Publié le 26 Avril 2017

Le duel de ce jour est étonnant, les commentateurs saluaient le coup de com. de Marine Le Pen au matin, mais …. mais au final, les choses ne se sont pas déroulées tout à fait comme cela …

 

La journée commence par une rencontre entre un candidat à l’élection présidentielle et des représentants syndicaux à Amiens, mais progressivement la journée va devenir une bataille ouvrière, lancée par la candidate de l’extrême droite Marine le Pen au candidat de la France républicaine.

 

Emmanuel Macron est venu ce matin à Amiens pour rencontrer et échanger avec l’intersyndicale sur le douloureux dossier de la fermeture du site par Whirlpool … De son côté, Marine Le Pen comprend l’intérêt qu’elle pourrait trouver de cette visite, pour opposer deux images dans une campagne de com. Avec ses troupes partisanes, sans prévenir, la voilà se rendant sur le site d’Amiens pour rencontrer directement les ouvriers face à un Emmanuel Macron enfermé dans un salon avec des représentants syndicaux. Le contraste est saisissant, Marine Le Pen peut se donner l’image de la candidate des ouvriers …

 

Accueillie par des « Marine présidente ! », la candidate d’extrême droite peut facilement développer son argumentaire démagogique en faveur des ouvriers. On nationalisera votre entreprise, on augmentera les salaires, on sortira de l’Europe, on s’attaquera aux puissants de la mondialisation qui viennent détruire vos emplois … Les promesses coulent à flot et sans vergogne la candidate tout sourire multiple les selfies sur le dos de la souffrance ouvrière … tout est bon pour engranger des voix. La voilà toute victorieuse, le coup de com. a bien fonctionné … et dans la poche le vote ouvrier. Elle a gagné la bataille ouvrière.

 

Mais Emmanuel Macron n’a pas dit son dernier mot. L’image est trop caricaturale, pas question d’abandonner les ouvriers à l’extrême droite. Les ouvriers veulent le voir, alors allons-y !

La presse arrive en masse, ça va être un massacre. Ceux qui considèrent Emmanuel Macron comme un simple candidat de façade médiatique se frottent les mains … la bataille est de loin perdue … même la gauche l’a abandonnée.

 

Les sifflets des partisans de Marine Le Pen fusent, c’est la cohue … ça se bouscule … les commentateurs annoncent déjà la défaite du candidat d’En Marche… personne ne parierait sur sa peau… Mais tout va très vite s’inverser … ce candidat qu’on voulait voir coincé dans les salons parisiens, écarte les journalistes, prend les ouvriers au mot … je veux vous parler !

Malgré l’indescriptible bousculade, une rencontre s’organise sur le parking, les journalistes sont repoussés. Le dialogue n’est pas facile, mais le candidat est décidé, il veut expliquer ce qu’il veut faire, pourquoi il s’est engagé en politique. Il prend le micro, dégage les propositions démagogiques, les formules magiques, la poudre à perlimpinpin de son adversaire. Il veut convaincre, expliquer sa politique. Le climat s’apaise, l’échange a lieu. Il montre ses tripes, sans doute n’a-t-il pas convaincu tous les ouvriers mais il leur a montré qu’il n’était pas leur adversaire parce que c’est pour eux aussi qu’il s’est engagé.

 

Emmanuel Macron a montré clairement aujourd’hui ce qu’il avait dans le ventre pour diriger un Etat et mener les réformes pour le pays. Il n’a pas abandonné les ouvriers à l’extrême droite !

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 24 Avril 2017

Le premier objectif du Parti Socialiste : c’est de mettre toutes ses forces dans la campagne qui s’ouvre pour faire battre largement l’extrême droite. Nous devons tout faire pour infliger à Marine Le Pen le score le plus bas possible. Cette bataille c’est la nôtre, c’est la bataille de toute la gauche, en s’opposant aux orientations de ce parti.

La xénophobie, la haine de l’Europe, la sortie de l’euro, les valeurs que portent la famille Le Pen ne sont pas les valeurs de la France. Etre patriote c’est voter contre le FN ! Cette campagne nous devons la mener sur le terrain.

Le second objectif du Parti Socialiste doit être de définir maintenant et clairement sa ligne politique. Avec 6% des voix, la ligne choisie par Benoît Hamon a conduit le parti à la déroute.  

Nous avons aujourd’hui trois voies possibles :

1 – Continuer à fermer les yeux et faire croire que nous pouvons encore conserver une alliance de façade pour se distribuer des postes, mais être totalement en désaccord sur la ligne politique à suivre. Quelle sera alors la politique du Parti socialiste dans une majorité avec Emmanuel Macron ? Devrons-nous à nouveau subir la politique destructrice d’une partie d’entre nous : les frondeurs ? Le Parti montrera-t-il encore l’image de sa division, de son incapacité à faire des choix clairs, avec une partie qui soutiendra et l’autre qui s’opposera. Pour moi c’est NON !

2 – Donner le Parti Socialiste à l’équipe de Benoît Hamon malgré le résultat catastrophique de sa ligne politique, et s’orienter vers une alliance avec Jean-Luc Mélenchon pour constituer une force politique de contestation d’un système mondial et de proposition d’une alternative. C’est une voie politique qui a un sens et qui est utile dans le débat politique. Mais c’est un choix clair à faire. C’est l’orientation portée aujourd’hui par la voix forte de Jean-Luc Mélenchon qui s’est imposé comme le leader de cette politique, mais ce n’est pas la mienne. Pour moi c’est NON !

3 – Refonder le Parti Socialiste pour clairement définir une et une seule orientation politique sur de grands axes : un parti de gouvernement acceptant le fonctionnement global de l’économie mais avec un part de régulation des Etats, un volontarisme pour porter la mutation écologique, une politique de justice sociale pour assurer la dignité au travail et le soutien aux plus démunis donc une part de redistribution, une politique d’éducation et de culture pour tous, un parti pro-européen et un parti progressiste. Là je dis OUI !

Si le Parti Socialiste ne fait pas le choix de son orientation maintenant, il ne survivra pas. La voie des frondeurs ne peut pas être celle du Parti Socialiste. L’heure du choix c’est maintenant ou jamais.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 21 Avril 2017

Limitons-nous à 5 bonnes raisons de voter dimanche pour Emmanuel Macron :

1 – Pour éviter d’entrer dans de nouvelles crises alors que le terrorisme frappe notre pays. La France a autre chose à faire que de provoquer une crise européenne. Nous avons, au contraire, besoin de favoriser les coopérations en Europe et même au-delà, pour démanteler les filières et intervenir à la source par des opérations militaires coordonnées dans une large alliance. La France ne doit pas s'isoler mais renforcer les alliances pour lutter efficacement contre le terrorisme.

2 – Pour dynamiser l’économie française tout en préservant notre politique sociale. Ce sont les entreprises, dans les nouveaux secteurs d’activité, qui créent les emplois. Il faut donc soutenir les créateurs, les entrepreneurs, l'investissement dans l'économie. Ce n’est pas en alourdissant la dette de l’Etat que nous trouverons une solution. Ce n’est pas non plus en cassant notre modèle social que nous réussirons. Nous avons besoin à la fois de croissance durable et de protection.

3 -  Pour mener une politique efficace en faveur de l’éducation, la formation, la culture. C’est le premier chantier que veut lancer Emmanuel Macron. C’est en effet la première chose qu’il convient de faire pour donner à chacun la possibilité de réussir dans la voie qu’il a choisie. Aucun territoire ne doit apparaître comme en retrait. Il faudra donc aider davantage les établissements scolaires qui en ont le plus besoin pour rétablir l’égalité des chances. Mieux nos enfants réussiront, plus notre pays sera fort.

4 – Pour le renouvellement de la vie politique française. Il ne s’agit pas de se lancer dans une reconstruction de nos institutions, celles-ci permettent d’ailleurs des lectures différentes. Ne perdons pas notre énergie pour rien. Il nous faut plutôt redonner force à notre démocratie en sortant d’appareils vieillissants, de clientélismes, de privilèges. C’est en ouvrant les portes et les fenêtres que nous pourrons aérer, rajeunir, et donner plus d’intégrité à notre vie politique.

5 – Pour éviter de se retrouver dimanche soir à devoir choisir entre François Fillon et Marine Le Pen. Comment accepter, pour éviter l’extrême droite au pouvoir et donc le retour au nationalisme, de voter pour un homme dont le programme  et la personnalité sont inacceptables ? Quelle image donnerions-nous si nous portions à la Présidence de la République une personne mise en examen pour enrichissement personnel et soutenue par les mouvements les plus réactionnaires ?

OUI, dimanche, je vote POUR EMMANUEL MACRON !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 20 Avril 2017

Si dimanche le vote confirme les sondages, ce sera la débâcle pour le Parti Socialiste, ce grand parti refondé par François Mitterrand pour gouverner sous la Vème République et permettre l’alternance démocratique.

Déjà, on entend en filigrane, dans les derniers discours de Benoît Hamon, la volonté de faire porter la responsabilité de cette débâcle sur François Hollande et sur les responsables socialistes qui ne l’ont pas suivi. Ce sont donc les autres qui seraient responsables de l’échec de sa campagne

Non, Benoît Hamon, vous êtes le premier responsable de la débâcle !

Responsable d’abord car vous avez mené une guerre de tranchées contre François Hollande. Au lieu de soutenir et d’expliquer pour convaincre, vous êtes responsable de l’affaiblissement du Président de la République dans l’opinion. Ce n’est pas facile de gouverner, il faut expliquer les politiques mises en place. Lorsqu’on est torpillé de l’intérieur, dans son propre camp, il est impossible de convaincre. Par ses attaques incessantes, Benoît Hamon aura surtout aidé Jean-Luc Mélenchon, en affichant la division des socialistes.

Responsable ensuite par les propositions démagogiques de votre campagne qui ne cadre pas avec ce que représente le Parti Socialiste, c’est-à-dire un parti de gouvernement. On ne peut pas se contenter, lorsqu’on est le candidat socialiste, de promesses insensées de dépenses dans tous les sens. Tout cela n’est pas crédible, les électrices et les électeurs ne sont pas dupes. Etre de gauche, ce n’est pas tomber dans la facilité en faisant croire que l’on pourrait gouverner sans règles budgétaires … laissons cela à l’extrême gauche.

Hamon n’est donc pas le candidat des socialistes, mais seulement d’un courant du Parti socialiste soutenu en masse lors des Primaires par les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui ne voteront pas pour lui à cette élection présidentielle.

Il n’y a pas pour cette élection présidentielle de candidat socialiste, c’est-à-dire un candidat avec le sérieux pour gouverner et portant l’espoir d’une vie meilleure.

François Hollande a su avec sérieux gouverner en menant des politiques courageuses pour sortir la France d’un chômage de masse, en aidant les entreprises tout en garantissant une politique sociale. C’est le programme de la droite de Fillon, l’adversaire des socialistes, de proposer de détruire notre protection sociale au nom de la loi du marché. Lorsque Hamon a associé la politique de François Hollande à celle de la droite, il est devenu l’adversaire des socialistes.

Mais, François Hollande n’aura pas pu donner l’espoir du changement, d’abord parce que les fruits de sa politique sont arrivés trop tard, ce sont ses successeurs qui en bénéficieront. Ensuite, parce qu’il aura connu le terrible drame des attaques terroristes nécessitant l’état d’urgence. Il était difficile dans ce contexte de guerre de porter un espoir. Lorsque Hamon a bataillé contre François Hollande et ses gouvernements, il a affaibli dans cette période douloureuse le Président de la République.

François Hollande aurait dû être soutenu par tous les socialistes. Hamon est donc entièrement responsable de la débâcle ! Il n’incarne pas aujourd’hui le socialisme car à cette part d’espoir que tout socialiste doit porter, son projet n’a pas le sérieux pour gouverner la France.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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