Publié le 10 Février 2016

Ils ne sont pas responsables... Mais si, ils le sont !

Les opposants à la déchéance de nationalité viennent de sortir leur dernière carte …

Les opposants accusent aujourd’hui la République d’être responsable.

Les terroristes de France ne seraient donc pas responsables … ce seraient leurs conditions de vie qui pousseraient ces jeunes dans le terrorisme ! C’est donc la République le responsable !

Voilà le nouvel argument de choc !

Et puisque la République est responsable, elle ne peut pas renvoyer ses enfants ! Elle doit assumer sa responsabilité …

Pas responsable ? Mais si ... ils le sont !

Bien au contraire, avec la déchéance de nationalité, la République affirme la responsabilité individuelle de celle ou de celui qui agit en terroriste.

Depuis le siècle des lumières, la France défend cette idée de la liberté de l’homme. Etre libre c’est aussi être responsable de ses choix et de ses actes.

La responsabilité ne peut pas être reportée sur la République ou sur une religion.

Celui qui commet un acte terroriste est responsable. Pour cet acte, il perd ses droits, tous les droits que peut lui retirer la loi, jusqu’à la double nationalité pour celles et ceux qui la possèdent !

Il est essentiel de rappeler la responsabilité de chacune et de chacun. Il ne peut pas y avoir de circonstance atténuante pour un tel acte barbare : décidé, préparé, exécuté.

Le terroriste est responsable, il a commis un acte barbare. Ce n’est pas un crime comme les autres. La responsabilité est entière et donc elle réclame une sanction à la hauteur des faits : la perte de l’ensemble des droits.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 8 Février 2016

La laïcité mérite une déchéance de nationalité !

La France construit son identité commune sur les principes de la République, définis par le triptyque : liberté, égalité, fraternité.

Peu importe les origines, des uns ou des autres, peu importe la couleur de peau, peu importe la religion, être Française ou Français : c’est affirmer, c’est vivre les principes de la République, c’est la laïcité.

La France c’est cet amour de la liberté qui peut être impertinente, caricaturale, mais qui permet à chacun de s’exprimer, de pouvoir défendre son opinion, de publier « J’accuse » pour faire triompher la justice.

La France c’est cet attachement à l’égalité pour donner à chacun les mêmes droits et refuser les privilèges. Cette France de la Révolution, de la Résistance sait prendre les armes pour l’égalité des droits.

La France c’est la fraternité qui donne cette dimension sociale, cette vie associative forte pour soutenir, venir en aide, apporter un sourire, une humanité. C’est cette volonté de créer quelque chose ensemble pour l’autre.

Certains diront que ces valeurs sont universelles … oui elles le sont, c’est pourquoi la France, quand elle porte ses valeurs, est aimée dans le monde. C’est pourquoi la France, quand elle les oublie, rend triste le monde …

Avec les attentats d’abord de Charlie Hebdo, puis les frappes impersonnelles contre des Françaises et des Français libres à la terrasse d’un café ou dans une salle de spectacle, la France a retrouvé le chemin de la République et de ses valeurs. Le drapeau fut, à nouveau, à l’honneur pour ce qu’il porte, la Marseillaise chantée pour défendre ce qui nous unit.

Plus que jamais, les Françaises et les Français ont montré cet attachement à la République laïque.

Cet idéal de la laïcité n’est pas simple, si évident, si facile à construire. On le voit, certains s’égarent dans l’éveil d’un nationalisme, du rejet de l’autre pour ses différences, contre les valeurs universelles que nous portons.

Unir des femmes, des hommes aux origines, aux histoires, aux couleurs de peau, aux itinéraires différents autour de valeurs communes est un combat au quotidien. C’est ce que nous sommes, c’est notre idéal.

Contre celles et ceux qui s’acharnent à détruire cet idéal, il faut se défendre. Ce combat impose d’abord d’être clair, de faire comprendre ce que nous sommes, ce que nous défendons : cet idéal républicain.

​Contre celles et ceux qui ne partagent pas cet idéal et qui, plus encore, ont pris les armes pour tuer cet idéal, il est important de dire NON !

Voilà le sens de la déchéance de la nationalité … ne prenons pas une autre route … ne nous égarons pas … n’acceptons pas les faux procès, la France porte un idéal, ce combat pour la République laïque mérite d’être mené. N’ayons pas peur, ne fléchissons pas, nous ne voulons pas la guerre, mais nous savons ce que nous voulons défendre.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 6 Février 2016

STOP à la cacophonie !

Il est temps de changer notre mode de fonctionnement.

Comment peut-on accepter aujourd’hui cette cacophonie des représentants socialistes dans les médias ? A entendre certains, on finirait par croire que la Parti Socialiste est entré dans l’opposition !

Comment les électrices et les électeurs peuvent-ils s’y retrouver alors que des voix discordantes s’expriment partout ? On en est arrivé au stade où l’on entend aujourd’hui bien plus les voix « des opposants » que les voix de la majorité socialiste soutenant le gouvernement.

La situation est donc particulièrement grave car les françaises et les français ne pourront pas voter pour notre Parti si nous n’exprimons pas un engagement clair. Si nous voulons obtenir le soutien des électrices et des électeurs demain, il nous faut défendre une ligne politique bien définie sur laquelle ils pourront voter.

Le fonctionnement actuel des courants nuit gravement à la clarté de la ligne politique défendue par le Parti Socialiste.

Il est important qu’il y ait débat au sein de notre Parti mais ce débat doit être clos par un vote permettant à la ligne majoritaire d’exprimer la ligne adoptée.

Il faut donc revenir sur notre fonctionnement actuel car les dysfonctionnements sont trop graves pour laisser la situation en l’état.

Pour qu’une ligne puisse s’imposer, il est nécessaire de dégager les orientations adoptées par les militantes et les militants.

JE PROPOSE que le Congrès soit d’abord consacré à la ligne politique du Parti. Plutôt qu’un texte général par motion, souvent trop long et peu lu, le Congrès adoptera les orientations en définissant les thèmes (du type : économie et social, engagements sociétaux, politique internationale, éducation et culture). Plusieurs textes pourront être proposés. C’est sur ces textes d’orientations thématiques que les militantes et les militants socialistes s’exprimeront et voteront. Redonnons du sens à notre engagement !

Pour qu’une voix puisse exprimer et défendre l’orientation du parti, il est nécessaire de dégager clairement une majorité.

JE PROPOSE donc d’en finir avec la proportionnalité des motions dans les instances du Parti pour adopter un scrutin mixte : scrutin majoritaire avec une dose de proportionnelle pour représenter les minorités. Ce sera à la majorité de représenter la voix du Parti.

Ceci permettra d’en finir avec le clientélisme des motions qui ruine notre engagement collectif en constituant des groupes toujours opposés. Les motions minoritaires ne pourront plus imposer leurs candidates ou candidats. S’engager ce n’est pas faire carrière !

Philippe Allard

Secrétaire fédéral à la rénovation du Parti Socialiste

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Rédigé par Philippe Allard

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