Publié le 29 Juillet 2014

index-copie-1.jpgDepuis 47 ans, l’Etat d’Israël occupe des territoires en Palestine qui ne lui appartiennent pas. Quel autre Etat pourrait se permettre une telle occupation sans provoquer la contestation des Etats du monde ?
Toute politique d’expansion est contraire aux principes fondamentaux de la charte des Nations Unies.


Plus grave encore, l’Etat d'Israël colonise ces territoires et par sa politique, empêche leur développement.


           Pour autant, cette politique assure-t-elle la paix et la sécurité pour le peuple israélien ?


Bien au contraire, cette politique accroît les menaces et met la population israélienne en insécurité perpétuelle.
La politique menée est donc un mauvais choix pour le peuple d’Israël. Cette politique conduit à renforcer les extrémismes, les haines, les tensions, et favorise la guerre. 
Ce n’est pas une bonne politique pour la sécurité du peuple d’Israël. Il faut donc changer de politique. 


Une bonne politique viserait à faire des Palestiniens les alliés d’Israël. Le développement économique de la Palestine, les échanges, permettraient de lier les deux Etats et donneraient moins de force à des mouvements qui se renforcent sur le désespoir et la haine. 


Certains leaders par nationalisme, par intérêt, par goût du pouvoir, la religion n’étant le plus souvent qu’un prétexte derrière lequel se cache des intérêts humains, poussent à la guerre. On enrôle dans les deux camps et certains sont prêts à partir au combat la fleur au fusil ….


S’il n’y a pas de leaders capables de faire la paix … ce sont aux peuples de faire entendre leurs voix. Plutôt qu’une manifestation ici pour le peuple Palestinien et là pour Israël, à quand une manifestation qui unisse les hommes de paix qui soutiennent la Paix pour Israël et la Paix pour la Palestine ?


C’est cette manifestation qu’il faut organiser. C’est dans ce seul cadre où des élus socialistes auraient réellement leur place, comme Jaurès condamnait la furie des hommes.


« il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et de sauvagerie, qu’une chance pour … la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces … et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar. » Discours de Vaise du 25 juillet 1914 (*)


Philippe Allard
(*) 6 jours après Jaurès sera assassiné.

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 12 Juillet 2014

La Rochelle Vieux-PortQue sont devenues les Université d’été du Parti Socialiste ? Une mascarade !


Lieu politique pour les militantes et les militants du Parti Socialiste ? Lieu d’échanges ? Lieu de rencontre ? Mais non … pas d’illusion à avoir … juste un lieu où il faut être pour se montrer … tout est organisé dans ce sens. Les militantes et les militants socialistes n’ont que la place de spectateur … et il faudra payer cher sa place !

Mais où sont les états généraux du Parti Socialiste ???


On nous annonçait le lancement des états généraux pour donner la parole aux militantes et aux militants … alors quelle sera leur place ? Rien au final, pas le petit commencement d’un changement … rien vous dis-je … tout sera comme avant, on recommencera avec les mêmes … Les militantes et les militants devront payer cher pour venir voir les chefs et les sous-chefs se donner en spectacle !
Qu’ils viennent sagement applaudir, qu’ils posent leurs questions et qu’ils s’en repartent … ils sont là pour le décor … les Universités d’été ne sont pas faites pour eux mais pour une petite clique qui sera à l’affiche !


Un jeu de dupe …
Celles et ceux qui se disent plus à gauche, viendront comme les autres faire le spectacle … belle mascarade … et si vous leur donniez les rênes du pouvoir, dans quelques semaines ils viendraient vous annoncer qu’on ne peut rien changer …
Et on leur fera tout avaler … y compris la présence du maire de la Rochelle, Jean-François Fountaine, l’élu dissident qui a refusé de reconnaître le vote militant des socialistes … cela n’a que peu d’importance puisque les militantes et les militants ce n’est que du décor ! 

Faut-il alors renoncer ? Surtout pas !
On annoncera les états généraux …. Et puis …  et puis, c’est aux militantes et aux militants de faire entendre leur voix ! On ne vous la donnera pas … il faut s’en emparer !
Comme Mirabeau, à vous de crier : « si l’on vous a chargé de nous faire sortir d’ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »
Oser camarade ! Il faut oser s’emparer du Parti !
Oser la démocratie c’est le seul remède efficace contre les populismes !
Oser la démocratie c’est le seul remède pour le changement maintenant !


Philippe Allard

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Publié le 10 Juillet 2014

Photo_etats_generaux_002.jpgLe Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, lance les états généraux du Parti Socialiste.


Il s’agit, pour le premier parti de la gauche, un parti réformiste, de réfléchir sur les évolutions du monde, de la société, du nouveau cadre politique, pour redéfinir son identité. C’est une grande période d’échanges, d’écoute, de partage d’analyses qui s’ouvre.


Guillaume Bachelay, lors du dernier Bureau National, a ouvert quelques pistes de réflexion :
    Nous sommes dans un monde ouvert, d’échanges. L’Etat-nation est un espace qui doit se redéfinir. 
    La médiatisation de la vie politique transforme l’action en une demande d’immédiat.
    La fragilisation de l’environnement fait de la question écologique un axe central d’un nouveau modèle de développement.
    L’individualisation renforcée impose de redéfinir le collectif.
    L’épuisement de l’idée de progrès pose la question de ses limites.


Un grand Parti de gouvernement progressiste se doit en effet de réfléchir sur les évolutions pour apporter des réponses crédibles et d’avenir.


Mais, si cette réflexion est essentielle et sera le cœur des débats des états généraux, on ne peut pas passer sous silence la question du fonctionnement des partis politiques démocratiques.
 

 

Ces partis fonctionnent-ils correctement aujourd’hui ? Répondent-ils aux attentes des citoyennes et des citoyens ? Sont-ils opérant pour lutter face à la montée du populisme ?
On ne pourra pas laisser de côté la question du fonctionnement de la démocratie au sein du Parti Socialiste.
Lieu de pouvoir : quelle doit être la place des militantes et des militants ? Quelle place donnée à l’ouverture, aux sympathisants ?

C’est dans ce sens qu’un collectif militant s’est constitué pour forcer le débat sur le fonctionnement du Parti.
Ces militantes et militants engagés ont lancé une pétition mettant en avant 10 propositions pour changer le Parti. Déjà plus de 500 signataires en quelques jours ont soutenu cet Appel militant.


http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/m-jean-christophe-cambad%C3%A9lis-premier-secr%C3%A9taire-du-parti-socialiste-dix-propositions-pour-changer-le-parti-socialiste

 

Moi c’est fait ! Et vous ?

 
Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 2 Juillet 2014

images.jpgC’est une première, un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, vient d’être mis en examen pour corruption et trafic d’influence.


C’est la chute et la fin d’une imposture.


Une imposture qui avait d’abord débuté lors de la campagne de 2007, lorsque Nicolas Sarkozy avait osé utiliser le nom de Jean Jaurès pour rallier quelques voix de gauche. Certains s’y sont fait prendre. Une fois élu, l’imposteur a appliqué un libéralisme de choc. Il n’était plus l’heure d’une politique solidaire et sociale, mais une volonté d’imposer un individualisme total. Plus encore il s’agissait de diviser les catégories populaires, d’opposer le privé et le public, d’opposer ceux qui veulent travailler et ceux qui ne le veulent pas, d’opposer les uns contre les autres.
On retrouve aujourd’hui cette orientation chez Marine Le Pen avec une couche raciste en plus pour diviser les couches populaires dans un apartheid à la française, en apposant ceux de souche et ceux venus d’ailleurs. Au final, ce sont les riches qui profitent car ils peuvent continuer à exploiter un peu plus les uns et les autres.

Une imposture qui s’est poursuivie dans l’image de l’homme actif pour faire avancer la France. Certains y croient encore … une partie de la droite considère toujours qu’il est l’homme de l’action. Mais la gesticulation dans tous les sens ce n’est pas l’action.
sarko-kadhafiAu final, la politique de Nicolas Sarkozy aura coûté cher à la France. Les déficits se sont accumulés, les entreprises françaises n’ont pas été réellement soutenues, les inégalités se sont renforcées, la voix de la France est devenue incompréhensible avec une realpolitik permettant le soutien aux dictatures en place à l’époque. 

Une imposture de l’homme intègre qui serait mal entouré. Ce serait les autres qui seraient corrompus pas lui. Mais lorsqu’un président accepte l’emprunt d’un nom et se fait appeler Paul Bismuth pour échapper à la justice, on est bien dans l’imposture. Lorsque l’homme dépense sans compter dans ses campagnes électorales et fait porter la responsabilité sur les autres, on est bien dans l’imposture.
C’est toute une façon de faire de la politique qui se révèle ici. Le dirigeant constitue ses réseaux obscurs pour contrôler l’Etat et imposer son pouvoir solitaire.
le-debat-presidentielles-2007-297134-png_182529.PNG.jpgEn 2007, la candidate socialiste, Ségolène Royal avait mis en avant la démocratie pour redonner force à l’Etat et permettre une gouvernance moderne. Ce sont bien deux conceptions de faire de la politique qui se sont opposées.

Dommage qu’à l’époque une majorité se soit prononcée pour l’imposteur. La République a besoin d’un changement réel. Ce rapport à un homme qui peut se permettre tout une fois élu doit cesser. Nous avons été trop loin. Nous n’avons plus besoin d’un guide pour diriger la France, nous avons besoin de démocratie.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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