Publié le 22 Juin 2017

Si le Parti Socialiste compte s’en sortir en choisissant la facilité par une simple opposition systématique, caricaturale et politicienne, il ne servira à rien.

Ce qu’on attend maintenant, c’est un réel travail de fond. Le P.S doit réfléchir sérieusement notamment sur une politique économique crédible à proposer au pays. C’est ce qui nous a le plus manqué.

Lors du quinquennat de François Hollande, l’affrontement au sein du P.S sur la place publique a été mortifère et nous a conduit à la déroute. Il faut maintenant être sérieux, réfléchir, travailler, s’écouter pour proposer. Pas de démagogie, pas de posture mais il nous faut un projet crédible.

Nous ne pourrons pas retrouver une crédibilité si nous pensons :

. Que l'on peut gagner les prochaines élections en se proclamant "de gauche contre la droite" sans avoir de projet à proposer.

. Que l’on peut convaincre sur un programme proposant d’accroître toujours un peu plus la dette du pays.

. Que l’on peut défendre l’idée que le seul protectionnisme nous sortira d’affaire dans la mondialisation.  

L’effondrement lors de la campagne présidentielle du candidat socialiste, alors qu’il bénéficiait suite aux Primaires d’une remontée dans les sondages, s’explique avant tout, lors de sa campagne, par l’absence de crédibilité du candidat pour la fonction présidentielle et par son programme parfois innovant mais jugé peu sérieux car non financé.

Le socialisme de gouvernement peut renaître. Je ne crois pas du tout à sa mort. Mais pour cela, il faut oublier les batailles de postes, les conflits entre courants, les guerres idéologiques estudiantines, les postures politiciennes, pour se mettre au travail !

J’appelle tous nos élus à prendre conscience que nous pouvons être utiles au pays, mais cela n’est pas possible en prenant le chemin de la facilité : d’une opposition sans lendemain. Nous avons besoin de porter un projet crédible d’un socialisme de gouvernement.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 20 Juin 2017

Le Premier ministre, Edouard Philippe, est intervenu ce matin sur BFMTV suite à sa reconduction dans sa fonction. Il a été notamment interrogé précisément par Jean-Jacques Bourdin sur la réforme du code du travail.

Sur cette réforme, il a très clairement expliqué sa politique.

Il faut d’abord bien replacer cette réforme dans la volonté du Président de la République de s’attaquer au chômage de masse en aidant davantage les entreprises et donc les salariés à trouver du travail.

Le Premier ministre a rappelé l’importance des débats et des échanges. Les ordonnances permettront une plus rapide mise en application mais cela n’enlèvera pas l’importance du dialogue social et du travail parlementaire. Plusieurs rencontres sont prévues avec les syndicats avec une volonté réelle de concertation. C’est un point essentiel. Ensuite les parlementaires interviendront dans le débat d’abord lors de la loi d’habilitation fixant le domaine et la durée où le gouvernement pourra prendre des ordonnances, ensuite avec la loi de ratification.

Edouard Philippe a bien sûr, en accord avec le Président de la République, l’idée des décisions à prendre mais il veut passer d’abord par le dialogue social. C’est par l’échange, l’écoute mutuelle, la volonté d’être constructif pour le pays qu’il faut travailler pour avancer.

On voit en effet très clairement dans cette intervention toute la négociation qui s’ouvre dans le sens de l’intérêt général. Il s’agit de réfléchir sérieusement à ce qui doit rester un accord de branche et ce qui mérite d’être défini au niveau des entreprises. C’est le souci du Premier ministre d’être vigilant sur le bon cadre pour servir les entreprises et maintenir la sécurité pour les salariés.

Certains courants extrêmes considéreront qu’il ne faut rien changer … Pour réduire le chômage, ils proposent d’accroître toujours plus le déficit et les impôts. Ces solutions proposées sont minoritaires dans le pays !  Ils vont tenter de faire de l’obstruction, c’est leur affaire.

Les socialistes doivent au contraire conduire un débat sérieux et rechercher, comme le veut le gouvernement, un juste équilibre sur la réforme du code du travail. Pas d’obstruction donc, pas de simplification, pas de démagogie mais un travail rigoureux, c’est ce dont nous avons besoin avec un rapporteur à l’assemblée pour éclairer clairement la parole des socialistes réformistes.

 

Philippe Allard

 

Extrait de cette intervention :

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/edouard-philippe-ca-m-arrive-d-avoir-un-avis-956577.html

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 13 Juin 2017

Ségolène Royal était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV à 8h30 ce matin.

 

A entendre cette femme politique, il n’y a pas photo : elle est toujours n°1. Elle incarne un engagement à gauche : dans ses valeurs, dans son sens de l’époque et dans sa conception de faire de la politique.

 

1- Ségolène Royal a rappelé dans son intervention ce matin l’origine du socialisme dans les luttes ouvrières du XIXè.s. C’est de cette histoire que sont nées les valeurs de cette pensée politique toujours forte avec son humaniste, sa recherche de justice. C’est cela l’importance du socialisme, qui fait qu’il ne peut pas disparaître, qu’il n’est pas attaché à une période ou au fonctionnement d’un parti politique, car ce sont avant tout des valeurs. C’est cela qui donne du sens à l’engagement et aux prises de décisions politiques. Il faut prendre de la hauteur pour comprendre ce qui nous pousse aujourd’hui encore, dans un moment différent, à se déclarer « socialiste » pour continuer à porter ces valeurs de justice dans la société, en les adaptant à une nouvelle époque.

 

2- Ségolène Royal ne fait pas partie des conservateurs de parti pour qui rien ne doit bouger, de ces orthodoxes d’une pensée figée qui ne pourrait pas s’adapter à son époque. C’est ce qui avait fait la dynamique de sa campagne de 2007, cette capacité à vouloir saisir son temps pour porter, avec les valeurs socialistes, un projet qui réponde aux besoins du présent. C’est d’ailleurs tout le sens de son engagement dans la transition énergétique, la défense de l’environnement et la biodiversité, pour notre planète, ce bien commun à préserver pour les prochaines générations. C’est sans doute la grande erreur des dirigeants du Parti Socialiste, enfermés dans leur conformisme, de ne pas avoir compris ce qu’elle pouvait apporter pour le socialisme maintenant.

 

3- Ségolène Royal n’est pas une femme de parti mais d’engagement pour agir avec ses valeurs socialistes. Elle dénote ainsi des cadres classiques des partis qui pensent d’abord l’engagement dans la vie d’un parti. Ouvrons les portes et les fenêtres, regardons ce qui se passe dehors et sachons répondre aux besoins réels. Sa conception de faire de la politique, n’est pas dans les combinaisons d’appareils entraînant des conflits, des luttes de pouvoir, comme on a malheureusement dû le subir durant le dernier quinquennat, entre des clans adverses. La politique doit se renouveler, casser les classiques alliances, s’ouvrir à la société civile, donner plus de place aux citoyens dans une démocratie plus participative. Elle a été en Marche bien avant l’heure et elle a fixé le cap.

 

Quelle sera sa place dans les semaines à venir ?

 

Le Parti Socialiste a voulu un temps la mettre de côté car elle portait trop de nouveauté d’un coup … On connaît la suite et la situation aujourd’hui de ce parti faute de n’avoir pas su se renouveler, d’être demeuré dans des batailles internes interminables et sans avenir.

 

Que l’on ne fasse pas la même erreur aujourd’hui. Ségolène Royal c’est une éclaireuse dont nous avons besoin pour avancer.

 

Philippe Allard

 

Lien pour voir ou revoir l'émission :

 

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/segolene-royal-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-954243.html

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 12 Juin 2017

Si j’ai soutenu la République en Marche, lors de ce premier tour de l’élection législative, c’est comme pour de très nombreux françaises et français, parce que je veux une majorité claire pour donner au Président de la République les moyens d’agir.

Pour autant, je reste persuadé que nous avons besoin de reconstruire une gauche responsable, ouverte sur le monde, une gauche de gouvernement.

Lors du quinquennat de François Hollande, nous avons subi le travail de sape des frondeurs. Conséquence, le Parti Socialiste, déchiré par ses luttes internes, n’était pas en capacité de jouer son rôle de soutien et d’explication de la politique menée pour la France. La volonté notamment du Président Hollande de s’attaquer au chômage de masse en soutenant les entreprises dans la mondialisation a connu les foudres d’une frange du P.S demeurée dans un ordre passé du monde.

Il n’est plus possible de maintenir une force politique avec des orientations contradictoires. Sans politique claire à proposer au pays, le Parti Socialiste ne peut se relever.

Il nous faut donc rebâtir la gauche de gouvernement. Cette gauche est née en 1789, c’est une gauche libre ! Elle s’est ensuite nourrie de ses combats pour représenter aujourd’hui une ligne idéologique claire reposant sur quatre piliers :

La liberté d’abord contre le pouvoir absolu d’un Etat, il ne faut jamais oublier le premier acte de la gauche. Cette liberté est politique, économique et sociétale. Politique avec la démocratie, économique avec la libre entreprise et sociétale pour permettre à chaque femme et chaque homme de vivre libre.

La justice sociale ensuite avec le socialisme contre l’exploitation ouvrière du XIXè.s, c’est un combat toujours d’actualité. Il ne peut pas y avoir de société harmonieuse et de progrès si on accepte l’exploitation de l’Homme par l’Homme. D’où l’importance des lois sociales pour garantir une société juste et humaine.

L’Europe construite après-guerre pour assurer la paix sur le continent en rapprochant les peuples, elle ne serait plus aujourd’hui un idéal car elle ne protègerait pas les plus faibles. Pourtant, plus que jamais, nous avons besoin de ce pôle de stabilité et de progrès dans un monde fragile.

L’écologie c’est le combat pour l’humanité. Nous avons en effet besoin de volontarisme pour avancer sans brusquer. Sauver la biodiversité, progresser dans la transition énergétique, combattre les menaces sur l’air, l’eau et le sous-sol, ce désir d’avenir est à partager.

Forte de ses convictions, la gauche de gouvernement doit se rassembler et se mettre au travail pour répondre aux enjeux de notre temps.

Ce goût de la liberté, nous en avons besoin dans notre idéal de la gauche. C’est ce qui fait vivre côte à côte dans notre société, avec la laïcité, celles et ceux qui ont une religion ou qui n’en ont pas. C’est ce qui permet à tous, peu importe l’orientation sexuelle, d’être respectés. C’est ce qui permet l’initiative, la créativité, le progrès. Ce sont toutes ces associations pour mettre de l’humain dans la vie quotidienne.

La gauche libre c’est ce que nous devons réinventer maintenant, c’est que nous devons construire ensemble pour porter notre projet de société au-delà d’un gouvernement ou d’une législature. C’est un projet de vie en commun respectueux de tous. C’est un idéal.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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