Publié le 5 Septembre 2016

Hollande : le grand tournant ?

Depuis son entrée en fonction à la Présidence de la République, François Hollande aura connu de nombreuses critiques contre ses décisions venant de tout l’échiquier politique : de l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant même dans les rangs d’une minorité de socialistes qu’on a beaucoup entendus sur les plateaux des médias.

Ces critiques sur ses orientations n’auront pas eu d’impact sur ses décisions. Considérant qu’il devait agir pour redresser le pays, François Hollande a tenu bon ! Il a fixé son axe en prenant compte de la situation du pays, associée à la conjoncture internationale, et s’y est tenu.

Rompant avec la ligne idéologique « à gauche », il a mené une politique en faveur de la relance des entreprises pour combattre le chômage de masse. Refusant toute remise en cause du pacte social, il a conduit les réformes pour sa préservation, notamment pour assurer les comptes de la Sécurité Sociale avec sa ministre de la Santé Marisol Touraine. Pour l’égalité des chances, il a mis les moyens pour redonner sa place à l’école. Contre la montée des menaces et des attentats, il a engagé la France dans des opérations militaires et conduit avec le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve la politique de sécurité. Progressiste, on lui doit le mariage pour tous ou encore l’implication au premier plan de la France pour la transition écologique avec l’engagement de sa ministre de l’écologie Ségolène Royal.

Alors que l’on entre dans une nouvelle phase politique avec les Primaires pour désigner les candidates ou les candidats à droite et à gauche, ne sommes-nous pas en train d’assister au grand tournant pour François Hollande ?

Critiqué hier sur les décisions prises, le Président de la République peut s’appuyer maintenant sur un bilan d’un travail assidu contre vents et marées, d’un volontarisme au service de son pays. Après tout, ce n’est pas dans les incantations d’un discours que l’on voit l’homme d’Etat, mais dans les actions menées.

Un bilan mais aussi une attente … car François Hollande a montré au cours de sa Présidence qu’il avait de la constance dans l’engagement.

Alors que les candidatures se multiplient dans tous les sens avec ses petites batailles des uns contre les autres,

Face aux discours idéologiques, tellement « classiques » dans les programmes de campagne, plus à droite pour une vague libérale ou plus à gauche pour plus de consommation,

Face aux ambitions personnelles s’appuyant sur un effet, « l’effet jeune » ou au contraire l’effet « ancienne mode »,

Face aux attaques des actions menées pour aboutir finalement à de simples positionnements démagogiques,

Face aux interrogations sur les réelles alternatives proposées pour la France par toutes ces candidatures,

N’est-on pas en train d’assister au grand tournant pour François Hollande : un regard nouveau avec recul et mesure en faveur des actions menées, mais aussi un regard nouveau en faveur de l’homme pausé et déterminé pour servir la France ?

N’est-il pas, parmi toutes les candidatures républicaines déclarées, le meilleur pour présider la France ?

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 25 Août 2016

Monsieur le Président,

La France a toujours cet esprit critique en éveil … c’est à la fois salutaire et déconcertant. Vous avez été Monsieur le Président, le plus souvent sous le feu des critiques, dans une période difficile ce n’est jamais simple de gouverner.

Pourtant entre les critiques du moment et l’engagement dans l’avenir, il faut faire la différence. L’important est d’être clair sur la ligne conduite pour mesurer le travail réalisé.

La situation du pays n’était pas bonne à votre arrivée au pouvoir que ce soit au niveau des comptes publics, de la situation des entreprises, de l’augmentation du chômage, de l’aggravation des inégalités, de l’abandon du projet de l’égalité des chances.

La droite prise dans son idéologie libérale ne sait plus gouverner. Quand on entend d’ailleurs les déclarations de ses candidats aujourd’hui, on peut être certain que le pire est à attendre d’une victoire de cette droite pour la France. A nouveau, Nicolas Sarkozy et les autres, proposent de larges baisses d’impôts pour les plus riches. Cela n’aidera pas l’appareil productif et conduira à l’aggravation des déficits.

Face à la situation, vous avez mené une politique offensive pour redresser le pays : permettre de relancer l’appareil productif, rétablir les comptes publics, redonner toute sa place à l’école de la République, sauvegarder notre pacte social. Le bilan de votre action n’est pas parfait mais positif. Les chiffres révèlent bien une amélioration de la situation. 44000 chômeurs en moins en une année, ce n’est pas rien !

Votre politique internationale a révélé la stature de l’homme d’Etat reconnu à l’échelle internationale.

L’histoire de la Seconde guerre mondiale nous rappelle qu’il ne faut jamais laisser s’épanouir des Etats expansionnistes au risque de conduire à des souffrances bien plus grandes pour les peuples. Face à la volonté guerrière de forces de déstabilisation, vous avez su mener les opérations nécessaires pour réduire la menace. Les choix n’étaient pas simples, les décisions ont été prises. L’engagement de la France pour la stabilité du monde est le bon choix qu’il fallait faire.

La menace de l’extrême droite et ses idées nationalistes, le risque d’une décomposition de l’Europe et la déstabilisation que cela entraînerai, la montée des mouvements réactionnaires, la fracture des communautés, les dérives sectaires sont autant de risques qui menacent notre France.

Nous avons besoin d’expérience, de mesure, de sens de l’Etat, de réalisme, de détermination dans les choix.

Les incantations idéologiques, les beaux discours, les positionnements statiques, les formules du passé, les ambitions individuelles ne peuvent conduire la France à préparer l’avenir dans un monde en pleine mutation.

Vous avez montré, Monsieur le Président, avec sérénité et détermination, votre sens de l’Etat pour prendre les décisions dans l’intérêt de la France.

Lors de l’élection présidentielle, les Françaises et les Français se détermineront entre les choix qui leur seront proposés, les prétendants sont légions …

Votre candidature, Monsieur le Président, est nécessaire car utile au débat. Qui mieux que vous, après ces cinq années de Présidence, est à même d’expliquer au pays les choix qui ont été faits, les avancées réalisées, les difficultés rencontrées et de proposer les nouvelles perspectives pour notre pays avec réalisme ?

Votre candidature, Monsieur le Président, ne peut que servir le débat démocratique pour permettre aux Françaises et aux Français de faire le bon choix pour le pays.

Vous avez toujours montré, dans votre engagement politique, que vous n’étiez pas intéressé à mettre en avant votre personnalité mais à servir le pays. S’engager pour servir son pays, c’est bien ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui.

Avec mes salutations citoyennes

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 18 Juillet 2016

Les mots qui nous blessent et nous divisent.

Semer la terreur pour diviser, affaiblir, détruire … c’est tout l’objectif perfide des terroristes. Nos sociétés sont développées, elles ont les moyens techniques pour répondre aux attaques frontales mais elles peuvent être fragiles si elles perdent le sens du collectif, du devoir, de la raison et de l’unité.

La force de la République ce sont les valeurs communes que nous défendons. Au-delà de nos querelles de famille, ce sont ces valeurs qui nous rassemblent dans les moments importants. « Liberté, égalité et fraternité » : c’est bien plus qu’une devise, c’est notre socle fondateur qui fait de la France, lorsqu’elle y reste attaché, une lumière dans le monde parmi beaucoup d’autres étoiles.

Lorsque la France est attaquée, elle ne peut trouver la force de la résistance que dans cette flamme qui nous unit. Car nous ne sommes forts que lorsque nous savons pourquoi nous devons résister et ne pas nous diviser.

Nous sommes certes entrés dans une campagne électorale et les ambitions d’hommes et de femmes sont vives, souvent passionnées. Elles peuvent être légitimes pour porter une politique commune et faire vivre la démocratie. Mais elles peuvent aussi se détourner de ce sens et devenir l’ambition solitaire pour le pouvoir.

Certaines paroles alors que le drame est encore chaud, la douleur des familles entière, sont des mots qui nous blessent et nous divisent. Non vraiment ce n’est pas le moment.

Ces femmes et ces hommes, entrés dans ce jeu politique pour profiter de la terreur, ne sont pas à la hauteur de celles et de ceux qu’ils voudraient représenter. Ils sont dans le combat politique d’un moment alors que l’on s’attaque à la France et par-delà ce pays à des valeurs universelles.

Les actes de solidarité qui ont suivi le drame rappellent que l’humanité ne doit jamais céder à la peur. Ces citoyens et ces citoyennes, par leurs mots, par leurs gestes, par leurs actions simples et si profondes pour soutenir, pour réconforter, pour partager donnent le sens de cette humanité qui nous unit bien au-delà de nos frontières.

Face à la terreur nous devons savoir porter la plus belle arme, la République et ce combat pour la liberté, pour l’égalité, pour la fraternité.

Ces valeurs sont attaquées ici mais le sont aussi dans le monde. La France doit être à la hauteur au côté de tous les peuples qui résistent pour porter ces valeurs communes.

Il peut y avoir ici et là de la colère, cela peut se comprendre. Dans cette douleur vive ce qu’on attend des femmes et des hommes politiques, c’est qu’ils soient justement à la hauteur, qu’ils aient la sagesse d’oublier le temps d’une campagne électorale pour résister.

Etre à la hauteur ce n’est malheureusement pas ce que l’on a pu entendre. Quelle tristesse de voir des représentants de la France tomber si bas.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 6 Juillet 2016

Maintenant au combat pour la gauche de gouvernement !

Soyons clair, le 49.3 a été instauré avec le retour au pouvoir de De Gaulle en 1958 et la mise en place de la Vè République, pour donner à l’exécutif les moyens de gouverner et rompre ainsi avec l’instabilité de la IVè République. Il faut rappeler que durant la courte durée de cette République, entre 1945 et 1958, la France a connu 25 gouvernements successifs en 14 ans.

Avec le 49.3, si le gouvernement n’a pas la majorité à l’Assemblée pour faire adopter son projet de loi, il met en jeu son gouvernement. Aux parlementaires, s’ils pensent que la loi est inacceptable, de déposer une motion de censure pour le renverser.

Avec le 49.3, le Premier ministre, Manuel Valls, met en jeu son gouvernement.

A quoi assistons-nous depuis plusieurs jours … dans la comédie qui se joue ?

Des parlementaires socialistes sont visiblement vent debout contre la loi travail déposée par la ministre Myriam El Khomri. Cette loi apparaîtrait comme une loi « de droite » favorable « aux patrons » … avec toute une vision très XIXè .s du combat politique. Pour eux, globalement rien ne doit changer même si le monde se transforme … après tout le FN de Marine Le Pen ne propose-t-il pas d’enfermer la France dans une forteresse ?

Cette loi dite « de droite » est également dénoncée par la droite et le Medef comme n’allant pas assez loin dans une idéologie très libérale où le travailleur doit être soumis aux lois du marché.

Dénoncée à droite, dénoncée à gauche, cette loi s’inscrit en fait dans une volonté politique affirmée depuis le début du quinquennat. C’est une loi de compromis permettant une certaine adaptation donnée aux entreprises dans le cadre d’une négociation sociale d’entreprise. Elle renforce également la généralisation de la garantie jeunes et la création du CPA (Compte personnel d’activité). Une loi équilibrée donc permettant de répondre aux enjeux économiques actuels tout en maintenant des garde-fous pour la protection des droits des salariés et en ouvrant de nouvelles avancées sociales.

Cette loi est donc très significative d’un gouvernement de gauche, une gauche consciente de la mutation du monde, volontaire pour mener les transformations nécessaires dans la justice sociale. C’est dans ce sens qu’il ne faut pas céder. La politique du « rien ne bouge » serait un drame pour l’avenir de la France. La politique du repli sur soi, alors que le monde s’ouvre, serait la pire des choses.

Le combat pour cette loi est donc essentiel pour l’avenir de la gauche de gouvernement. Alors que les populismes, les nationalismes, les extrémismes s’élèvent, il faut convaincre. Notre monde offre d’énormes avancées. Le passé n’était pas meilleur. Il faut accompagner les mutations, ne pas avoir peur d’affronter les évolutions du monde contemporain.

L’exécutif, avec le Président de la République et le Premier ministre, tient ferme le cap.

A tous les socialistes de s’engager fortement dans ce combat politique.

A droite et à gauche la peur peut triompher. Le sens du combat politique maintenant c’est d’engager la France dans ce monde avec le sens de la justice et de l’humanité.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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