Publié le 30 Août 2017

Socialiste, je continue à considérer qu'il faut laisser le Président de la République aller jusqu'au bout de sa politique, lui laisser le temps d'agir pour le pays. Il a été élu en défendant un programme clair de dynamisme économique pour lutter contre le chômage de masse et de gestion saine du budget de l'Etat. Nous ferons le bilan de son action à la fin de son mandat. Nous pouvons être en désaccord sur certains points, mais laissons le temps au temps pour mener une politique sur la durée. Les petites attaques politiciennes que l'on peut suivre sur les réseaux sociaux ne sont pas à la hauteur de l'enjeu. Il faut engager la France dans l'avenir et donner du boulot à celles et ceux qui n'en ont pas.

 

Par contre, il nous faut parallèlement reconstruire la gauche de gouvernement. J'attends pour cela l'engagement de François Hollande et de toutes celles et ceux qui ont cette volonté de reconstruire dans le sérieux, le réalisme et le volontarisme. Mais il nous faut sortir de la période des frondeurs. Quand je lis encore les propos de cette minorité du P.S, je me dis qu'il y a longtemps qu’ils auraient dû quitter le P.S pour permettre à ce parti de soutenir loyalement l’action de François Hollande. Le départ de Benoît Hamon est une bonne chose, que celles et ceux qui pensent comme lui le rejoignent. Un parti politique au pouvoir doit servir pour expliquer l’action menée et non s’opposer. La gauche de gouvernement ce n’est pas la gauche radicale.

 

Le Parti Socialiste n'est plus la force dominante, il est affaibli mais sa reconstruction est nécessaire. Les socialistes ont une orientation politique à défendre pour porter un idéal de société plus juste, plus humaine et plus solidaire. Cette voix est importante. Il faut revoir le fonctionnement du parti pour en faire un parti de gouvernement. Une seule ligne politique est possible à proposer aux électrices et aux électeurs. Il faut sortir de ces jeux de pouvoir internes avec les motions. Nous devons aussi en finir avec une certaine professionnalisation de la politique qui donne un discours incompréhensible pour la majorité. Soyons simples, clairs, audibles dans ce que nous proposons. Sortons de ces textes fleuves, au final peu lus, des Congrès.

 

La reconstruction du P.S impose donc de fixer une ligne politique à laquelle on adhère en rejoignant les socialistes, de sortir, en favorisant la mobilité des dirigeants du P.S, de cet individualisme politique qui engendre ces voix discordantes, d’en finir avec ces batailles caricaturales des motions.

 

Alors en marche la reconstruction de la gauche de gouvernement !

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 29 Août 2017

Socialistes, nous aurions tort de croire qu'en se contentant d'attaquer le gouvernement d'Emmanuel Macron, nous retrouverons une légitimité pour gouverner le pays. Les Françaises et les Français ne sont pas dupes de ces positionnements tactiques, de ces chamailleries politiciennes. Ce n'est pas comme cela que nous recouvrerons leur confiance.

Il est bien sûr utile de faire des propositions pour rendre meilleure la loi, c'est le travail parlementaire indispensable.  Mais ce qu'on attend avant tout de nous, c'est que nous soyons capables de proposer une ligne politique claire pour le pays avec des femmes et des hommes sérieux, honnêtes, à l’écoute de la société, engagés au service du pays, pour gouverner le pays avec responsabilité.

Cette ligne politique nous la connaissons. C'est celle qui a été suivie par François Hollande lorsqu'il a présidé la France. C'est aussi celle voulue par les socialistes. C'est cette ligne qu'il nous faut soutenir. C'est cette ligne qu'il faut porter en assumant pleinement ce que nous sommes.

Laissons une autre gauche proposer une voie plus radicale. Respectons-là, à défaut de l'être, mais sachons dire clairement que notre projet politique est différent. Assumons notre positionnement pour le pays. On ne peut pas, au sein d'un parti, proposer des voix discordantes sur la ligne à suivre, vouloir un rapprochement avec la gauche radicale en oubliant ce que nous sommes, cela n'a pas de sens. Sachons d’abord dire ce que nous proposons.

Les socialistes ont une ligne et une seule ... et maintenant il s'agit de se retrouver, de se rassembler pour être utile au pays. Ce projet politique repose sur quatre piliers principaux :

  •           Un pilier économique : pour une gestion saine et transparente du budget de l’Etat, pour soutenir la dynamique des entreprises dans une économie mondialisée, pour un développement durable en accompagnant la transition énergétique, pour soutenir l’innovation.
  •           Un pilier social : pour un Etat providence responsable assurant à chacun sa dignité, pour préserver les services publics, pour donner à chacun les mêmes droits, l’accès à l’éducation et à la culture, pour favoriser toutes les formes associatives et participatives développant les liens sociaux.  
  •           Un pilier européen : pour constituer un espace modèle de paix, de progrès partagés et de coopération en unissant des Etats qui ont connu dans le passé des temps de guerres. Il s’agit ainsi de favoriser toutes les associations entre Etats, à différentes échelles, pour répondre à cet idéal.
  •           Un pilier de la coopération internationale pour défendre la liberté, pour mettre au service de la paix et des interventions humanitaires dans le monde nos forces armées, pour soutenir le développement avec pragmatisme en soutenant les projets locaux et les Etats.

Certains attendent le congrès ... cette forme de déchirure où chacun campe sur ses positions en rassemblant quelques fidèles pour compter sa force et exister par lui-même. C'est tout l'inverse dont nous avons besoin. N'attendons pas ces grandes messes de division ... Préparons le rassemblement maintenant.

Nous ne sommes plus cette force politique dominante et hégémonique. Sachons simplement dire ce que nous proposons. Travaillons pour répondre aux besoins du pays dans le cadre de notre ligne politique.

Arrêtons de fonctionner en motions opposées. Nous sommes Socialistes !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 3 Juillet 2017

Je suis juste socialiste. Je défends une société dans laquelle le progrès puisse être accessible à tous. Cette idée d’égalité est fondamentale, l’égalité des chances, l’égalité de l’accès à des services publics qui permettent à tous le droit à l’école, à la santé, à la justice, à la culture, à la solidarité, à la protection de la personne, à la liberté. Je ne crois pas que la réussite matérielle soit l’essentiel dans la vie, nous avons, avant tout, besoin d’humanité. On ne peut que mal vivre dans une société où les uns ont tout et les autres n’ont rien. Je suis progressiste. La loi doit en effet évoluer avec la société, comme ont pu le permettre le droit à l’avortement, l’abolition de la peine de mort, le Pacs ou le mariage pour tous. Je suis pour la protection de l’environnement.

Socialiste, lors des dernières élections, j’ai apporté mon soutien à l’élection d’Emmanuel Macron. Je ne suis pas anticapitaliste. Une grande partie de notre économie est portée par des entreprises privées, petites ou grandes. Dans l’économie mondialisée, ces entreprises doivent être soutenues, dans un cadre régulé. La priorité aujourd’hui pour un socialiste, c’est en effet de résoudre le problème social majeur du chômage de masse. C’est pourquoi, j’ai soutenu la mutation de notre pensée économique de gauche voulue par le Président Hollande, pour une gauche réaliste dans un monde ouvert. Je suis également profondément européen, dans un monde instable, nous devons davantage nous unir. L’Europe porte un modèle de société démocratique et social. Nos différences sont bien moins grandes que ce qui nous unit pour défendre la paix et l’Humanité.

Je soutiens aujourd’hui la refondation de la gauche de gouvernement, parce que nous portons avec le socialisme une conception de la société qui me semble juste et humaine. Le parti socialiste est mon parti. Je me suis battu au fil des congrès, sans réussir, pour réformer son mode de fonctionnement usé par des luttes internes et des batailles de pouvoir. Va-t-on réussir maintenant, après son effondrement, à le reconstruire sur de nouvelles bases ? La dernière réunion du Conseil national du Parti n’inaugure rien de bon. Il n’y a rien de nouveau, mais un enfermement dans une structure du passé pour affirmer une volonté d’opposition, une prise de position politicienne pour tenter encore d’exister. C’est tout le contraire qu’il faut faire. Il ne s’agit pas de s’opposer pour s’opposer. Il nous faut d’abord adopter une ligne politique claire humaniste, sociale, progressiste, européenne. Surtout nous avons besoin de repenser une politique économique crédible dans une économie ouverte.

Quel leader pour porter aujourd’hui cette refondation de la gauche de gouvernement ? Mais avons-nous besoin d’un leader pour nous mettre au travail et reconstruire ? C’est en nous mettant maintenant à l’ouvrage, qu’émergeront les nouvelles voix fortes pour affirmer une volonté politique commune.

Alors ne laissons pas l’appareil du parti refermer la porte. Au contraire, ouvrons les portes et les fenêtres …  Bâtissons, avec toutes celles et tous ceux qui le veulent, l’Usine du socialisme pour produire notre projet, notre modèle de société, notre politique économique, notre vision de l’Europe et du monde.

Philippe Allard

 

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 28 Juin 2017

La décision du Conseil national du Parti Socialiste de se placer résolument dans l’opposition contre Emmanuel Macron apparaît bien comme une gifle donnée aux électrices et aux électeurs socialistes.  En effet la grande majorité d’entre eux a apporté, lors des dernières élections présidentielles puis législatives, son soutien au Président de la République. 

Le fossé entre l’appareil du parti socialiste et ses électeurs se creuse ainsi de plus en plus. L’appareil de Parti aurait raison contre son électorat … c’est absurde ! 

Il faut comprendre cet électorat socialiste. Son positionnement peut être clairement défini pour l’essentiel par la volonté de construire une société progressiste, juste, et solidaire. Ce n’est pas révolutionnaire. Il ne s’agit pas de tout casser, de tout démanteler. C’est un électorat modéré mais engagé à gauche pour la défense de valeurs, de cette Humanité chère à Jaurès.  

Lors de la campagne présidentielle, la candidature de Benoît Hamon a pu d’abord séduire lors des Primaires par une forme d’innovation dans le programme. Mais très vite, le manque de crédibilité s’est révélé et on a vu alors la chute rapide du candidat socialiste dans les sondages d’opinion. Sa volonté de se rapprocher de Mélenchon a fait ressurgir l’image du frondeur. Ce n’est pas le manque de soutiens des uns et des autres qui a entraîné cette chute, mais bien l’incapacité du candidat à incarner une fonction et à proposer une politique crédible pour le pays. 

Le parti socialiste a des valeurs à défendre mais il n’a pas aujourd’hui de politique claire à proposer. Il s’est enfermé dans une guerre interne et n’a pas su trancher. Il a ainsi surtout donné l’image d’un parti divisé et incapable de gouverner.  Son choix actuel d’opposition apparaît donc comme un choix tactique pour exister et tenter de se redonner une voix. Mais sans une capacité à incarner une gauche de gouvernement, cette opposition conduit le Parti Socialiste dans l’impasse. 

La gauche de gouvernement peut se reconstruire et recouvrer le soutien d’une grande partie de son électorat, mais cela réclame d’accepter de changer d’alliance. 
Une partie des socialistes avec Benoît Hamon reste déterminée à rechercher un rapprochement avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. C’est une autre alliance dans l’extrême, car la France insoumise n’est pas le Parti Communiste des années 1970. Avec les uns on pouvait gouverner avec les autres on ne peut que s’opposer. 

Les électrices et les électeurs socialistes dans leur majorité ont pour leur part choisi une autre alliance, celle avec la République en Marche. Ne nous opposons pas à notre électorat. Acceptons cette alliance avec celles et ceux qui le voudront et travaillons pour une gauche non d’opposition mais de gouvernement. 


Philippe Allard
 

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Rédigé par Philippe Allard

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