Publié le 15 Février 2014

fe1a3856-2029-11e0-93cb-46064d2b5a84Depuis trente ans le monde se transforme … Internet bouleverse les échanges, permet aux populations de communiquer directement au-delà des frontières …

De nouvelles puissances se constituent et tout va vite, très vite … des accords commerciaux se multiplient. La Chine se déploie, la Russie s’affirme à nouveau forte de ses richesses naturelles. Des ensembles se créent sans les anciennes puissances. Sous nos yeux le monde se reconstitue.

 

Quel sera l’avenir de la France dans ce monde ?

 

Cela doit être la préoccupation principale des politiques, pour donner un avenir à la France dans ce nouveau monde du XXIème siècle.

 

Cette évolution peut faire peur et conduire à des replis, à des enfermements, à des cloisonnements, à des nostalgies et à la volonté de revenir au temps passé … celui qu’on présente comme un âge d’or … et qui a donné deux guerres mondiales …

C’est sur ce terrain que prospère Marine Le Pen. Elle le sait, le bouleversement fait peur alors allons-y parlons de la vieille France, construisons des châteaux-forts dans nos provinces pour empêcher le monde de venir à nous, fermons-nous, replions-nous sur nous même, revenons aux vieilles traditions, refusons de voir les évolutions du monde, restons bien chez nous … et plongeons dans la décadence !


Car c’est bien là tout le problème … soit la France aura la force de participer à cette évolution du monde, soit la France sera éliminée. On a vu dans l’histoire des civilisations disparaître …

Avec Marine le Pen c’est le retour à l’âge du feu …

Avec Marine le Pen la France est en danger !


L’élection européenne est un enjeu considérable pour notre avenir … La France a besoin de s’associer dans ce monde de grandes puissances … L’Europe doit devenir un espace qui compte, qui pèse. C’est d’ailleurs aujourd’hui la première puissance économique mondiale. Mais, elle ne pèse pas suffisamment faute d’une politique audacieuse, volontaire, unificatrice.

le-president-francais-francois-hollande-recoit-le-chef-du-p.jpgLes partis socialistes et sociaux-démocrates européens présentent une candidature commune pour gouverner l’Europe et permettre l’alternance.

Martin Schulz a la volonté de débarrasser l’Europe des règlementations inutiles pour se consacrer à l’essentiel et donner à l’Europe la voix qui doit être la sienne pour le progrès partagé, pour un développement durable, pour la liberté, pour la démocratie et pour la paix dans le monde.

 

Le 25 mai, aucune voix à gauche ne doit être perdue. Les questions de politique nationale ne sont pas l’enjeu de cette élection. 

 

Le 25 mai, il faut voter pour les candidatures socialistes, si on veut donner au Parlement la force de l’alternance.

 

Nous avons besoin d’une Europe forte dans ce monde en recomposition.

 

Le 25 mai, il faut un sursaut, un élan, un front d’avenir !

 

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 12 Février 2014

Gabrielle-d-Estrees-copie-1.gif7635305830_92cca46439.jpgPour celles et ceux qui ne savent pas encore la différence entre la droite et la gauche, les combats réactionnaires actuels des partis ou courants de droite contre les projets de la gauche au pouvoir en offrent une belle leçon !


La gauche est progressiste. Les réformes actuelles menées par la ministre de la famille, Dominique Bertinotti en sont le meilleur exemple.

Face à l’évolution de la société, l’Etat doit adapter la loi pour permettre à chacun et chacune de vivre avec des droits clairement définis. L’Etat n’impose pas, c’est un Etat laïc qui respecte les façons de vivre de chacun dans le cadre de la loi. D’où l’importance de modifier la loi pour respecter toutes les familles. La famille aujourd’hui a changé. Il faut adapter la loi pour les familles recomposées, pour les familles homosexuelles, pour les familles monoparentales.

Les femmes et les hommes sont libres. La gauche est libérale.  


La droite est conservatrice. Il s’agit d’imposer un modèle de la famille traditionnelle. Elle refuse les évolutions.

La famille est définie, elle ne peut pas évoluer. Peu importe si les femmes et les hommes ne peuvent pas vivre dans le cadre de la loi. Peu importe s’il faut que ces familles se cachent et n’aient pas les mêmes droits que les autres.

Et dans ce combat, les droites sont unies. Dans les manifestations, les adhérents de l’UMP marchent au même pas que ceux du Front national.

Et c’est même la surenchère … à chacun de se montrer le plus réac possible pour attirer l’électorat … Copé peut plonger dans les pires délires … tout est bon dans le cochon … tous les amalgames possibles, toutes les rumeurs, les simplifications … pas de limite pour arracher le vote réac !

 

Alors aujourd’hui c’est cadeau pour les réacs de tout poil, avec cette œuvre d’un inconnu de l’école de  Fontainebleau … Profitons-en encore … demain peut-être on retirera les oeuvres considérées comme un Art dégénéré !

 

 

Philippe Allard

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Publié le 10 Février 2014

PHO13685dea-926f-11e3-aa70-d6dbafe3c95b-805x453Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre du travail, Michel Sapin, sont venus cet après-midi répondre aux interrogations des représentants du Parti Socialiste dans un séminaire à la maison de la Chimie à Paris.

 

Le Premier ministre a exposé sa politique en rappelant d’abord le problème de la détérioration de notre appareil productif durant une longue période de la droite au pouvoir. L’objectif pour l’avenir de notre pays doit être avant tout de redonner force à l’appareil productif français.

C’est dans ce cadre que s’intègre le Pacte de responsabilité. Il s’agit d’aider les entreprises. En baissant les cotisations familiales sur les entreprises, l’Etat espère reconstituer les capacités productives de notre pays.

Sur la question des contreparties demandées aux entreprises, le Premier ministre ne veut pas de lois contraignantes mais il donne la priorité au dialogue social. Les négociations devront se faire par branche pour obtenir des emplois, renforcer la qualité de l’emploi et investir dans l’avenir des entreprises.

 

La volonté du Premier ministre est une bonne chose et doit être soutenue. Oui mais …

 

On demande aux françaises et aux français des sacrifices dans la situation économique actuelle. La crise plonge de nombreux citoyens dans la pauvreté. Comment peut-on percevoir ces milliards aujourd’hui disponibles pour aider les entreprises ? D’un côté, l’Etat veut réduire les dépenses publiques, donc de nombreux services pour éponger la dette, et de l’autre, il sort de son chapeau des milliards destinés aux entreprises.

Déjà sous Sarkozy l’Etat avait été en capacité de soutenir les banques alors qu’il imposait la rigueur. Ne va-t-on pas recommencer … des milliards pour les uns et plus de précarité, de chômage et de pauvreté pour les autres ?

 

Un euro dépensé doit être un euro utile ! De nombreuses inquiétudes surgissent :

  • Toutes les entreprises sont-elles dans la même situation ? Doit-on accorder à toutes les entreprises les mêmes aides ?

 

  • Au final, comment s’assurer de l’utilisation des fonds publics ? Quel contrôle ? Pourquoi tout simplement ne pas, dans ce pacte, fixer les règles de conditionnalité des fonds publics avec des contreparties claires ?

 

 

On a déjà connu ces négociations au temps des 35 heures … Au final qui a payé l’addition ? Les cadres s’en sont bien sortis avec les RTT ! Mais les bas salaires … Le premier ministre de l’époque pensait une victoire facile aux présidentielles, finalement il a été écarté dès le premier tour laissant la porte ouverte au FN. On ne combat pas les idées populistes en lançant des anathèmes. Si on ne veut pas de populisme, il faut parler au peuple, être entendu et suivi. C’est tout simplement la démocratie.

 

Peut-on mener une politique de gauche sans le peuple ?

 

Philippe Allard

 

 

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 10 Février 2014

14.jpgIl y a un temps pour tout … Cette vieille querelle entre les anciens et les modernes commence à dater ! Changez le disque … on n’en peut plus ! Stop aux docteurs de la loi qui voudraient nous imposer leur chapelle !

On n’a, par ailleurs, pas besoin d’être un grand économiste pour savoir que dans un système d’échange il est préférable de développer à la fois l’offre et la demande !

 

On en arrive même, dans le ridicule de l’usage des mots, à défendre tout et n’importe quoi : à remettre en cause d’un côté la politique de croissance et à réclamer d’un autre côté une politique de relance, une nouvelle donne à la Roosevelt !

En somme ce serait dans les vieux chaudrons qu’on ferait les meilleures soupes … Bien sûr le monde actuel correspond à celui de 1933 … on peut proposer les mêmes recettes … même si tout est transformé avec la mondialisation !

Non décidément … ces Sganarelle de la médecine économique mériteraient de bons coups de bâtons.


Ce qui est intéressant par contre, c’est de réfléchir aux actions que l’Etat peut mener pour soutenir le développement économique.

C’était une des grandes oppositions de la présidentielle de 2007 entre Ségolène Royal défendant une intervention de l’Etat forte et un Nicolas Sarkozy, dans une orientation libérale, proposant moins d’Etat.

On sait aujourd’hui que l’axe proposé par Mme Royal était le bon. L’Etat doit avoir un rôle.

Cette action s’impose dans un triptyque simple :

  • Soutien à l’investissement des entreprises pour l’innovation
  • Garantie du pacte sociale et création d’emplois aidés
  • Dynamique des territoires pour un développement durable

 

Le pacte de responsabilité proposé par le gouvernement est intéressant s’il permet aux entreprises d’investir et de créer des emplois.

Mais il peut aussi être un échec. Il faut se méfier des lois cadres. Les entreprises ne sont pas toutes dans la même situation. Il faut donc être vigilant. Il serait absurde de donner des moyens publics sans garantie !

 

Personnellement je préférerais des soutiens aux entreprises par région, des contrats entreprise/région/ Etat, ce qui permettrait d’étudier les différentes situations et d’éviter le risque d’un échec global. La politique volontariste menée dans nos régions comme l’illustre la région Poitou-Charentes est un bon exemple. C’est le bon niveau pour permettre un réel soutien aux petites et moyennes entreprises.

 

Je participerai cet après-midi au séminaire organisé par le PS avec le gouvernement dans un esprit constructif. C’est ce que nous avons toujours soutenu avec la motion 4 pour Oser, plus loin plus vite.

 

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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