Publié le 16 Septembre 2014

1bab7213.pngDans son discours du vote de confiance, ce mardi seize septembre, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre, Manuel Valls a su convaincre. Il porte aujourd’hui le flambeau d’une gauche vraie, juste et active sous la Présidence de François Hollande.


Une gauche vraie car dans un monde en mutation, le Premier ministre agit, gouverne. Il ne s’agit pas de promettre et de se lancer dans des aventures qui au final se retourneraient contre les plus fragiles. Le Premier ministre entend mener la bataille économique jusqu’au bout. Il s’agit d’aider l’appareil productif français dans la mondialisation en investissant dans l’innovation.   Comme le précise Manuel Valls, l’aide aux entreprises est « stratégique pour la France ». C’est la mission de l’Etat car contrairement à une droite libérale, la gauche considère que l’action de l’Etat, par une politique volontariste, est fondamentale pour le redressement de la France.

 La gauche vraie c’est aussi agir à l’échelle de l’Europe pour permettre une réelle politique de la demande par l’investissement public. Il n’y a pas de politique de relance efficace aujourd’hui à l’échelle d’un Etat si elle n’est pas accompagnée à l’échelle européenne d’où la nécessité de gagner la bataille de la réorientation de l’Europe avec les partenaires européens conscients de la nécessité d’un changement de politique pour mettre fin à la période libérale.

 

Une gauche juste pour maintenir notre modèle social, « une part de notre identité » pour le Premier ministre, « l’héritage de deux siècles d’avancées sociales ». Contre les provocations de la droite libérale et du MEDEF, Manuel Valls entend préserver ce qui fonde notre unité. C’est dans ce sens, qu’avec force, Manuel Valls entend défendre l’égalité, l’un des piliers de notre République. L’égalité pour tous devant la loi quelques soient les origines, c’est toute la différence avec un populisme raciste qui voudrait revenir sur un fondement même de la République. L’égalité c’est l’école pour donner à chaque enfant de France les chances de réussir. L’égalité c’est aussi le droit pour tous à se faire soigner. Ce sont des droits de l’homme, un modèle dont la France peut être fière. Soyons fiers de la France proclame le Premier ministre lassé par les attaques stériles qui ne nous font pas avancer.


Une gauche active, au-delà des discours des uns et des autres, des accusations ou propositions hasardeuses, il s’agit bien de gouverner dans la durée car les réformes ne peuvent pas obtenir des résultats en quelques semaines. Il faut du temps pour bien gouverner et donc il faut tenir même lorsque les attaques proviennent de son camp portées par des ambitions individuelles. Gouverner c’est résister pour permettre d’accomplir les réformes nécessaires dont la France à besoin, penser à la France, agir en se donnant un cap, sans zigzaguer selon les vents contraires, sans fléchir sous le coup de sondages. Agir avec détermination pour redresser le pays, c’est tout le sens de l’engagement du Premier ministre et de son gouvernement. On ne peut que soutenir avec une très vaste majorité des représentants socialistes de la nation.


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 14 Septembre 2014

Cahuzac-reserve-ministerielle.jpg600000 euros placés dans un compte en Suisse puis à Singapour, c’est l’affaire Cahuzac qui a sans doute révélé, aux Françaises et aux Français, l’ampleur d’une fraude fiscale qui touche des particuliers mais aussi des entreprises.
La fraude c’est autant de moyens en moins pour les Etats, face à une compétition de plus en plus rude, c’est aussi autant d’impôts en plus pour les autres.
L’ampleur de la fraude impose aujourd’hui de trouver des solutions.
 
Gabriel Zucman, économiste de 26 ans, considéré comme un spécialiste des paradis fiscaux, qui a publié « la Richesse cachée des nations », intervenait ce samedi à l’Assemblée nationale dans le cadre d’un débat organisé par Inventons Demain. Il s’agit d’un groupe constitué de jeunes secrétaires de section et de jeunes élus socialistes, souvent de territoires ruraux, volontaires pour sortir des petites guerres internes au PS, des postures habituelles, préférant travailler pour relancer la réflexion au sein du Parti Socialiste. On ne peut qu’adhérer, soutenir !

Gabriel Zucman, dans une intervention précise et claire, a bien défini les deux types de fraude :
•    celle des particuliers d’abord vers des comptes off-shore, de banques installées parfois dans des pays européens comme la Suisse ou le Luxembourg et qui se sont spécialisées dans le démarchage de nouveaux clients. 80% des comptes en Suisse ne sont pas déclarés !
•    celle des multinationales ensuite qui ne versent pas aux Etats où elles réalisent des profits les impôts qu’elles devraient.


artoff1675Gabriel Zucman ne se contente pas de dresser la situation, il apporte aussi des solutions.

Contre les particuliers, la situation a un peu changé puisque on s’oriente vers un échange  automatique  d’information des banques. Pour Gabriel Zucman, il faut aller plus loin, plus vite avec des sanctions réelles contre les banques qui organisent cette fraude. Les Etats-Unis vont d’ailleurs déjà beaucoup plus loin en ce domaine, l’Europe est un nain comparée aux Etats-Unis, alors qu’elle est la première économie mondiale. Certes certains pays traînent les pieds … c’est pourquoi, le jeune économiste propose de travailler avec un groupe de pays comme éclaireur. Il faut aussi selon lui réaliser un cadastre financier, afin de suivre ces grandes fortunes si l’on veut que les Etats puissent réellement contrôler les flux financiers dans un monde dérégulé.

Contre les entreprises, le système d’imposition sur les multinationales, disposant de nombreuses filiales dans le monde,  mis en place dans les années vingt, ne correspond plus à la situation. D’où de nombreuses pertes fiscales pour les Etats au profit de paradis fiscaux. Pour mettre en place un système plus transparent et plus efficace, Gabriel Zucman propose de changer le système pour allouer aux Etats les recettes fiscales des entreprises en % des ventes. En somme, d’allouer les taxes sur les profits des firmes  là où les ventes sont réalisées.
Dans le cadre des négociations du traité transatlantique actuelle, pour créer la plus vaste zone de libre-échange, cette question devrait être portée au débat. Il est pour le jeune économiste impensable que des Etats négocient une ouverture des frontières sans penser à la taxation des flux financiers. 

En somme, une intervention passionnante, des échanges aussi très intéressants avec la salle, où l’on ressort avec cette conscience que le monde a changé, qu’il faut aller plus loin, plus vite dans la mise en place d’un ordre mondial pour permettre aux Etats de fonctionner sans imposer aux peuples des restrictions, des reculs de droits sociaux.

C’est cette façon de faire de la politique , à gauche, que j’aime … comprendre, rechercher, proposer pour faire avancer la société.

Merci et bravo à ces jeunes socialistes pour leur engagement !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 12 Septembre 2014

VlG1.jpgL’économie n’est pas une science exacte, il suffit d’ailleurs de mettre autour de la table quelques experts pour comprendre rapidement que les théories s’opposent ou  tout au moins se nuancent.


Pour redresser l’économie d’un pays, il faut bien sûr se donner une orientation, un cap. Mais il ne faut jamais oublier la condition fondamentale de la réussite : la capacité à créer une dynamique, un élan, pour redonner confiance et envie dans une économie en grande partie libérale.


C’était l’ambition de François Hollande à son arrivée au pouvoir en abaissant ses trois cartes maîtresses :
Pacte de responsabilité pour redonner confiance aux entreprises, dialogue sociale pour redonner toute leur place aux partenaires sociaux et réorientation de l’Europe, conscient qu’aucune politique de relance ne peut fonctionner à l’échelle d’un pays.


Mais, c’était sans compter sur l’aveuglement d’une partie des membres de sa majorité. Obnubilé par la préparation d’un prochain congrès des socialistes, il fallait contester, s’opposer et condamner pour se compter et gagner le congrès. L’opposition donnait la lumière, les médias en sont friands et voilà certains propulsés sur la scène médiatique … ils existaient pour eux-mêmes. Batailles de posture, caricatures des choix, attaques même contre l’homme pour le déstabiliser … tout aura été utilisé pour fragiliser le pouvoir.


Au final … c’est la France qui est attaquée ! Dans ce climat délétère, comment réussir à redresser un pays ?


La bataille sur l’offre et la demande en est la plus symptomatique. Elle aura été la plus grande supercherie des frondeurs … Tout le monde sait très bien, il n’y a pas besoin de grandes études économiques pour savoir, qu’il n’y pas de politique de la demande sans politique de l’offre et inversement.


Pour assurer une politique de la demande, sans aggraver le déficit commercial de la France, il faut à François Hollande gagner la bataille de la réorientation européenne. Sans prendre de front Angela Merkel, mais pas à pas, sans brutalisation mais avec détermination, François Hollande infléchit les positions et obtient des fonds de relance. Certes faibles au début, il faut peu à peu, continuer à arracher de nouvelles victoires.

Mais, au lieu de servir, de soutenir, d’aider le Président de la République dans sa volonté clairement affichée, le cap est donné, des frondeurs viennent fragiliser celui-là même qui mène la bataille. Quelle erreur ! Quelle bêtise ! Quel  manque de sens politique !


C’est d’ailleurs sans aucun doute là l’essentiel … la gauche gouverne ! Lorsqu’on gouverne ce n’est pas pour un camp mais pour la France. On n’est plus dans les discours de campagne, dans les postures, il faut savoir avec subtilité conduire les affaires du pays. François Hollande a cette capacité mais il lui manque des troupes solides … les forces dont il dispose se révèlent bien fragiles lorsqu’elles sont confrontées à l’exercice du pouvoir. Elles savent faire des batailles d’appareil politique, on sent qu’elles aiment cela, elles en raffolent…. Mais le problème : ce n’est pas ce qu’on leur demande pour l’heure … c’est un sens de l’Etat et du devoir pour le pays. C’est de prendre de la hauteur pour gouverner.


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 5 Septembre 2014


o-NAJAT-VALLAUD-BELKACEM-facebookLa nomination de Najat Vallaud-Belkacem ministre de l’éducation nationale a provoqué les plus basses attaques de la part des irréductibles membres d’une droite dure et de l’extrême droite.


Cette femme représente en effet ce qu’ils n’ont jamais pu véritablement accepter : l’ascension sociale grâce à l’école républicaine et donc la remise en cause des places réservées à une élite aux commandes de l’Etat et des entreprises. Cette réussite scolaire peut assurer aujourd’hui la promotion d’une nouvelle génération née de familles modestes au-delà de nos frontières, comme le montre le parcours de Najat Vallaud-Belkacem.


Née au Maroc, d’une famille nombreuse de sept enfants, la ministre est arrivée en France avec sa mère à l’âge de cinq ans en 1982 pour rejoindre son père, ouvrier dans le bâtiment. L’école de la République va lui permettre de devenir juriste après avoir obtenu une licence en droit et le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris.
Cette jeune femme, en charge aujourd’hui d’un grand ministère, représente sans aucun doute l’un des plus beaux symboles, vivant, bien réel, de notre République.


Comme l’a rappelé dans son discours à la Rochelle le Premier ministre, Manuel Valls, l’école pour la gauche c’est un combat essentiel car avec l’école tous les enfants de France, quelque soit leur origine ont les mêmes droits. C’est le combat pour l’égalité.

C’est bien sûr ce que fustigent les courants réactionnaires toujours présents pour frapper les avancées de la République.


Lorsqu’ils attaquent la Ministre, c’est le principe même d’égalité de notre République qu’ils remettent en cause.


A Najat Vallaud-Belkacem de relever maintenant le gant et de mettre tout son talent pour assurer la réussite par l’école à des milliers de ces jeunes des quartiers, de familles modestes venues d’ailleurs. C’est sa mission pour cette école de la réussite et pour cela elle aura tout le soutien de l’ensemble des forces de gauche et républicaines.


La France avec la République défend le principe d’égalité, c’est toujours un combat à mener pour les forces progressistes de gauche contre les forces réactionnaires : allons enfants de la patrie !


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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