Le Ségolénisme : un réformisme radical

Publié le 19 Juin 2013

segolene-royal-0062.jpg  Le Ségolénisme, le terme s’est imposé, est une ligne politique définie, depuis la campagne présidentielle de 2007, par Ségolène Royal.  Bien peu nombreuses sont les personnalités politiques capables de fixer un cap, une orientation politique claire, de porter une vision.

C’est ce qu’a construit dans son engagement politique Ségolène Royal, d’où les nombreux soutiens dont elle dispose au sein du Parti Socialiste, militantes et militants investis depuis le Congrès de Toulouse, dans les instances du Parti Socialiste.

 

Mais quelle est cette ligne politique ? Que veulent ces Ségolénistes ? Comment peut-on définir ce qu’est le Ségolénisme aujourd’hui ?

 

Pour définir le Ségolénisme, il faut parler d’un réformisme radical. On retrouve en effet chez Ségolène Royal à la fois cette volonté de réformer avec pragmatisme et cette forme de radicalité dans les propositions, acceptant de bousculer pour casser le cadre du « rien n’est possible ».  La socialiste prône la politique par la preuve et les mesures efficaces. Il faut de l’audace pour casser les chaînes de l’immobilisme.

 

Si l’on reprend les cinq axes principaux du Ségolénime, on retrouve à chaque fois ce réformisme radial.

 

1 – Pour un Etat volontaire.

Ségolène Royal dans un Parti Socialiste un peu déboussolé parfois a su affirmer l’importance du rôle de l’Etat pour impulser une dynamique économique et préserver le cadre social. C’est « l’ordre juste ». L’Etat aide les entrepreneurs notamment dans ses financements par une banque publique d’investissement, mais réclame en échange des entreprises plus citoyennes. Depuis la création de Scop, jusqu’à l’entrée au capital d’une entreprise, en passant par le soutien aux nouvelles filières économiques, il s’agit à chaque fois d’agir.

Agir également pour un fonctionnement de l’Etat plus efficace. Il ne s’agit pas de laisser filer les déficits « un euro dépensé doit être un euro utile » ou d’accepter les lenteurs de la  bureaucratie dans l’application des décisions. Agir impose de la volonté et du courage.

 

2 – Pour lutter contre le capitalisme financier prédateur.

Lors des primaires pour l’élection présidentielle de 2012, Ségolène Royal en a fait son cheval de bataille, heurtant la frange modérée des socialistes. Pas question en effet d’accepter ces entreprises voyous, délocalisant pour s’enrichir davantage, d’accepter l’évasion fiscale et le creusement des inégalités.  

Les discours ne suffisent pas, il ne faut pas se résigner mais agir par des réformes radicales pour « mettre fin à cette voracité du capitalisme financier ». C’est notamment la réforme bancaire pour que les banques aient l’interdiction de spéculer sur les dettes d’Etats, pour imposer aux banques d’investir dans l’économie réelle.  C’est aussi une réelle volonté politique pour s’attaquer à la fraude fiscale en utilisant « tous les leviers ». Agir, encore agir, toujours agir !

 

3 – Pour  la transition écologique.

Sur ce thème, la socialiste ne cache pas son agacement sur la lenteur des décisions prises sur un domaine aussi important. Il manque jusqu’ici une ambition clairement affirmée, un radicalisme dans les propositions pour répondre à cet enjeu majeur.

La transition écologique est un triple enjeu : écologique et sanitaire, économique car c’est une source de création d’emplois avec de nouveaux secteurs à développer, et social car cette mutation a un coût qu’il faut équitablement répartir.

Dans ce domaine les efforts doivent porter à tous les niveaux, il faut agir par un plan global, depuis la détermination dans les organisations internationales jusqu’au plan local avec la mise en place de mesure pour encourager les circuits courts « de la fourche à la fourchette ». Il faut un élan, il faut agir !   

 

4 – Pour promouvoir une démocratie jusqu’au bout.

Ségolène Royal propose une réforme ambitieuse de la démocratie pour renforcer la démocratie représentative, introduire davantage de démocratie participative dans les prises de décision et relancer la démocratie sociale pour donner plus de place au dialogue social.

Très clairement, le Ségolénisme se prononce pour le non cumul des mandats maintenant, tout de suite, sans perte de temps ! On tarde trop, il faut agir !

La démocratie à l’heure des réseaux sociaux est un enjeu essentiel de nos sociétés de la communication. Le travail engagé par Ségolène Royal sur cette question essentielle, qui fait aujourd’hui se soulever les peuples du monde, doit reprendre. Comment renouveler notre démocratie pour répondre aux attentes des peuples et sortir de l'abstention ou du simple vote contestataire ? 

 

5 – Pour bâtir les Etats-Unis d’Europe

Sur les traces des pères de l’Europe, Ségolène Royal s’est engagée sur la poursuite de la construction européenne. Mais ce qui différencie son engagement en ce domaine, c’est la volonté d’engager une nouvelle orientation en faveur d’une Europe par la preuve. Il faut agir et ne pas se contenter de discours pour sortir de cette Europe trop technocratique.

Le fonctionnement actuel de l’UE tue le rêve européen. L’Europe ne peut pas se faire sans la volonté des peuples. Pour changer cette Europe des directives, trop éloignée des citoyennes et des citoyens, il faut du courage et de la volonté. « Oui, les peuples d'Europe attendent une mutation, un autre modèle, un nouveau rêve. Une métamorphose dirait E. Morin » Ségolène Royal.

 

Le Ségolénisme est un réformisme radical. Pour agir, pour réformer, il ne faut pas avoir peur de bousculer, il faut du courage pour faire accepter les solutions audacieuses et lutter contre les puissants groupes influents. Il faut une volonté, une détermination en fixant des objectifs clairs.

Cet engagement est aujourd’hui partagé par de nombreux socialistes et au-delà. Le Ségolénisme, c’est avant tout une Volonté d’Agir au service de l’intérêt général.

 

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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Libia 23/09/2013 23:14

Nous, ségolenistes, nous ne pouvons pas nous contenter de recycler les idées de Ségolène Royal d'autre fois, il faut en trouver des nouvelles, comme d'ailleurs le recommande Mme Royal, être
toujours dans l'innovation et la créativité !

stuart 22/06/2013 08:25

oui bon elle es liees avec son ex et pourquoi donc on le lui impose car lui hollande s en ai foutue pas mal de son ex a l epoque en 2007 qui en plus la victoire lui revenai car tricherie de
sarkosie alors que segolene royale continue toujours a ce quel a touiours entrepris s en jamais s arreter et faire se quel veut les gens quoi l aiment la suivront j usquau bout

rbella24 21/06/2013 23:47

c'est quoi ton adresse twitter, Philippe?

Pat 19/06/2013 18:32

Dommage qu'elle n'ait pas eu ces soutiens en 2007,nous n'en serions pas là aujourd'hui,comme François Hollande à la tête du pays; et ne parlons même pas des années Sarkozy.Maintenant Ségolène Royal
a les mains et les pieds liés,ne pouvant et ne voulant faire obstacle à son ex.Que de gâchis!

Monique Ayrault 19/06/2013 18:07

Ce n'est pas par hasard si nous avons suivi Ségolène Royal, elle connait les grandes réformes à opérer celles qui effraient nos politiques frileux bien dans leurs routine et réélection, nous voyons
chaque jour comme elle avait raison. Elle ne s'est jamais éloignée de la base, de ce peuple dont tous se plaisent à se référer, elle, elle connait les besoins des "sans voix", je l'ai entendu dire,
"j'ai le physique d'une femme de ville mais je suis proche du rural", proche aussi des gens des cités....Une femme politique avec une personnalité politique assez avangardiste...Oui ton texte est
une analyse de ce SEGOLENISME