Publié le 7 Octobre 2015

Vont-ils tuer le socialisme à la française ?

Au XIXè.s, le socialisme s’affirme comme réponse politique à la question sociale, la condition ouvrière. Il s’agit de briser la volonté d’un petit nombre de s’enrichir sur l’exploitation du prolétariat. Mais le socialisme se divise entre ceux qui souhaitent détruire le capitalisme et ceux qui cherchent à le réformer.

La France n’ira pas plus loin. Les communistes vont « courir l'aventure », selon l’expression de Léon Blum, « la vieille maison » demeure et ne connaîtra pas de Bad Godesberg (SPD 1959). Si le socialisme français affirme le principe de la liberté comme valeur essentielle de son combat, il reste toujours attaché à la lutte contre le grand capital.

Ainsi, le programme commun porté par François Mitterrand allié des communistes en 1972 se proposait de « briser la domination du grand capital et mettre en œuvre une politique économique et sociale nouvelle … »

Mais, la confrontation avec la réalité du pouvoir change toutefois la donne. Après le tournant de 1983, le gouvernement de Laurent Fabius lance les privatisations … le rêve français aura juste duré un peu plus longtemps que le rêve grec avec Syriza …

Les formules aujourd’hui d’un Emmanuel Macron, trop fougueux pour être un fin politique, vont encore beaucoup plus loin … Elles réduisent de plus en plus la distance entre le socialisme et le capitalisme et fissurent l’édifice …

Quelle est la place du socialisme aujourd’hui ? Existe-il encore un rêve français socialiste ?

Sur les questions sociétales, la gauche socialiste porte et affirme le progressisme. L’abolition de la peine de mort, le pacs, le mariage pour tous, la bataille pour la reconnaissance de « la France métissée » selon l’expression de Ségolène Royal, … la gauche est toujours en première ligne. Ce combat-là n’est pas à sous-estimer, il est essentiel. A l’heure où les conservatismes, les réactionnaires relèvent la tête pour défendre leurs idées, la gauche a besoin de mener ce combat.

Sur la question économique, la gauche socialiste semble avoir abandonné toute volonté de transformation du système. Certes, elle ne vend plus de rêve mais gouverne. Il serait toutefois absurde de penser que le socialisme au pouvoir mène la même politique que les partis conservateurs. La lutte pour l’éducation, la préservation d’un Etat providence réformé, assurant des droits sociaux fondamentaux, sont des combats toujours d’actualité. Ce combat-là n’est pas à sous-estimer.

Confrontée à un chômage de masse, la France n’a plus envie de rêver mais peut se renfermer … Quelle politique la gauche a-t-elle à proposer ? Existe-t-il une marge de manœuvre pour éviter la casse des lois sociales voulues par un capitalisme financier prédateur ? Si la droite était au pouvoir l’affaire serait entendue … mais c’est la gauche qui gouverne.

François Hollande et Manuel Valls ne mènent pas une politique de droite … ils doivent gouverner un pays avec un chômage de masse et une dette menaçante. Ce sont des réalités.

L’unité des réformismes est essentielle dans cette période difficile. Le débat est sain et doit vivre. Mais évitons les déchirures, les paroles assassines … évitons de tuer le socialisme français.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 1 Octobre 2015

Qui a la plus grosse ?

Le concours est ouvert et Morano tire fort dès l’entrée en jeu …. La campagne des régionales s’annonce nationale-nazillonne …

Toi t’es pas de ma race alors tire-toi de là !

Morano gagne un point … elle a sorti la plus grosse formule nazillonne !

Mais c’est loin d’être achevé … si ça démarre comme ça … Marine va montrer ce qu’elle sait faire … car jusqu’ici c’était elle qui avait de l’avance …

"Merci bon papa … tu m’as tout donné ! Il fallait bien que je te tue pour prendre ta place … après tout c’est comme ça que tu m’as élevé ! Sois fier de moi !" Marine à Papa.

Miroir mon beau miroir, qui a la plus grosse formule nazillonne dans son répertoire … c’est toute une éducation à refaire … il va falloir tout changer … préparez les feux … beaucoup de choses vont être brûlées comme tous ces trucs d’un autre temps … celui de la civilisation.

Au feu l’humanité ! Au feu la fraternité ! Au feu la solidarité … Claquez la porte … barricadez les entrées … foutez les dehors … On est chez nous !

Marine Morano allons-y, elles vont tout déglinguer et, peut-être même, qu’on finira par changer le nom France … trop humain ce nom pour un pays bien barbare.

C’est tellement « vrai » pour reprendre l’expression d’une animatrice TV … on est chez nous … il faut les mettre dehors …. Qui ? Mais les autres …. Celles et ceux qui ne sont pas comme nous …

En politique il y a plusieurs catégories … celles et ceux qui tirent vers le bas … et celles et ceux qui recherchent à élever le débat pour répondre aux enjeux réels, en donnant au peuple ce sens de l’humain, cette sagesse des peuples civilisés.

Marine Morano ça relève des bas-fonds !

Elles vont creuser profond pour aller chercher ce qu'il y a de plus vil dans la nature humaine.

Chasser toutes celles et tous ceux qui ne sont pas de chez nous … Après … après, on connaît la suite … Çà commence par je mets dehors celles et ceux qui ne me ressemblent pas … puis viendra le tour de celles et ceux qui ne pensent pas comme moi … et un jour on frappera à ta porte et ça sera ton tour …

Il est peut-être temps que le peuple se réveille avant d’entrer dans une nouvelle nuit noire !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 21 Septembre 2015

Au peuple de gauche de parler !

Ont-ils peur de l’expression du peuple de gauche ?

Le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, propose un référendum du peuple de gauche sur l’unité ou la division de la gauche pour les élections régionales.

Les discussions entre les appareils ne semblent pas avancer … alors que faire ?

  • Faut-il partir divisé sur une élection locale pour sanctionner la politique nationale et ouvrir grand la porte à l’extrême droite ?
  • Faut-il au contraire conserver des régions à gauche et s’entendre, dans le respect de chacun, pour mener des politiques communes ?

La responsabilité est grande …. Qui doit prendre cette responsabilité ?

Des désaccords apparaissent entre les partis de gauche sur la politique gouvernementale.

Pour les écologiques, la politique menée par le gouvernement serait insuffisante.

Pour les partis les plus à gauche, les choix économiques sont contestés.

Nous connaissons tout cela … mais de quelle élection parle-t-on ? Il s’agit de préparer des élections locales et non nationales.

Alors faut-il perdre ces élections et prendre le risque de laisser gagner l’extrême droite, avec les conséquences que nous connaissons sur la gestion des territoires, pour s’exprimer sur une politique nationale ?

Qui doit prendre la décision ? Doit-on laisser cette responsabilité aux dirigeants des partis ou au peuple de gauche. C’est la question.

Le peuple de gauche a le droit de faire le choix de la division et de la défaite. Ce sera alors sa responsabilité, qu’il aura prise après un débat contradictoire et démocratique ou chacun aura pu s’exprimer. Un nouveau 21 avril ne peut pas se décider dans une cuisine politique sans le peuple !

Le peuple de gauche peut, au contraire, préférer la victoire de régions de gauche pour gérer, avec humanité et dans les valeurs de notre République, nos territoires.

Laissons le peuple de gauche s’exprimer et prendre sa responsabilité.

Des listes divisées ou une liste unie pour des régions à gauche : c’est au peuple de choisir.

Alors « OUI » au référendum.

Je participe !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 17 Septembre 2015

La démago jusqu'à l'inhumanité !

La question des réfugiés révèlent une fois de plus jusqu’où peut aller la démagogie de Marine Le Pen ….

La chef de l’extrême droite française affirme qu’elle veut s’attaquer à l’islamisme qui est son ennemi. Mais au-delà des mots, des discours, du blablabla politique, pour s’attirer les voix le temps d’une élection, quelle est réellement la politique à mener ?

La guerre en Syrie, avec la progression de Daesh, entraîne un exode massif des populations. Il ne s’agit pas ici de se contenter de beaux discours… La population fuit face à la progression de ces forces islamistes qui font régner la terreur … L’islamiste frappe à notre porte …

Les pays frontaliers accueillent au-delà de leurs forces, au-delà du possible ces réfugiés. Le Liban accueille plus de 1,1 million de réfugiés syriens, soit le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde. Un habitant sur quatre au Liban est un réfugié venu de Syrie, avec toutes les difficultés que cela engendre …


Face à ce drame, les populations recherchent de nouvelles terres d’exil … Alors que faire ?

On ne peut pas tenir un double discours : s’opposer à l’islamisme et refuser d’accueillir les populations qui fuient ce pouvoir barbare !

On ne peut pas … sauf Marine Le Pen pour qui la démagogie peut tout permettre Elle ira loin …… jusqu’au bout de la démagogie … jusqu'à l'inhumanité !

Lors d'un meeting dans l'Essonne, lundi 14 septembre, Marine Le Pen n'a pas hésité à comparer l'afflux de réfugiés dans l'Union européenne aux invasions barbares ayant entraîné la chute de l'Empire romain…. Et ben voyons … allons-y, démagogie au bout du fusil, on charge !

Après tout, avec la démago, tout ça c’est ben pareil … un réfugié c’est une forme d’immigré … donc qu’ils aillent mourir ailleurs … Daesh : ce n’est pas chez nous ! Les islamistes peuvent tuer, exterminer, violer, détruire … du moment que cela ne touche pas nos frontières on s’en fout… et qu’ils rentrent chez eux !

Au-delà de l’inhumanité d’un tel discours ; un peu, un tout petit peu de réflexion devrait amener les électeurs de Marine Le Pen à se demander si tout cela est bien raisonnable et possible … Croyez-vous que cela s’arrêtera là ? Croyez-vous que la politique de l’autruche ne se retournera pas contre nous ?

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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