Publié le 21 Octobre 2013

marine-le-pen.jpg  Nous sommes aujourd’hui au-delà d’une montée de l’euroscepticisme, nous sommes dans le  refus de l’Europe pour une partie de nos concitoyens.


Le mouvement populiste du Front National veut clairement stopper la construction de l’Europe pour revenir au nationalisme et profite de ce rejet de l’Europe. Il obtient des soutiens dans ce sens.

La droite conservatrice au pouvoir en Europe, par la politique qu’elle mène, ne peut que renforcer cette europhobie.

 

Or, ce serait un bouleversement considérable si la France bloquait la construction européenne après plus d’un demi-siècle d’avancées « pas à pas » pour unir cet espace et tourner la page des guerres européennes. L’Europe de la paix, l’Europe de la solidarité, l’Europe des échanges est aujourd’hui menacée par les attaques de la droite populiste au nom du nationalisme et de la droite libérale au nom des intérêts du capitalisme.

 

Il faut répondre à cette menace. Nous avons besoin de la gauche progressiste et de tous les républicains unis pour convaincre de l’importance de la poursuite de la construction européenne car la menace est réelle de la casse de l’Europe, donc du désordre et du retour aux égoïsmes nationaux.

 

Face à cette menace, il nous faut répondre clairement à la question que posent aujourd’hui nos concitoyennes et nos concitoyens :

 

Pourquoi l’Europe ?

Pourquoi faut-il poursuivre la construction de l’Europe ?

 

Réponse en 4 points pour poursuivre la construction de l’Europe, avec l’ambition d’Oser plus loin, plus vite :

 

  • L’Europe des peuples

 

Les peuples européens sont voisins. Nous avons une longue histoire commune d’échanges. Des échanges heureux, mais aussi des temps douloureux, c’est l’Europe des conflits qu’il fallait faire taire.

C’est d’abord cela la volonté d’Europe. Cette volonté d’unir des peuples voisins, de créer un espace de solidarités et d’échanges. Alors que certaines et certains défendent aujourd’hui les égoïsmes nationaux et les intérêts du capitalisme prédateur, nous voulons réaffirmer notre volonté de construire cet espace européen de paix et de solidarité.

 

Mais ça ne va plus !

 

On ne peut pas construire cette Europe sans les peuples. Il faut renforcer la construction démocratique de l’Europe. Les peuples ne peuvent pas être écartés des décisions qui les concernent.

Nous ne voulons plus de décisions prises sans l’accord du Parlement européen ! Nous voulons un Parlement qui dispose de fonds propres. Nous voulons élire des députés européens qui s’engagent clairement sur une ligne politique pour l’Europe et qui rendent des comptes de leur action. Nous voulons une Europe démocratique donnant la parole au peuple européen.

 


  • L’Europe des projets d’avenir

 

L’Europe, ce sont de grands projets communs qui nous unissent. Ce fut le progrès pour tous les territoires de notre communauté grâce aux aides régionales pour financer de grands équipements. C’est Erasmus pour favoriser les rencontres des étudiants d’Europe. Ce sont les grands projets industriels comme Airbus ou Ariane espace.

Nous pouvons construire ensemble de grandes choses, bien plus que si nous sommes isolés dans nos frontières. Nous avons besoin pour cela d’une volonté politique qui nous donne l’élan pour réaliser de grands projets communs.

 

Mais ça ne va plus !

 

Il manque aujourd’hui cette ambition, cette volonté de construire de grandes choses ensemble.  Nous avons pourtant de grands projets d’avenir à bâtir. Il faut réorienter l’Europe et revenir à cette Europe volontariste des grands projets communs.

C’est notamment la transition écologique, conjuguons nos énergies, nos capacités. C’est la coopération avec les peuples du sud de la Méditerranée pour arrêter ces migrations de la misère. C’est la mobilisation commune pour l’emploi des jeunes. Nous voulons une Europe volontariste soutenant de grands projets d’avenir.  

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  • L’Europe des droits de l’Humanité

 

L’Europe, c’est une longue histoire de luttes sociales pour gagner des droits. Des droits sociaux contre l’exploitation de l’homme par l’homme, des droits pour l’égalité femme/homme. Partout, les luttes pour l’humanité ont permis de créer cette Europe des droits. Ainsi l’Europe est aujourd’hui un espace de progrès envié dans le monde. L’Europe c’est un modèle de civilisation qu’il ne faut surtout pas détruire mais continuer à porter contre nos adversaires capitalistes, nationalistes et xénophobes. Ne les laissons pas détruire ce que nous avons, de longues luttes, construit.

 

Mais ça ne va plus !

 

L’Europe sociale n’avance plus ! Au contraire face au capitalisme financier mondialisé, les droits sont remis en cause. On voudrait mettre en concurrence les peuples. Le dumping social fait des ravages conduisant les peuples mis au chômage à se détourner de l’Europe. Les égoïsmes nationaux se renforcent et remettent en cause les solidarités européennes. Nous avons besoin d’une autre politique contre les conservateurs au pouvoir et la montée des partis xénophobes. Nous voulons une Europe sociale, un ordre juste, des droits pour les salariés, un salaire minimum pour tous et l’égalité femme/homme au travail.

 

 

  • L’Europe puissance

 

L’Europe est bien plus forte si elle s’unit dans un monde en profonde mutation. Que représentera demain la France face aux puissances émergentes que sont la Chine ou l’Inde ? Quelle place aura la France si elle reste seule ? Comment pouvons-nous peser dans le monde si nous nous déchirions et revenons à des peuples rivaux. Nous avons besoin de défendre nos intérêts, les intérêts des Européens, face à la concurrence mondiale croissante. C’est aussi cela l’Europe : un espace de puissance dans le rapport de force mondial. L’Europe c’est la première puissance économique mondiale ! 

 

Mais ça ne va plus !

 

Les partis conservateurs au service du capitalisme détruisent l’Europe solidaire, les nationalismes progressent et proposent de restaurer les frontières et les divisions entre nous. L’Europe se déchire, l’Europe se divise, l’Europe ne pense plus Europe mais intérêts particuliers. Les grandes puissances du monde observent ces divisions et s’en servent pour écarter l’Europe du nouveau monde en construction. Stop à cette casse de l’Europe ! Nous voulons une Europe unie et puissante capable de défendre notre modèle de civilisation.

 

La bataille pour l’Europe est cruciale, c’est l’avenir de la France qui est en jeu. Si nous laissons faire la casse de l’Europe par les partis conservateurs et nationalistes, l’avenir se fera sans nous. Nous détruirons ce que nous avons construit pas à pas. La France ne sera plus écoutée et nous ne pourrons plus peser pour construire un monde plus juste et en paix !

 

Stop à la casse de l’Europe !

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 4 Octobre 2013

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Chère camarade,

Cher camarade,

   Nous entrons dans la période du dépôt des candidatures socialistes pour les élections européennes du 25 mai 2014. 

J’ai décidé de déposer ma candidature pour l’élection européenne.


Nous connaissons un bouleversement du monde avec l’ouverture des frontières, les techniques permettant la diffusion de flux instantanés de capitaux, d’informations ou encore l’affirmation de nouvelles puissances émergentes.

 

Comme hier à l’échelle des Etats, les partis de gauche ont un rôle essentiel. Encore une fois l’engagement à gauche est fondamental.
Nous avons besoin de rassembler tous « les Indignés », pour reprendre l’expression de Stéphane Hessel. Etre de gauche ou de droite ce n’est pas la même chose.
Il s’agit pour nous, engagés à gauche, de lutter, dans ce monde dérégulé, contre un capitalisme prédateur, et d’imposer une régulation mondiale pour l’Humanité.

 

C’est d’abord le combat que nous devons mener en Europe. Nous sommes membres de Partis de gauche, nous nous engageons et nous luttons pour le progrès humain. Pour nous, la croissance ce n’est pas l’accumulation de richesses pour quelques-uns, mais le progrès pour tous et un développement durable.
L’Europe doit être un exemple en donnant à la Commission européenne une feuille de route claire. L’Europe sociale est le fruit des luttes ouvrières. C’est notre fierté. Nous devons renforcer encore ce modèle.

Notre Europe, qu’il faut rendre plus démocratique, doit parler au monde dans ce sens. Soyons incorruptible et portons haut la voix pour imposer une gouvernance mondiale de régulation.
Dans ce combat,  nous ne sommes pas seuls car dans les pays émergents, les peuples bougent et se révoltent contre une exploitation intolérable.
Pour mener une politique plus juste, il faut s’en donner les moyens, en commençant d’abord par mettre en place une réelle taxe sur les transactions financières.

C’est tout le sens de mon engagement. Je suis à gauche, je défends une vision du monde contre l’exploitation de l’homme par l’homme.

Paraît-il que certains d’entre nous se tournent vers des voix extrêmes pour la réaffirmation des nationalismes. C’est une voie sans issue. La France ne peut pas quitter le monde, la voie proposée par Marine Le Pen et son parti nous mènerait dans l’impasse. Il ne s’agit pas de construire de nouveaux murs et de mettre la France hors du monde. C’est absurde et suicidaire. Nous avons besoin au contraire d’être en avant pour bâtir un monde plus juste.

Je suis candidat et j’entends faire entendre cette voix socialiste au Parlement européen avec votre soutien.

Avec mes amitiés socialistes

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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