Publié le 30 Décembre 2016

En cette fin d’année 2016, allons-y pour un dernier coup de colère, pour ne pas rester avec cela sur le cœur en commençant la nouvelle année.

Comment peuvent-ils oser ? Comment peut-on, avec cet aplomb, parader sur les estrades et vouloir en appeler au peuple de gauche ? Comment ne pas avoir la nausée ?

Durant cinq années, ils ont utilisé leurs troupes pour démolir l’action du Président de la République socialiste et de ses gouvernements. Et les voilà aujourd’hui candidats avec le sourire aux lèvres, beau costume, slogans racoleurs de campagne, sans nul regard critique sur ce qu’ils ont pu commettre d’irréparable contre la gauche.

Nous aurions pu éviter la candidature Macron, nous aurions pu éviter le renoncement du Président de la République, et ainsi nous serions plus forts aujourd’hui contre les forces réactionnaires et nationalistes.

Gouverner n’est pas simple, il faut prendre en compte une situation internationale, une réalité économique, des forces d’opposition …

François Hollande et ses gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls ont dû batailler pour lutter contre le chômage de masse, soutenir nos entreprises contre la finance, redresser les comptes publics, renforcer les aides sociales, assurer plus de liberté et de probité, combattre les menaces extérieures.

Face à toutes ces difficultés, ce qui a manqué le plus, ce n’est pas la détermination du chef de l’Etat et de ses gouvernements, mais le soutien indéfectible des forces de gauche.

Bien plus grave encore, une partie de ces forces sont venues s’associer aux forces réactionnaires pour attaquer, dénoncer et détruire. On les a entendu les Christian Paul, Pascal Cherki, Laurent Baumel … tous ces fossoyeurs de la gauche qui s’affichent maintenant au-devant de la scène pour soutenir leur candidat.

L’intérêt du pays aurait dû l’emporter … mais cela était trop demandé à ces écervelés … pris dans leur basse manœuvre et leur petit jeu de factieux …

Et voici le troisième larron de la farce … un candidat de dernière minute, sorti du fin fond de l’oubli, entré dans l’arène pour empêcher d’unir celles et ceux qui sont restés attachés à soutenir l’action du chef de l’Etat. Il faudrait à nouveau se diviser, tenter d’empêcher la vague prendre son ampleur et l’emporter.

Ne me demandez pas d’accepter et de faire silence.

Alors que les forces de la droite réactionnaire et de l’extrême-droite se constituent pour entrer en campagne, nous forces de gauche, nous devons donner à celui qui a gouverné, qui a l’expérience et le sens des responsabilités la force de mener la campagne à gauche pour défendre notre idée de la France.

Notre France ce n’est pas la lutte pour des intérêts particuliers oubliant le bien commun.

Notre France ce n’est pas le rejet de l’autre, la xénophobie et le racisme.

Notre idée de la France, c’est celle d’un pays de liberté, d’égalité des droits, de respect de la personne et de ce mot superbe : la fraternité.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 19 Décembre 2016

Les Primaires de la gauche sont lancées ... ils seront finalement sept candidats pour porter le débat à gauche dont 4 socialistes et 3 représentants de partis de gauche.

Reste maintenant à mobiliser l'électorat et cela ne va pas être si simple que cela.

D'abord le temps presse, les élections auront lieu les 22 et 29 janvier, avec les fêtes de fin d'année, la campagne sera donc très courte.

Ensuite, à l'exception de l'ancien Premier ministre Manuel Valls, les candidatures manquent d'envergure, elles représentent le plus souvent qu’une tendance minoritaire de la gauche, ce sont des candidatures d'opinion. Elles ne sont pas à négliger, elles sont importantes pour permettre le débat du premier tour, mais elles ne sont pas à la dimension de l’enjeu des présidentielles.

La Primaire de la droite offrait trois candidatures de deuxième tour avec trois orientations bien définies : une droite autoritaire de type bonapartiste, une droite plus modérée et une droite libérale. C’est le dernier choix qui l’a emporté avec François Fillon. L’homme a su séduire cette droite des Primaires qui revendique son tournant libéral inspiré du thatchérisme … Mais la France par contre ne semble pas séduite par cette orientation.

Reste à la gauche, majoritaire dans le cœur des Françaises et des Français, à convaincre en portant à la Présidentielle un candidat à la hauteur de l’enjeu du deuxième tour. Sur les quatre candidatures socialistes trois peuvent être davantage considérées comme des candidatures de premier tour :

Arnaud Montebourg défend un protectionnisme de gauche contre une mondialisation destructrice. Un programme encore inachevé mais une personnalité médiatique pour porter cette idée.

Benoît Hamon représente la ligne la plus à gauche du PS avec un virage contre la croissance et un attachement au programme social avec l’idée notamment d’un revenu universel d’existence, toutefois pas sérieusement financé.

Vincent Peillon, arrivé tardivement dans la campagne, sans réelle préparation, semble davantage un candidat « contre » … offrant, entre nous, peu d’intérêt.

 

Manuel Valls ancien Premier ministre, apporte l’expérience d’un chef de gouvernement. Il a montré dans l’exercice difficile du pouvoir son sens de l’Etat et du devoir, son autorité, son volontarisme. Ce sont des atouts indispensables, ce n’est pas facile de gouverner mais sa fidélité et son engagement aux côtés de François Hollande en font une personnalité de premier plan.

Reste pour lui maintenant à dépasser le simple bilan d’un gouvernement. S’il ne s’agit pas de le renier, le bilan de l’action passée ne suffit pas. Il faut porter un projet d’avenir, sans doute moins borné dans des engagements de réformes ficelées d’avance, pour être davantage tourné dans la capacité à fixer l’horizon de la France : une France intégrée dans la mondialisation mais porteuse d’un idéal de démocratie, de justice, de progrès pour tous.

La modernité ce n’est surtout pas le thatchérisme mais c’est ce que la gauche peut porter avec la transition énergétique, la révolution numérique, la société du partage et de la fraternité, le dialogue des peuples, la culture.

 

Si la gauche, avec Manuel Valls, est capable de sortir de ses vieilles querelles pour parler à la France de son projet, alors la Gauche a toutes ses chances.

Manuel Valls a les capacités pour se hisser au niveau de ces grandes voix de la gauche dans notre histoire et redonner ainsi espoir à la France. Notre intérêt, celui de la gauche et de la France, ce n'est pas de l'affaiblir mais de l'enrichir avec toutes les forces de la gauche. C’est dans ce sens qu’il convient de le soutenir.

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 14 Décembre 2016

La pré-campagne des Primaires est tout de même surprenante et on peut s’interroger sur l’objectif de ces Primaires de la gauche : sommes-nous dans un classique congrès du PS ou dans réellement la préparation de l’élection présidentielle ?

Certains considèrent-ils déjà que l’élection présidentielle est perdue et qu’il faut seulement mesurer, par cette Primaire, la force des clans pour des négociations de futurs postes ?

 

Il suffit de lire les propos hallucinants du frondeur Christian Paul pour saisir cette absurde orientation que certains voudraient donner aux Primaires :

« Pour l'instant, il y a deux candidats, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon. S'ils ne se retrouvent pas avant le premier tour, ils se réuniront dans l'entre-deux-tours… On aurait sans doute gagné en dynamique s'il n'y avait eu qu'une seule candidature, mais la situation actuelle n'hypothèque en aucune façon nos chances de gagner la Primaire. Je pense d'ailleurs que notre courant peut totalement la gagner ! » Christian Paul.

Voilà … la phrase est dite … nous sommes bien, pour certains, dans une bataille de courants au sein du PS ! Les frondeurs ont deux candidats désignés. Ils espèrent réunir leur courant au deuxième tour, puisqu’ils n’ont pas été capables de le faire au premier. Les frondeurs ont été pris, en quelque sorte, dans leur propre machine de la division …

Mais alors, si cela n’est qu’un Congrès du PS, quelle raison auraient les françaises et les français de venir voter en nombre ?

Sans doute justement parce qu’il faut sortir la gauche de cette logique partisane de clans qui a conduit le Président de la République à renoncer pour ne pas donner ce spectacle affligeant de la gauche divisée.

La gauche de gouvernement ce n’est pas ces petites batailles entre clans fermés.

La gauche de gouvernement ce n’est pas le cirque de quelques frondeurs se mettant au-devant de la scène pour contester tout et jusqu’au bout, puis finalement nous détruire.

La gauche de gouvernement c’est d’abord cette capacité que nous avons à prendre les bonnes mesures pour le pays en gardant toujours, chevillée au corps, cette volonté de justice et de progrès pour tous.

Alors qu’une autre frange des courants du PS, avance une candidature de dernière minute, pour un Congrès à rebondissement, restons sereinement dans la préparation de ce qui nous concerne : l’élection présidentielle pour une confrontation sérieuse face à la droite et à l’extrême droite.

La bataille politique qui s'ouvre ce n'est pas une bataille entre clans du PS, mais une bataille face à la droite et à l'extrême droite pour l'avenir de la France.

Comme a pu l’indiquer Manuel Valls dans sa déclaration de candidature « rien n’est écrit ». A la gauche donc de se mobiliser, au peuple de gauche de venir en grand nombre pour dire aux frondeurs STOP nous voulons une gauche de gouvernement solide pour répondre aux enjeux du pays.

Stop aux petits clans qui nous paralysent. OUI à la gauche de gouvernement avec un candidat de gauche pour l’élection présidentielle !

Avec Manuel Valls portons cette gauche de gouvernement.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 12 Décembre 2016

Ministre de l’intérieur, puis Premier ministre, ce sont des fonctions auxquelles on est nommé pour ses qualités personnelles, pour ses compétences, pour son sens des responsabilités, par le Président de la République.

Manuel Valls a été pendant près de trois ans, le Premier ministre de la France. Personne ne peut lui contesté son sens de l’Etat. La gauche ce n’est pas une utopie mais un choix de gouvernement.

Après le retrait de François Hollande, Manuel Valls apparaît comme le candidat de la raison à gauche pour la Présidence de la République.

Nous ne sommes pas dans un congrès du Parti Socialiste, avec ses querelles idéologiques, ses combinaisons d’appareil, ses candidatures d’artifice de dernières minutes. Les socialistes doivent être à la hauteur pour présenter un homme d’Etat capable de répondre aux enjeux actuels.

Il est loin d’être facile de gouverner aujourd’hui et nous avons besoin d’un engagement fort, d’autorité dans le dialogue, et de détermination pour aller jusqu’au bout des décisions à prendre et des réformes à mettre en place.

Le terrorisme menace notre pays, les matières premières se raréfient, la mondialisation renforce les batailles économiques, la planète est menacée par le réchauffement climatique, la situation est grave. La campagne des Présidentielles ne peut pas se limiter à une vision hexagonale. La France n’est pas seule. Nous avons besoin d’un homme d’Etat inscrivant la France dans le monde, avec d’un côté ses extraordinaires avancées notamment technologiques dues à l’accroissement des échanges et de l’autre ses menaces réelles.

La France est aussi menacée de l’intérieur, par l’extrême droite avec son nationalisme exacerbé et sa xénophobie, par le recadrage de la droite républicaine vers un libéralisme thatchérien rompant avec notre modèle social, par l’accroissement des inégalités territoriales, par les tensions communautaires. Nous avons besoin d’un homme d’Etat à la fois ferme dans son engagement pour maintenir notre République fraternelle et laïque, et déterminé pour donner du sens.

Un Président de la République, ce n’est pas un chef de clan, c’est un homme qui a la capacité de dépassement pour penser d’abord aux intérêts de son pays.

Un Président de la République, ce n’est pas un homme seul, c’est une équipe à mettre en place, un gouvernement pour agir en faisant appel d’abord aux compétences sur les dossiers.

La droite avec François Fillon a choisi l’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, celui qui agissait sous sa coupe. Il voudrait aujourd’hui apparaître comme un décideur, capable de conduire une révolution libérale, quitte à faire mal. Est-ce crédible ? Est-ce la bonne voie pour notre pays ?

L’extrême droite avec Marine Le Pen a choisi la fille de … qui après avoir tué le père voudrait donner une image plus patriote d’un parti xénophobe et nationaliste. Est-ce une solution face aux enjeux ? Est-ce bon pour la France ?

La gauche doit faire le choix d’un homme d’Etat pour la France. Manuel Valls a cette dimension. Il lui faut maintenant donner une vision claire, s’entourer, écouter, et surtout à l’opposé de ses concurrents refuser la bataille des clans pour se consacrer seulement aux défis à relever pour la France.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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