Publié le 26 Janvier 2016

La gauche intelligente !

Robert Badinter a remis ce lundi 25 janvier, à Manuel Valls, un rapport qui dégage les « principes essentiels » sur lesquels s’appuiera le nouveau code du travail dont la refonte est prévue d’ici à fin 2017

En savoir plus sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/01/25/badinter-remet-les-droits-des-salaries-au-c-ur-du-code-du-travail_4853015_823448.html

C’est la gauche intelligente dont nous avons besoin : cette gauche ouverte sur le monde d’aujourd’hui.

Le monde se transforme : la mondialisation, l’émergence de nouvelles puissances, la révolution numérique. Face à ces mutations, il ne s’agit pas de se figer dans le passé et de refuser ce nouveau monde. Bien au contraire, la gauche de gouvernement doit permettre à la France de s’épanouir dans ce monde. C’est l’œuvre du gouvernement de Manuel Valls.

Robert Badinter remet les droits des salariés au cœur du code du travail en définissant 61 « principes essentiels », « une étape fondatrice de la République sociale que je défends » Manuel Valls.

C’est la gauche intelligente dont nous avons besoin : cette gauche de gouvernement attachée à des principes fondamentaux pour une société plus humaine.

Le monde se transforme, il faut s’adapter pour permettre à la France de continuer à s’épanouir. Mais il ne faut pas en rabattre sur nos valeurs. C’est une double mission pour un gouvernement de gauche, ce n’est pas la plus simple. Il faut réussir la transformation tout en maintenant le combat pour assurer plus de justice, plus d’égalité, plus de bien vivre ensemble. C’est le combat de toutes les femmes et de tous les hommes aux côtés de Manuel Valls pour gouverner la France.


Gouverner la France dans le monde d’aujourd’hui en maintenant cette volonté de justice, d’égalité et du bien vivre ensemble : c’est la gauche que j’aime !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 24 Janvier 2016

Allo la rénovation du PS ?

Allo ! Allo la rénovation du Parti Socialiste ! Mais pourquoi vous ne répondez pas ?

Elle était pourtant annoncée, une fois encore, à cor et à cri, lors du dernier Congrès … elle allait se faire … les adhésions permettraient de redonner toute sa force au Parti Socialiste, on parlait de 500.000 adhérents … Tout allait changer, on irait jusqu’au bout : le PS entrerait dans l’ère du numérique …

Quand est-il plus de sept mois après le Congrès de Poitiers de juin 2015 ?

Ne cherchez pas … c’est toujours comme au premier jour …. La porte reste bien fermée, pas une lueur d’espoir, on demeure dans l’entre-soi, dans les petites luttes internes de pouvoir, dans les vieux débats, après tout si confortables !

Le jeu des courants permet de contenter tout ce petit monde … les postes à pourvoir sont répartis entre le courant majoritaire et le courant minoritaire, les petites motions ont leurs lots de consolation pour avoir participé au jeu …

Le bureau national du parti continue son théâtre des « Importants » … en huit clos chacun joue son rôle et se fait voir à la cour … dans l’espoir d’exister dans ce jeu du pouvoir.

Les sections, à la base du parti, se vident et se réunissent de moins en moins … pourquoi faire après tout ?

Quel débat à mener ? Chacun continue à jouer sa partition … Rien n’a vraiment changé … toujours cette opposition caricaturale totalement hors sol …

L’aile gauche du parti reste figée comme à la grande ère du maoïsme, propose son Grand Bond en avant … et brandit son petit livre rouge contre les droitiers du parti …

L’aile majoritaire du parti, figée dans un fonctionnement de politburo, mène ses stratégies pour conserver le pouvoir avec ses alliances, sa nomenklatura choyée, et ses petits meurtres entre amis. On ne sait plus trop ce que l’on défend … les alliances de circonstance polissent le discours.

Dans ses jeux de pouvoir et ses débats d’un autre temps, pour un tout petit nombre de personnes encore intéressées, à quoi sert le Parti Socialiste ?

Après tout que défend-t-il aujourd’hui ? Quelles sont ses grandes orientations clairement définies ? Est-il réellement en soutien du Président de la République et du gouvernement socialistes pour mener la France dans ce monde du XXIè siècle ?

Oui la gauche doit se redéfinir car le monde a totalement changé ! Que fait le Parti Socialiste ?

Oui le Parti Socialiste doit se tourner vers les Françaises et les Français dans un débat ouvert sur l’avenir de la gauche !

Oui le Parti Socialiste doit enfin ouvrir les portes et les fenêtres !

Oui le Parti Socialiste doit mener sa rénovation dans son fonctionnement et dans ses idées !

Mais restent-ils encore des militantes et des militants convaincus pour rompre avec le jeu des courants et porter cette rénovation ?

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 6 Janvier 2016

A qui profite le crime ?

L’idée a été lancée par une frange « gauchiste » au sein du Parti Socialiste, reprise à sa gauche, une forme de revanche pour attaquer le pouvoir en place. Et dans ce domaine, ils savent faire !

OUI, il s’agit bien d’une manœuvre de déstabilisation du pouvoir en place !

L’artifice est facile et le raccourci simple à faire, en retirant un article de son contexte.

Revenons aux faits :

Le 16 Novembre 2015, le Chef de l’Etat, François Hollande, est intervenu au Congrès pour rassembler les Françaises et les Français contre les attaques subies par la France, dans une guerre d’un nouveau type.

Comme l’a indiqué le Président « nous ne sommes pas engagés dans une guerre de civilisation, parce que ces assassins n’en représentent aucune. Nous sommes dans une guerre contre le terrorisme djihadiste qui menace le monde entier et pas seulement la France. »

Face à ce nouveau type de guerre qui tue en masse dans le monde, le Président de la République a proposé : de « faire évoluer notre Constitution pour permettre aux pouvoirs publics d’agir, conformément à l’état de droit, contre le terrorisme de guerre. » Il précise : « cette guerre d’un autre type face à un adversaire nouveau appelle un régime constitutionnel permettant de gérer l’état de crise. »

C’est dans ce contexte de guerre face au terrorisme que la proposition, dans le cadre d’un ensemble de dispositions, a été faite par le Chef de l’Etat : « La déchéance de nationalité ne doit pas avoir pour résultat de rendre quelqu’un apatride, mais nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme. »

Passons à la manœuvre …

L’artifice qui va alors être utilisé, dans la manœuvre politique contre le pouvoir en place, est de considérer que le Président de la République et le gouvernement veulent s’en prendre aux binationaux et seulement à ceux-ci. Il faut réussir à faire oublier qu’il s’agit d’un cas particulier dans un contexte particulier d’une décision contre les terroristes.

On oublie, on raye, on efface, comme au temps du stalinisme, toute la partie en amont, tout l’arsenal proposé dans ce changement de constitution fait pour s’adapter à un nouveau type de guerre qui touche notre sol et tue des Françaises et des Français à la terrasse d’un café ou dans une salle de spectacle. Tout le contexte est occulté !

La proposition est alors assimilée à une attaque contre les binationaux … et on voit fleurir sur les réseaux sociaux les appels à défendre les droits des binationaux !

La manœuvre prend racine …

Certains s’émeuvent … et en viennent en effet à considérer qu’on remet en cause l’égalité de droit … c’est l’engrenage … on ressort même De Gaulle déchu de la nationalité par Pétain … pas de binationalié ici … mais ce n’est pas grave … tout amalgame est bon à prendre.

Et ça prend de l’ampleur … on appelle les démocrate à réagir, on convainc, tout devient possible … les principes de la République sont attaqués nous dit-on ! Il ne s’agit plus d’une disposition concernant des terroristes mais d’un ensemble de Françaises et de Français qu’on veut menacer …

« Je suis binational » devient le cri de ralliement contre le pouvoir …

Belle attaque et pendant ce temps on oublie l’essentiel … la France joue à se faire peur et passe à côté de la guerre.

Une manœuvre qu’il convient de dénoncer ! ET quand on assiste aujourd’hui au racolage de cette frange du PS on a envie de crier : STOP à la manipulation !

C’est le terrorisme la menace, pas la loi qui veut le vaincre !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 4 Janvier 2016

Où va la gauche ?

La gauche socialiste au XIXè.s est une répondre à la question sociale, à l’exploitation de l’homme par l’homme dans cette phase d’industrialisation. L’exploitation ouvrière donne en effet tous les excès. Le système capitaliste est alors condamné, certains rêvent de la suppression de la propriété privée, d’autres s’orientent déjà vers une régulation du système.

Avec la Révolution russe d’octobre 1917, le socialisme se fracture. Les communistes vont « courir l’aventure », Blum « reste garder la vieille maison » de la SFIO.

Dans cette période keynésienne, la gauche socialiste a une orientation bien définie. Elle défend les lois sociales arrachées au capitalisme : la réduction du temps de travail, les congés payés, le logement social, la sécurité sociale après-guerre. C’est la période des trente glorieuses, le salaire minimum est garanti.

Mais en 1974 éclate la crise économique. On est entré rapidement dans une mutation du système mondial. La consommation s’envole dans un marché ouvert, c’est la mondialisation. La Chine fait sa contre-révolution culturelle … La compétition s’accroît, les pays émergents entendent jouer un rôle croissant. La régulation n’a plus la cote, au contraire il faut déréguler pour être plus compétitif … Les années 1980 ouvre la voie au retour du libéralisme, c’est aussi celui du retour des travailleurs pauvres.

Dans le contexte de cette mondialisation, quelle est l’orientation de la politique économique et sociale de la gauche socialiste ?

Faut-il accepter une forme de protectionnisme, de retour au marché national pour défendre notre protection sociale ? Thèse qui rejoint d’ailleurs le programme du FN, revenons à nos frontières ! Mais est-ce à dire que la France se mettrait en réserve de la mondialisation, alors que se constituent de gigantesques marchés pour nos entreprises ? La société accepterait-elle d’ailleurs réellement de sortir de ce monde d’échanges ? N’est-ce pas une utopie ? La gauche est-elle condamnée à l’utopie ?

Faut-il alors renoncer à notre idéal d’une société plus harmonieuse, plus égalitaire, moins consumériste, accepter une jeunesse qui « rêve d’être milliardaire » ? Mais quelle serait alors la place de la gauche si ce n’était se réduire à accepter une évolution libérale, où la compétition est mise en avant et conduit à nouveau à tous les excès ? La gauche est-elle condamnée à disparaître ?

François Hollande a une lourde responsabilité aujourd’hui en tant que chef de l’Etat. Socialiste, il doit, avec son gouvernement, mener la bataille économique de la France dans une économie mondiale. Il a montré sa carrure politique en s’opposant à certaines branches de sa famille socialiste qui voulaient l’entraîner dans de nouvelles aventures.

En même temps, il ne s’agit pas de renoncer à l’idéal socialiste. Son sens de l'Etat interventionniste et protecteur, son engagement pour l'éducation de la jeunesse, pour maintenir une protection sociale en sont les marques.

Fort de ses compétences, de son expérience, de son engagement, il est aujourd’hui l’Homme politique de gauche le plus à même de pouvoir réaliser cette synthèse entre une gauche de gouvernement capable de maintenir le rang de la France dans ce monde global et une gauche combattive pour défendre l’égalité et la fraternité.

Fort d’une reconnaissance internationale, il peut porter cet idéal de gauche, car la bataille doit être menée à une autre échelle, la régulation doit être gagnée en Europe et dans le monde. Il faut lui laisser le temps … son œuvre est loin d’être achevée ! Je pense sincèrement qu’il peut beaucoup pour construire ce monde plus humain parce qu’il a en lui cette utopie, mais avant tout ce sens de l’Etat, du possible, du réalisable, de l’action à mener pas à pas. Pour cela, il n'est pas seul. Il a autour de lui des femmes et des hommes de talent.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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