Hollande face à gauche !

Publié le 16 Janvier 2014

HollandeLe Président de la République, François Hollande, lors de sa conférence de presse de mardi, a clairement défini une politique économique de gauche.


Après une période libérale, incarnée par la présidence de Nicolas Sarkozy du moins d’Etat, François Hollande restaure haut et fort la place de l’Etat dans l’économie.

Il réaffirme son rôle pour impulser, soutenir, développer mais aussi réguler afin de maintenir le contrat social. François Hollande est aux commandes pour conduire la politique économique de la France.

 

L’Etat est de retour. Il ne s’agit plus de réduire son rôle mais au contraire d’affirmer son action et de le faire intervenir avec ampleur pour redresser la France.

 

Quelques voix plus à gauche auraient souhaité une orientation de l’Etat en faveur d’une politique de la demande. Compte tenu du poids de la dette laissée par la gestion calamiteuse de la droite libérale, on voit mal qu’elles auraient été les marges de manœuvre ? Où trouver les moyens pour une politique de relance ?

La finance n’attendait que cela … pour accroître les taux d’intérêt et mettre la France au pied du mur ! Mais il n’en a rien été. Le capitaine est aux commandes et entend mener le navire à bon port dans l’océan de la mondialisation.

 

François Hollande restaure toute l’autorité de l’Etat et lance un pacte de responsabilité avec les entreprises, une forme de « gagnant / gagnant » pour reprendre l’expression de la socialiste Ségolène Royal.

 

L’Etat entend intervenir pour soutenir les entreprises, plus particulièrement les petites et moyennes entreprises, mais il réclame des contreparties en faveur des salariés : rémunération, embauches, qualification.

C’est l’Etat qui est garant de la juste répartition des richesses. Face à une finance arrogante, l’Etat apporte son soutien aux entreprises. L’Etat est leur meilleur allié mais cela ne peut se faire sans un juste équilibre pour permettre de redonner de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les deux y trouveront leur intérêt et au final c’est la finance qui aura moins.


L’entente cordiale entre l’Etat et les entreprises : c’est l’ennemi de la finance !

 

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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Nitro_Politic 16/01/2014 18:28

Si je comprend bien: Si Hollande avait proposé une politique de la demande (relance, salaires, consommation) LA FINANCE aurait augmenté les taux d'intérêt pour forcer Hollande à faire une politique
de l'offre. Donc Hollande préfère directement la politique de l'offre, j'ai bon ?

Sinon j'ai pas le souvenir que Hollande ait parlé de favoriser la rémunération des salariés.

Amicalement.