Un euro dépensé doit être un euro utile !

Publié le 10 Février 2014

PHO13685dea-926f-11e3-aa70-d6dbafe3c95b-805x453Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre du travail, Michel Sapin, sont venus cet après-midi répondre aux interrogations des représentants du Parti Socialiste dans un séminaire à la maison de la Chimie à Paris.

 

Le Premier ministre a exposé sa politique en rappelant d’abord le problème de la détérioration de notre appareil productif durant une longue période de la droite au pouvoir. L’objectif pour l’avenir de notre pays doit être avant tout de redonner force à l’appareil productif français.

C’est dans ce cadre que s’intègre le Pacte de responsabilité. Il s’agit d’aider les entreprises. En baissant les cotisations familiales sur les entreprises, l’Etat espère reconstituer les capacités productives de notre pays.

Sur la question des contreparties demandées aux entreprises, le Premier ministre ne veut pas de lois contraignantes mais il donne la priorité au dialogue social. Les négociations devront se faire par branche pour obtenir des emplois, renforcer la qualité de l’emploi et investir dans l’avenir des entreprises.

 

La volonté du Premier ministre est une bonne chose et doit être soutenue. Oui mais …

 

On demande aux françaises et aux français des sacrifices dans la situation économique actuelle. La crise plonge de nombreux citoyens dans la pauvreté. Comment peut-on percevoir ces milliards aujourd’hui disponibles pour aider les entreprises ? D’un côté, l’Etat veut réduire les dépenses publiques, donc de nombreux services pour éponger la dette, et de l’autre, il sort de son chapeau des milliards destinés aux entreprises.

Déjà sous Sarkozy l’Etat avait été en capacité de soutenir les banques alors qu’il imposait la rigueur. Ne va-t-on pas recommencer … des milliards pour les uns et plus de précarité, de chômage et de pauvreté pour les autres ?

 

Un euro dépensé doit être un euro utile ! De nombreuses inquiétudes surgissent :

  • Toutes les entreprises sont-elles dans la même situation ? Doit-on accorder à toutes les entreprises les mêmes aides ?

 

  • Au final, comment s’assurer de l’utilisation des fonds publics ? Quel contrôle ? Pourquoi tout simplement ne pas, dans ce pacte, fixer les règles de conditionnalité des fonds publics avec des contreparties claires ?

 

 

On a déjà connu ces négociations au temps des 35 heures … Au final qui a payé l’addition ? Les cadres s’en sont bien sortis avec les RTT ! Mais les bas salaires … Le premier ministre de l’époque pensait une victoire facile aux présidentielles, finalement il a été écarté dès le premier tour laissant la porte ouverte au FN. On ne combat pas les idées populistes en lançant des anathèmes. Si on ne veut pas de populisme, il faut parler au peuple, être entendu et suivi. C’est tout simplement la démocratie.

 

Peut-on mener une politique de gauche sans le peuple ?

 

Philippe Allard

 

 

Rédigé par Philippe Allard

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