Publié le 8 Mars 2017

Le défi n'était pas facile à relever mais il est en passe de l'être avec le ralliement des progressistes de tous les horizons politiques de la droite et de la gauche modérées, mais aussi de personnalités venues de sensibilités plus radicales par le passé.

Réfléchir ensemble pour trouver des solutions au-delà de nos engagements respectifs en pensant d'abord à l'avenir de la France, à la jeunesse, aux générations futures ...
Ne pas rester dans des poncifs, des postures conservatrices, des conceptions archaïques, mais accepter de dialoguer, d'échanger pour répondre aux défis de notre temps ...
Refuser d'enfermer la France dans des murs, refuser de se perdre dans des solutions nationalistes alors que le monde se transforme, refuser d'avoir peur des évolutions, des transformations de notre monde ...
Participer sans renoncer à ses engagements mais en acceptant de s'associer avec d'autres pour faire avancer la France et répondre aux nombreux enjeux économiques, sociaux, culturels.
Emmanuel Macron fait une offre dynamique pour ne pas rester dans le passé mais offrir à la France la capacité de répondre à ce XXIè siècle en construction.
 
Un défi en passe d'être relevé, la vie politique de ces dernières semaines en favorise le succès.
L'extrème droite n'a jamais été aussi forte dans les sondages d'opinion, pourtant ce vote de protestation ne permettra pas à la France de relever les défis de notre époque dans un monde en bouleversement. Ce repli sur les frontières serait la pire des choses alors que le monde avance vite. Il faut donc répondre à ce danger d'abandon dans un vote nationaliste,  en portant une nouvelle dynamique pour le pays.
La droite avec François Fillon se perd dans les affaires d'enrichissement personnel. Cette droite se voulait plus morale et moins cassante en écartant la candidature de Nicolas Sarkozy. Elle se retrouve aujourd'hui avec un candidat représentant ce qu'elle espérait éviter. La possible mise en examen de François Fillon, ses propositions réactionnaires et destructrices ont entraîné une désillusion rapide.
La gauche de gouvernement n'a plus de candidat. Benoît Hamon en recherchant l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon et en incarnant une gauche plus radicale perd le soutien d'une grande partie de l'électorat de la gauche modérée. Son improvisation, le manque de crédibilité de ses propositions, une personnalité pas à la hauteur d'un homme d'Etat donnent peu de force à sa campagne.
Dans ce contexte, la candidature d'Emmanuel Macron prend chaque jour un peu plus de souffle et de force.

Répondre à la fois à l'enjeu économique de la mondialisation, maintenir une protection sociale pour une République qui en fait son modèle avec la fraternité, accepter les progrès de la société dans un dialogue apaisé, ce sont de réels enjeux auxquels Emmanuel Macron répond avec réalisme en sortant des anciens clivages pour une nouvelle donne politique.
 
Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 7 Mars 2017

La campagne du candidat socialiste révèle chaque jour un peu plus l'improvisation de cette candidature.
Les positionnements du candidat sur l'endettement du pays ou sur le remboursement de la dette sont incompréhensibles, ses propositions comme le revenu universel sont réévaluées au fur et à mesure de la campagne, ses alliances font l'objet d'accord de dernière minute à coup de candidatures aux législatives ... tout cela manque de sérieux et de préparation.
Comme le précisait une élue du PS : "Hamon ne savait pas, il y a encore quelques mois, qu'il serait le candidat ... Alors il faut comprendre que le programme présidentiel n'est pas réellement prêt".
En effet, une campagne présidentielle se prépare sérieusement pour réfléchir aux propositions et pour créer les conditions de la victoire et de la formation d'un gouvernement avec une majorité pour le pays. C'est tout le problème de la candidature de Benoît Hamon, qui à l'âge de 49 ans, n'a été essentiellement jusqu'ici qu'un chef de courant minoritaire du PS.
 
Le Parti Socialiste, depuis François Mitterrand, est le principal parti de gauche sur lequel repose les majorités pour gouverner et permettre l'alternance avec la droite.
Or,  avec cette campagne, l'état d'improvisation est révélateur d'un affaiblissement réel de ce parti. Il est devenu seulement une machine électorale pour désigner des candidats. Son fonctionnement en courant ruine le débat interne, car il impose des visions caricaturales. Le parti ne travaille pas efficacement du fait de son mode de fonctionnement pour réfléchir et définir des réponses à apporter aux enjeux du pays. Chaque chapelle défend ses positions sur tout et sur rien ... on ne sait plus très bien ce que l'on défend ... au point de soutenir un jour la politique de François Hollande et le lendemain son contraire avec celle de son opposant ...
Il est tout de même impressionnant de constater que le principal sujet pour les Françaises et les Français : le chômage de masse,  n'est pas directement abordé dans la campagne de Benoît Hamon. 
Le Parti socialiste faute d'une réelle volonté de réforme de son mode de fonctionnement est à bout de souffle. Il se trouve obligé aujourd'hui de soutenir un candidat frondeur, dans un état d'impréparation insoluble.
 
Alors faut-il quitter le parti socialiste ?
 
Pour beaucoup de militantes et de militants socialistes, il est difficile de quitter un parti qui a représenté la principale force de la gauche de gouvernement. Peu à peu pourtant, ils s'en vont, découragés ...
Pour celles et ceux qui ont rejoint En Marche, une nouvelle force militante se constitue pour discuter sur le fond des sujets et pour essayer avec des femmes et des hommes venus d'horizons différents de trouver des réponses concrètes aux enjeux du pays. 
Au contraire le PS se noie dans les menaces d'exclusion. Jean-Christophe Cambadélis, pour tenter de limiter le départ des élus, menace de remettre en cause leur investiture ... Est-ce la bonne solution avec une extrême droite aussi forte dans le pays ? Les forces progressistes doivent-elles se faire la guerre alors que la République est en danger ?
Le Parti Socialiste a t-il réellement la force, est-il encore à la hauteur, pour constituer une majorité de gouvernement ?
La question se pose aujourd'hui.
Si le Parti Socialiste devient une forteresse assiégée.
Si le Parti Socialiste n'est plus capable de porter une politique claire pour le pays et de constituer une majorité de gouvernement, à quoi sert-il ?
 
Philippe Allard

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Publié le 2 Mars 2017

J'appartiens à ces citoyens engagés en politique. J'ai adhéré au Parti Socialiste, il y a une quinzaine d'années, pour un socialisme réformiste.
Je considère qu'une société doit être solidaire, avec des règles pour empêcher l'exploitation humaine, pour assurer au contraire la dignité à chacune et à chacun, et le droit à l'éducation pour tous.
Je suis pour une économie régulée sans remettre en cause la liberté d'entreprendre et l'initiative individuelle. L'entreprise n'est pas mon ennemie, elle fait vivre des millions de salariés.
Je suis progressiste, je veux que les lois n'entravent pas la liberté, mais qu'elles puissent évoluer avec la société. Je refuse donc cet esprit réactionnaire qui voudrait empêcher par la loi les évolutions des mœurs.
Je suis écologiste en pensant aux futures générations et pour sauvegarder notre environnement.
Je n'ai pas adhéré à un parti politique pour défendre le parti en lui même ou pour espérer une place, mais pour défendre simplement les idées auxquelles je suis attachées. Je suis un citoyen libre et engagé.
 
Or je constate, avec le système mondialisé actuel, qu'il est de plus en plus difficile de constituer une majorité à gauche solide pour gouverner dans la durée.
Lionel Jospin après cinq ans de gouvernement a été écarté dès le premier tour de l'élection présidentielle, pourtant son bilan était largement positif.
François Hollande a subi pendant cinq ans des attaques virulantes de la part d'une partie de sa majorité parce qu'il voulait aider les entreprises et sortir du chômage de masse.
Le socialisme réformiste a beaucoup de mal en fait à gouverner, car lorsqu'il est au pouvoir c'est avec les voix d'une gauche plus radicale, au sein même du parti socialiste et chez ses alliés, qui recherche à aller plus loin dans la lutte contre le capitalisme en prenant le risque d'une rupture, donc d'une instabilité et d'une crise profonde de l'économie française.
C'est une gauche utile lorsqu'elle dénonce certains abus. Mais c'est une gauche en marge du pouvoir.
 
La victoire de Benoît Hamon lors de la primaire de la Belle Alliance en fait aujourd'hui le candidat de mon parti.
J'ai cru dans un premier temps qu'il aurait l'audace et l'intelligence de briser la chaîne avec son courant pour se mettre à la hauteur de l'enjeu et penser à la France. Mais très vite, la volonté de trouver un accord d'appareil avec Jean-Luc Mélenchon, et certaines propositions complètement irrélistes, notamment de proposer de relancer l'endettement de la France ou de remettre en cause la dette, ont montré son incapacité à prendre la hauteur nécessaire pour une campagne présidentielle.
Benoît Hamon n'est pas le candidat du socialisme réformiste parce qu'il a décidé d'une autre campagne, visant davantage sans doute à conquérir Solférino. L'appareil du Parti Socialiste continue à le soutenir, beaucoup d'élus y sont contraints, mais beaucoup de synpathisans socialistes ne peuvent pas suivre.
 
Alors quel candidat ? Emmanuel Macron peut-il être un recours ?
Il a su créer une dynamique capable de barrer la route à l'extrême droite. La présentation de son programme présidentiel en fait un candidat crédible. Beaucoup de ses propositions de transformation sont intéressantes et méritent d'être soutenues.
Emmanuel Macron apparaît bien comme un recours de plus en plus sérieux pour assurer un gouvernement progressiste à la France sans s'appuyer sur une aile radicale, mais sur une majorité large. Il est ainsi, plus libre pour mener cette transformation et permettre à la France de répondre aux enjeux de notre monde dans une Europe renouvelée.
Il peut nous permettre de sortir de querelles caricaturales, de postures, pour regarder d'abord ce qui est nécessaire à faire.
Un Président de la République de 39 ans, c'est un renouvellement considérable.
Emmanuel Macron est peut être plus qu'un recours dans cette période de trouble à droite et à gauche, c'est une évidence qui s'impose pour gouverner aujourd'hui la France.
 
Philippe Allard

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Publié le 27 Février 2017

Le Parti socialiste est un parti de gouvernement qui a su assumer les responsabilités des plus hautes fonctions de l'Etat dans le cadre de la Vème République, on lui doit deux Présidents de la République. Ce parti s'est ainsi engagé à gouverner pour répondre aux défis de notre temps, avec toujours cette volonté d'agir pour construire une société plus juste, plus humaine, plus fraternelle, offrant à chaque femme et chaque homme les moyens de vivre dignement.
Ce n'est pas facile de gouverner. Dans un monde en mutation, c'est tellement plus simple de rester dans les incantations, avec les classiques  : "on pourrait" ... "on devrait" ... "il faudrait" ... On est toujours un peu déçu, on trouve que ça n'avance pas assez vite. Pourtant au combien les socialistes ont permis de faire avancer notre société !

Le Parti Socialiste se trouve aujourd'hui face à une nouvelle échéance électorale avec l'élection présidentielle. Les divisions internes de notre Parti n'ont pas permis à François Hollande de se représenter. La Primaire de la Belle alliance aurait pu être un beau rendez-vous, elle a surtout servi à éliminer un chef de gouvernement.
Celui qui s'était opposé au Président socialiste, favorisant la division des socialistes ... se retrouve aujourd'hui le candidat des socialistes, avec l'incapacité de représenter l'ensemble des socialistes. C'est un peu le monde à l'envers .. Le programme d'ailleurs va dans le même sens avec un accroissement des déficits, le refus de l'aide aux entreprises, la promesse d'emplois en plus à toutes les corporations, les dépenses à tous les étages, la remise en cause de la valeur travail... Le candidat, sympathique sans doute, chef de courant sans aucun doute, déroute une partie importante des militantes et des militants socialistes.
 
A moins de deux mois du premier tour de l'élection présidentielle du 22 avril, on voit s'écarter chaque jour un peu plus la possibilité pour notre Parti de constituer une majorité pour gouverner. Les sondages d'opinion révèlent un niveau alarmant, la recherche d'un accord avec Mélenchon était un jeu de dupe, le Parti Socialiste apparaît bien seul ... en lutte avec la France insoumise sur une orientation radicale ... est-ce bien là le rôle de ce Parti ?
Les leaders socialistes doivent donc aujourd'hui réfléchir sérieusement, pas à une place, pas à l'existence d'un parti, mais à l'avenir de la France.
Si le Parti Socialiste n'est plus en capacité de constituer une majorité pour le pays, alors il doit accepter de participer à la création d'une majorité menée par une personnalité qui n'appartient pas à ce parti. C'est difficile, certes, pour un parti qui depuis 1981 est au centre des majorités à gauche, mais c'est nécessaire pour assurer un gouvernement républicain et progressiste à la France.
Nous ne sommes plus en capacité de porter la victoire, mais il ne s'agit pas d'abandonner la France.
 
Emmanuel Macron représente aujourd'hui une possibilité d'éviter à la France de devoir choisir entre la droite extrême et l'extrême droite. Il est le mieux placé pour représenter la France progressiste. Il n'est pas socialiste mais il a gouverné avec nous.
Il ne s'agit pas de se mettre en marche ... mais de permettre un rapprochement pour assurer un gouvernement à la France. Soyons réaliste, travaillons dans l'intérêt du pays, restons "l'abeille et l'architecte" pour ce nouveau monde.
 
Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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