Publié le 30 Janvier 2014

article_royal.jpgNous vivons une mutation du système mondial. L’ordre mondial se redéfinit sous nos yeux.

Ceux qui annonçaient hier la disparition des Etats se sont trompés. La mondialisation n’a pas entraîné la mort des Etats. Bien au contraire, leur rôle est réaffirmé dans un monde dérégulé.

C’est à eux qu’il convient, par des accords entre Etats, de réguler le système mondial. Les organisations internationales n’ont pas cette force.

Les peuples sont d’autre part attachés à leur Etat. La démocratie soude car elle permet ces grands moments de vie collective où il faut se rassembler et choisir les représentants et les orientations politiques.

 

Des regroupements d’Etats s’imposent pour développer les coopérations et mieux peser dans ce nouveau monde. C’est notamment le cas de l’Organisation de coopération de Shanghai née en 2001 qui réunit la Russie,  la Chine, les pays d’Asie centrale et rapproche, comme membres observateurs, l’Iran, l’Inde et le Pakistan.

Les Etats-Unis de leur côté multiplient les négociations : ils renforcent les liens avec les pays du Pacifique et ouvrent les discussions avec l’Union Européenne.  

Les Etats développent ainsi les regroupements et de grands ensembles se constituent autour des puissances de demain.

 

Quelle sera la place de la France dans ce nouveau monde ?

 

Le rôle des politiques n’est pas de se contenter de gérer la situation. Leur rôle c’est d’ouvrir l’avenir, de tracer les perspectives, de fixer les orientations pour permettre aux peuples de prendre leur destin en main.

 

La campagne présidentielle de 2007 avait vu surgir, dans l’étonnement des vieux cadres politiques, la personnalité d’une femme : Ségolène Royal. Elle avait su sortir des vieux schémas, des luttes idéologiques des siècles passés, pour proposer aux françaises et aux français de se tourner vers l’avenir. Trop vite, projet trop ambitieux, la France conservatrice avait préféré une forme de bonapartisme, un homme seul au pouvoir, ambitieux pour lui.  Dans des formules simplistes, l’homme imposait son image personnelle et pouvait se regarder dans la glace satisfait de son dernier rasage …

Suivra une parenthèse de cinq années de gesticulations, de paroles en l’air … Et maintenant, tout reste à faire ….

 

Nous sommes à moins de cinq mois de l’élection européenne. L’enjeu est considérable. Dans ce monde en mouvement, les grandes puissances de demain préparent l’avenir et constituent des ensembles forts.

 

Or, on ne nous annonce rien de bon...  La campagne européenne de 2014 serait le temps du retour au nationalisme.  Mais pour quoi faire ? L’heure est-elle à la division ? Le monde en construction va-t-il dans le sens de l’éclatement en petits royaumes ? Les formules simplistes vont-elles à nouveau s’imposer et permettre à  une femme, cette fois-ci, avec ses  gesticulations et ses paroles en l’air, de pouvoir se regarder dans la glace satisfaite d’avoir mieux fait que papa ?

 

Tout resterait à faire … Il est donc grand temps de réagir. Le seul aujourd’hui en capacité à définir le cap, c’est le Président de la République.

La campagne européenne doit permettre au Président de parler aux Françaises et aux Français d’avenir, de définir les enjeux, en parlant du monde actuel.

 

Nous avons besoin qu’on redonne à la France un désir d’avenir … François Hollande redonne nous un désir d’avenir !

 

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0

Publié le 16 Janvier 2014

HollandeLe Président de la République, François Hollande, lors de sa conférence de presse de mardi, a clairement défini une politique économique de gauche.


Après une période libérale, incarnée par la présidence de Nicolas Sarkozy du moins d’Etat, François Hollande restaure haut et fort la place de l’Etat dans l’économie.

Il réaffirme son rôle pour impulser, soutenir, développer mais aussi réguler afin de maintenir le contrat social. François Hollande est aux commandes pour conduire la politique économique de la France.

 

L’Etat est de retour. Il ne s’agit plus de réduire son rôle mais au contraire d’affirmer son action et de le faire intervenir avec ampleur pour redresser la France.

 

Quelques voix plus à gauche auraient souhaité une orientation de l’Etat en faveur d’une politique de la demande. Compte tenu du poids de la dette laissée par la gestion calamiteuse de la droite libérale, on voit mal qu’elles auraient été les marges de manœuvre ? Où trouver les moyens pour une politique de relance ?

La finance n’attendait que cela … pour accroître les taux d’intérêt et mettre la France au pied du mur ! Mais il n’en a rien été. Le capitaine est aux commandes et entend mener le navire à bon port dans l’océan de la mondialisation.

 

François Hollande restaure toute l’autorité de l’Etat et lance un pacte de responsabilité avec les entreprises, une forme de « gagnant / gagnant » pour reprendre l’expression de la socialiste Ségolène Royal.

 

L’Etat entend intervenir pour soutenir les entreprises, plus particulièrement les petites et moyennes entreprises, mais il réclame des contreparties en faveur des salariés : rémunération, embauches, qualification.

C’est l’Etat qui est garant de la juste répartition des richesses. Face à une finance arrogante, l’Etat apporte son soutien aux entreprises. L’Etat est leur meilleur allié mais cela ne peut se faire sans un juste équilibre pour permettre de redonner de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les deux y trouveront leur intérêt et au final c’est la finance qui aura moins.


L’entente cordiale entre l’Etat et les entreprises : c’est l’ennemi de la finance !

 

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0

Publié le 1 Janvier 2014

logo parti socialisteUne année militante pour les campagnes à venir : les municipales et les européennes.

Les socialistes ont montré leur capacité à changer les communes pour les rendre plus humaines, plus accueillantes, plus belles, plus ouvertes sur les cultures.

Les socialistes ont besoin de gagner les élections européennes. C’est un scrutin majeur car dans le monde en formation l’Europe doit porter une vision de paix, de liberté, de progrès partagé, de redistribution des richesses, de lutte contre la pauvreté et l’exploitation des femmes et des hommes pour le profit d’un petit monde. Nous avons besoin de cette majorité de socialistes et de combattants pour le progrès car la bataille sera rude dans la mondialisation.

 

Une année de combat face à la poussée des extrêmes, contre la France du chacun pour soi, de la haine, de la xénophobie et du racisme.

La France a connu dans le passé ses heures noires mais la France c’est un peuple qui sait se révolter et lutter pour la liberté, pour l’égalité et pour la fraternité. La France ce sont ces milliers de bénévoles qui dans les associations accueillent, et offrent soutien, chaleur et humanité. Ne laissons pas noircir l’image de la France.


Une année d’action pour rassembler les socialistes car il faut donner une ambition à notre Parti.

Un Parti fort pour soutenir les réformes menées par le gouvernement pour vaincre le chômage, pour renforcer la justice et l’égalité.

Mais le soutien ne suffit pas. Il faut un Parti de militantes et de militants. Les militantEs doivent se prononcer sur les orientations politiques face à des choix possibles. Il ne faut pas avoir peur de débattre si nous savons nous rassembler.  La démocratie doit encore être renforcée. Les militantEs sont toujours les mieux à même, par leur engagement, à désigner dans des Primaires celles et ceux qui mèneront les batailles électorales.

Il faut rassembler les socialistes pour porter haut et fort le changement maintenant.


Bonne année 2014, une année d’engagement !

Avec mes amitiés socialistes.

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0