L’erreur d'une fronde !

Publié le 12 Septembre 2014

VlG1.jpgL’économie n’est pas une science exacte, il suffit d’ailleurs de mettre autour de la table quelques experts pour comprendre rapidement que les théories s’opposent ou  tout au moins se nuancent.


Pour redresser l’économie d’un pays, il faut bien sûr se donner une orientation, un cap. Mais il ne faut jamais oublier la condition fondamentale de la réussite : la capacité à créer une dynamique, un élan, pour redonner confiance et envie dans une économie en grande partie libérale.


C’était l’ambition de François Hollande à son arrivée au pouvoir en abaissant ses trois cartes maîtresses :
Pacte de responsabilité pour redonner confiance aux entreprises, dialogue sociale pour redonner toute leur place aux partenaires sociaux et réorientation de l’Europe, conscient qu’aucune politique de relance ne peut fonctionner à l’échelle d’un pays.


Mais, c’était sans compter sur l’aveuglement d’une partie des membres de sa majorité. Obnubilé par la préparation d’un prochain congrès des socialistes, il fallait contester, s’opposer et condamner pour se compter et gagner le congrès. L’opposition donnait la lumière, les médias en sont friands et voilà certains propulsés sur la scène médiatique … ils existaient pour eux-mêmes. Batailles de posture, caricatures des choix, attaques même contre l’homme pour le déstabiliser … tout aura été utilisé pour fragiliser le pouvoir.


Au final … c’est la France qui est attaquée ! Dans ce climat délétère, comment réussir à redresser un pays ?


La bataille sur l’offre et la demande en est la plus symptomatique. Elle aura été la plus grande supercherie des frondeurs … Tout le monde sait très bien, il n’y a pas besoin de grandes études économiques pour savoir, qu’il n’y pas de politique de la demande sans politique de l’offre et inversement.


Pour assurer une politique de la demande, sans aggraver le déficit commercial de la France, il faut à François Hollande gagner la bataille de la réorientation européenne. Sans prendre de front Angela Merkel, mais pas à pas, sans brutalisation mais avec détermination, François Hollande infléchit les positions et obtient des fonds de relance. Certes faibles au début, il faut peu à peu, continuer à arracher de nouvelles victoires.

Mais, au lieu de servir, de soutenir, d’aider le Président de la République dans sa volonté clairement affichée, le cap est donné, des frondeurs viennent fragiliser celui-là même qui mène la bataille. Quelle erreur ! Quelle bêtise ! Quel  manque de sens politique !


C’est d’ailleurs sans aucun doute là l’essentiel … la gauche gouverne ! Lorsqu’on gouverne ce n’est pas pour un camp mais pour la France. On n’est plus dans les discours de campagne, dans les postures, il faut savoir avec subtilité conduire les affaires du pays. François Hollande a cette capacité mais il lui manque des troupes solides … les forces dont il dispose se révèlent bien fragiles lorsqu’elles sont confrontées à l’exercice du pouvoir. Elles savent faire des batailles d’appareil politique, on sent qu’elles aiment cela, elles en raffolent…. Mais le problème : ce n’est pas ce qu’on leur demande pour l’heure … c’est un sens de l’Etat et du devoir pour le pays. C’est de prendre de la hauteur pour gouverner.


Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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BARREAU Claudine 12/09/2014 21:40

ECONOMIE : nécessité de fédérer les grands patrons, définir les objectifs et estimer les recettes générées. Considérer les entreprises, les PME, artisanat, commerce ... les faire adhérer à des
principes structurés, dans la durée. Mettre en place des mesures incitatives pour reconquérir l'industrie et savoir conserver les savoir-faire.

Alain Maire 12/09/2014 11:04

La demi baguette à l’origine de la dissolution
Les frondeurs veulent relancer par la consommation
En fait se sont les Français eux-mêmes qui assèchent les potentialités de reprise
Le taux d'épargne des Français a atteint 15,9% de leur revenu brut disponible à la fin du premier trimestre, un plus haut depuis 2009, selon le dernier baromètre de la Banque de France.
Parmi les placements, l'assurance-vie capte une part croissante de l'épargne financière, suivie de l'épargne contractuelle de type PEL ou PEP, note la Banque de France dans un rapport publié fin
juillet et déniché mercredi par le quotidien Les Echos.
Alors le gouvernement décide de donner directement aux entreprises pour contourner la difficulté 40 milliards en 3 ans et créer de l emploi
Et les frondeurs de dire non il faut en donner la moitié aux ménages soit 7 milliards par an soit 120 euros par Français soit 30 centimes par jour à peine une demi baguette ;
Cet argent va d’évidence alimenter l’épargne et pas la relance
Qu ils mangent de la brioche aurait dit ;;;;;;;
Alain Maire