Hollande sur France 2, j'aime !

Publié le 29 Mars 2013

Francois-Hollande.pngL’intervention du Président de la République, jeudi soir sur France 2, a suscité des commentaires très formatés dans les médias. Il serait en quelque sorte de « bon ton » d’attaquer l’homme et le jeu fut facile, mais lassant, d’entendre ces phrases assassines dans l’enchère entre les journalistes. Qui fera mieux ? Qui se montrera le plus acide, le plus cassant, le plus vulgaire, pour faire mouche ?  

 

C’est la vague du « non allo quoi ! » T’es journaliste et t’as pas ta phrase assassine ! C’est comme dire t’es journaliste et t’as pas de camera !

Les mots n’ont plus de sens, ils font seulement du bruit ! Et dans ce bruit général, il faut pousser plus fort et tomber le plus bas !

 

Pourtant cette intervention fut, (enfin !), celle d’un Président de la République, c’est-à-dire d’un homme élu par les Françaises et les Français et qui vient simplement rendre des comptes des actions menées. Un Président qui vient s’adresser à des citoyennes et des citoyens pour expliquer son axe de travail et les mesures entreprises. On peut ne pas être d’accord sur ses choix, mais l’homme est déterminé car il sait qu’en cette période de crise la France a besoin de mesures structurelles.

 

C’est cela une démocratie, rendre des comptes sans artifice. Non ce n’est pas sexy ! Non, il n’y avait rien de fracassant, de médiatiquement subjuguant, pas d’effet d’annonce, pas d’effet de manche, pas d’effet tout court. Mais seulement la présentation d’un homme au travail venu expliquer pour convaincre. C’est triste un homme au travail visiblement pour certains …

 

C’est tellement mieux un homme en représentation, lançant à la presse le slogan préparé par des équipes de com. pour faire mouche, lançant la déclaration choc, les incantations, les yeux dans les yeux, le regard de l’acteur à la voix assurée. Tout se joue, on peut tout promettre, peu importe, il suffit d’y mettre le ton. Jouons le rôle. La presse rit, la presse entre dans le jeu et note la phrase qu’il faudra reprendre. L’équipe de com. est contente, ça a marché ! Le jeu était bon.

 

On connaît ce jeu-là. On l’a subi pendant cinq ans avec Nicolas Sarkozy. On en a tellement connu de ces jeux de rôle sous le quinquennat précédent ! Avec ces représentations d’acteur, ces pièces si loin de la réalité. Mais on n’en veut plus ! On en a soupé de ce théâtre le soir !

 

Merci Monsieur le Président ! Merci de n’être pas tombé dans cette facilité ! Ce n’est pas votre style et c’est pour cela qu’on a chassé l’autre et qu’on vous a élu.

 

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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Eddy 31/03/2013 15:07

Après cet entretien, François devient notre président dans le sens propre, comme au figuré. Vous trouverez la boite à outils sur mon blog. Joyeuses pâques à vous ! Et vivent les cloches ! :D

Pat 31/03/2013 14:15

« Le tous pourris » guette les politiques
http://lamouettepolis.wordpress.com/2013/03/30/le-tous-pourris-guette-les-politiques/

harmonie 30/03/2013 01:08

Je suis surprise et mal à l'aise devant cet article dithyrambique et ne partage pas du tout cette analyse ! Vais-je être, pour autant mise à l'écart parce que je ne vais pas avoir le droit de
m'exprimer et encore moins de critiquer. Je n'ai relevé dans ce trop long laïus de Hollande que des louanges et des pour les entreprises, rien pour les ouvriers ! Où est le Socialisme ?
Pourquoi revenir sans cesse sur Sarkozy ? Hollande a t-il besoin de lui pour s'affirmer ?
Bref, je ne partage pas ton enthousiasme !

Alain Brousse 29/03/2013 22:59

Cher Philippe,
Franchement surpris par cette charge sur les médias, effectivement il peut y avoir aucune contradiction dans les médias, et même que des commentaires élogieux, mais il me semble avoir vu ça plutôt
dans d'autres pays, tristement célèbre.
Avoir des arguments c'est s'exposer à la critique et à la contradiction, et c'est ce qui fait vivre la démocratie.
Ne tombons pas dans le piège de la victimisation médiatique , avançons nos arguments, montrons que notre façon de gouverner est la bonne, sachons proposer et innover, le temps nous donnera
raison.
Bien à toi
Alain Brousse