Publié le 20 Janvier 2015

AgisDans cette période particulièrement difficile, il nous faut tout de même préparer l’avenir. Le Parti Socialiste va entrer dans la période du Congrès, avec dans un premier temps la participation des militantes et des militants dans la rédaction de Contributions.
Cette période est importante car elle va nourrir le Parti de contributions pour préparer ce Congrès. Il faut en effet donner du sens à l’orientation de notre Parti, à notre engagement. C’est en cela, et seulement en cela, que ces contributions peuvent être utiles : si elles donnent du sens.

 

Autour de Dominique Bertinotti, nous avons souhaité apporter notre contribution, en nous prononçons clairement pour un parti socialiste qui donne toute sa place à l’humain.  
Lorsqu’un enfant de 8 ans est déjà considéré en échec scolaire ou qualifié de « faible » pense-t-on réellement à cet enfant ?
Lorsqu’une personne en difficulté galère entre les services sociaux pour un logement, pour un emploi, pour tout simplement manger, pense-t-on réellement sortir cette femme ou cet homme de la précarité ?
Lorsqu’on interdit à une femme ou un homme de vivre comme les autres parce qu’ils sont différents, pense-t-on construire réellement une société donnant à toutes et à tous les mêmes droits ?
Lorsqu’on observe le fonctionnement de notre économie, axée toujours plus vers la consommation, la rentabilité, les déchets, l’utilisation d’énergies, l’exploitation des hommes ici ou ailleurs, n’est-il pas possible de soutenir une autre forme de développement plus collective qui protège la liberté de chacun pour vivre mieux ensemble ? 

 

Nous avons beaucoup à faire … la politique peut être utile lorsqu’on se bat pour rendre notre société meilleure, pour permettre à chaque femme et chaque homme de se sentir digne, reconnu, écouté et membre à part entière de la société. 

 

Vous connaissez l’engagement de Dominique Bertinotti, d'abord aux côtés de François Mitterrand, sa fidélité et ses actions dominique bertinotti (2)dans sa mairie puis pendant son ministère. Son combat pour toutes les familles, pour le mariage pour tous, afin de donner à chacun et à chacune les mêmes droits, qu'il a fallu mener contre les forces réactionnaires.


Aujourd’hui, elle a fait le choix de prendre la parole pour défendre, aux côtés des militantes et des militants, une voie socialiste  qui « replace l’Humain au cœur de notre modèle social ».

 

A vous de choisir,
A vous de soutenir clairement cette voie socialiste,
Agir pour une gauche innovante socialiste.

 

Charlie vôtre,

Philippe Allard

 

Pour connaître, pour soutenir :

http://www.collectif-militant-socialiste.fr/

  Pour lire la contribution et signer : link

 

Il faut que les Français "se sentent tout simplement un peu plus eux-mêmes, un peu plus considérés, un peu plus responsables, un peu moins écrasés, qu'ils vivent mieux sans doute, qu'ils ne soient pas toujours victimes, qu'ils se sentent plus à l'aise, qu'ils respirent mieux et c'est toute l'explication du combat socialiste." François Mitterrand, Politique, 1977.

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 1 Janvier 2015

 

2007.jpgBonne année 2015 mes camarades !


On nous annonce une année difficile…


Une année difficile avec une élection départementale où il nous faudra convaincre que le repli sur soi, l’abandon de l’espérance, la perte de volonté de combattre pour plus de justice, d’égalité, de fraternité, ne sont pas les bonnes solutions pour résoudre nos problèmes. C’est tout le contraire qu’il nous faut faire et trouver cette flamme qui donne la force d’avancer.

Les départements peuvent avoir un grand rôle à jouer dans la bataille économique si on leur en donne les moyens. Au plus prêt du terrain, les départements peuvent assurer un réel redéploiement des aides accordées par l'Etat pour l'emploi. Plutôt que des aides globales décidées à Paris, c'est au niveau des territoires qu'il faut agir pour soutenir les PME et les TPE qui en ont réellement besoin, non pour les actionnaires mais pour créer de l'emploi.  C'est aussi au niveau des territoires qu'il faut soutenir les emplois d'aide à la personne. Il faut créer cette dynamique maintenant !


Une année difficile avec un Congrès où tout est possible car nous n’avons toujours pas réformé réellement le fonctionnement de notre Parti pour nous ouvrir, échanger ensemble, et porter les causes communes qui nous rassemblent.


En 1980 dans Ici et maintenant, François Mitterrand cernait déjà le problème de nos courants
« Le mal est sorti du bien. Le bien, c’est la proportionnelle, décidée au congrès d’Epinay qui a permis à des groupes divers de cohabiter dans une seule organisation, au lendemain d’une période où ils s’étaient entredéchirés. Nous avions l’ambition de les réunir dans une même maison. Assurant à chacun son dû, la proportionnelle y a beaucoup contribué. On comptait cinq motions à Epinay qui, représentées à la proportionnelle dans nos organismes dirigeants, risquaient de se cristalliser en tendances. Nous l’avons évité en développant une dynamique qui a eu raison des divisions factices. Cependant, j’ai observé dans les années suivantes, un début de sclérose. L’élan de 1971, les circonstances historiques, la force des évènements, sans omettre les affinités naturelles ou acquises auraient dû précipiter l’osmose entre les fractions héritées du passé. C’est le contraire qui s’est produit, chacune d’elles s’organisant en commando avec ses mots d’ordre, sa façon d’occuper le terrain et son encadrement. »


Espérons qu’à Poitiers le Parti Socialiste ne donne pas le triste spectacle d’une lutte de commandos …


J’ai bon espoir mes camarades car les enjeux sont bien plus grands que ces batailles de chapelles.


Avec mes amitiés socialistes
Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 17 Décembre 2014

Hollande-defend-une-Europe-a-plusieurs-vitesses.jpgDans une mondialisation féroce où s’affirment de nouvelles puissances, la France pourrait vite apparaître comme une terre du passé. Les conséquences pour le niveau de vie des populations seraient dramatiques. La bataille du redressement est donc menée tambour battant par le Président de la République et l’équipe gouvernementale.


Au sommet de l’Etat trois têtes incarnent clairement ce volontarisme politique.


François Hollande, le Président de la République, dépeint trop rapidement comme l’homme du compromis sans capacité de décision, montre en réalité une détermination totale pour mener les réformes indispensables malgré les conservatismes venus de tous les horizons. La réforme territoriale en est encore une dernière illustration. Les intérêts locaux, les baronnies, la nostalgie, on aura tout entendu pour le faire fléchir.  Mais rien n’y a fait. La nécessité de créer de grandes régions capables de financer les équipements nécessaires au développement des territoires a conduit l’homme à aller jusqu’au bout. Les territoires existent avec leur histoire, les régions doivent servir le redressement.


Manuel Valls, le Premier ministre, adhérent au Parti Socialiste depuis l’âge de 17 ans, n’a pas de preuve à donner sur son engagement à gauche. La gauche de la gauche, la plus conservatrice, n’a aucune emprise sur la volonté de l’homme de mener les réformes indispensables. C’est une carte maîtresse du Président de la République. Son action est difficile avec un déficit qui s’est envolé sous la période de Nicolas Sarkozy et une économie à redynamiser dans un environnement de plus en plus compétitif. Mais l’homme n’est pas prêt à céder. Avec le nouveau ministre de l’économie, il conduit les réformes pour donner plus de souplesse tout en préservant une solidarité indispensable pour la cohésion sociale.


Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, peut être considérée comme l’étoile de ce gouvernement car depuis son arrivée au ministère le virage en faveur de la transition écologique est clairement pris. La ministre a donné la direction. Elle avance avec sa  façon propre de conduire ses dossiers, c’est « la méthode Royal » : une méthode d’abord faite d’écoute des différents acteurs, d’analyse des intérêts des territoires, c’est une régionaliste convaincue, de prise en compte des besoins de la population, d’un ton sans langue de bois pour faire bouger les conservatismes, de décisions claires et pragmatiques. Forte de son expérience et de sa maîtrise des dossiers, elle apparaît clairement comme une femme d’Etat, incarnation d’un volontarisme qui marche.


On est loin de la politique spectacle d’un Nicolas Sarkozy qui pouvait séduire certains mais qui au final a laissé un bilan catastrophique.
La France avance, se transforme dans un monde en plein bouleversement. Les réformistes tiennent le cap.


Oui ce n’est pas facile … alors face aux difficultés, il serait si simple  de rechercher quelques formules simplistes et de s’en retourner dans le passé … de se mettre un bandeau sur les yeux pour ne pas voir le monde tel qu’il est et puis … édifier une France forteresse , une France oubliée, une France sans avenir tournée vers autrefois ... un Front National pour le déclin … 


Chassons cela … Le réformisme est la politique qu’il nous faut !


Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 16 Décembre 2014

16026425912_ec6597ff71_n.jpgCamarade,

La réforme du fonctionnement du Parti Socialiste est nécessaire. Il y a en effet un fossé qui s’est creusé entre le peuple et les partis politiques. On ressent ce manque de confiance dans l’engagement politique.
Les Partis politiques ont été trop loin, ils apparaissent comme des lieux avant tout de lutte de pouvoir. Moi je suis triste de voir autant de femmes et d’hommes adhérer et puis partir épouvantés par les luttes internes. Une camarade me disait « moi je ne savais pas que c’était ça le PS je pensais qu’on parlait de politique, mais ce n’est pas ça ce sont des luttes de camp, ça ne m’intéresse pas ».
Ce constat nous a amené avec les camarades de la motion 4 et d’autres motions, des camarades de base que l’on voit sur les marchés mais pas sur les tribunes, des camarades qui viennent militer parce qu’ils sont socialistes sans chercher un job,  à écrire un texte de 10 propositions pour changer le parti qui a recueilli plus de 1500 signataires.
Alors je sais que c’est difficile de réformer car des intérêts particuliers sont en jeu. Mais, il faut le faire, car c’est aujourd’hui vital pour notre Parti. Nous avons besoin de ce vent nouveau. Jean Christophe Cambadélis, tu as raison de mener avec ta personnalité, avec calme et détermination ces réformes aujourd’hui. Bravo !

OUI Camarade, nous devons changer notre Parti ! Et nous ne devons pas avoir peur d’Oser plus loin plus vite !

1 – Changer c’est assurer le  renouvellement de nos représentants, de nos cadres, de nos élus.
Vous savez que lors de la Révolution française, l’Assemblée constituante avait décidé qu’il y aurait un renouvellement total des élus de l’assemblée législative (en 1791). Renouvellement total !  Imaginez un bureau national totalement renouvelé …  Mais la proposition est peut-être un peu trop révolutionnaire pour certains …
Je ne suis pas attaché plus que cela à des quotas mais lorsque rien ne bouge, il faut agir. Je pense que nous devrions dans nos instances BN et CN, imposer une proportion réservée à la jeunesse, c’est indispensable. 
Jeunesse d’abord mais ce n’est pas suffisant, le renouvellement passe aussi par la France métissée. Où est toute cette France colorée qui est notre richesse ? Comment parler de la société si lors de nos débats la société est inégalement représentée.
Le renouvellement c’est la parité totale, partout, jusqu’au bout parce que comme le dit très justement Claude Roiron « le socialisme est un féminisme »,  il ne suffit pas seulement de le proclamer, il faut agir totalement dans ce sens, et il y a encore à faire.

2 – Changer notre parti c’est aussi donner plus de place aux militantes et aux militants et ouvrir davantage sur la société civile.
- Nous avons beaucoup trop de strates, de hiérarchie entre le militant de base et les cadres au sommet de la pyramide. Conséquence, personne n’est réellement au courant à la base de ce qui se dit, se passe en haut et cette opacité ne crée pas le dynamisme. S’il y a trop de rupture entre la base et le sommet, comment ensuite parler au peuple et être audible. Le discours est souvent hors sol ! 
Il faut restaurer ce dialogue, cet échange, pour une démocratie plus participative, avec les nouveaux moyens de communication, nous avons cette possibilité. Oui c’est un autre fonctionnement pour permettre un travail efficace d’aller et retour, de questionnement et d’échanges entre le sommet et la base de notre Parti !
Il faut aussi ouvrir la citadelle de Solférino. Nous devons redevenir un parti vivant. Un Parti ce n’est pas une administration, et des salons feutrés, c’est un lieu d’échanges, de confrontation d’idées, de réflexion partagée.

3 – Changer, Camarade, c’est aussi renforcer le travail collectif.
Je suis désolé, mais personnellement je me lasse et le mot est bien faible de toutes ces batailles internes sur l’action gouvernementale. Oui c’est important de débattre mais nous ne devons pas faire que cela !
Il faut donner un sens à notre engagement collectif et préparer l’avenir.
Nous avons besoin d’ouvrir de nouveaux chantiers. On attend de nous des propositions d’avenir. 
Nous avons besoin de sortir de la sinistrose ambiante pour redonner confiance en l’avenir.
Les copains qui voyagent sont souvent surpris lorsqu’ils reviennent en France de cette tristesse, de cette peur dans l’avenir alors que nous avons de très nombreux atouts.
Il faut de la détermination pour montrer ce qui marche. La France innove, la France est solidaire, la France est présente dans le monde.
Débattre oui, mais donner confiance en l’avenir c’est indispensable.
Lors des élections départementales donnons la parole à toute cette France qui agit !

Oui mais camarade nous devons changer le fonctionnement de notre Parti !
Redonnons confiance ! Redonnons envie de politique ! 
Changeons notre Parti pour faire du socialisme une idée neuve !

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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