Publié le 1 Juin 2017

La décision n’a pas été facile. Ayant longtemps milité au Parti socialiste, c’est difficile pour un militant engagé de ne pas voter socialiste. Le socialisme représente un idéal d’humanisme, de justice et de progrès. Ce courant de pensée ne peut pas mourir, il doit être toujours soutenu. Mais, il est aujourd’hui bien mal représenté par un Parti Socialiste divisé entre différentes options, gravement incapable de fixer une ligne claire de gouvernement, avec des frondeurs déjà prêts à se relancer dans une nouvelle casse. Je ne veux pas faire perdre de temps à mon pays dans ces batailles de courants.

Ce fut déjà le cas lors de l’élection présidentielle, je n’ai pas voté pour le candidat du P.S, mais c’était plus facile. Après les Primaires et la victoire de Benoît Hamon j’étais prêt à lui apporter mon soutien. Mais très vite, je me suis aperçu que le candidat partait à nouveau dans une mauvaise direction. Je ne pouvais pas le suivre dans son appel pathétique à l’alliance avec Mélenchon alors que celui-ci n’en voulait pas, puis dans son refus de prendre la mesure du problème de la dette. Ce fut une campagne électorale improvisée d’un chef de courant. Il n’a pas été à la hauteur de l’enjeu d’une élection présidentielle. On connaît le résultat : l’effondrement avec un Benoît Hamon à 6%.

Pour cette élection législative, le choix est plus difficile. La candidate présentée dans ma circonscription par le Parti Socialiste a de sérieux atouts dans son parcours et son engagement. Il est donc très clair, ce ne sera pas un vote contre Seybah Dagoma. Mais je considère avant tout qu’il faut donner au Président de la République une majorité forte et claire pour gouverner. Je le soutiens dans sa volonté de relancer l’Europe dans un monde instable, sa volonté de redonner à l’école sa mission d’égalité des chances car nous avons besoin de tous les enfants de la République, sa volonté de s’attaquer au chômage de masse en donnant les moyens aux entreprises d’embaucher et en même temps en préservant la protection sociale.

Le programme d’Emmanuel Macron c’est ce dont nous avons besoin maintenant pour le pays. Il faut donc le soutenir dans ces législatives pour qu’il puisse mener sa politique avec une majorité clairement engagée.

J’ai assisté hier soir au meeting du candidat d'En Marche, en présence de Daniel Cohn-Bendit venu le soutenir. Ce dernier a rappelé son engagement écologique et européen, c’est toujours un plaisir d’entendre cet homme de conviction et d’engagement.

J’ai découvert aussi Benjamin Griveaux que je ne connaissais pas. J’ai beaucoup apprécié dans son intervention d’abord sa sérénité. Il n’y avait pas d’effets de tribune, d’incantations, de postures. L’objectif est en effet sérieux, il ne s’agit pas de se mettre en avant, mais de se préparer au travail parlementaire avec exigence. Ce qui fait la marque de ce volontarisme politique, c’est cet attachement à trouver des solutions aux problèmes du pays sans être cadenassé dans un discours idéologique. Il a pris le risque de quitter son emploi pour s’investir dans cette campagne d’Emmanuel Macron, c’est un réel engagement au service d’une volonté politique. On peut lui faire confiance, il a cette volonté de servir, de cerner les dossiers, d’écouter pour chercher les solutions et de rendre des comptes.

 

C’est décidé, mon engagement est clair, réfléchi. Socialiste dans mes convictions, dimanche 11 juin, je vote Benjamin Griveaux.

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 30 Mai 2017

Je n’ai rien dit jusqu’ici mais est-ce sérieux ? Est-ce tenable ?

A la lecture de la liste des candidatures présentées par le Parti Socialiste à Paris, comment ne pas s’interroger sur le fonctionnement de ce parti ? Comment peut-on laisser faire ? Comment ne pas s’indigner ?

Moi j’admire les camarades socialistes repartis sur le terrain pour distribuer des tracts et coller des affiches … je parle bien sûr des quelques vrais militants, très peu nombreux hélas, qui sont là par conviction et ne demandent pas à partager le gâteau !

Car c’est bien de la cuisine dont il s’agit, de la grande pâtisserie, avec de la farine, des œufs cassés, une bonne dose de beurre et beaucoup de sucre … !

Pendant cinq ans les socialistes se sont déchirés. Les frondeurs sont montés en première ligne et ont mené leur guerre d’usure contre le Président socialiste, épuisant le quinquennat de François Hollande qui n’a pas pu bénéficier d’un parti solide en ordre de Marche ! Pendant cinq ans, ils n’étaient donc d’accord sur rien … mais voilà qu’au moment de se partager les candidatures pour les législatives, les ennemis d’hier sont tout heureux de se retrouver autour de la table du grand festin pour faire la distribution des parts du gâteau en fonction du poids des motions internes.

Ce sont les petits arrangements ordinaires avec lesquels le Parti Socialiste tient encore et espère durer… on peut se combattre dans les idées mais au moment du partage des postes et des fonctions, on s’arrange !

Comment les Françaises et les Français peuvent-ils encore accepter ce type de fonctionnement ?

Ainsi, dans la 11èmecirconscription de Paris, le Parti Socialiste présente la candidature de Pascal Cherki. Durant cinq ans, il s’est opposé dans des termes durs, violents même parfois contre le Président de la République socialiste et contre ses gouvernements …Mais pas de problème, tout s’arrange et chut … il sera candidat et annonce fièrement qu’il sera un opposant au Président de la République avec son courant.

Quelle logique à tout ça …. dans la 18è circonscription, les socialistes voteront et feront campagne pour Myriam El Khomery … et dans la 11è pour l’un de ses farouches adversaires Pascal Cherki, dont le chef de son courant au P.S soutient le candidat communiste contre El Khomery !

Tout cela est bien sûr très clair … et celui qui ose s’en alarmer est considéré comme un traitre socialiste ! Il faut se taire … allez militant, on ne bronche pas … allez électrices et électeurs socialistes, le Parti vous invite à voter pour une idée et son contraire … mais où est le problème ?

Alors je sais certains me diront mais il faut voter à gauche, il faut voter socialiste, on verra après …. Mais lorsque tout cela n’a plus de sens, lorsqu’il s’agit seulement de se répartir des postes, faut-il suivre aveuglément … ou bien n’est-il pas nécessaire de faire acte de résistance !

Si le Parti Socialiste pour ses élections législatives est incapable de présenter une ligne politique claire et crédible, quel est le sens de ce vote ? Est-ce vraiment cela la gauche ?  

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 29 Mai 2017

Le Président de la République a ouvert le chantier de la recomposition politique qui était nécessaire afin de gouverner et de mener les réformes pour le pays.

Le dernier quinquennat a montré au grand jour la division interne du principal parti de la gauche de gouvernement. Les frondeurs, membres du Parti Socialiste, ont en effet mené une opposition interne radicale et destructrice contre la politique conduite par le Président socialiste. Il y a bien au sein des partis traditionnels des oppositions idéologiques majeures qui rendent l'exercice du pouvoir difficile. La recomposition est donc indispensable pour gouverner.

Pour autant cette recomposition doit-t-elle entraîner la disparition de la gauche de gouvernement ? La gauche c'est une idée née de l’humanisme, toujours en dynamique, pour assurer les libertés, les solidarités et pour la protection de notre environnement, elle ne peut pas mourir.

L'opposition gauche/droite, née avec la Révolution française, permet de faire vivre le débat démocratique et assure l'alternance républicaine. Si cette opposition devait disparaître, le choix serait alors catastrophique pour le pays, puisqu'il faudrait choisir entre un seul parti de gouvernement et des partis extrêmes. La disparition de cette opposition peut donc faire craindre le pire pour le pays, avec le risque de l'accession au pouvoir des partis extrêmes. Si la recomposition politique doit avoir lieu, il serait dangereux de faire disparaître la gauche de gouvernement.

S’il faut soutenir l'expérience menée par le Président de la République ... il ne faut pas en rester là ! La gauche de gouvernement doit se reconstruire sur des bases saines pour être en capacité demain de proposer une alternance démocratique si cela est nécessaire.

Il faut donc œuvrer à sa renaissance. Mais pour cela, nous devons être clairs sur notre engagement. Les frondeurs défendent une autre voie et espèrent une alliance du siècle passé. Nous ne pouvons pas reconstruire aujourd’hui la gauche de gouvernement sur le passé. Nous devons gouverner avec En Marche ! Les Frondeurs travaillent dans une autre direction. Nos routes se séparent … pour les circonscriptions où le PS est représenté par un frondeur, la voix des socialistes doit être En Marche !  

Par contre, toutes les candidates et tous les candidats socialistes se déclarant clairement pour la majorité avec Emmanuel Macron doivent être soutenus. C’est la première étape de notre reconstruction. Puisque cela ne vient pas de la direction du Parti, notre reconstruction se fera avec tous les candidates et tous les candidats socialistes qui sont sur la même ligne et s’affichent clairement :  pour la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron !

 

Je vote socialiste pour la majorité présidentielle !

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 16 Mai 2017

Dans ma circonscription à Paris, je dois faire le choix entre deux candidatures : l’une, Seybah Dagoma, représentant le Parti Socialiste et l’autre, Benjamin Griveaux, la République en Marche.

La candidate du Parti Socialiste, Seybah Dagoma, ne fait pas partie du camp des frondeurs. Si cela était, la question ne se poserait pas. Il n’est pas question de soutenir une voix des frondeurs avec qui je ne partage pas la même ligne politique. Soyons clair, ils ont été des opposants durant le quinquennat de François Hollande et donc ils ont franchi la ligne rouge. C’est leur responsabilité. Mais cela n’est pas le cas dans ma circonscription. Seybah Dagoma est une femme, progressiste, engagée dans des causes justes, compétente, de gauche, candidate du Parti Socialiste. Elle mérite d’être soutenue.

Je me retrouve dans le cas de beaucoup de socialistes à devoir faire un choix.

Le problème ne porte pas sur la candidate, mais sur la ligne politique du Parti Socialiste. Il n’y a pas d’engagement clair jusqu’ici. Plutôt que d’affronter la réalité, Jean-Christophe Cambadélis a choisi, pour garder un semblant d’unité, la ligne floue … on verra après les législatives. Entre la position de Bernard Cazeneuve, d’un soutien constructif au Président de la République, que je partage totalement, et celle d’opposition de Benoît Hamon et des frondeurs, que je refuse, quelle sera finalement la ligne politique du Parti Socialiste ?

Le Parti Socialiste ne va-t-il pas entrer dans une phase de divisions internes, avec des règlements de compte dont il a l’habitude, et donc de forte instabilité. Or, nous n’avons pas besoin de cela maintenant. Il nous faut choisir de gouverner la France.

Je soutiens et partage la volonté politique du Président de la République. Il faut en effet sortir la France du chômage de masse. C’est la première indignité pour une femme ou un homme de na pas pouvoir vivre librement de son travail. Il nous faut refonder l’Europe, dans un monde en mutation, pour lui donner les moyens d’agir et protéger mieux. Il faut une majorité claire pour faire réussir la France.

La ligne du Président de la République plus libérale sur le plan économique mais avec une volonté de justice sociale conduit à une recomposition politique. Cela entraîne évidement à constituer une majorité avec des femmes et des hommes modérés, venus de la gauche et de la droite, qui ont jusqu’ici défendu et voté des lois différentes dans le cadre de choix d’appareil de parti.

Benjamin Griveaux est le candidat de la majorité présidentielle, il mérite d’être soutenu pour donner cette majorité claire à la France et éviter le temps des crises et des divisions.

L’opportunité nous est donné de construire une nouvelle force politique pour gouverner avec une majorité solide. « En même temps », je ne pense pas que le Parti Socialiste doive disparaître car ses engagements sociaux et progressistes sont utiles pour le pays.

Le choix est donc difficile … Prenons encore un peu de temps pour écouter avant de choisir.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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