Publié le 11 Septembre 2016

Pour un meurtre entre amis ...

Pas de suspens à l’Agatha Christie pour connaître les meurtriers … inutile d’attendre la fin de l’histoire, dès le début les voilà, inconscients, s’affichant, posant fièrement devant les caméras, se donnant un air important, et claironnant leur forfaiture …

C’était donc cela, seulement cela, le but de ce rassemblement de la Rochelle : afficher leur meurtre entre amis ! Et tuer le père !

Trois petits tours et puis s’en vont … auront-ils réussi à se mettre d’accord ? N’en espérez pas tant, s’ils sont unis pour tuer le père, ils sont bien décidés, dans le bal des égos, à pointer le bout de leur nez en première ligne … C’est qu’ils y ont pris goûts les fâcheux …

Ont-ils vraiment des désaccords sur le fond ? Ne pouvaient-ils pas s’entendre pour construire un projet alternatif sur lequel on puisse débattre ? Ben non … au-delà des discours d’unité, d’engagement, c’est surtout, pour utiliser une formule triviale, du « chacun pour sa gueule ». Ne cherchez pas plus loin, oubliez les beaux noms de « socialiste », de « camarade » … tout cela ne compte plus … il s’agit simplement d’être devant les caméras !

Alors ne me parlez pas d’engagement à gauche s’il vous plaît ! Abandonnez les estrades socialistes et faites comme d’autres le font … partez en campagne sous votre pavillon ! Ayez au moins l’audace de faire votre marche et de porter une réelle ambition personnelle !

Les voilà repartis donc, la caravane passe, chacun de son côté, toutes et tous bien décidés à jouer un jeu personnel … pas d’unité donc, si ce n’est une pirouette pour faire bonne figure, comme quelques miettes jetées aux militantes et militants pour l’image, et pour finir par un effet de communication. C’est leur décision commune, la seule, ça se borne là : appeler à des Primaires de toute la gauche !

Quand on lit les propos tenus par Mélenchon, l’homme amoureux selon Gala, quand on sait la volonté de tout ce petit monde d’être dans le jeu … on peut être sûr qu’il s’agit d’un accord de polichinelle !

Et pendant ce temps la hyène attend, repliée silencieuse dans son château … pas besoin de se fatiguer, ils font très bien le travail ! Continuez donc à vous déchirer, elle en récoltera les fruits … ça sera Byzance !

A moins que … à moins que les citoyennes et les citoyens de gauche, se lassent de cette pièce de jeunes premiers, prennent conscience que tout ce petit jeu est bien ridicule et qu’après tout ils n’ont pas réussi à tuer le père resté à sa tâche !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 10 Septembre 2016

Hollande lance la bataille de France !

Le discours du Président de la République à la salle Wagram avait pour axe principal la bataille qui se joue contre les extrémismes barbares qui ensanglantent aujourd’hui la planète.

Pour François Hollande, il n’y a aucun doute, contre ces barbaries, « au terme de la lutte, la démocratie triomphera ». La démocratie est la cible des terrorismes car elle incarne « la liberté, la tolérance, le respect, la culture, l’égalité entre les femmes et les hommes ». Contre la guerre qu’on nous livre, nous vaincrons, avec notre Etat de droit !

Toutefois, à l’heure où toutes les ambitions se dressent pour la bataille électorale prochaine, le Président de la République a rappelé l’essentiel « nous vaincrons à une seule condition : que notre cohésion soit notre protection. Tel est l’enjeu des temps qui viennent ». Et il met en garde : « Je vous le dis tout net, si les Français se divisent, si l’Europe se déchire, si les démocraties se tournent le dos, emportées par le « sauve qui peut » et le chacun pour soi, voire même la passion nationaliste, alors l’issue de la bataille contre le terrorisme s’éloignera ».

A la bataille contre le terrorisme, s’ajoute en effet une autre bataille essentielle à mener : la bataille de France !

Alors que les candidatures à la Présidentielle se multiplient, le chef de l’Etat a voulu rappeler avec force « que le seul camp qui vaille c’est celui de la République ». Car la menace est en effet présente et beaucoup l’oublient. « Que l’espérance vienne à manquer, que la défiance gagne, aussitôt, l’extrémisme fait son retour ». La montée des extrêmes nationalistes en Europe est aussi une menace pour la stabilité, la paix et le progrès.

Or cette bataille de France, François Hollande, on peut en être assuré, n’est pas prêt à l’abandonner, c’est son combat, c’est pour cela qu’il se bat. « Oui, je ne laisserai pas, l’image de la France, le rayonnement de la France, l’influence de la France s’altérer lors des prochains mois ou des prochaines années ». Car, sa conception de la France est tellement éloignée de celle des extrémismes.

Pour le Président de la République, la France ce ne sont pas des racines tournées vers le passé, « la France est bien plus qu’une identité, c’est une idée, c’est un projet, c’est une ambition, qui fait de la France un pays singulier, regardé, espéré dans le monde. C’est cette idée, l’idée de la France, qui doit nous mobiliser et que nous devons porter. »

Si la France est regardée, si lorsqu’elle est attaquée elle suscite autant de soutiens dans le monde, si elle est écoutée, c’est bien en effet qu’elle représente une idée, construite dans son histoire et en mouvement pour préparer l’avenir. Cette idée : c’est « la liberté, la démocratie, la culture, un mode de vie ». La France porte l’idée d’une société plus juste garantie par la loi, la protection sociale. Ce modèle social est « le patrimoine commun des Français, le capital de ceux qui n’en ont pas ». Là encore dans les programmes électoraux, le chef de l’Etat met en garde contre la remise en cause de ce modèle. La France c’est aussi l’idée de la laïcité garantissant « à chacun et à chacune le droit de croire ou de ne pas croire, d’exercer son culte, d’exprimer ses opinions religieuses pourvu que leurs manifestations ne troublent pas l’ordre public ».

Certaines et certains voudraient aujourd’hui s’attaquer à cette idée de la France, cette idée qui se veut universelle

Qui peut croire que le Chef de l’Etat laissera ces gens-là s’attaquer à cette idée ?

« Alors je vous l’affirme, je ne laisserai pas la France être abîmée, réduite, voir ses libertés mises en cause, son Etat de droit contesté, son éducation réduite et sa culture amputée. C’est le combat d’une vie ».

Pour mener ce combat, François Hollande sait qu’il peut compter sur la majorité des Françaises et des Français car « quand le danger est là, nous devons nous retrouver ».

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 5 Septembre 2016

Hollande : le grand tournant ?

Depuis son entrée en fonction à la Présidence de la République, François Hollande aura connu de nombreuses critiques contre ses décisions venant de tout l’échiquier politique : de l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant même dans les rangs d’une minorité de socialistes qu’on a beaucoup entendus sur les plateaux des médias.

Ces critiques sur ses orientations n’auront pas eu d’impact sur ses décisions. Considérant qu’il devait agir pour redresser le pays, François Hollande a tenu bon ! Il a fixé son axe en prenant compte de la situation du pays, associée à la conjoncture internationale, et s’y est tenu.

Rompant avec la ligne idéologique « à gauche », il a mené une politique en faveur de la relance des entreprises pour combattre le chômage de masse. Refusant toute remise en cause du pacte social, il a conduit les réformes pour sa préservation, notamment pour assurer les comptes de la Sécurité Sociale avec sa ministre de la Santé Marisol Touraine. Pour l’égalité des chances, il a mis les moyens pour redonner sa place à l’école. Contre la montée des menaces et des attentats, il a engagé la France dans des opérations militaires et conduit avec le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve la politique de sécurité. Progressiste, on lui doit le mariage pour tous ou encore l’implication au premier plan de la France pour la transition écologique avec l’engagement de sa ministre de l’écologie Ségolène Royal.

Alors que l’on entre dans une nouvelle phase politique avec les Primaires pour désigner les candidates ou les candidats à droite et à gauche, ne sommes-nous pas en train d’assister au grand tournant pour François Hollande ?

Critiqué hier sur les décisions prises, le Président de la République peut s’appuyer maintenant sur un bilan d’un travail assidu contre vents et marées, d’un volontarisme au service de son pays. Après tout, ce n’est pas dans les incantations d’un discours que l’on voit l’homme d’Etat, mais dans les actions menées.

Un bilan mais aussi une attente … car François Hollande a montré au cours de sa Présidence qu’il avait de la constance dans l’engagement.

Alors que les candidatures se multiplient dans tous les sens avec ses petites batailles des uns contre les autres,

Face aux discours idéologiques, tellement « classiques » dans les programmes de campagne, plus à droite pour une vague libérale ou plus à gauche pour plus de consommation,

Face aux ambitions personnelles s’appuyant sur un effet, « l’effet jeune » ou au contraire l’effet « ancienne mode »,

Face aux attaques des actions menées pour aboutir finalement à de simples positionnements démagogiques,

Face aux interrogations sur les réelles alternatives proposées pour la France par toutes ces candidatures,

N’est-on pas en train d’assister au grand tournant pour François Hollande : un regard nouveau avec recul et mesure en faveur des actions menées, mais aussi un regard nouveau en faveur de l’homme pausé et déterminé pour servir la France ?

N’est-il pas, parmi toutes les candidatures républicaines déclarées, le meilleur pour présider la France ?

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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