Publié le 29 Janvier 2017

Nous avons vécu aujourd'hui une belle journée pour la grande famille de la Gauche avec les socialistes, les écologistes et les radicaux de gauche. Nous avons voté pour choisir démocratiquement l'homme et sa dynamique qui portera notre voix pour l'élection présidentielle.
Aucun autre candidat n'a ce soir la légitimité aussi forte que celle qu'apporte le vote du peuple. Benoît Hamon dispose d'une légitimé réelle, concrète bien plus forte que n'importe quel sondage.


Le peuple de gauche s'est exprimé et a donné à Benoît Hamon une belle victoire pour une belle alliance de la gauche. Il faut l'en féliciter. Il a réussi à créer une dynamique dans cette campagne utile pour notre famille politique.


Il faut aussi félicité le combat mené par Manuel Valls qui a porté dans cette élection le bilan d'un gouvernement. Demain j'en suis persuadé, le bilan sera mieux évalué an prenant en compte la situation difficile dans laquelle il a gouverné. C'est un homme d'Etat nous avons besoin de lui, de son expérience, de son engagement, de son sens des responsabilités.


Peuple de gauche, nous entrons maintenant dans une autre élection puisqu'il va falloir parler à l'ensemble des Françaises et des Français. Une nouvelle dynamique doit être lancée.
Les approches proposées ce soir trop fortement vers Jean-Luc Mélenchon ne sont pas à la hauteur de l'enjeu.
C'est à l'ensemble des Françaises et des Français qu'il faut s'adresser. On ne peut pas faire rêver en se plongeant déjà dans des règlements d'appareils politiques.


Benoît Hamon doit maintenant penser à la France, au peuple de France, et pas seulement à un courant politique. C'est ce qui va être le plus difficile : se détacher d'une simple appartenance pour construire quelque chose de bien plus grand pour parler à la France, pour incarner un peuple.

S'il a cette volonté pour toute la gauche et au-delà, s'il veut construire ce projet d'avenir pour le pays, il peut compter sur tout mon soutien.


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 27 Janvier 2017

La gauche de gouvernement ne s'est pas suffisamment mobilisée lors du Premier tour des Primaires. Au contraire, Benoît Hamon a réussi à convaincre la gauche contestataire de voter en nombre dans un "tout sauf Valls" autant absurde que destructeur pour l'avenir de la gauche.
La gauche de gouvernement peut faire largement la différence lors du Second tour ce dimanche, car elle est bien plus nombreuse.


Le dernier débat entre les deux candidats, mercredi dernier, a permis de clarifier les deux projets entre Hamon et Valls avec leurs différences essentielles. On peut ainsi notamment opposer :
- Le projet irréaliste de Benoît Hamon dépensant sans compter pour répondre à toutes les demandes sans arbitrage. Face au projet de  Manuel Valls, conscient de la réalité du pouvoir, proposant avec réalisme en maîtrisant les dépenses.
- Le projet de Benoît Hamon acceptant de laisser filer la dette de la France, ce qui mettrait la France à la merci de la finance mondiale. Face au projet de Manuel Valls proposant de maîtriser la dette pour ne pas hypothéquer l'avenir de la jeunesse et pour éviter la dépendance des milieux financiers.
- Le projet de Benoît Hamon remettant en cause la valeur travail en s'appuyant sur quelques études partielles sur la fin du travail dans un avenir lointain. Face au projet de Manuel Valls investissant dans la création, l'innovation des entreprises pour répondre aux nouveaux défis économique et écologique, pour sortir d'un chômage de masse.

Les difficultés actuelles de François Fillon, le manque de connaissance du projet de Macron tout jeune candidat encore porté par la nouveauté, la campagne est loin d'être finie .... elle ne fait que commencer.

N'enterrons pas la gauche de gouvernement. Elle peut être très utile à notre pays.
Dimanche, mobilisons-nous !
Votons à notre tour pour Manuel VALLS !


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 25 Janvier 2017

Un candidat de gauche est nécessaire dans la campagne présidentielle pour défendre le sens de l'Etat. Face aux attaques de la droite de plus en plus libérale, face à la montée de l'individualisme, du chacun pour soi, où il faudrait être milliardaire pour avoir réussi, la gauche est utile pour donner le sens du vivre ensemble. 

A l'heure où l'on voudrait supprimer des fonctionnaires alors que les besoins de santé, d'éducation et de sécurité sont importants, la gauche c'est la défense d'une société où l'on pense aussi aux autres.

De quel Etat parle t-on ?
L'Etat social pour redistribuer, aider et donner l'accès à l'école et à la formation. 
L'Etat créatif et impulseur pour préparer l'avenir en soutenant l'initiative, la culture, les associations, les entreprises, l'innovation et la transition énergétique.
L'Etat laïque pour donner à chacun le droit à l'expression et la liberté de croire ou de ne pas croire dans le respect des autres.
L'Etat progressiste pour assurer de nouveaux droits et permettre l'égalité femme/homme.
L'Etat ce n'est pas seulement un pouvoir mais un sens du collectif au service de chacun. L'Etat ne peut pas tout mais il peut soutenir... regardons bien ... notre société grâce aux combats de la gauche est plus humaine même s'il reste encore à faire.

Ces combats ne sont pas derrière nous, ils sont toujours d'actualité.
Alors qui parmi les candidats représente avec le plus de conviction et de volonté ce sens de l'Etat ? Qui est prêt à continuer le combat ?

La gauche de contestation s'est mobilisée au premier tour des Primaires pour placer en tête Benoît Hamon. Elle se perd dans des projets irréalistes et en oublie le sens de l'Etat. Pourtant la gauche de gouvernement est plus que jamais nécessaire dans cette campagne présidentielle. Elle n'a pas été suffisamment soutenue au premier tour.

Manuel Valls porte ce sens de la gauche. Il convient de le soutenir. Mobilisons-nous !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 24 Janvier 2017

Ne soyons pas dupe d'un coup de communication pour métamorphoser Benoît Hamon d'un ardent frondeur en un doux agneau dans cette campagne des Primaires ...

Tout est stratégique, jusqu'à l'annonce de quelques mesures phares de renouveau, quelques accessoires indispensables dans la transformation du personnage.
Pour faire "jeune", pour "mieux passer", il fallait rompre avec l'image du démolisseur !

Benoît Hamon et son équipe ont été durant le quinquennat parmi les principaux organisateurs des attaques systématiques contre François Hollande et ses gouvernements. Leurs attaques brutales ont favorisé le doute puis la remise en cause.
Faut-il rappeler ce que déclarait dès 2013, Pascal Cherki, député frondeur, le bras droit de Benoît Hamon ?
Quelques mois seulement après la prise de fonction de François Hollande, Manuel Valls n'était pas encore Premier ministre ... mais déjà les casseurs agissaient, dans leur sale besogne, sur la scène publique :
"Quand on est président de la France, on n'est pas conseiller général d'un canton" Pascal Cherki, 2013.

Avec la période Valls, les attaques prendront encore plus de force, tout sera permis pour dézinguer l'autorité de l'Etat, obligeant le Premier ministre à faire preuve de plus d'autorité pour faire passer les réformes voulues par le Président de la République afin de relancer l'activité économique. Les frondeurs deviennent alors les pires ennemis du gouvernement socialiste.
Les sourires d'aujourd'hui dans cette campagne ne peuvent pas faire oublier les agissements d'hier.

Non Benoît Hamon ne représente pas une gauche moderne mais en fait très archaïque dans ses modes de pensée. Je me souviens, lors de la campagne de Ségolène Royal en 2007, des attaques lancées déjà par ce camp pour déstabiliser la candidate. Ils n'étaient pas à l'époque les soutiens d'une politique plus démocratique et écologique mais refusaient même que ces thèmes soient abordés dans la campagne ... cela ne faisait pas socialiste !

Non Benoît Hamon, s'il a des qualités d'un meneur,  n'est pas un doux agneau mais un apparatchik de parti habile dans les manœuvres et les stratégies de campagne.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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