Publié le 29 Mars 2017

Emmanuel Macron n’est pas le candidat du parti socialiste, mais le candidat de la majorité des socialistes qui voteront pour lui dès le premier tour, le dimanche 23 avril prochain. Il rassemble aujourd’hui des femmes et des hommes de la gauche et de la droite modérées pour réponde aux défis de notre temps. C’est une démarche nouvelle qui peut nous permettre de relancer l’Europe, de répondre à la mondialisation, et de mener une politique progressiste.

 

Ce vote est un choix de responsabilité dans le contexte politique, avec le risque d’un deuxième tour qui opposerait Marine le Pen à François Fillon, un choix inacceptable pour les socialistes.

La stratégie du candidat Benoît Hamon, conduit à l’échec. Il n’est pas en capacité aujourd’hui d’empêcher un deuxième tour entre une droite immorale et une extrême droite. C’est sa responsabilité qu’il doit assumer.

Emmanuel Macron par la dynamique qu’il a su créer, est aujourd’hui le candidat qui peut nous éviter de se retrouver face à ce choix.

 

La candidate de l’extrême droite et le candidat de la droite républicaine sont une réelle menace. Malgré ce qu’ils représentent, ils ont la capacité d’être au deuxième tour.

Le risque est donc grand de se retrouver le 23 avril à devoir voter pour Fillon afin d’éliminer l’extrême droite. Ce choix, les socialistes ne le veulent pas. Il faut donc être responsable dès le premier tour. L’enjeu n’est pas de sauver un parti mais de penser d’abord à la France. Si le PS continue à défendre son candidat dans une logique partisane, il faut aux socialistes défendre d’abord la République.

 

Ce choix du vote des socialistes pour Emmanuel Macron dès le premier tour, impose une refondation du Parti Socialiste. Il nous faut en effet, pour peser sur les choix politiques, bâtir un parti de gauche clairement social, réformiste et progressiste.

Depuis Jean Jaurès, les socialistes, contre une minorité, ont fait le choix d’assumer la responsabilité du pouvoir. Or, on a vu, avec les frondeurs, combien il était difficile de gouverner lorsque dans son propre parti une minorité s’oppose aux décisions affaiblissant le pouvoir socialiste.

 

Gouverner c’est accepter l’équilibre entre la production de richesses et la distribution pour une société plus juste. On ne peut pas se contenter avec démagogie de faire croire au peuple qu’on pourra seulement distribuer, que la dette est toujours possible et qu’on pourrait l’annuler. Gouverner réclame de la crédibilité et un sens des responsabilités.

Socialiste, c’est avoir cette indignation au cœur de soi, pour refuser un monde brutal, d’exploitation de l’homme par l’homme. C’est être attaché à cette idée de justice, de protection des plus faibles. C’est considéré que l’Etat, représentant le peuple, doit jouer un rôle pour l’humanité.

 

Je vote Emmanuel Macron et je suis socialiste !

 

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0

Publié le 27 Mars 2017

Emmanuel Macron rassemble de plus en plus de femmes et d’hommes venus d’horizons politiques différents. Il porte une réelle dynamique que l’on retrouve dans les sondages d’opinion et il inquiète de ce fait les candidats des partis traditionnels qui en font leur principal adversaire. 

Cette dynamique repose sur une adéquation entre les attentes de la société française et ce qu’apporte  Emmanuel Macron dans la vie politique. Ce sont ses quatre atouts pour la victoire :

1- La classe politique française d’en haut ne s’est pas suffisamment renouvelée. Avec le cumul des mandats dans le temps et dans les fonctions, on a l’impression de voir toujours les mêmes têtes dans les plus hautes sphères de l’Etat. Surtout, trop de copinages, de clientélismes et de privilèges ordinaires dégradent l’image de cette classe politique.

Or, Emmanuel Macron, âgé de 39 ans, incarne mieux que quiconque ce renouvellement dans les plus hautes sphères de l’Etat. C’est d’ailleurs en cela une forme de révolution. Il apporte un vent de jeunesse pour des institutions qui peuvent apparaître un peu poussiéreuses.

 

2- Les partis politiques traditionnels n’ont pas su suffisamment se rénover dans leur mode de fonctionnement pour faire vivre la démocratie dans la société contemporaine. Ils apparaissent essentiellement comme des appareils de conquête du pouvoir, insuffisamment ouverts sur la société, concentrés sur des batailles internes dans des postures idéologiques.

Or, Emmanuel Macron n’est pas entré dans des jeux d’appareils puisqu’il a fondé son propre mouvement. C’était un risque compte tenu de l’ancrage de ces partis traditionnels. Au final il réussit à s’imposer sans combinaisons politiciennes.  

 

3- Les orientations idéologiques défendues par les partis traditionnels semblent de plus en plus difficiles à cerner. Sur les grandes orientations, les divisions internes brouillent les enjeux. Que ce soient sur la question de l’Europe ou sur les politiques économiques dans la mondialisation, les divisions internes sont fortes et rendent difficiles l’exercice du pouvoir.

Or, Emmanuel Macron en créant une nouvelle force politique, propose une ligne claire reposant sur quatre piliers : une Europe recentrée, une politique économique offensive dans la mondialisation, une protection sociale et un progressisme sur les questions de société.  

 

4- L’extrême droite représente un réel danger aujourd’hui. Elle n’a jamais été aussi forte dans les élections locales et dans les sondages d’opinion. Elle cible trois boucs émissaires : l’étranger, l’Europe et la mondialisation. C’est un programme clairement nationaliste de fermeture des frontières.

Or, Emmanuel Macron par son programme offre une politique clairement différente. On n’est pas dans une contestation morale, mais bien entre deux choix politiques. Contre la fermeture, le leader d’En Marche porte une idée de la France ouverte sur le Monde.

 

Le monde a changé, on entre dans un autre siècle. Les vieux clivages et les pratiques politiques anciennes sont bousculés. Il faut répondre aux défis de ce XXIè.s., avec réalisme et tempérance. Emmanuel Macron propose pour cela une nouvelle offre politique. Elle impose de sortir d’un certain conformisme pour mieux appréhender notre monde d’aujourd’hui avec toutes les opportunités qu’il offre. Ne nous fermons pas, ce n’est pas cela la France. N’ayons pas peur, notre chez nous n’est pas une forteresse moyenâgeuse. Notre chez nous sait vivre dans le monde.  

 

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0

Publié le 24 Mars 2017

Une campagne présidentielle se prépare. Certes Benoît Hamon ne devait pas se trouver à cette place, mais inutile de chercher un bouc émissaire, inutile d’insulter les femmes et les hommes qui ne le suivent pas de « traître », le candidat est responsable de la situation actuelle. Il a commis en effet quatre erreurs successives qui l’ont mis échec et mat, dans cette campagne.

1/ Quand on veut représenter sa famille politique, lors d’une élection présidentielle, on ne commence pas par la diviser.

Or, Benoît Hamon a été l’un des principaux animateurs du courant des frondeurs contre le Président de la République et ses gouvernements. Ce courant a mené une opposition systématique qui a affaibli l’image d’autorité du Président. Il a donc divisé sa famille politique sur un mobile plutôt contestable, alors que François Hollande menait une politique de soutien aux entreprises, donc à l’activité économique, pour lutter contre le chômage de masse.

 

2/ Un candidat à la présidentielle ne doit pas apparaître comme un chef de parti mais comme un représentant crédible capable de gouverner la France.

Or, après sa victoire aux Primaires de la Belle alliance, au lieu de s’adresser aux Françaises et aux Français, Benoît Hamon est entré dans des manœuvres politiques au grand jour avec les représentants des partis politiques de gauche. Il est alors apparu comme un homme d'appareil. Trop sûr de lui, il a finalement échoué dans la constitution de cette alliance, montrant en cela son manque de stature pour constituer une majorité de gouvernement.

 

3/ Un programme présidentiel s’adresse au plus grand nombre et doit apparaître crédible pour gouverner.

Or, pour remporter la Primaire, Benoît Hamon a joué la carte de la nouveauté en portant des propositions innovantes avec un discours très à gauche. Après sa victoire, surpris et fort de son succès, le candidat n’a pas retravaillé ce programme avec sa famille politique. Il est même entré dans une surenchère de promesses de dépenses, affirmant que la dette du pays n’était pas le problème et laissant la question essentielle du chômage de côté. Le programme du candidat est alors apparu, chaque jour un peu plus, comme irréaliste.

 

4/ Un candidat de gauche ne doit pas oublier son adversaire politique principal.

Or, lors du premier débat entre les cinq principaux candidats, Benoît Hamon a préparé une attaque ciblée contre le candidat Emmanuel Macron, le désignant ainsi comme son principal adversaire. Il a oublié de ce fait l’inquiétude principale du peuple de gauche : le risque de l’extrême droite. Plutôt que de rechercher des arguments contre la candidate du populisme et du racisme, il a mené une attaque politicienne. En cela, il a renforcé le choix du vote utile, puisqu’il ne s’est pas positionné comme le principal adversaire du FN.

 

Ces erreurs font de Benoît Hamon le responsable de la situation actuelle, inutile de chercher des coupables. Une grande partie des militants, des sympathisants, des élus socialistes ne se retrouvent pas dans le programme et la stratégie du candidat. Une situation d’autant plus grave qu’elle affaiblit le Parti socialiste, le principal parti de la gauche de gouvernement, une situation mal vécue par les militantes et les militants socialistes divisés dans une campagne pourtant essentielle.

 

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0

Publié le 20 Mars 2017

L’élection de 2012 fut une belle victoire pour le socialiste François Hollande, avec le rassemblement de toute la famille socialiste et des partis de gauche. Après cinq années de Nicolas Sarkozy, il incarnait cette volonté de changement.

 

Mais, la confrontation des socialistes à l’exercice du pouvoir va entraîner rapidement des questionnements, des incompréhensions, des tensions, et finalement des divisions.

Les socialistes en France sont en effet toujours tiraillés entre deux volontés : celle de changer la société contre le système capitaliste et celle de gouverner pour ne pas rester un parti de contestation.

Déjà, en mai 1936, avec le Front populaire, Léon Blum déclarait au Conseil national : « nous agirons à l’intérieur du régime actuel, de ce même régime dont nous avons montré les contradictions et les iniquités au cours de notre campagne électorale. C’est cela l’objet de notre expérience »

François Hollande, en prenant la Présidence de la République, avait la volonté de s’attaquer en priorité à l’un des fléaux de notre monde moderne : le chômage de masse. Or la situation qu’il trouve en arrivant à l’Elysée est mauvaise. Les plans sociaux se succèdent. Le chômage risque encore de s’aggraver. Dans ce contexte, le socialiste va décider de prendre les mesures pour sauver l’appareil économique français, en aidant les entreprises à retrouver des marges.

Débute alors la terrible guerre des gauches … les partis plus extrêmes, une nouvelle fois, voient le socialiste qui gouverne comme un traitre à la solde du monde de l’argent. Mais cette guerre des gauches ne s’arrête pas là. Au sein du Parti Socialiste, « l’aile gauche » se lance dans une attaque virulente : c’est la fronde.

Le choix économique de François Hollande était difficile mais nécessaire, il fallait convaincre. Mais au lieu d’être soutenu, il va être fragilisé par une partie de sa propre famille politique dans une guerre interne suicidaire.

 

De cet exercice du pouvoir, les socialistes ressortent plus que jamais divisés et affaiblis.

Le candidat socialiste pour l’élection présidentielle, Benoît Hamon, appartient justement à cette aile gauche des frondeurs qui a refusé d’assumer la réalité de l’exercice du pouvoir dans un système mondialisé. Les solutions qu’il propose dans cette campagne s’avèrent peu crédibles. La question du chômage n’est pas traitée directement. Il s’agit plutôt de revenir à une utopie. Il ne réussit pas à unir les socialistes sur son programme, ni les partis de gauche d’ailleurs. Les sondages d’opinion sont au plus bas. François Hollande n’est-il pas le dernier Président de la République socialiste ?

Si l’exercice du pouvoir dans une économie ouverte se solde finalement à chaque fois par une division entre réalistes et utopistes, est-ce vraiment possible de continuer ainsi ?

 

Ne faut-il pas constituer une force politique nouvelle de rassemblement sur la volonté claire d’assumer la réalité du pouvoir dans le système mondial avec toujours chevillé au corps l’engagement en faveur de la justice, de l’égalité des droits et des chances ?

C’est la voie choisie aujourd’hui par Emmanuel Macron qui a compris qu’on ne pourrait rien construire avec un parti aussi divisé, en tout cas pas une force de gouvernement. Pour bâtir cette nouvelle force, il a engagé la création d’un nouveau mouvement politique avec la détermination de renouvellement : En Marche.

 

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0