.

 

Une action régionale

Ségolène Royal est la plus girondine des jacobines … un sens de l’Etat affirmé mais une conception décentralisée de l’action. Pour créer les dynamiques, la socialiste a compris l’importance de sortir d’un centralisme réducteur. Tout ne peut pas se faire et se décider à Paris. En prenant la direction d’une région pour en faire un laboratoire des idées nouvelles, notamment dans le domaine de la transition écologique, Ségolène Royal a montré la route à prendre.

Un gouvernement moderne, dans ce monde global, doit montrer sa capacité à créer les dynamiques des territoires pour penser global et agir local. Cette dynamique à créer est fondamentale et impose de ne pas s’enfermer dans les palais parisiens de la République pour voir dans l’action quotidienne le travail de terrain des femmes et des hommes.

 

Une démocratie populaire et refondée

Les grandes réformes ne peuvent plus se faire sans écoute, dialogue et capacité à convaincre. Le temps des grandes constructions, des croyances idéologiques est passé. On ne gouverne plus un peuple en faisant croire qu’un monde meilleur est possible. Il faut donner du sens à l’action conduite. Il faut que les femmes et les hommes sentent dans leur vie quotidienne que l’action menée a un réel effet.

La démocratie est à nouveau une nouvelle frontière à conquérir. Les peuples du monde veulent davantage être associés aux décisions qui les concernent.

En portant la démocratie participative, Ségolène Royal a compris la mutation de nos sociétés, ici encore elle a ouvert la voie.

 

Alors, ségolèniste je le suis, ségoléniste je le reste … Le ségolénisme est en effet le socialisme le plus abouti pour le XXIème siècle. Il donne un sens à gauche.     

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 16 Décembre 2012

egalite-pour-tous.jpgSur la question du mariage pour tous et au-delà de l’adoption pour les couples homosexuels ou de l’accès à l’AMP (aide médicale à la procréation), il faut rester dans le domaine du droit.

 

En imposant l’expression du « mariage pour tous », la ministre de la famille, Dominique Bertinotti a su poser correctement la question.

Il ne s’agit pas d’une question morale. On entrerait alors dans un domaine très subjectif : quelle morale ?  N’en faisons pas « une conscience » personnelle. Il faut rester en ce domaine sur la règle du droit républicain.

 

Oui ! Mme la Ministre parlons d’égalité de droit.

 

Actuellement des couples de même sexe décident de vivre ensemble. C’est un fait. Des familles homoparentales se sont constituées. C’est un fait.

Ces couples demandent à légaliser leur union par un texte officiel et à entrer ainsi dans l’état civil. La République doit donc décider si ces couples ont les mêmes droits que les autres. C’est la question fondamentale dans un Etat de droit.

 

Les époux recevront à l’occasion de leur mariage un livret de famille.

 

Les religions et des courants de pensée traditionnalistes s’opposent à cette législation au nom d’une morale. Mais la République n’est pas une religion, fermant les yeux sur des situations sans vouloir légiférer. C’est la loi qui règle les rapports entre les citoyens dans notre société. Puisque cette situation existe, il faut qu’elle soit légalisée.

Des citoyennes et des citoyens demandent à accéder aux mêmes droits. Leur situation n’est pas illicite. L’homosexualité n’est pas interdit par la loi. Ces couples sont légaux. On ne peut donc pas leur refuser le même droit qu‘ont les autres couples. C’est la règle de l’égalité de droit dans la République.

 

La République c’est la même loi pour tous.

 

manif-bastille-n.jpgMme la Ministre Dominique Bertinotti a su porter avec justesse la question du mariage pour tous sur la règle du droit et de l’égalité des droits dans la République. C’est en effet à cette seule question que droit répondre la loi Bertinotti.

Et une fois la loi adoptée, aucun Maire ne pourra s’abstenir d’appliquer la loi au nom de cette règle fondamentale : d’un même droit pour tous.

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 15 Décembre 2012

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La question palestinienne est un des sujets clés de la paix dans le monde. Depuis le plan de partage de la Palestine en 1947 par l’ONU, la partie musulmane est un sujet de tensions et de guerres.

 

Mais rien ne peut se faire sans reconnaître d’abord l’existence d’Israël et sa sécurité. C’est-ce qu’avait finalement fini par accepter Yasser Arafat en 1993, il y  a bientôt vingt ans !

« L’OLP reconnaît le droit de l’Etat d’Israël à vivre en paix et dans la sécurité… l’OLP renonce à recourir au terrorisme et à tout autre acte de violence et assumera la responsabilité sur l’ensemble des éléments et personnels de l’OLP, afin d’assurer le respect (de cet engagement), d’en prévenir les violations et de prendre des mesures disciplinaires contre les contrevenants. »

C’est ainsi que l’on reconnaît les grands hommes d’Etat, à cette capacité à comprendre le sens de l’histoire pour le bien de leur peuple. Yasser Arafat a reçu en 1994 le prix Nobel de ma paix avec Shimon Peres et Yitzhak Rabin.

 

Malheureusement, cette avancée vers la paix a été depuis stoppée. Mais aujourd’hui, un nouveau vent d’espoir se lève. La Palestine vient de donner un nouveau grand chef d’Etat en la personne de Mamoud Abbas.

 

Malgré toutes les tensions provoquées dans les deux camps, par ceux qui n’ont pas compris que la haine, la violence, la provocation ne sont pas la solution, Mamoud Abbas a réussi à travailler sereinement avec détermination, par la voie diplomatique, pour obtenir une nouvelle avancée et une reconnaissance internationale.

Le 29 novembre dernier, l’Organisation des Nations Unies a adopté la résolution reconnaissant la "Palestine" comme Etat observateur par 138 voix pour et 9 contre.

La France s’est associée à cette reconnaissance parmi ces 138 pays, c’est une belle victoire diplomatique pour Mamoud Abbas, l’homme de l’année 2012.  

 

Rien ne se fera sans assurer la sécurité d’Israël, mais la paix n’est pas possible sans ces gestes forts pour soutenir les artisans de la paix. Le monde attend maintenant une autre main tendue pour construire cette paix tant espérée par les peuples.

 

« Nous tendons la main au gouvernement et au peuple israéliens afin de réaliser la paix. Construisons un futur pour nos enfants » Mamoud Abbas, discours à l’ONU.

 

Philippe Allard

 

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 11 Décembre 2012

6925823637_fcca0e7f88_z.jpg  Une partie des Françaises et des Français s’interrogerait sur la ligne politique suivie par le Président de la République et le Premier ministre. Il manquerait de sens et de clarté. Il faudrait plus d’énergie, de détermination et de volontarisme.

 

En somme, un peu de « bravitude » Mr le Président serait le bienvenu !

 

Mais il n’en faudrait tout de même pas trop … On se souvient des reproches faits à Ségolène Royal, première femme candidate au deuxième tour de l’élection présidentielle, pour avoir un peu trop bousculé l‘appareil socialiste …

 

Ségolène Royal avait à l’époque suscité certains rejets du fait de sa trop forte personnalité. Bravant les conformismes du Parti Socialiste, secouant le tapis des ordonnancements d‘une gauche confortablement installée, la candidate n’avait peur de rien et bougeait les lignes. La muraille socialiste ne réussissait pas à contenir le déferlement de la vague Royal.

 

On oublie aujourd’hui un peu vite ce que la socialiste apportât à la gauche.

 

Le socialisme n’était plus tout à fait sûr de l’être …, pour reprendre une expression de Lionel Jospin, lorsque Ségolène Royal vint remettre un peu de sens et rappeler l’engagement du socialisme. Le socialisme de Jaurès, participer au pouvoir, ne pas rester dans une gauche contestataire, mais pas simplement pour exercer le pouvoir et montrer que la gauche « sait faire » aussi bien que la droite … non c’est autre chose qu’on attend. Accéder au pouvoir pour rendre la vie meilleure à la majorité de la population. C’est plus dur …

Si Nicolas Sarkozy a réussi à rendre la vie plus douce aux possédants (facile !), il s’agit maintenant de la rendre plus heureuse à la majorité (c’est moins facile !).

 

Rien ne doit se faire à gauche sans penser au peuple ! C’est dit et que la gauche rangée s’offusque ! Une gauche populaire … on n’est pas loin de populisme … Au secours … qu’on les ferme ces usines ! Ces ouvriers sont d’un autre monde …

 

Je préfère pour ma part un peu plus de bravitude … de résistance à gauche et de sens populaire !

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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