La fin d'une imposture ...

Publié le 2 Juillet 2014

images.jpgC’est une première, un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, vient d’être mis en examen pour corruption et trafic d’influence.


C’est la chute et la fin d’une imposture.


Une imposture qui avait d’abord débuté lors de la campagne de 2007, lorsque Nicolas Sarkozy avait osé utiliser le nom de Jean Jaurès pour rallier quelques voix de gauche. Certains s’y sont fait prendre. Une fois élu, l’imposteur a appliqué un libéralisme de choc. Il n’était plus l’heure d’une politique solidaire et sociale, mais une volonté d’imposer un individualisme total. Plus encore il s’agissait de diviser les catégories populaires, d’opposer le privé et le public, d’opposer ceux qui veulent travailler et ceux qui ne le veulent pas, d’opposer les uns contre les autres.
On retrouve aujourd’hui cette orientation chez Marine Le Pen avec une couche raciste en plus pour diviser les couches populaires dans un apartheid à la française, en apposant ceux de souche et ceux venus d’ailleurs. Au final, ce sont les riches qui profitent car ils peuvent continuer à exploiter un peu plus les uns et les autres.

Une imposture qui s’est poursuivie dans l’image de l’homme actif pour faire avancer la France. Certains y croient encore … une partie de la droite considère toujours qu’il est l’homme de l’action. Mais la gesticulation dans tous les sens ce n’est pas l’action.
sarko-kadhafiAu final, la politique de Nicolas Sarkozy aura coûté cher à la France. Les déficits se sont accumulés, les entreprises françaises n’ont pas été réellement soutenues, les inégalités se sont renforcées, la voix de la France est devenue incompréhensible avec une realpolitik permettant le soutien aux dictatures en place à l’époque. 

Une imposture de l’homme intègre qui serait mal entouré. Ce serait les autres qui seraient corrompus pas lui. Mais lorsqu’un président accepte l’emprunt d’un nom et se fait appeler Paul Bismuth pour échapper à la justice, on est bien dans l’imposture. Lorsque l’homme dépense sans compter dans ses campagnes électorales et fait porter la responsabilité sur les autres, on est bien dans l’imposture.
C’est toute une façon de faire de la politique qui se révèle ici. Le dirigeant constitue ses réseaux obscurs pour contrôler l’Etat et imposer son pouvoir solitaire.
le-debat-presidentielles-2007-297134-png_182529.PNG.jpgEn 2007, la candidate socialiste, Ségolène Royal avait mis en avant la démocratie pour redonner force à l’Etat et permettre une gouvernance moderne. Ce sont bien deux conceptions de faire de la politique qui se sont opposées.

Dommage qu’à l’époque une majorité se soit prononcée pour l’imposteur. La République a besoin d’un changement réel. Ce rapport à un homme qui peut se permettre tout une fois élu doit cesser. Nous avons été trop loin. Nous n’avons plus besoin d’un guide pour diriger la France, nous avons besoin de démocratie.

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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