Publié le 29 Octobre 2017

La gauche socialiste ce sont d’abord des valeurs humaniste et de justice portées, depuis Jean Jaurès, pour gouverner le pays.

Depuis toujours la gauche s’est divisée entre une gauche radicale pour contester et rêver, contre une gauche de gouvernement pour prendre ses responsabilités dans un monde imparfait et réussir pas à pas à le transformer.

Que de combats ont été menés, depuis l’affaire Dreyfus, par cette gauche socialiste en faveur des droits de l’Homme ! Que de combats pour imposer des congés payés, la réduction du temps de travail, les droits sociaux, l’école, les loisirs, la culture, pour l’abolition de la peine de mort, pour permettre l’égalité homme/femme, pour les droits des couples homosexuels, pour la préservation de la planète.

La gauche socialiste a du sens. A chaque fois qu’elle fut au pouvoir, la société a progressé. On peut lui reprocher de ne pas avoir réussi à tout transformer, mais jamais elle n’est restée sans rien faire. Son bilan est certes incomplet mais son action a permis de nombreux progrès.

Mais voilà, le parti socialiste, l’organe politique de cette belle idée du socialisme est aujourd’hui à bout de souffle. Embourbé dans des querelles idéologiques infernales, dans des batailles de pouvoir individuel, après des débâcles, dans une vague d’exclusion incompréhensible, le P.S n’est plus en capacité de représenter la gauche socialiste. Certains parlent de le rénover mais au-delà de la proclamation les vieilles habitudes renaissent et chacun se voudrait bien calife …

Il faut donc créer quelque chose de neuf, avec les nouveaux outils de communication de notre société, une réelle ouverture sur la société, pas un parti mais un mouvement citoyen où l’on peut séjourner pour apporter sa pierre à l’édifice, où l’on peut venir et repartir, où l’on peut participer, écouter et proposer. Il nous faut une maison neuve de la gauche socialiste.

C’est de la base, de ces milliers de petites mains que l’on peut espérer cette construction.

Alors retroussons-nous les manches et soyons les architectes, les bâtisseurs, les charpentiers, les maçons, les menuisiers, toutes ces petites mains combien nécessaires pour bâtir ensemble la maison neuve de la gauche socialiste.

Philippe Allard

Pour constituer le groupe des fondateurs faites-vous connaître : lamaisonneuvesocialiste@gmail.com

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 21 Octobre 2017

Une nouvelle page se tourne pour l’histoire de la Gauche. Après la SFIO fondée en 1905 par Jean Jaurès, puis le Parti Socialiste rassemblé par François Mitterrand au congrès d'Épinay en 1971, la création d’une nouvelle force politique, répondant à notre époque, s’impose pour une Gauche réformiste.

Le Parti Socialiste a été un grand parti permettant, dans une Vème République d’abord combattue, de gagner les élections, de gouverner la France, d’adopter de grandes réformes sociales, sociétales et environnementales pour le pays. Les socialistes ont su se rassembler et construire des majorités autour de la gauche réformiste pour gouverner.  

Mais, nous sommes entrés dans une nouvelle époque. L’action gouvernementale, dans un monde redéfini et ouvert, est plus complexe. L’éducation du peuple renforce le besoin d’une démocratie plus participative. Le Parti socialiste s’est perdu dans d’interminables batailles idéologiques internes et le cloisonnement de son organisation.

La gauche réformiste ne dispose plus d’une formation politique à la hauteur de ce qu’elle représente. La volonté de refonder le Parti Socialiste est louable, mais cela ne convient pas à la nécessité de répondre aujourd’hui aux besoins d’une organisation neuve, plus ouverte sur la société, démocratique dans son mode de fonctionnement et claire dans son engagement politique.

L’enjeu est important. Il ne s’agit pas de reconstruire une force sur des désaccords profonds en faisant semblant de s’entendre pour un moment, dans une opposition proclamée pour gagner une élection. Cela ne suffira pas pour gouverner demain. Il ne s’agit pas non plus de proposer de nouvelles consultations pour un nouveau fonctionnement alors que les habitudes sont bien trop installées.

Il faut bâtir du neuf. Nous devons être une nouvelle fois « l’abeille et l’architecte » pour construire la formation politique progressiste à la hauteur de la Gauche Réformiste. L’enjeu est de taille car dans notre démocratie, nous avons besoin d’une force politique gouvernementale de gauche pour assurer l’alternance.

Il nous faut aussi repenser nos alliances. Si jusqu’ici la gauche réformiste s’est alliée avec le Parti communiste pour unir la gauche, la situation politique impose d’être ouvert à de nouvelles alliances pour constituer des majorités crédibles de gouvernement.

Bâtir une force politique engagée clairement dans la voie d’une gauche réformiste, avec un fonctionnement pleinement démocratique, utilisant les nouveaux moyens de communication sans esprit de clans, une force ouverte à de nouvelles alliances pour gouverner, c’est l’enjeu maintenant.

Bâtissons ce nouveau mouvement pour une Gauche Réformiste.

Philippe Allard

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Publié le 17 Octobre 2017

L’électorat socialiste a voté, en grande partie, pour Emmanuel Macron en 2017. Il faut dire qu’il n’y avait pas de candidat socialiste crédible après le renoncement de François Hollande du fait des destructeurs du P.S (le terme convient mieux que celui de frondeur). Il fallait aussi soutenir le candidat le mieux à même de faire barrage à l’ascension de Marine Le Pen. Sur ce point, Emmanuel Macron a sans conteste réussi.

Maintenant, la politique menée par Emmanuel Macron peut faire grincer les dents des socialistes. Certes, sa volonté de maintenir la France dans le système européen et mondial, est louable contre les populismes. Mais dans l’expression et dans sa politique économique, les socialistes n’y trouvent pas leur compte. On est dans une vision très libérale de la société, basée sur une réussite individuelle par l’argent, pour un système capitaliste d’investissement et d’enrichissement, pour une valorisation extrême du travail comme seul moyen d’émancipation.

Le socialisme a longtemps cherché sa voie pour sortir d’un système capitaliste par « la propriété commune ». Des formes coopératives aux nationalisations totales, les réalisations se sont souvent révélées imparfaites et même parfois désastreuses lorsqu’elles ont conduit à la dictature.

Et pourtant le socialisme a apporté beaucoup à notre société. Il a défendu la redistribution par l’impôt. Il a œuvré pour la législation sociale. Il a fait avancer la société contre des visions réactionnaires. Il a défendu le droit au temps libre, aux congés payés, à la culture pour tous.

Le socialisme ne peut plus être considéré comme un anticapitalisme, mais comme une idéologie promouvant une société progressiste, solidaire, respectueuse de l’environnement, ouverte à la culture et au droit au non-travail, « à la paresse » comme autre moyen d’émancipation.  

Ce socialisme réformiste a bien été une chance pour faire avancer notre pays dans la voie du progrès.

C’est ce socialisme qu’il convient de faire renaître. Bien éloigné des folies d’un Mélenchon, il ne s’agit pas de proposer le grand soir dans une bataille contre le capitalisme. Il s’agit plutôt de promouvoir un socialisme capable de gouverner dans un monde réel, tout en gardant à l’esprit cette volonté de progrès, de justice, d’Humanité.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 6 Octobre 2017

Toute la campagne présidentielle d’Emmanuel Macon s’est articulée autour de l’idée du dépassement du clivage gauche/droite pour répondre aux enjeux réels du monde contemporain.

Dès le premier tour, le candidat Macron a réussi à capter une partie importante des voix de la gauche réformiste.

Il faut dire que le contexte s’y prêtait, avec d’abord l’affaiblissement du Président socialiste confronté à une fronde interne à son parti d’une virulence telle qu’il était difficile de comprendre l’orientation de ce parti.

Ensuite le manque de crédibilité du candidat sorti des primaires de la gauche, certes sympathique, mais au programme utopique, ne cadrant pas à la crédibilité d’une élection présidentielle, a conduit à la débâcle.

Enfin, la menace de voir la candidate de l’extrême droite atteindre la première place a favorisé le vote au profit du candidat le mieux placé.

A ce contexte, il faut bien sûr ajouter la capacité de ce jeune candidat, ancien ministre du président socialiste François Hollande, à rassembler autour d’idées fortes comme : le renouvellement de la vie politique, l’engagement de refonder l’Europe et la volonté de donner à la France les moyens de répondre aux mutations de la mondialisation.

La victoire d’Emmanuel Macron fut soutenue par une grande partie de l’électorat de gauche, il n’y avait pas d’autre alternative crédible.

Mais Emmanuel Macron n’est-il pas de droite ?

A la lecture du budget présenté offrant plus d’avantages aux uns qu’aux autres, ou par plusieurs déclarations, le Président de la République ne s’éloigne-t-il pas de cet électorat de gauche qui lui a permis d’accéder à la Présidence de la République ?

Les expressions employées ne rappellent-elles pas toute une pensée libérale qui verrait dans le monde du travail un monde de faignants, prêt à mettre le bordel, contre la volonté du capital de travailler pour créer des richesses dans une société ordonnée autour de la seule valeur de l'argent ?

N’entendons-nous pas derrière certaines déclarations le fameux « enrichissez-vous » ?

Pour une femme ou pour un homme de gauche épris d’humaniste, la société ne peut être vue comme un espace limité à la fonction de création de richesses. Ce qu’il y a de bien plus grand c’est l’humain, c’est cette capacité à penser à l’autre, à vivre avec les autres, à cette fraternité, à ce devoir de justice.

La gauche restera toujours la gauche … la reconstruction c'est maintenant ! 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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