Publié le 29 Mai 2016

Allez la gauche !

Certains pensent qu’être de gauche c’est rester dans le passé, lutter pour le conservatisme à tous les échelons, pour maintenir les choses …

La gauche ce serait passer son temps à contester, bloquer, condamner, à voter contre, à barrer la route, tout faire surtout pour que rien ne bouge … Casser celui qui gouverne au profit de postures, de formules, de mots qui résonnent au son de la cloche d’une pensée unique.

A qui les mots les plus durs, les gestes les plus violents, les formules les plus convenues, les paroles les plus conformes … ces mots, ces gestes qui feraient de vous un vrai homme de gauche … mettez l’uniforme, restez dans le convenu, recherchez les formules qu’on attend de vous, faites le tribun, parler fort pour combler le vide … Plus vous serez fort à dénoncer, plus vous serez le meilleur homme de gauche !

La gauche serait donc réduite à ce folklore des rues ?

La gauche serait donc figée dans le passé, condamnée à battre le pavé, à laisser la droite gouverner pour toujours mieux dénoncer ?

A la droite le gouvernement, à la gauche la rue pour manifester ?

NON ! NON ! NON !

Heureusement, ce n’est pas cela la gauche !

J’aime cette gauche capable de prendre des risques pour nous faire avancer, pour porter le pays dans un désir d’avenir, avec la farouche volonté de faire participer tout le monde, d’avancer et mieux partager.

J’aime cette gauche assez forte pour résister contre les conservatismes et nous faire progresser pour donner à chacune et à chacun une place, un avenir, une chance de trouver sa voie.

J’aime la gauche de l’avenir, ouverte sur le monde pour l’accompagner vers le progrès humain.

L’avenir se construit maintenant avec les femmes et les hommes de progrès !

Construisons avec celles et ceux qui ont la farouche volonté de porter l’égalité et la liberté, car l’un ne va pas sans l’autre !

J’aime la gauche du progrès… elle sait lutter, elle sait combattre mais toujours avec la volonté de construire.

Ne restons pas sans voix … oui la gauche gouverne, oui la gauche construit, oui la gauche c’est ce qui nous fait avancer maintenant !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 16 Mai 2016

Je suis en colère !

Qui trouve-t-on de part et d’autre d’Arnaud Montebourg dans son ascension clownesque au Mont Beuvray … dans le Morvan … dans les pas d’un socialiste (comme s’il fallait mimer pour exister …) ?

Qui ? Les principaux attaquants contre François Hollande au sein du Parti Socialiste !

Ben voyons … ils nous prennent vraiment pour des andouilles … certains feraient mieux de réfléchir au lieu de suivre aveuglement ces attaquants …

Que des combines politiques … que des calculs, des ambitions … et allons-y et on recommence … Comment voulez-vous ensuite stopper l’ascension de la populiste Marine Le Pen qui conduit la France dans le chaos ?

Au lieu de penser à la France … ils passent leur temps à leurs petites stratégies ridicules !

Et ben moi je le dis avec toute la force de mon engagement … je n’étais pas hollandiste, mais je préfère soutenir un homme qui fait passer d’abord l’intérêt des françaises et des français avant son image, avant une idéologie, avant ses intérêts de carrière.

Oui ce n’est pas facile de gouverner. Je suis socialiste, j’appartiens à cette grande famille de gauche qui combat depuis tant d’années pour la justice. Socialiste, homme de gauche, je soutiens François Hollande !

Oui le Président est attaqué pour ses choix politiques, mais ces choix sont dictés par l’intérêt du pays !

Alors je dis sans aucun état d’âme, je le soutiens pour la France.

Oui le compromis est nécessaire dans un monde global, il peut nous permettre de maintenir l’essentiel de notre République sociale contre une vague libérale que nous propose la droite.

Oui ce n’est pas facile, oui ce n’est pas idéal, oui c’est contraignant, mais je fais confiance.

Plus encore aujourd’hui, car malgré les attaques, malgré les sondages, malgré les cris de la rue, l’homme tient bon dans son cap parce qu’il pense d’abord à son pays.

Gouverner ce n’est pas toujours faire rêver mais c’est d’abord avoir le sens de l’intérêt général. Vous pourrez toujours dire ce que vous voulez, mais cet homme gouverne avec cette volonté. C’est ce que je soutiens et j’ai confiance !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 14 Mai 2016

Frondeurs ? Non casseurs !

Les partis politiques ont un rôle essentiel dans la démocratie. Ils défendent des orientations politiques permettant aux électrices et aux électeurs de faire leur choix.

Le Parti Socialiste est un parti gouvernemental de gauche. Il ne s’agit pas de rester dans la contestation, le rêve, les formules magiques, mais d’agir dans un contexte réel.

Cela demande, impose de la confiance. C’était vrai sous Blum, Mitterrand, Jospin et maintenant François Hollande.

A chaque fois se pose la même difficulté, lorsque la gauche est au pouvoir : il faut se confronter à une réalité.

« nous agirons à l’intérieur du régime actuel, de ce même régime dont nous avons montré les contradictions » Léon Blum au Conseil National de la SFIO, le 31 mai 1936.

On ne peut pas parler aujourd’hui de frondeurs au sein du Parti Socialiste mais bien de casseurs.

Qu’il puisse y avoir, sur des choix politiques, des désaccords et qu’il y ait un débat, cela est nécessaire. C’est même fondamental. Mais on a dépassé ce stade-là.

On n’est plus dans le débat mais dans une obstruction systématique, dans une bataille politique. Quelques socialistes, une minorité, ont décidé de casser le pouvoir en place pour des raisons diverses : de conviction sans doute parfois, de calcul et de stratégie politique c’est évident, de carriérisme espérons qu’il n’en est rien …

La conséquence la plus grave, c’est d’empêcher le Parti Socialiste d’exercer son rôle d’éclaireur. Le Parti devient un lieu de conflits internes. Il n’est pas en capacité d’éclairer la ligne politique du gouvernement socialiste.

François Hollande s’en est expliqué à maintes reprises, la situation qu’il a trouvée, après le burlesque Sarkozy, imposait des choix politiques pour assurer à notre appareil productif les moyens de répondre dans une compétition mondialisée.

Il est simple d’expliquer la raison de l’orientation politique. Mais cela demande d’abord de la confiance que l’on obtient en premier lieu dans sa famille politique.

Certains socialistes passent leur temps à mettre le doute, à s’opposer … Ils reprennent les formules les plus basses, accusant le pouvoir socialiste de dérive droitière. Cette opposition n’a rien de constructif, elle sert surtout, en affaiblissant le gouvernement de gauche, les intérêts de la droite et de l’extrême droite. Elle peut aider à l’arrivée d’une vague libérale et nationaliste. On ne sera plus alors dans le compromis mais dans des choix radicaux qui remettront en cause les fondements de notre République sociale.

Cette alliance de la carpe et du lapin n'est pas l'avenir de la gauche !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 3 Mai 2016

Hollande : la force du pouvoir !

La première chose à relever de l’intervention de François Hollande, en cette fin de matinée, au colloque « La Gauche au pouvoir » à Paris, c’est d’abord l’homme d’Etat avec cette ardeur, cette vitalité dans l’engagement et dans les convictions, cette capacité à se projeter pour construire et conduire la France dans l’avenir. Loin, très loin d’être affaibli par sa fonction, après quatre années de pouvoir, il n’a rien perdu de sa combativité. Au contraire même, comme beaucoup autour de moi l’ont relevé, François Hollande est sans doute plus fort encore, plus fort que jamais avec la maîtrise, la compétence et l’autorité que donne l’exercice du pouvoir. Que ses adversaires ne crient pas trop tôt victoire … ils seront très déçus !

Tous l’ont relevé, l’homme est plus que jamais engagé, déterminé, à poursuivre son action, non pour lui-même, même pas au nom d’un parti, mais d’abord pour la France, au service des françaises et des français.

« Alors avançons, sans regret, sans calcul, sans répit ! » lance-t-il !

Comme il l’a précisé, la gauche est toujours appelée dans des moments difficiles. C’est parce que la droite a échoué et « c’est parce que c’est difficile que la gauche est au pouvoir ». Malgré ces conditions, la gauche réussit à rétablir la situation et à apporter de nouveaux droits.

Comme ses prédécesseurs, il a trouvé une situation bien plus grave que l’on pouvait le penser : avec des déficits abyssaux, une dégradation de la compétitivité de notre économie, et un affaiblissement dangereux de notre industrie ». Il fallait donc agir pour d’abord redresser la situation, « redresser d’abord pour redistribuer ensuite avec maîtrise et responsabilité ».

Car gouverner à gauche c’est avoir ce sens de la responsabilité pour mener les réformes et permettre ainsi la justice.

On sent, dans cette combativité de l’homme d’Etat, toute la fierté d’appartenir à cette gauche de gouvernement où « l’exercice lucide et courageux du pouvoir s’impose » pour poursuivre « l’œuvre transformatrice ». Il est clairement inconcevable pour lui de rester dans une gauche nostalgique « qui n’est jamais aussi belle que lorsqu’elle se conjugue au passé », une gauche « souvent belle, ravissante même, sous la droite » parce qu’elle serait incapable de se confronter à la réalité du pouvoir.

La gauche ce n’est pas seulement dénoncer, « c’est agir » ! Or « on ne change pas la France en restant à sa place ». Lorsqu’elle agit la gauche permet à la France d’avancer.

Point par point, le Président a montré son cap. ». Point par point, il a tenu à défendre ses actions de justice pour l’école, pour la jeunesse, pour une fiscalité plus juste, pour lutter contre les excès de la finance, pour les travailleurs qu’il n’oppose pas aux entrepreneurs. Point par point, il a répondu à ses détracteurs sans avoir oublier de rappeler les difficultés et les drames rencontrés, car gouverner c’est « accomplir sa mission sans trembler ».

Cette combativité ne se conjugue pas au passé … François Hollande ne veut pas d’un nationalisme dangereux pour la France et l’Europe, pas de déclinisme, pas de repli sur soi, pas d’immobilisme. Contre cela, il a ouvert les perspectives nouvelles. Après ces quatre années de pouvoir, l’homme d’Etat a appris et mieux que tout autre il connaît ce qu’il convient de faire pour gouverner plus efficacement, pour répondre au besoin de justice et d’égalité, pour la transition écologique, pour une Europe qui fonctionne mieux, pour s’adresser au monde.

Quand on est de gauche, on ne se satisfait pas d’une situation … on va de l’avant pour le progrès. « C’est le chemin que je propose » lance François Hollande. On a aujourd’hui envie de dire allons-y !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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