Redonner l'espérance !

Publié le 26 Janvier 2015

AgisNous entrons dans la période de la préparation du Congrès des socialistes à Poitiers avec le dépôt des Contributions.
Si le Congrès permet une réelle expression militante, c’est un moment important pour un Parti de gouvernement. Il faut donc contribuer pour défendre les idées que l’on souhaite porter, non pas pour exister mais pour défendre une ligne politique.


La mondialisation et l’affirmation de nouvelles puissances bouleversent notre continent. La situation n’est pas simple et peut conduire les uns à l’abstention, les autres au vote extrême vers le repli sur soi, le nationalisme.


Il est donc d’abord essentiel pour la gauche de gouvernement de redonner l’espérance.
Les divisions que nous avons connues au sein même de notre parti ne permettront pas de redonner cette espérance car les Françaises et les Français en accordant leur voix à un Parti politique ont besoin de savoir l’orientation claire de ce parti. C’est le principe de la démocratie. Or ces derniers temps, nous avons donné l’image d’un parti divisé, qui se déchire sur son orientation politique.


La situation de la France n’est pas celle de la Grèce. Il faut tout faire pour éviter d’en arriver là. Celles et ceux qui proclament que l’aggravation des comptes publics serait la solution, se trompent et plongeraient en fait notre pays dans la situation de la Grèce. Etonnant de voir donc certains camarades applaudir la victoire de Syriza et proposer comme politique à la France ce qui a conduit la Grèce dans cette situation ! Une bonne gestion des comptes publics, c’est la politique de la gauche. L’aggravation sans compter des déficits publics, c’était la politique de Nicolas Sarkozy.


La situation de la France impose par contre plus de solidarité, de partage des richesses, une vision plus humaine de la politique, d’écoute et de prise en compte des propositions citoyennes.
Les politiques globales décidées seulement dans les ministères s’avèrent le plus souvent inefficaces sur le terrain. Il nous faut donc rendre nos politiques plus humaines, plus participatives. L'école, la santé, la protection sociale, le développement économique, ... il faut repenser nos politiques pour prendre davantage en compte la dimension humaine. Derrière les chiffres, les données économiques, les statistiques, qu'on nous annonce trop souvent, ce sont des vies.

C’est l’orientation que je souhaite défendre lors de ce Congrès.

Je ne pense pas qu’une politique d’aggravation des déficits de quelques dixièmes par an changera la situation. Par contre, je crois à l’efficacité des politiques décidées au plus près de la vie des citoyens.
Que de politiques globales défendues en haut lieu sans effet réel. Que d’actions menées sur le terrain qui peuvent réellement changer la vie.

La politique n’est pas l’affaire de quelques-uns, mais c’est l’affaire de tous.
Pour cela je soutiens la contribution A.G.I.S portée par Dominique Bertinotti.
Pour lire et soutenir la contribution : http://www.collectif-militant-socialiste.fr

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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