Publié le 30 Mai 2015

La France pour un désir d’avenir …

Étonnant, la similitude d’une image que veulent se donner Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen en arborant fièrement les couleurs de la République …

Les deux leaders de la droite et de l’extrême droite, entre un « Appel aux républicains » et un « Oui, la France » se lancent dans la bataille de l’image. Qui incarnera la République, la France, la République française ? Les mots ont leur importance dans ce duel, c’est toute une histoire dont ils cherchent à s’emparer et incarner aux couleurs de la patrie …

Mais la République, la France ce n’est pas une image d’autrefois, ce n’est pas le passé. La France c’est l’avenir, un désir d’avenir dans un monde en pleine mutation.

Oui le monde se transforme vite, sous nos yeux, les nouvelles technologies mettent les peuples en contact, de nouvelles puissances se constituent, tout circule : les hommes, les marchandises, les capitaux, les idées …

Dans ce monde en mutation, quelle est la place de la France ? Faut-il lever des murs, édifier des forteresses pour oublier le monde qui nous entoure ? Doit-on rester dans le passé ou regarder vers l’avenir ?

Avec les socialistes, avec François Hollande, Manuel Valls et tout le gouvernement, la France regarde le monde et n’a pas peur … ce n’est pas dans le passé qu’il faut se réfugier … mais pour exister, il faut incarner cette France de l’avenir !

Le monde peut faire peur … mais la voix de la France que porte François Hollande est forte pour combattre les menaces. Sur tous les terrains, la France résiste et regarde vers l’avenir. La bataille économique est menée pour solidifier notre appareil productif. La mutation écologique est en marche, portée par Ségolène Royal, sans peur de mener cette mutation en première ligne pour les générations futures.

Le monde d’aujourd’hui offre d’immenses avancées et opportunités, il ne faut pas avoir peur. Les socialistes n’ont pas peur du progrès. Ils ont surtout la volonté de l’orienter dans le bon sens pour les peuples, pour l’égalité, pour la justice, pour l’Humanité. C’est tout le travail des socialistes …

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 25 Mai 2015

Quand je retrouve les camarades qui ont participé à la campagne de 2006 des primaires pour soutenir Ségolène Royal, je suis toujours surpris par leurs parcours : aux soutiens de François Hollande jusqu’à ceux de Jean-Luc Mélenchon, ils ont rejoint toutes les composantes de la gauche.

 

C’est cela la grande force de Ségolène Royal : cette capacité qu’elle a à rassembler des femmes et des hommes venus de tous les horizons de la gauche.

Avec Ségolène Royal, le Parti socialiste a connu une extraordinaire aventure qui a attiré des milliers de françaises et de français. Ils furent plus de 180 000 votants aux primaires de 2006. Plus de 100000 voix se porteront sur la candidature de Ségolène Royal. Ils sont à peine 70000 à voter pour les quatre motions à ce Congrès de Poitiers.

 

Comment cette femme a-t-elle pu lever cet enthousiasme, créer cette volonté de s’engager, de participer ?

 

Refusant les petites cuisines internes, mettant en avant d’abord des idées nouvelles sur des thèmes renouvelés, Ségolène Royal a dépassé l’image traditionnelle d’un parti politique pour s’adresser directement au peuple. Comprendre ses réelles difficultés, proposer des solutions pour y répondre, ont été sa feuille de route.

La vague d’adhésion à 20 euros a balayé d’un revers de main le fonctionnement clanique du Parti. Les vieux courants ont été submergés par cette vague Royal. Dépassés, écrasés, ils bouderont la campagne présidentielle.

 

C’est ce vent nouveau qu’il nous faut aujourd’hui retrouver. Mais pour cela, il faut accepter de sortir d’un fonctionnement traditionnel. Après tout, le conservatisme ce n’est pas la gauche. La gauche c’est la voie du progrès …

Jean-Christophe Cambadélis a l’expérience de ce Parti. Il a l’intelligence pour comprendre qu’il est temps de changer vraiment en profondeur son fonctionnement. Son parcours, plutôt dans l’appareil, pourrait faire penser qu’il n’est pas l’homme de la situation ... Et pourtant, je voterai jeudi pour Jean-Christophe Cambadélis. Les rencontres que j’ai pu avoir avec lui m’ont convaincu qu’il a en lui cet humanisme, cette flamme de gauche qui peut beaucoup. Il a ce sens de l'humain que l'on rencontre trop rarement. Ce n’est pas l’homme d’hier mais c’est l’homme d'aujourd'hui et de demain qui m’intéresse pour diriger ce parti. J’ai envie de lui faire confiance. Il peut compter sur mon soutien.

Je salue par ailleurs les dernières déclarations de Christian Paul, avec raison nous pouvons débattre mais évitons de donner aux forces conservatrices et xénophobes des armes contre nous. Sachons nous rassembler pour répondre aux enjeux de la France. Avec le respect de nos engagements personnels, cette diversité est notre richesse.

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 23 Mai 2015

L’école de la République est bien sûr le lieu où l’on transmet les savoirs mais c’est aussi le lieu de l’émancipation, donc de l’épanouissement de l’individu, et de la socialisation.

Toute réflexion sur l’école doit porter sur ces trois interrogations :

- Comment mieux transmettre les savoirs et quels savoirs ?

- Comment permettre à chaque enfant de s’épanouir à son rythme ?

- Comment assurer le vivre ensemble dans cette communauté malgré les différences de niveau et d’origine ?

 

La réforme des collèges, portée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, va dans le bon sens, car elle répond à une grande partie de ces interrogations.

- Le temps donné pour l’initiative pédagogique des établissements peut permettre à la communauté scolaire de répondre aux besoins propres de chaque établissement.

- Le renforcement du temps donné au travail en petits groupes et à l’accompagnement personnalisé, c’est le moyen de donner plus de temps pour des élèves qui en ont besoin.

- Le développement de l’interdisciplinarité sur des thématiques, une petite révolution dans notre forme d’enseignement, offre une belle opportunité pour relier les savoirs.

 

Cette réforme va donc bien dans le bon sens. Elle pourrait encore donner lieu à une réflexion plus approfondie pour mieux assurer ce vivre ensemble par une participation plus forte des collégiennes et des collégiens dans leur établissement. Soutenir les initiatives, inciter à la participation sont des pistes qu’il faut encore davantage explorer.

 

Contre cette réforme, et surtout contre la ministre qui porte cette réforme. la droite a lancé ses attaques. Elle donne un spectacle affligeant car on est loin d’une réelle réflexion sérieuse. Tous les coups semblent permis faisant du collège le terrain d’une guerre politicienne bien triste. La droite voudrait défendre un élitisme républicain, figée dans le passé, elle semble avoir oublié que notre société a beaucoup changé … le collège n’est plus réservé à une élite, le collège républicain est ouvert à tous les enfants de France.

 

La réforme c’est cette volonté d’un collège républicain qui puisse donner à chaque enfant de France le meilleur pour sa réussite et son épanouissement. Poursuivons donc, avec sérénité, pour tous les enfants de la République, à l’abri des guerres politiques, la Refondation de l’école.

 

Philippe Allard

 

 

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Publié le 21 Mai 2015

Une constance sur une ligne politique … d’un congrès à l’autre, une même volonté, celle de construire un Parti Socialiste capable d’oser débattre, d’oser s’ouvrir sur la société, d’oser plus loin plus vite pour rechercher de nouvelles solutions aux problèmes qui se posent aujourd’hui, de répondre aux nouveaux enjeux.

 

Mandataire national au Congrès de Toulouse, j’avais eu l’honneur de déposer avec Pierre Larrouturou la motion 4 : oser plus loin plus vite, avec pour premier signataire Stéphane Hessel.

Déjà, lors de ce Congrès de Toulouse, se posait la question de la fidélité au gouvernement. Une motion de rassemblement s’était constituée autour d’Harlem Désir.

Quel est le bilan aujourd’hui de cette motion ? A-t-elle permis un réel rassemblement des socialistes ? A-t-elle permis de mettre notre parti au travail ? A-t-elle permis un renouveau ?

 

Avec les camarades de la motion 4, nous pensions qu’il fallait un autre fonctionnement du Parti Socialiste. Un parti qui ne soit pas simplement en soutien derrière le gouvernement, soutien imparfait d’ailleurs, puisque l’on entend davantage les désaccords que les soutiens. Nous proposions l’inverse : un parti en avant pour réfléchir et proposer des solutions permettant de voir plus loin.

Ainsi sur la question du chômage de masse, nous considérions qu’un taux de croissance un peu plus élevé ne permettrait pas une sortie du fléau du chômage. Il fallait donc mettre le parti au travail, avec les intellectuels, les syndicats, les militants compétents dans leur domaine, pour réfléchir à tout un ensemble de propositions et soutenir ainsi l’action gouvernementale.

A plusieurs reprises nous avons demandé à Harlem Désir d’ouvrir un grand débat sur cette question … mais ce fut un refus poli, il fallait se contenter de dire "je soutiens" !

 

Là est bien la différence de conception du soutien. Comment efficacement soutenir le gouvernement ? N’est-ce pas en se mettant au travail et en proposant !

 

C’est à nouveau le combat qu’il faut mener et il ne faut pas se résigner !

Le Parti Socialiste a la capacité de changer. Aux militantes et aux militants de porter cette volonté, ensemble nous pourrons faire de notre Parti une force de gauche dynamique en lien avec la société.

 

Ce qu'on nous propose n'est pas la solution. Relancer la vieille bataille des socialistes entre deux visions différentes de politique économique est-ce véritablement la solution ? En ouvrant cette bataille serons-nous plus forts ? Si un camp gagne contre un autre que ferons-nous ? Quelle sera la solution ?

C’est une guerre ravageuse et une perte de temps considérable. Plus les positionnements se radicalisent plus le rassemblement est difficile. Or nous avons besoin de tout le parti au travail. Sachons travailler et proposer ensemble pour construire un ordre plus juste de la société.

 

C’est le travail de la Fabrique ! Pour cela je vote motion D !

 

Philippe Allard

 

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Rédigé par Philippe Allard

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