Publié le 21 Septembre 2015

Au peuple de gauche de parler !

Ont-ils peur de l’expression du peuple de gauche ?

Le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, propose un référendum du peuple de gauche sur l’unité ou la division de la gauche pour les élections régionales.

Les discussions entre les appareils ne semblent pas avancer … alors que faire ?

  • Faut-il partir divisé sur une élection locale pour sanctionner la politique nationale et ouvrir grand la porte à l’extrême droite ?
  • Faut-il au contraire conserver des régions à gauche et s’entendre, dans le respect de chacun, pour mener des politiques communes ?

La responsabilité est grande …. Qui doit prendre cette responsabilité ?

Des désaccords apparaissent entre les partis de gauche sur la politique gouvernementale.

Pour les écologiques, la politique menée par le gouvernement serait insuffisante.

Pour les partis les plus à gauche, les choix économiques sont contestés.

Nous connaissons tout cela … mais de quelle élection parle-t-on ? Il s’agit de préparer des élections locales et non nationales.

Alors faut-il perdre ces élections et prendre le risque de laisser gagner l’extrême droite, avec les conséquences que nous connaissons sur la gestion des territoires, pour s’exprimer sur une politique nationale ?

Qui doit prendre la décision ? Doit-on laisser cette responsabilité aux dirigeants des partis ou au peuple de gauche. C’est la question.

Le peuple de gauche a le droit de faire le choix de la division et de la défaite. Ce sera alors sa responsabilité, qu’il aura prise après un débat contradictoire et démocratique ou chacun aura pu s’exprimer. Un nouveau 21 avril ne peut pas se décider dans une cuisine politique sans le peuple !

Le peuple de gauche peut, au contraire, préférer la victoire de régions de gauche pour gérer, avec humanité et dans les valeurs de notre République, nos territoires.

Laissons le peuple de gauche s’exprimer et prendre sa responsabilité.

Des listes divisées ou une liste unie pour des régions à gauche : c’est au peuple de choisir.

Alors « OUI » au référendum.

Je participe !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 17 Septembre 2015

La démago jusqu'à l'inhumanité !

La question des réfugiés révèlent une fois de plus jusqu’où peut aller la démagogie de Marine Le Pen ….

La chef de l’extrême droite française affirme qu’elle veut s’attaquer à l’islamisme qui est son ennemi. Mais au-delà des mots, des discours, du blablabla politique, pour s’attirer les voix le temps d’une élection, quelle est réellement la politique à mener ?

La guerre en Syrie, avec la progression de Daesh, entraîne un exode massif des populations. Il ne s’agit pas ici de se contenter de beaux discours… La population fuit face à la progression de ces forces islamistes qui font régner la terreur … L’islamiste frappe à notre porte …

Les pays frontaliers accueillent au-delà de leurs forces, au-delà du possible ces réfugiés. Le Liban accueille plus de 1,1 million de réfugiés syriens, soit le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde. Un habitant sur quatre au Liban est un réfugié venu de Syrie, avec toutes les difficultés que cela engendre …


Face à ce drame, les populations recherchent de nouvelles terres d’exil … Alors que faire ?

On ne peut pas tenir un double discours : s’opposer à l’islamisme et refuser d’accueillir les populations qui fuient ce pouvoir barbare !

On ne peut pas … sauf Marine Le Pen pour qui la démagogie peut tout permettre Elle ira loin …… jusqu’au bout de la démagogie … jusqu'à l'inhumanité !

Lors d'un meeting dans l'Essonne, lundi 14 septembre, Marine Le Pen n'a pas hésité à comparer l'afflux de réfugiés dans l'Union européenne aux invasions barbares ayant entraîné la chute de l'Empire romain…. Et ben voyons … allons-y, démagogie au bout du fusil, on charge !

Après tout, avec la démago, tout ça c’est ben pareil … un réfugié c’est une forme d’immigré … donc qu’ils aillent mourir ailleurs … Daesh : ce n’est pas chez nous ! Les islamistes peuvent tuer, exterminer, violer, détruire … du moment que cela ne touche pas nos frontières on s’en fout… et qu’ils rentrent chez eux !

Au-delà de l’inhumanité d’un tel discours ; un peu, un tout petit peu de réflexion devrait amener les électeurs de Marine Le Pen à se demander si tout cela est bien raisonnable et possible … Croyez-vous que cela s’arrêtera là ? Croyez-vous que la politique de l’autruche ne se retournera pas contre nous ?

Philippe Allard

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Publié le 10 Septembre 2015

Le cœur de la France bat toujours !

Les guerres et la misère poussent à nouveau des peuples à l’exode … Ces images nous les connaissons, elles font partie des années noires de notre histoire. Ces enfants, ces femmes, ces hommes doivent tout quitter : leur maison, leurs amis, leur famille, leur pays. Ce sont des exilés sur les routes. Ils espèrent trouver une terre d’accueil et sans doute revenir un jour, lorsque les temps seront plus cléments …

L’Europe, bien plus riche que le reste du monde, voit ces peuples arriver à ses frontières. Alors que faire devant tant de détresses, de souffrances et de malheurs ?

Fallait-il fermer la porte ?

Des voix s’élevaient déjà pour appeler à fermer la porte de l’Europe … A droite et à l’extrême droite, les dirigeants se bousculaient pour cloisonner la maison France.

Qu’ils aillent ailleurs… « Nous sommes chez nous » criaient les partisans de Marine Le Pen …

Une partie de la droite dite républicaine renchérissait en refusant d’accueillir, dans leurs villes, ces nouvelles populations… " François Baroin, maire de Troyes, refuse d'accueillir des réfugiés ! "

Les premiers sondages semblaient leur donner raison … le cœur de la France avait fini de battre … trop de difficultés, trop de problèmes internes, trop de chômage …

Mais non … ce n’était qu’un moment passager de faiblesse … le cœur de la France bat toujours… Un mouvement de solidarité surgit des quatre coins du pays, les maisons s’ouvrent, la peur fait place à la solidarité, on veut donner, partager, accueillir, les sourires renaissent …

Ceux qui avaient compté sur l’égoïsme, la bassesse, la froideur des Françaises et des Français se sont trompés. Ils espéraient grossir sur une vague de misère, profiter de ce drame, ils n’avaient pas peur de cette indignité, de cette inhumanité pour servir leur carrière …

Aujourd’hui qu’ils se taisent !

Vive la France des droits de l’homme !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 6 Septembre 2015

C'est pas ça ... mais sais pas quoi !

J’avoue n’avoir jamais écouté un discours de Marine Le Pen, je n’en voyais pas l’intérêt ! Mais puisque la chef du parti d’extrême droite semble élevée dans les sondages, j’avais envie de savoir ce qui pouvait séduire les électeurs dans son discours … je m’y suis donc collé pour son discours de clôture de l’Université d’été de son parti à Marseille.

En fait à l’exception d’un discours de haine contre l’immigré et l’Europe, je n’ai entendu aucune réelle proposition pour permettre au pays de répondre aux difficultés actuelles.

C’est étonnant d’ailleurs et je comprends mieux maintenant les difficultés de la presse à contrecarrer les idées de l’extrême droite car il n’y a pas de mesures proposées, si ce n’est de sortir de l’euro et de chasser les immigrés.

Marine Le Pen s’est attaquée aux politiques menées, notamment par le gouvernement actuel, sur la santé par la ministre Marisol Touraine ou sur l’école par la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Mais aucune proposition n’a été avancée pour dessiner ce qui pourrait être une politique de santé ou de l’école menée par l’extrême droite compte tenu des ressources du pays.

Mme Le Pen c’est en somme « Madame c’est pas ça …. mais sais pas quoi … «

Ce discours est tout de même éloquent pour quelqu’un qui prétend à gouverner la France. Aucune proposition n’est avancée sur plus d’une heure de discours …

Marine le Pen s’est en fait contentée de répondre aux attentes de son public … on s’en prend à l’immigration … à Bruxelles … aux têtes d’affiche politiques avec des mots forts, durs, guerriers … et puis rien d’autre … En somme un discours populiste dans le bon sens du terme …

Comment redresser l’économie pour sortir d'un chômage de masse ?

Comment assurer une meilleure réussite à l’école ?

Comment maintenir une santé de qualité sans atteindre un budget irréaliste ?

Comment prévenir sérieusement le terrorisme pour assurer la sécurité ?

Comment gérer le budget de l’Etat? Faut-il plus de dépenses, plus de recettes, ou au contraire moins de dépenses et de recettes ?

Quels sont les choix politiques ? Laissez tout cela … on verra bien et allons-y pour une longue diatribe contre l’immigration … puisque cela séduit !

Et avec cela ils voudraient gouverner la France ! Et malgré cela des électeurs sont séduits ! C’est tout de même bien triste.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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