Publié le 22 Octobre 2014

hemic-14-p.jpgUn parti politique de gouvernement a une fonction réelle dans la démocratie. Il permet l’alternance crédible. C’est ce que le Parti Socialiste, depuis François Mitterrand, représente dans la vie politique française face à la droite.

La dernière élection présidentielle qui a opposé François Hollande et Nicolas Sarkozy a vu deux lignes idéologiques claires s’affronter.
La droite défend clairement un projet libéral : limitation de l’intervention de l’Etat avec des réductions d’impôts et la baisse du nombre de fonctionnaires y compris pour le nombre d’enseignants, promotion d’une société individualiste, du chacun pour soi où les valeurs de solidarité sont remises en cause. Enfin dans sa forme la plus conservatrice, la droite s’oppose aux évolutions de la société comme ce fut le cas pour le mariage pour tous.
La gauche au contraire défend un projet plus social et réformiste : intervention de l’Etat pour garantir l’égalité des chances à tous les enfants de la République quelles que soient les origines sociales ou la couleur de peau, pour garantir des lois sociales évitant l’exploitation de l’homme et de la femme et permettant une réelle reconnaissance du travail à toutes les échelles, pour garantir la solidarité, pour assurer l’évolution de la loi accompagnant les évolutions de la société dans une vision progressiste, pour répondre avec volontarisme aux nouveaux enjeux comme la transition écologique.
Toute l’action du gouvernement de Manuel Valls sous la Présidence de François Hollande va dans le sens d’un gouvernement de gauche.

Mais gouverner c’est aussi mener une politique économique et faire des choix budgétaires dans une conjoncture réelle. 
Quel est l’axe de la politique économique du gouvernement ?
Certains voudraient nous faire croire qu’il n’y a pas d’axe mais dénoncent dans le même temps les deux axes opposés au PS ! Il y a donc bien un axe. Cet axe est clair : il s’agit pour François Hollande et Manuel Valls de redresser l’appareil productif français dans une compétition internationale, tout en évitant de casser la demande. En somme ce n’est ni une politique de l’offre, ni une politique de la demande mais une politique de l’offre et de la demande.
Dès son accession au pouvoir, François Hollande a estimé  que cela était la priorité de la France et qu’il fallait mener cette politique avec détermination.

Face à cette politique économique clairement définie, des voix se sont élevées au Parti Socialiste. On les appelle les Frondeurs. Plus qu’une simple opposition dans le Parti, ils ont décidé de porter le débat devant l’opinion publique.
Là se pose la réalité du problème. Qu’il y ait au sein d’un Parti des points de vue différents, c’est la vie démocratique. Mais un parti politique porte une ligne. Lorsque les françaises et les français votent c’est clairement sur ce que représente le Parti : un parti de gouvernement défendant une ligne idéologique. Cette ligne a été définie lors des Primaires du Parti socialiste. La ligne « plus à gauche » portée par Martine Aubry a perdu, de loin, cette élection. François Hollande représente une ligne claire pour un Parti de gouvernement de gauche. Faire croire aujourd’hui que François Hollande a renié son engagement est une supercherie. Le débat a été tranché au sein du Parti socialiste.
Les frondeurs oublient l’essentiel. Quand les françaises et les français se sont prononcés lors des élections législatives c’était avant tout pour donner une majorité à François Hollande lui permettant de gouverner. Ils n’ont pas élu, tel ou tel député sur son nom, mais parce qu’il était socialiste et donc portait la politique des socialistes qui dans un vote démocratique ont défini leur ligne politique.
Les Primaires sont une grande avancée si le vote est respecté. Mais les frondeurs ne respectent plus aujourd’hui ce vote. Il y a dans leur attitude un déni démocratique.

Il est donc grand temps de se ressaisir et de refonder un PS de gouvernement !
Le Parti socialiste reste très fortement attaché à ses valeurs c’est que ce que vont montrer une nouvelle fois les états-généraux. C’est important de se rassembler sur l’essentiel, c’est pourquoi il faut soutenir cette volonté de Jean-Christophe Cambadélis.
Mais les valeurs ne suffisent pas, il faut aussi un engagement pour gouverner, d’autant plus lorsque les temps sont difficiles.
Refonder un Parti de gouvernement c’est d’abord prendre l’engagement de respecter les décisions démocratiques du Parti. Un Parti de gouvernement ce n’est pas aussi facile à mener qu’un Parti de contestation, on ne peut pas dire tout comme ça vient, on ne peut pas déclarer tout comme ça vient, il faut de la responsabilité.
Un Parti de gouvernement doit soutenir, il peut aussi proposer pour oser plus loin plus vite, mais il ne peut jamais s’opposer. S’il le fait, il ne respecte plus le vote démocratique des citoyennes et des citoyens qui votent pour un Parti parce qu’il représente une chose et pas une pluralité de motions contraires.


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 11 Octobre 2014

http://www.parti-socialiste.fr/static/styles/banner/public/slides/2014/8/7ce98a34.?itok=AvRq6fYLLes Etats-généraux du Parti Socialiste mobilisent et ce n’était pas gagné !


Les chefs et les petits-chefs du PS ne sont pas très mobilisés … il faut dire qu’il n’y a pas d’enjeu de rang et de place … seulement un débat d’idées … Alors beaucoup d’entre eux rechignent, traînent la patte,  d’avantage prêt à courir les médias pour se faire entendre et voir …
Certains trépignent et réclament un Congrès, pour ranger les militantes et les militants dans des cases, les compter comme du bétail  pour l’abattage et se donner un rang ! Une aristocratie politique qui se croît autorisée à penser et parler pour la masse … 

Mais les militantes et les militants sont eux au rendez-vous ! Ils n’ont pas besoin d’entrer dans une chapelle du prêt-à-penser pour s’exprimer !
Près de 3000 militantes et militants socialistes ont déjà participé en envoyant leur contribution. Les nouveaux outils de communication permettent cette démocratie participative. Un site assure ce travail collectif de réflexion : http://www.etats-generaux-des-socialistes.fr/

C’est que l’enjeu est de taille … il ne s’agit pas d’un Congrès pour diviser et compter les chapelles, permettre aux petits caporaux de regrouper leurs troupes sous quelques formules magiques et illusoires, mais de la nécessité de redonner l’ambition et la force du Premier Parti de gauche.
Dans un monde en plein bouleversement, la question fondamentale se pose à une autre échelle : quels sont les combats et les stratégies à mener pour continuer à avancer vers une société mondialisée plus juste, plus respectueuse des différences, plus ouverte aux autres, pour un progrès humain donnant à chacune et à chacun la possibilité de trouver sa place et de s’épanouir ?

L’Europe n’a pas toujours été un exemple. Elle a su affirmer et défendre les grands principes de l’Humanité. Mais elle a aussi dominé et imposé à des peuples la soumission et l’absence de droit. La mise en esclavage, la colonisation c’est aussi notre histoire.
Le monde change, les principes humains ne sont plus réservés à un continent privilégier mais à tous les peuples. On peut vraiment aujourd’hui bâtir l’Humanité ! Mais il faut une ambition, une volonté !

Un grand parti de gauche se doit d’ouvrir des perspectives dans le monde d’aujourd’hui … On ne pourra pas défendre une Europe privilégiée, et pourtant ces principes humains, sociaux qui ont été arrachés lors des combats d’hier aux puissants restent les principes sur lesquels doivent se mener les luttes d’aujourd’hui à une autre échelle.

Alors que des électrices et des électeurs se portent vers des courants populistes, nationalistes, et se préparent à édifier de nouveaux murs de la honte, les socialistes ont raison de participer. Nous avons un combat à mener ensemble. Laissons les petits chefs à leurs divisions et sachons nous rassembler pour construire un monde plus juste, c’est bien plus important.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 2 Octobre 2014

 


Première femme candidate à l’élection présidentielle en 2007, la France n’était pas prête !

 


Depuis, quelques petits changements peuvent être constatés ici ou là. Mais au plus haut niveau de l’Etat, c’est toujours l’ancien régime, avec le règne du « LE » ! « Le » Président, « Le » Premier ministre, « Le » président de l’Assemblée, « Le » président du Sénat … comme une image « d’autrefois », d’une France figée dans le passé …
Heureusement dans l’action politique, la réalité est moins conservatrice … Car agir se conjugue de plus en plus au féminin.


Pour mener les mutations actuelles pas de « Le » mais souvent la note est bien « La » !


Qui incarne ainsi le mieux aujourd’hui le volontarisme dans notre petit monde politique ? Pris dans ses combats de chef, il en oublie souvent la France. Il faut donc bien ce « la » pour mener la bataille du changement, cette volonté au féminin pour avancer, bousculer les conservatismes, les doutes, les peurs, et se concentrer sur l’essentiel pour mieux préparer l’avenir …


Qui va permettre les changements majeurs au-delà des discours et des postures d’une campagne ?


En prenant la direction du ministère de l’écologie, Ségolène Royal, a réussi à changer la donne. L’écologie n’est plus un ministère secondaire mais le chantier essentiel à construire pour l’avenir.


Et « la » ministre entend bien mener jusqu’au bout son combat pour un nouveau modèle de développement … il y a tant à faire pour changer les mentalités, briser les doutes, et réussir cette mutation essentielle.
« La » ministre a pris la tête du combat et ne se laisse pas distraire de sa route. Car l’enjeu est en effet de taille. Intervention après intervention, « la » ministre martèle son message et ouvre la voie du changement. Réussir la mutation énergétique c’est en effet assurer l’énergie de demain, réduire les factures pour les consommateurs et donc donner du pouvoir d’achat, préserver la planète contre les ravages du réchauffement climatique, et créer de nouveaux emplois dans des secteurs non délocalisables.


Beaucoup voudraient la ramener aux petites querelles partisanes, à répondre aux mesquineries habituelles, aux batailles d’hommes de la politique … mais rien n’y fait, tout cela est bien loin de ses préoccupations et d’un mot, d’un regard tourné vers l’avenir, Madame la ministre poursuit son combat pour que la France soit dans le peloton de tête des pays tournés vers le progrès humain.


La France n’était pas prête … mais demain …


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Actualité

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Publié le 16 Septembre 2014

1bab7213.pngDans son discours du vote de confiance, ce mardi seize septembre, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre, Manuel Valls a su convaincre. Il porte aujourd’hui le flambeau d’une gauche vraie, juste et active sous la Présidence de François Hollande.


Une gauche vraie car dans un monde en mutation, le Premier ministre agit, gouverne. Il ne s’agit pas de promettre et de se lancer dans des aventures qui au final se retourneraient contre les plus fragiles. Le Premier ministre entend mener la bataille économique jusqu’au bout. Il s’agit d’aider l’appareil productif français dans la mondialisation en investissant dans l’innovation.   Comme le précise Manuel Valls, l’aide aux entreprises est « stratégique pour la France ». C’est la mission de l’Etat car contrairement à une droite libérale, la gauche considère que l’action de l’Etat, par une politique volontariste, est fondamentale pour le redressement de la France.

 La gauche vraie c’est aussi agir à l’échelle de l’Europe pour permettre une réelle politique de la demande par l’investissement public. Il n’y a pas de politique de relance efficace aujourd’hui à l’échelle d’un Etat si elle n’est pas accompagnée à l’échelle européenne d’où la nécessité de gagner la bataille de la réorientation de l’Europe avec les partenaires européens conscients de la nécessité d’un changement de politique pour mettre fin à la période libérale.

 

Une gauche juste pour maintenir notre modèle social, « une part de notre identité » pour le Premier ministre, « l’héritage de deux siècles d’avancées sociales ». Contre les provocations de la droite libérale et du MEDEF, Manuel Valls entend préserver ce qui fonde notre unité. C’est dans ce sens, qu’avec force, Manuel Valls entend défendre l’égalité, l’un des piliers de notre République. L’égalité pour tous devant la loi quelques soient les origines, c’est toute la différence avec un populisme raciste qui voudrait revenir sur un fondement même de la République. L’égalité c’est l’école pour donner à chaque enfant de France les chances de réussir. L’égalité c’est aussi le droit pour tous à se faire soigner. Ce sont des droits de l’homme, un modèle dont la France peut être fière. Soyons fiers de la France proclame le Premier ministre lassé par les attaques stériles qui ne nous font pas avancer.


Une gauche active, au-delà des discours des uns et des autres, des accusations ou propositions hasardeuses, il s’agit bien de gouverner dans la durée car les réformes ne peuvent pas obtenir des résultats en quelques semaines. Il faut du temps pour bien gouverner et donc il faut tenir même lorsque les attaques proviennent de son camp portées par des ambitions individuelles. Gouverner c’est résister pour permettre d’accomplir les réformes nécessaires dont la France à besoin, penser à la France, agir en se donnant un cap, sans zigzaguer selon les vents contraires, sans fléchir sous le coup de sondages. Agir avec détermination pour redresser le pays, c’est tout le sens de l’engagement du Premier ministre et de son gouvernement. On ne peut que soutenir avec une très vaste majorité des représentants socialistes de la nation.


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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