Publié le 3 Juillet 2017

Je suis juste socialiste. Je défends une société dans laquelle le progrès puisse être accessible à tous. Cette idée d’égalité est fondamentale, l’égalité des chances, l’égalité de l’accès à des services publics qui permettent à tous le droit à l’école, à la santé, à la justice, à la culture, à la solidarité, à la protection de la personne, à la liberté. Je ne crois pas que la réussite matérielle soit l’essentiel dans la vie, nous avons, avant tout, besoin d’humanité. On ne peut que mal vivre dans une société où les uns ont tout et les autres n’ont rien. Je suis progressiste. La loi doit en effet évoluer avec la société, comme ont pu le permettre le droit à l’avortement, l’abolition de la peine de mort, le Pacs ou le mariage pour tous. Je suis pour la protection de l’environnement.

Socialiste, lors des dernières élections, j’ai apporté mon soutien à l’élection d’Emmanuel Macron. Je ne suis pas anticapitaliste. Une grande partie de notre économie est portée par des entreprises privées, petites ou grandes. Dans l’économie mondialisée, ces entreprises doivent être soutenues, dans un cadre régulé. La priorité aujourd’hui pour un socialiste, c’est en effet de résoudre le problème social majeur du chômage de masse. C’est pourquoi, j’ai soutenu la mutation de notre pensée économique de gauche voulue par le Président Hollande, pour une gauche réaliste dans un monde ouvert. Je suis également profondément européen, dans un monde instable, nous devons davantage nous unir. L’Europe porte un modèle de société démocratique et social. Nos différences sont bien moins grandes que ce qui nous unit pour défendre la paix et l’Humanité.

Je soutiens aujourd’hui la refondation de la gauche de gouvernement, parce que nous portons avec le socialisme une conception de la société qui me semble juste et humaine. Le parti socialiste est mon parti. Je me suis battu au fil des congrès, sans réussir, pour réformer son mode de fonctionnement usé par des luttes internes et des batailles de pouvoir. Va-t-on réussir maintenant, après son effondrement, à le reconstruire sur de nouvelles bases ? La dernière réunion du Conseil national du Parti n’inaugure rien de bon. Il n’y a rien de nouveau, mais un enfermement dans une structure du passé pour affirmer une volonté d’opposition, une prise de position politicienne pour tenter encore d’exister. C’est tout le contraire qu’il faut faire. Il ne s’agit pas de s’opposer pour s’opposer. Il nous faut d’abord adopter une ligne politique claire humaniste, sociale, progressiste, européenne. Surtout nous avons besoin de repenser une politique économique crédible dans une économie ouverte.

Quel leader pour porter aujourd’hui cette refondation de la gauche de gouvernement ? Mais avons-nous besoin d’un leader pour nous mettre au travail et reconstruire ? C’est en nous mettant maintenant à l’ouvrage, qu’émergeront les nouvelles voix fortes pour affirmer une volonté politique commune.

Alors ne laissons pas l’appareil du parti refermer la porte. Au contraire, ouvrons les portes et les fenêtres …  Bâtissons, avec toutes celles et tous ceux qui le veulent, l’Usine du socialisme pour produire notre projet, notre modèle de société, notre politique économique, notre vision de l’Europe et du monde.

Philippe Allard

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Repost 0