Publié le 31 Mars 2014

sego.jpgSégolène Royal appelle au sursaut et veut « un gouvernement de combat, collectif, au service du pays ».


S’il ne s’agit pas de minimiser la défaite et la responsabilité du pouvoir, « la sanction est particulièrement sévère » déclare-t-elle,  il ne s’agit surtout pas de baisser les bras, et la socialiste de reprendre une citation de Roosevelt : « les défaites soit ça assomme, soit ça réveille ».

Il s’agit donc bien de se réveiller, car pour la socialiste il faut voir ce vote comme « un vote positif, c’est-à-dire une demande ».


C’est le retour de Ségolène Royal qui a toujours prôné et incarné un volontarisme politique, parfois trop fort, c’est ce qu’on lui a reproché, mais toujours battant pour réveiller la France et se porter vers l’avenir. Car la France selon la socialiste a les talents pour se réveiller, « la France a les moyens de répondre ».


Pour répondre à la demande des électrices et des électeurs, Ségolène Royal, première femme  candidate au deuxième tour de la présidentielle en France, met sur la table des propositions pour réveiller le pays après cette défaite de la gauche et la montée de l’abstention.

Ségolène Royal veut « y voir clair » pour permettre aux françaises et aux français de suivre la ligne politique et l’engagement du gouvernement. C’est sans doute le premier échec du gouvernement. L’orientation, l’engagement, la mobilisation manquent de visibilité. On ne dirige pas un pays sans être compris pour faire participer les citoyennes et les citoyens aux efforts demandés.

Dans cette bataille économique mondiale, la France a en effet les moyens de réagir. Mais pour cela la socialiste, comme le Président de la République, ont conscience de l’importance de redonner de l’oxygène pour permettre de renforcer l’initiative individuelle. Ségolène Royal veut une baisse des impôts.


Certains prônent un changement de cap, en pleine bataille, car les résultats ne sont pas au rendez-vous. La socialiste au contraire veut un renforcement de l’engagement dans la bataille économique mondiale en profitant des forces de la France. L’emprunt des mots de Roosevelt, qui avait dû relever le défi de la crise de 1929, n’est pas neutre. Forte d’un attachement au rôle de l’Etat, contre les politiques libérales de la droite ou de l’extrême droite, la socialise entend relever le défi et réveiller la France.

 

Sans nul doute, cette femme de combat, peut servir la France.


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 28 Mars 2014

banner-monde.jpgAvec la mondialisation, nous connaissons une mutation considérable. Les frontières se sont ouvertes, de nouvelles puissances émergent, les peuples échangent directement. C’est une mutation aussi importante que la celle des révolutions industrielles du XIXè.S.

 

A cette époque, contre l’exploitation des hommes, les socialismes naissaient et proposaient une alternative au capitalisme industriel. De ce combat politique, est née une société plus humaine avec des lois sociales garantissant aux peuples, des nations industrielles, l’accès au progrès.

Tout ne fut pas parfait, loin de là, mais des avancées furent obtenues par les combats syndicaux et politiques. On doit à ces luttes les avantages dont nous bénéficions aujourd’hui.

 

Face à la mutation actuelle, face à la mondialisation, où sont les grands leaders pour porter une alternative ?

 

Les peuples sont soucieux et s’interrogent. La peur, toujours la peur, favorise la montée de mouvements de repli vers des identités d’autrefois. En France, le Front national fait recette. La nostalgie s’impose. La peur touche de plus en plus d’électrices et d’électeurs. Le bulletin dans l’urne apparaît comme un exutoire faute d’une autre alternative.

 

Que faire ?

 

Et pourtant ce nouveau monde offre des opportunités exceptionnelles. Des peuples se soulèvent pour la démocratie. Les échanges permettent des liens partout dans le monde. Les technologies nouvelles sont de plus en plus abordables. Ce monde d’aujourd’hui n’est pas l’enfer que certains voudraient nous vendre pour faire prospérer leur chapelle.

 

Comment répondre à la peur ?

 

Erreur de communication ? La sociale démocratie date, est-ce bien la réponse face à l’avenir de notre monde d’aujourd’hui ?  Les mots nous renvoient à des divisions du passé alors qu’il faut se projeter dans l’avenir. Pourquoi ne pas tout simplement rester socialiste pour promouvoir un monde plus juste. Les électrices et les électeurs ne sont pas dupes. Les richesses s’accumulent pour les uns et se font plus rares pour les autres. Les inégalités se creusent. Une bataille nouvelle s’ouvre et cette fois à l’échelle du monde. Un engagement, une parole forte s’imposent pour bousculer ce monde et porter une volonté réelle de changement. Dans ce combat la France n’est pas seule. Elle peut s’appuyer sur les peuples du monde en lutte. La France a son mot à dire. La France doit lever la voix pour un monde de liberté, d’égalité et de fraternité.

 

C’est ce que des millions de femmes et d’hommes de gauche attendent, cette volonté, cette force du changement.

 

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 20 Mars 2014

02718930-photo-nicolas-sarkozy.jpgLes dernières accusations, car il n’en est à la première, sur les faits reprochés à l’ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy, sont particulièrement graves. L’ancien Président aurait usé de ses réseaux pour empêcher le bon déroulement de la justice.

 

Un Acte insupportable, lorsque des puissants se sentent assez forts et usent de leur fonction pour contourner la justice. Un Acte inqualifiable, lorsqu’en plus, ils osent se faire donneur de leçon et parler de racailles pour les autres.

 

Comment les citoyennes et les citoyens peuvent-ils accepter que celui qui a été en charge de les représenter commette des actes aussi graves ?

Comment pourraient-ils accepter un retour aux privilèges, distinguant une justice pour ceux d’en haut et une justice pour ceux d’en bas ?

 

La justice, rien que la justice ! La République doit être irréprochable et condamner avec la même fermeté les grands comme les petits. A la justice sereinement, sans pression, de se prononcer pour assurer l’Etat de droit, c’est l’honneur de notre République, c’est le fondement de notre démocratie.

« La loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. » Déclaration des droits de l’homme et- du citoyen du 26 août 1789.

 

Les françaises et les français sont lassés de toutes ces affaires. Comment peuvent-ils ensuite avoir confiance en la parole politique ?


Nous sommes à quelques jours d’une élection importante, l’élection municipale. Avec la décentralisation, avec les regroupements de communes, avec le poids grandissant des métropoles,  les pouvoirs locaux sont de plus en plus importants.

Pour la très grande majorité de nos communes, les équipes ont su travailler pour le bien commun. Faut-il les sanctionner globalement pour une conduite indigne de quelques-uns ? Ne serait-il pas préférable de soutenir celles et ceux qui honorent par leur action, par leur volontarisme, par leur efficacité le sens de la politique ?

Il s’agit bien en effet d’agir pour les autres, pour reprendre l’expression d’une socialiste, « de servir et non de se servir » Ségolène Royal.

 

Que la justice soit implacable contre ceux qui se servent de la République à des fins propres. Que les citoyennes et les citoyens soutiennent, et votent pour toutes celles et tous ceux dont l’honnêteté est irréprochable et l’action utile au bien commun.


Le vote c’est l’arme du citoyen ! Aux armes citoyens ! Au vote et à la justice !  

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 9 Mars 2014

nkm.jpgExtrait d’une conversation de bistro avec un copain de droite :

- Lui : Tu vas être content, pour les prochaines élections, je ne vais pas voter pour NKM. C’est trop nul son truc ! Et c’est vrai qu’Hidalgo c’est plus solide !

- Moi : Vote pour Hidalgo !

- Lui : Peut-être …

- Moi : Paris vaut bien une messe …

 

Si une partie de l’électorat de droite s’interroge aujourd’hui, c’est sans doute dû au péché d’orgueil de la direction de l’UMP. Ils ont cru qu’en faisant venir à Paris une personne connue, une vedette politique, avec quelques slogans, ils pourraient convaincre facilement les électrices et les électeurs et ravir, à la gauche, la Capitale : une bataille politique d’état-major.

Mais une campagne à Paris c’est avant tout une campagne de terrain. Paris est un ensemble de villages, et les citoyennes et les citoyens, ici comme ailleurs, aiment entendre parler de ce qui va concrètement se réaliser. L’embellissement de la place, la création de la crèche, la réflexion de la chaussée, l’aide aux personnes en difficultés, le soutien aux personnes âgées. L’élection municipale c’est le temps de parler de ce qui nous entoure.

 

Les slogans ne suffisent pas, l’image du candidat s’éteint à la lueur du programme. Car cette élection a été bien mal préparée à droite. Les erreurs nombreuses de Nathalie Kosciusko-Morizet révèlent l’absence de connaissance des dossiers. On ne peut imputer à la candidate toutes les erreurs, elle n’a certes pas suivi les dossiers sous le précédent mandat puisqu’elle est parachutée à Paris, mais en plus, les divisions internes de la droite ne permettent pas un travail serein et en profondeur. Les interventions sont approximatives ou erronées, les projets manquent de consistance.

 

Cela sera peut-être, attendons les résultats, la leçon de cette élection municipale à Paris. L’électorat a changé, la démocratie a sans doute progressé. Les paroles en l’air, les incantations, les formules toutes prêtes, toute la panoplie du parfait candidat ne suffisent pas. L’électorat attend d’abord de ses éluEs un travail, un programme clair, une connaissance des dossiers, une volonté d’agir pour la communauté et non pour soi.

 

En cela la candidature d’Anne Hidalgo répond totalement à l’attente de l’électorat et bouscule une partie même de l’électorat conservateur. Anne Hidalgo s’est totalement investie dans ce travail pour Paris. Elle connaît parfaitement ses dossiers, elle sait de quoi elle parle.

 

Ainsi, l’élection à Paris dépasse le clivage droite/gauche traditionnel. Ce sont deux conceptions de la politique qui s’affrontent. Une vision où il faut séduire à une vision où il faut convaincre de ses capacités pour agir réellement.

On comprend qu’une partie de l’électorat de droite s’interroge. Séduire n’est pas suffisant, il faut agir pour Paris. C’est la grande force d’Anne Hidalgo. Alors, Oser Paris !

 

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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