Publié le 10 Décembre 2013

peuple_europeen.jpgL’accord est intervenu sur les travailleurs détachés, après plusieurs heures de négociation, ce lundi 9 décembre, entre les 28 pays de l’Union européenne.


 

C’est une belle réussite pour le gouvernement français qui a su défendre ce dossier et obtenir les soutiens nécessaires pour renforcer la réglementation européenne en vigueur.  Contre le Royaume-Uni mais avec l’Allemagne et la Pologne, la France impose des règles sociales européennes.


On voit à nouveau dans cette affaire toute l’importance du rôle des pouvoirs publics élargis maintenant à l’échelle européenne. Pour assurer une Europe sociale, il est important d’imposer des règles contre le laisser-faire défendu  par l’idéologie libérale.


C’est en quelque sorte l’ordre juste, pour reprendre l’expression de Ségolène Royal, qui s’impose. Les femmes et les hommes se déplacent de plus en plus. Nous sommes dans un monde ouvert, avec ses nombreux avantages et ses dérives. Face à l’extrémisme nationaliste qui voudrait fermer les frontières et revenir au passé, il est préférable d’assurer des règles. C’est dans ce sens que se battent les socialistes, pour permettre une plus forte régulation des échanges mondiaux. C’est un combat politique de toute importance.


Avec la croissance des déplacements de salariés en Europe, Il fallait encadrer et réglementer ces déplacements pour éviter l’exploitation des salariés, et mettre fin au dumping social. En 1996, une première réglementation permettait de réguler ces déplacements en imposant le salaire et les conditions de travail aux travailleurs détachés dans un pays. Un ouvrier venu de Roumanie, de Pologne, des pays de l’Europe de l’Est ou du Sud doit toucher le même salaire que l’ouvrier en France pour éviter la concurrence salariale. Mais des abus, faute de contrôles suffisants, se sont développés. Il convenait d’y mettre un terme.


L’Europe sociale s’affirme et contrôle les Etats. Les mesures de contrôle de ces emplois, prises par les Etats, devront être suffisantes et seront sous la surveillance de l’Europe.


François Hollande voulait la réorientation de l’Europe, il réussit peu à peu à imposer de nouvelles règles et redonner le sens du progrès humain. C’est un beau résultat. Après une présidence tout en paillette devant les médias, avec Nicolas Sarkozy, les Françaises et les Français découvrent une présidence au travail. C’est moins  brillant, ça fait moins de bruit, ça ne bouge pas partout, mais pas à pas le travail porte ses fruits.


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 4 Décembre 2013

1914-20141914 – 2014 : un siècle nous sépare de l’entrée dans la Grande Guerre, grande par sa démesure, par le nombre de ses morts. Mais malheureusement, grande aussi par ses formes de barbarie rejaillissant sur notre civilisation européenne à son apogée.


1914 – 2014 : un siècle pour construire, pour bâtir une autre Europe.
Il faudra attendre un autre drame avec ses violences et ses morts, avec sa barbarie dans cette Europe civilisée, et ses images abominables, ses camps de la morts et ses charniers pour qu’enfin l’Europe décide de s’unir.
Mais, pas n’importe quelle union, car il s’agit de construire ensemble une Europe unie de progrès pour ses peuples.  Ce sera la volonté clairement définie, clairement proclamée lors des premiers pas de cette construction européenne.
Dans le préambule du Traité de Rome de 1957, tout est dit clairement, la ligne est tracée. Les nations européennes s’unissent pour « assurer par une action commune le progrès économique et social de leurs États en éliminant les barrières qui divisent l'Europe », pour « l'amélioration constante des conditions de vie et d'emploi de leurs peuples ».

Que de chemin parcouru … car l’Europe d’aujourd’hui est bien différente de celle de 1914. Des institutions existent, une organisation se renforce. L’Europe unie existe, il reste à la faire vivre davantage.
2014 sera une échéance importante et nous aurons besoin du vote des citoyennes et des citoyens pour donner plus d’élus socialistes au Parlement européen.

 

1/ D’abord parce que plane au dessus de nos têtes le retour en arrière, le retour aux nationalismes, à la fermeture des frontières, à la haine, au racisme, à la xénophobie. C’est le retour au passé, la nostalgie d’un temps que l’on voudrait radieux et qui s’est révélé celui des guerres et des déchirures. Cela nous n’en voulons pas. Il s’agit d’abord, clairement,  de chasser avec force en Europe ces partis du recul et de la haine.
L’enjeu est d’autant plus important que dans le monde en construction nous avons besoin de créer cet espace de stabilité, de démocratie et de progrès. C’est d’autant plus indispensable alors que des peuples sont entraînés dans une compétition effrénée par un capitalisme prédateur. Jusqu’où ira cette compétition ? Quelle force saura mettre en avant l’humanisme pour imposer les droits de l’Homme contre l’appétit des monstres financiers ?

2/ Ensuite, parce que le Parlement européen a de plus en plus de pouvoirs. Les décisions prises sont essentielles pour nous tous. La gauche voudrait en France renforcer le rôle du Parlement. En Europe c’est fait ! Il ne s’agit pas d’élire des figurants mais des acteurs essentiels.
Les institutions européennes donnent au Parlement un pouvoir de codécision institué depuis le traité de Maastricht et renforcé avec le traité de Lisbonne. Le Parlement a le pouvoir maintenant d’investir la Commission européenne : son Président, le Haut représentant pour la politique étrangère et les commissaires européens.
Nous ne sommes donc plus face à un Parlement qui ne peut rien faire, au contraire  il peut agir s’il existe en son sein une force qui en a la volonté. C’est donc de plus en plus essentiel de renforcer la représentation des socialistes pour donner une orientation à gauche.
 
3/ Enfin, parce qu’il nous appartient avec le vote des députés européens de choisir une ligne politique claire. Acceptons-nous cette Europe des inégalités, cette Europe qui divise les peuples riches et les peuples qui souffrent ?
François Hollande en parlant de réorientation de l’Europe a fixé le cap qu’il faut absolument soutenir car nous devons porter, dans le monde, notre modèle de société.
C’est bon pour le monde, c’est aussi bon pour nous. Il faut en effet soutenir, par des plans d’investissement en Europe, le redressement économique de nos provinces. En redonnant du poids à ces territoires, à la jeunesse de ces territoires, nous serons tous gagnant car ces peuples pourront ensuite mieux échanger. Il faut dire NON à l’Europe libérale et Oui à la réorientation de l’Europe portée par les candidates et les candidats socialistes.

Trois bonnes raisons pour VOTER les listes présentées par le Parti Socialiste


En mai 2014, faisons souffler le vent du printemps des peuples européens

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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