Publié le 14 Septembre 2017

Un congrès du P.S en février c'est beaucoup trop tard. Nous avons besoin d'une ligne politique claire maintenant pour permettre la reconstruction.

Sans leader, sans ligne politique, la reconstruction du parti socialiste n'est pas possible.

Benoît Hamon a quitté le P.S que celles et ceux qui sont sur cette ligne le suivent et poursuivent leur danse du ventre devant Mélenchon ... Cela ne concerne pas la gauche de gouvernement. Nous savons que cela n'est pas sérieux. Cette voie conduirait à une faillite rapide de la France. 

L'orientation pour une gauche anticapitaliste, gauchiste ou utopique n'est pas celle du parti socialiste. Il faut écouter parfois cette autre gauche, son combat est sincère et peut être utile, mais pour nous, notre tâche c'est de nous préparer à l'exercice réel du pouvoir dans un monde ouvert. 

Des réformes sont nécessaires dans la justice pour répondre aux défis actuels et assurer l'avenir de la France.

Nous devons reconstruire une gauche de gouvernement crédible. Nous avons pour cela un leader dans la personne de François Hollande, nous avons de nombreuses personnalités de premiers plans, anciens ministres, élus locaux, militantes et militants. Nous avons de nombreuses électrices et de nombreux électeurs en attente. ne les décevons pas.

Stoppons le match interne, ça suffit ! Les frondeurs dehors ! Il s'agit maintenant de faire la clarification pour se mettre sérieusement au travail.

La commission trucmuche ... c'est bon.  Mais cela ne donne pas une voix claire au P.S. 

Alors avançons maintenant ! 

Philippe Allard

 

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 13 Septembre 2017

Marie-Noëlle Lienemann est à nouveau candidate pour les sénatoriales et figure aujourd’hui sur la liste des candidatures de Paris pour l’élection qui se tiendra le dimanche 24 septembre. Mais, dans cette période de reconstruction du Parti Socialiste, est-elle sérieusement une bonne candidate pour représenter les socialistes ?

Les Françaises et les Français aspirent à un renouvellement de notre vie politique. Mme Lienemann incarne-t-elle ce renouvellement ?

A la lecture de son parcours, la question mérite d’être posée après avoir occupé autant de fonctions dans des espaces si différents. Le Parti Socialiste a été très généreux …

Petit rappel … adjointe au maire et conseillère générale du canton de Massy,  puis députée européenne, puis députée dans l’Essonne elle abandonne alors son siège européen, maire d’Athis-Mons, battue aux législatives, elle redevient députée européenne. Elle sera aussi conseillère régionale de Nord-Pas-de-Calais, battue à la députation à Béthune, on la retrouve adjointe au maire à Hénin-Beaumont, puis enfin sénatrice de Paris. Quel parcours … est-ce sérieux ?

Mais au-delà de la question importante du renouvellement, Marie-Noëlle Lienemann est-elle en mesure d’incarner un parti socialiste de gouvernement à l’heure de la reconstruction ?

N’oublions pas toute l’énergie déployée durant tant d’années contre les principaux dirigeants du Parti Socialiste qui ont assumé les responsabilités de l’Etat... Depuis 1981, où elle s’est opposée à la candidature interne de François Mitterrand, elle aura été de toutes les batailles pour combattre, dans des termes inacceptables, les dirigeants socialistes. C’est un véritable sacerdoce … On lui doit ainsi l’attaque contre Lionel Jospin, après avoir été sa ministre, dans le livre Ma part d’inventaire. Il était « un peu court pour être président », fonctionnait avec « un esprit de système trostskiste à l'ego hypertrophié », s'entourait « d'autistes » écrit-elle. Elle participa ensuite à la guerre interne contre Ségolène Royal, toujours dans des termes très policés … « je ne m’attends pas à ce qu’elle tombe comme un fruit mûr, car elle va s’accrocher dur » précise-t-elle. Et puis dernier combat en date elle se lance à l’attaque contre François Hollande, aux côtés des frondeurs. On lui doit ces petites phrases courtoises à la une des journaux "Hollande nous entraîne dans une chienlit alarmante"…

Alors je pose la question : retrouver sur la liste sénatoriale socialiste à nouveau Marie-Noëlle Lienemann est-ce bien sérieux ? Il y a pourtant au Parti Socialiste des femmes engagées qui auraient pu incarner plus sérieusement notre renouvellement pour nous représenter au Sénat. Je pense notamment à ces jeunes ministres de François Hollande.

Parce que certains et certaines élus-es ont joué avec le feu, des électrices et des électeurs socialistes n’ont pas pu voter pour un candidat socialiste à la dernière élection présidentielle. Désolé mais cela reste impardonnable !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 12 Septembre 2017

Certains espéraient un vent violent de contestation contre le Président de la République … mais la mobilisation n’est pas totalement au rendez-vous.

Les arrière-pensées politiques de beaucoup étaient au premier rang … ça transpirait l’espoir d’une revanche électorale … Mélenchon, Hamon et autres "on" … tous ont fait le déplacement, pour se montrer, pour s’afficher du bon côté de la barrière et tenter de récupérer ici ou là quelques voix … on allait voir le peuple dans la rue … c’était cuit pour Macron…. Mais voilà c’est un échec. Macron résiste !

Pourtant, ils n’avaient pas lésiné sur les basses manœuvres. Le terme de « fainéant » employé par le Président de la République était dénaturé pour faire croire que ce jeune Président n’aimait pas le monde du travail et voulait le faire davantage trimer pour servir les intérêts du grand capital … Tout le langage du XIXè.s retrouvait une nouvelle jeunesse. On en faisait des tonnes … fainéant devenait le mot à la mode … voilà que ça en devenait même contestataire de se proclamer fainéant !

Mais les Françaises et les Français sont sans doute bien plus intelligents que ces politiques prêts à perdre une cravate pour gagner les faveurs des médias. Ils ont très vite reniflé le vieil artifice de la récupération politicienne.

Et puis, cette politique conduite par ce jeune président volontaire est-elle vraiment si contestée que cela ?

Après tout, elle fut clairement débattue lors de l’élection présidentielle autour du triptyque de l’aide aux entreprises pour favoriser l’emploi, de la gestion rigoureuse de l’argent public et de la volonté de relancer l’Europe. Ce qui a été clairement annoncé est en train de se réaliser …

Et en même temps attention … une communication un peu trop axée sur le bonheur d’un couple présidentiel dans un palais de la République peut parfois déranger face aux difficultés rencontrées par beaucoup de françaises et de français dans leur vie quotidienne.

Et en même temps attention … l’idée de justice est profondément ancrée dans l’esprit français. Ne laissons pas croire que les efforts demandés sont inégalement répartis. Qu’on en demanderait un peu moins aux plus riches et un peu plus à tous les autres.

La mobilisation sociale n’est pas au rendez-vous … le Président nouvellement élu est légitime pour mener sa politique. Et en même temps … n’oublions pas cette idée d’égalité si fortement présente dans notre Histoire.  

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 3 Septembre 2017

Adhérent au parti socialiste depuis 2005, je me suis beaucoup investi dans cet engagement politique non pour solliciter un poste, exerçant un métier passionnant, mais pour participer au débat des idées. Je me souviens notamment de cette superbe campagne de 2007, au côté de femmes et d’hommes venus au parti en très grand nombre pour soutenir, pour construire, pour rêver aussi, avec un fort désir d’avenir de gauche. Désolé de m’être engagé pour des idées et pas dans un plan de carrière …

Je viens d’apprendre aujourd’hui, par un coup de fil de mon secrétaire de section, l’ouverture de mon procès politique en vue de mon exclusion du parti. Le plus surprenant c’est d’entendre dans la bouche d’un partisan d’Hamon, frondeur, l’objet de l’accusation : ne pas avoir respecté la voie du parti ! Cela peut faire sourire après la contestation violente par ces frondeurs, sur tous les médias, de l’action du Président socialiste... Il a même été jusqu’à faire pression pour obtenir ma démission afin d’éviter pour moi cette procédure d’exclusion ! Trop sympa ... 

En effet, je l’avoue, je n’ai pas voté lors de l’élection présidentielle pour le candidat Benoît Hamon au score de 6% et qui a depuis quitté le P.S pour créer sa propre formation politique. Je m’en suis expliqué. Benoît Hamon n’a pas su sortir de son rôle de chef frondeur de courant, il n’a pas été à la hauteur d’une campagne présidentielle. Je suis désolé mais je reste satisfait de mon choix en faveur d’Emmanuel Macron qui a su affronter et repousser Marine Le Pen. Lors du débat, il s’est opposé avec sa maîtrise des sujets à la candidate du FN perdue dans ses dossiers. Il mérite sa victoire, je suis fier de mon choix.

En effet je l’avoue, je n’ai pas voté lors de l’élection législative pour la candidate socialiste qui était pourtant une bonne candidate dans ma circonscription. Je voulais connaître l’orientation de mon parti pour me prononcer, ne souhaitant pas apporter mon soutien aux anciens frondeurs. La ligne du parti est restée floue entre des candidats qui souhaitaient un soutien au Président de la République et ceux au contraire qui se prononçaient clairement pour une opposition et un rapprochement avec Mélenchon. Faute de ligne politique claire, je n’ai pas voté pour la candidate de mon parti.

En effet je l’avoue, à la veille d’un congrès du Parti Socialiste ma ligne est claire … Je refuse de voir engager mon parti dans une opposition systématique au Président de la République. Quelle cohérence en effet à mener cette opposition lorsque le Président veut obtenir de l’Europe la révision de la directive des travailleurs détachés pour construire une Europe plus protectrice des peuples ? Comme l’a indiqué d’ailleurs Anne Hidalgo, je suis partisan d’un positionnement clair de « partenaire exigent ». Emmanuel Macron s’est engagé pour trouver des solutions aux problèmes réels de la France en sortant de débats idéologiques caricaturaux. C’est au nom de la France qu’il convient de soutenir ses actions, d’apporter des critiques positives ou même de contester certains points si cela est nécessaire. Désolé mais je refuse de m’engager dans une opposition tactique ridicule !

Que le procès s’ouvre et s’il faut m’exclure au nom de mes choix que cela soit. Mais je reste socialiste, je garde ma liberté de parole et d’engagement !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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