Publié le 17 Décembre 2014

Hollande-defend-une-Europe-a-plusieurs-vitesses.jpgDans une mondialisation féroce où s’affirment de nouvelles puissances, la France pourrait vite apparaître comme une terre du passé. Les conséquences pour le niveau de vie des populations seraient dramatiques. La bataille du redressement est donc menée tambour battant par le Président de la République et l’équipe gouvernementale.


Au sommet de l’Etat trois têtes incarnent clairement ce volontarisme politique.


François Hollande, le Président de la République, dépeint trop rapidement comme l’homme du compromis sans capacité de décision, montre en réalité une détermination totale pour mener les réformes indispensables malgré les conservatismes venus de tous les horizons. La réforme territoriale en est encore une dernière illustration. Les intérêts locaux, les baronnies, la nostalgie, on aura tout entendu pour le faire fléchir.  Mais rien n’y a fait. La nécessité de créer de grandes régions capables de financer les équipements nécessaires au développement des territoires a conduit l’homme à aller jusqu’au bout. Les territoires existent avec leur histoire, les régions doivent servir le redressement.


Manuel Valls, le Premier ministre, adhérent au Parti Socialiste depuis l’âge de 17 ans, n’a pas de preuve à donner sur son engagement à gauche. La gauche de la gauche, la plus conservatrice, n’a aucune emprise sur la volonté de l’homme de mener les réformes indispensables. C’est une carte maîtresse du Président de la République. Son action est difficile avec un déficit qui s’est envolé sous la période de Nicolas Sarkozy et une économie à redynamiser dans un environnement de plus en plus compétitif. Mais l’homme n’est pas prêt à céder. Avec le nouveau ministre de l’économie, il conduit les réformes pour donner plus de souplesse tout en préservant une solidarité indispensable pour la cohésion sociale.


Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, peut être considérée comme l’étoile de ce gouvernement car depuis son arrivée au ministère le virage en faveur de la transition écologique est clairement pris. La ministre a donné la direction. Elle avance avec sa  façon propre de conduire ses dossiers, c’est « la méthode Royal » : une méthode d’abord faite d’écoute des différents acteurs, d’analyse des intérêts des territoires, c’est une régionaliste convaincue, de prise en compte des besoins de la population, d’un ton sans langue de bois pour faire bouger les conservatismes, de décisions claires et pragmatiques. Forte de son expérience et de sa maîtrise des dossiers, elle apparaît clairement comme une femme d’Etat, incarnation d’un volontarisme qui marche.


On est loin de la politique spectacle d’un Nicolas Sarkozy qui pouvait séduire certains mais qui au final a laissé un bilan catastrophique.
La France avance, se transforme dans un monde en plein bouleversement. Les réformistes tiennent le cap.


Oui ce n’est pas facile … alors face aux difficultés, il serait si simple  de rechercher quelques formules simplistes et de s’en retourner dans le passé … de se mettre un bandeau sur les yeux pour ne pas voir le monde tel qu’il est et puis … édifier une France forteresse , une France oubliée, une France sans avenir tournée vers autrefois ... un Front National pour le déclin … 


Chassons cela … Le réformisme est la politique qu’il nous faut !


Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0

Publié le 16 Décembre 2014

16026425912_ec6597ff71_n.jpgCamarade,

La réforme du fonctionnement du Parti Socialiste est nécessaire. Il y a en effet un fossé qui s’est creusé entre le peuple et les partis politiques. On ressent ce manque de confiance dans l’engagement politique.
Les Partis politiques ont été trop loin, ils apparaissent comme des lieux avant tout de lutte de pouvoir. Moi je suis triste de voir autant de femmes et d’hommes adhérer et puis partir épouvantés par les luttes internes. Une camarade me disait « moi je ne savais pas que c’était ça le PS je pensais qu’on parlait de politique, mais ce n’est pas ça ce sont des luttes de camp, ça ne m’intéresse pas ».
Ce constat nous a amené avec les camarades de la motion 4 et d’autres motions, des camarades de base que l’on voit sur les marchés mais pas sur les tribunes, des camarades qui viennent militer parce qu’ils sont socialistes sans chercher un job,  à écrire un texte de 10 propositions pour changer le parti qui a recueilli plus de 1500 signataires.
Alors je sais que c’est difficile de réformer car des intérêts particuliers sont en jeu. Mais, il faut le faire, car c’est aujourd’hui vital pour notre Parti. Nous avons besoin de ce vent nouveau. Jean Christophe Cambadélis, tu as raison de mener avec ta personnalité, avec calme et détermination ces réformes aujourd’hui. Bravo !

OUI Camarade, nous devons changer notre Parti ! Et nous ne devons pas avoir peur d’Oser plus loin plus vite !

1 – Changer c’est assurer le  renouvellement de nos représentants, de nos cadres, de nos élus.
Vous savez que lors de la Révolution française, l’Assemblée constituante avait décidé qu’il y aurait un renouvellement total des élus de l’assemblée législative (en 1791). Renouvellement total !  Imaginez un bureau national totalement renouvelé …  Mais la proposition est peut-être un peu trop révolutionnaire pour certains …
Je ne suis pas attaché plus que cela à des quotas mais lorsque rien ne bouge, il faut agir. Je pense que nous devrions dans nos instances BN et CN, imposer une proportion réservée à la jeunesse, c’est indispensable. 
Jeunesse d’abord mais ce n’est pas suffisant, le renouvellement passe aussi par la France métissée. Où est toute cette France colorée qui est notre richesse ? Comment parler de la société si lors de nos débats la société est inégalement représentée.
Le renouvellement c’est la parité totale, partout, jusqu’au bout parce que comme le dit très justement Claude Roiron « le socialisme est un féminisme »,  il ne suffit pas seulement de le proclamer, il faut agir totalement dans ce sens, et il y a encore à faire.

2 – Changer notre parti c’est aussi donner plus de place aux militantes et aux militants et ouvrir davantage sur la société civile.
- Nous avons beaucoup trop de strates, de hiérarchie entre le militant de base et les cadres au sommet de la pyramide. Conséquence, personne n’est réellement au courant à la base de ce qui se dit, se passe en haut et cette opacité ne crée pas le dynamisme. S’il y a trop de rupture entre la base et le sommet, comment ensuite parler au peuple et être audible. Le discours est souvent hors sol ! 
Il faut restaurer ce dialogue, cet échange, pour une démocratie plus participative, avec les nouveaux moyens de communication, nous avons cette possibilité. Oui c’est un autre fonctionnement pour permettre un travail efficace d’aller et retour, de questionnement et d’échanges entre le sommet et la base de notre Parti !
Il faut aussi ouvrir la citadelle de Solférino. Nous devons redevenir un parti vivant. Un Parti ce n’est pas une administration, et des salons feutrés, c’est un lieu d’échanges, de confrontation d’idées, de réflexion partagée.

3 – Changer, Camarade, c’est aussi renforcer le travail collectif.
Je suis désolé, mais personnellement je me lasse et le mot est bien faible de toutes ces batailles internes sur l’action gouvernementale. Oui c’est important de débattre mais nous ne devons pas faire que cela !
Il faut donner un sens à notre engagement collectif et préparer l’avenir.
Nous avons besoin d’ouvrir de nouveaux chantiers. On attend de nous des propositions d’avenir. 
Nous avons besoin de sortir de la sinistrose ambiante pour redonner confiance en l’avenir.
Les copains qui voyagent sont souvent surpris lorsqu’ils reviennent en France de cette tristesse, de cette peur dans l’avenir alors que nous avons de très nombreux atouts.
Il faut de la détermination pour montrer ce qui marche. La France innove, la France est solidaire, la France est présente dans le monde.
Débattre oui, mais donner confiance en l’avenir c’est indispensable.
Lors des élections départementales donnons la parole à toute cette France qui agit !

Oui mais camarade nous devons changer le fonctionnement de notre Parti !
Redonnons confiance ! Redonnons envie de politique ! 
Changeons notre Parti pour faire du socialisme une idée neuve !

 

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0

Publié le 14 Décembre 2014

05911260-photo-benoit-hamon-copie-2Je ne suis pas favorable à l’idée d’augmenter toujours un peu plus le nombre de dimanches travaillés mais il faut garder raison !


La gauche du PS tente aujourd’hui d’utiliser ce point de la loi Macron pour lancer une fois encore sa bataille contre le gouvernement socialiste. Martine Aubry en profite pour s’engouffrer dans la brèche et se distinguer. Suivent tous les tenants d’une gauche « bien-pensante » …


Hamon lève l’étendard et s’élance dans la bataille ! Et ils en font des tonnes … Saint Benoît revêtant sa soutane pour défendre le dimanche ... on n'est pas loin de franchir le mur du ridicule ... 


Intervenant samedi au Conseil National du Parti socialiste, le même Benoît Hamon, bien mis sur lui, nous a tenu avec éloquence tout un discours contre ce point du projet de loi. Belle rhétorique qui aurait mérité une bonne note pour un exposé de science politique dans une grande école …


Certes c’est sympa à entendre … discours bien construit … mais on est à des années lumières des préoccupations des Françaises et des Français confrontés à la vie réelle …


Discutant avec des jeunes qui ont besoin de vivre au quotidien, les situations sont bien différentes de ces discours de salon pour une gauche qui oublie le sens du mot socialisme. Je pense à ce lycéen obligé de travailler le dimanche dans un supermarché de quartier car à la maison il n’y pas d’argent … Je pense à ces étudiants travaillant trois fois par semaine de minuit à quatre heures du matin pour pouvoir financer leurs études …


Le socialisme ce n’est pas de la rhétorique c’est la capacité à s’attaquer aux injustices réelles et la première injustice aujourd’hui c’est de ne pas trouver d’emploi et de vivre dans la galère !
Le beau discours de Hamon ferait bien rire l’homme de la rue … et on entendrait à coup sûr … mais oui mais oui … c’est cela… et maintenant rentre dans ton bel immeuble bien chauffé, bien protégé … et moi je vais dans mon HLM avec la peur au ventre de ne pas trouver du boulot !


Hamon redeviens socialiste ! Regarde le monde réel ! Oublie la rhétorique, oublie ces petites batailles de classe privilégiée et essaie de répondre aux réels problèmes du peuple !

 

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0

Publié le 11 Décembre 2014

congres.jpg  Le Congrès c’est le moment pour les socialistes de fixer une ligne politique claire  et permettre ainsi aux Françaises et aux Français de connaître l’engagement des socialistes. Un Congrès ne doit pas se réduire à des batailles stratégiques internes mais servir à préparer l’avenir car nous sommes un parti de gouvernement.

Lorsque les stratégies l’emportent sur la ligne politique, le Congrès est  inutile.

 

Quelle ligne politique défendre en 2015 ?

Le socialisme est aujourd’hui à un tournant de son histoire car il doit répondre à de nouveaux enjeux dans un monde en pleine transformation.

Baisser aujourd’hui la garde contre les ravages d’un capitalisme prédateur et triomphant serait une lourde erreur. Les peuples réclament plus de protection.

Se replier sur des discours et des solutions d’hier ne permettra pas de répondre aux enjeux actuels.

 

Lors de la campagne présidentielle de 2007 un vent nouveau s’est levé …

La candidate, Ségolène Royal, ouvrait de nouvelles pistes avec la démocratie participative, la transition écologique, l’ordre juste redonnant toute sa place à l’Etat régulateur et les signes républicains à la gauche. L’expression « la France métissée » permettait d’unir la nation dans la reconnaissance de sa diversité.

La candidate effrayait les éléphants du parti en renouvelant les thèmes de campagne et en ouvrant grand les portes et les fenêtres du Parti socialiste, les adhésions se multipliaient. Frayant un nouveau chemin, elle balayait d’un revers de main le déclinisme et redonnait espoir.

 

Et depuis quel espoir ?  

 

Empêtrés dans des luttes internes en réaction aux mesures gouvernementales, les socialistes gèrent le quotidien et oublient de regarder l’avenir. On ne sent plus de volonté de construire, de bâtir, d’inventer, de se projeter. Les querelles internes ennuient et n’apportent pas de souffle nouveau. On feuillette un livre d’histoire, le socialisme ne porte plus la voix d’avenir il conserve une mémoire vieillissante.

Le gouvernement gouverne certes et que font les socialistes ? Ils observent, commentent, se déchirent et puis rien d’autre …

 

Et pourtant il y a tant à faire pour construire un avenir …

 

C’est tout l’enjeu du prochain Congrès. Si le socialisme ne veut pas disparaître, il doit être capable de donner un désir d’avenir … Il nous faut nous adresser aux nouvelles générations, reconquérir un électorat qui s’éloigne, ne pas se limiter aux politiques économiques, ouvrir de nouvelles perspectives dans un monde qui bouge.

 

Philippe Allard

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0