Publié le 18 Juillet 2016

Les mots qui nous blessent et nous divisent.

Semer la terreur pour diviser, affaiblir, détruire … c’est tout l’objectif perfide des terroristes. Nos sociétés sont développées, elles ont les moyens techniques pour répondre aux attaques frontales mais elles peuvent être fragiles si elles perdent le sens du collectif, du devoir, de la raison et de l’unité.

La force de la République ce sont les valeurs communes que nous défendons. Au-delà de nos querelles de famille, ce sont ces valeurs qui nous rassemblent dans les moments importants. « Liberté, égalité et fraternité » : c’est bien plus qu’une devise, c’est notre socle fondateur qui fait de la France, lorsqu’elle y reste attaché, une lumière dans le monde parmi beaucoup d’autres étoiles.

Lorsque la France est attaquée, elle ne peut trouver la force de la résistance que dans cette flamme qui nous unit. Car nous ne sommes forts que lorsque nous savons pourquoi nous devons résister et ne pas nous diviser.

Nous sommes certes entrés dans une campagne électorale et les ambitions d’hommes et de femmes sont vives, souvent passionnées. Elles peuvent être légitimes pour porter une politique commune et faire vivre la démocratie. Mais elles peuvent aussi se détourner de ce sens et devenir l’ambition solitaire pour le pouvoir.

Certaines paroles alors que le drame est encore chaud, la douleur des familles entière, sont des mots qui nous blessent et nous divisent. Non vraiment ce n’est pas le moment.

Ces femmes et ces hommes, entrés dans ce jeu politique pour profiter de la terreur, ne sont pas à la hauteur de celles et de ceux qu’ils voudraient représenter. Ils sont dans le combat politique d’un moment alors que l’on s’attaque à la France et par-delà ce pays à des valeurs universelles.

Les actes de solidarité qui ont suivi le drame rappellent que l’humanité ne doit jamais céder à la peur. Ces citoyens et ces citoyennes, par leurs mots, par leurs gestes, par leurs actions simples et si profondes pour soutenir, pour réconforter, pour partager donnent le sens de cette humanité qui nous unit bien au-delà de nos frontières.

Face à la terreur nous devons savoir porter la plus belle arme, la République et ce combat pour la liberté, pour l’égalité, pour la fraternité.

Ces valeurs sont attaquées ici mais le sont aussi dans le monde. La France doit être à la hauteur au côté de tous les peuples qui résistent pour porter ces valeurs communes.

Il peut y avoir ici et là de la colère, cela peut se comprendre. Dans cette douleur vive ce qu’on attend des femmes et des hommes politiques, c’est qu’ils soient justement à la hauteur, qu’ils aient la sagesse d’oublier le temps d’une campagne électorale pour résister.

Etre à la hauteur ce n’est malheureusement pas ce que l’on a pu entendre. Quelle tristesse de voir des représentants de la France tomber si bas.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 6 Juillet 2016

Maintenant au combat pour la gauche de gouvernement !

Soyons clair, le 49.3 a été instauré avec le retour au pouvoir de De Gaulle en 1958 et la mise en place de la Vè République, pour donner à l’exécutif les moyens de gouverner et rompre ainsi avec l’instabilité de la IVè République. Il faut rappeler que durant la courte durée de cette République, entre 1945 et 1958, la France a connu 25 gouvernements successifs en 14 ans.

Avec le 49.3, si le gouvernement n’a pas la majorité à l’Assemblée pour faire adopter son projet de loi, il met en jeu son gouvernement. Aux parlementaires, s’ils pensent que la loi est inacceptable, de déposer une motion de censure pour le renverser.

Avec le 49.3, le Premier ministre, Manuel Valls, met en jeu son gouvernement.

A quoi assistons-nous depuis plusieurs jours … dans la comédie qui se joue ?

Des parlementaires socialistes sont visiblement vent debout contre la loi travail déposée par la ministre Myriam El Khomri. Cette loi apparaîtrait comme une loi « de droite » favorable « aux patrons » … avec toute une vision très XIXè .s du combat politique. Pour eux, globalement rien ne doit changer même si le monde se transforme … après tout le FN de Marine Le Pen ne propose-t-il pas d’enfermer la France dans une forteresse ?

Cette loi dite « de droite » est également dénoncée par la droite et le Medef comme n’allant pas assez loin dans une idéologie très libérale où le travailleur doit être soumis aux lois du marché.

Dénoncée à droite, dénoncée à gauche, cette loi s’inscrit en fait dans une volonté politique affirmée depuis le début du quinquennat. C’est une loi de compromis permettant une certaine adaptation donnée aux entreprises dans le cadre d’une négociation sociale d’entreprise. Elle renforce également la généralisation de la garantie jeunes et la création du CPA (Compte personnel d’activité). Une loi équilibrée donc permettant de répondre aux enjeux économiques actuels tout en maintenant des garde-fous pour la protection des droits des salariés et en ouvrant de nouvelles avancées sociales.

Cette loi est donc très significative d’un gouvernement de gauche, une gauche consciente de la mutation du monde, volontaire pour mener les transformations nécessaires dans la justice sociale. C’est dans ce sens qu’il ne faut pas céder. La politique du « rien ne bouge » serait un drame pour l’avenir de la France. La politique du repli sur soi, alors que le monde s’ouvre, serait la pire des choses.

Le combat pour cette loi est donc essentiel pour l’avenir de la gauche de gouvernement. Alors que les populismes, les nationalismes, les extrémismes s’élèvent, il faut convaincre. Notre monde offre d’énormes avancées. Le passé n’était pas meilleur. Il faut accompagner les mutations, ne pas avoir peur d’affronter les évolutions du monde contemporain.

L’exécutif, avec le Président de la République et le Premier ministre, tient ferme le cap.

A tous les socialistes de s’engager fortement dans ce combat politique.

A droite et à gauche la peur peut triompher. Le sens du combat politique maintenant c’est d’engager la France dans ce monde avec le sens de la justice et de l’humanité.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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