Publié le 10 Février 2014

14.jpgIl y a un temps pour tout … Cette vieille querelle entre les anciens et les modernes commence à dater ! Changez le disque … on n’en peut plus ! Stop aux docteurs de la loi qui voudraient nous imposer leur chapelle !

On n’a, par ailleurs, pas besoin d’être un grand économiste pour savoir que dans un système d’échange il est préférable de développer à la fois l’offre et la demande !

 

On en arrive même, dans le ridicule de l’usage des mots, à défendre tout et n’importe quoi : à remettre en cause d’un côté la politique de croissance et à réclamer d’un autre côté une politique de relance, une nouvelle donne à la Roosevelt !

En somme ce serait dans les vieux chaudrons qu’on ferait les meilleures soupes … Bien sûr le monde actuel correspond à celui de 1933 … on peut proposer les mêmes recettes … même si tout est transformé avec la mondialisation !

Non décidément … ces Sganarelle de la médecine économique mériteraient de bons coups de bâtons.


Ce qui est intéressant par contre, c’est de réfléchir aux actions que l’Etat peut mener pour soutenir le développement économique.

C’était une des grandes oppositions de la présidentielle de 2007 entre Ségolène Royal défendant une intervention de l’Etat forte et un Nicolas Sarkozy, dans une orientation libérale, proposant moins d’Etat.

On sait aujourd’hui que l’axe proposé par Mme Royal était le bon. L’Etat doit avoir un rôle.

Cette action s’impose dans un triptyque simple :

  • Soutien à l’investissement des entreprises pour l’innovation
  • Garantie du pacte sociale et création d’emplois aidés
  • Dynamique des territoires pour un développement durable

 

Le pacte de responsabilité proposé par le gouvernement est intéressant s’il permet aux entreprises d’investir et de créer des emplois.

Mais il peut aussi être un échec. Il faut se méfier des lois cadres. Les entreprises ne sont pas toutes dans la même situation. Il faut donc être vigilant. Il serait absurde de donner des moyens publics sans garantie !

 

Personnellement je préférerais des soutiens aux entreprises par région, des contrats entreprise/région/ Etat, ce qui permettrait d’étudier les différentes situations et d’éviter le risque d’un échec global. La politique volontariste menée dans nos régions comme l’illustre la région Poitou-Charentes est un bon exemple. C’est le bon niveau pour permettre un réel soutien aux petites et moyennes entreprises.

 

Je participerai cet après-midi au séminaire organisé par le PS avec le gouvernement dans un esprit constructif. C’est ce que nous avons toujours soutenu avec la motion 4 pour Oser, plus loin plus vite.

 

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 1 Février 2014

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C’est parti ! Martin Président ! Martin Président ! Ont scandé les socialistes à la mutualité ce samedi.

A quatre mois des élections européennes qui auront lieu le 25 mai, les socialistes se sont retrouvés à la mutualité pour entendre et soutenir leur candidat à la Présidence de la commission européenne : Martin Schulz.

La gauche est prête pour l’alternance en Europe !

Après de longues années d’une Europe à droite, aux mains des libéraux, il est temps de réorienter l’Europe, selon l’expression du Président de la République, François Hollande.

Comme l’a  très bien démontré Martin Schultz, avec son éloquence, avec ses convictions profondes, la gauche a une grande ambition pour l’Europe dans un monde ouvert. Il s’agit bien de replacer l’humain au cœur de la construction européenne.

Martin Schulz ne veut plus de directives inutiles. En prenant l’exemple de la directive sur l’huile d’olive, il a démontré, avec force  et un sens de l'humour, l’inutilité de certaines directives qui nous font perdre du temps et oublier l’essentiel.  

Oui, il est grand temps que la gauche puisse relancer la construction de l’Europe dans le bon sens !

Alors que la droite au pouvoir en Espagne remet en cause le droit des femmes à l’avortement, un mouvement de solidarité se développe en Europe soutenu par les socialistes. La gauche c’est le progrès !

La gauche c’est le progrès social dans l’ensemble des Etats avec notamment un SMIC et une protection sociale garantie contre toute menace de dumping social. Il est hors de question que l’on monte les peuples les uns contre les autres. Au final, ce sont les extrêmes qui l’emportent. Voilà la menace que fait peser la droite libérale au pouvoir en Europe avec sa politique de régression !

La gauche c’est la volonté de remettre un ordre juste en Europe en demandant aux banques de payer pour les risques qu’elles prennent, en taxant les profits réalisés en Europe à leur juste valeur.  

L’élection de mai prochain aura une importance toute particulière. Les députés européens vont élire  le Président de la Commission européenne, notre Président commun.

Attention, le 25 mai, il n’y aura qu’un seul tour ! Pas de temps à perdre, il nous faut Martin Schulz Président et pour cela il faut voter socialiste !   

Philippe Allard

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Publié le 30 Janvier 2014

article_royal.jpgNous vivons une mutation du système mondial. L’ordre mondial se redéfinit sous nos yeux.

Ceux qui annonçaient hier la disparition des Etats se sont trompés. La mondialisation n’a pas entraîné la mort des Etats. Bien au contraire, leur rôle est réaffirmé dans un monde dérégulé.

C’est à eux qu’il convient, par des accords entre Etats, de réguler le système mondial. Les organisations internationales n’ont pas cette force.

Les peuples sont d’autre part attachés à leur Etat. La démocratie soude car elle permet ces grands moments de vie collective où il faut se rassembler et choisir les représentants et les orientations politiques.

 

Des regroupements d’Etats s’imposent pour développer les coopérations et mieux peser dans ce nouveau monde. C’est notamment le cas de l’Organisation de coopération de Shanghai née en 2001 qui réunit la Russie,  la Chine, les pays d’Asie centrale et rapproche, comme membres observateurs, l’Iran, l’Inde et le Pakistan.

Les Etats-Unis de leur côté multiplient les négociations : ils renforcent les liens avec les pays du Pacifique et ouvrent les discussions avec l’Union Européenne.  

Les Etats développent ainsi les regroupements et de grands ensembles se constituent autour des puissances de demain.

 

Quelle sera la place de la France dans ce nouveau monde ?

 

Le rôle des politiques n’est pas de se contenter de gérer la situation. Leur rôle c’est d’ouvrir l’avenir, de tracer les perspectives, de fixer les orientations pour permettre aux peuples de prendre leur destin en main.

 

La campagne présidentielle de 2007 avait vu surgir, dans l’étonnement des vieux cadres politiques, la personnalité d’une femme : Ségolène Royal. Elle avait su sortir des vieux schémas, des luttes idéologiques des siècles passés, pour proposer aux françaises et aux français de se tourner vers l’avenir. Trop vite, projet trop ambitieux, la France conservatrice avait préféré une forme de bonapartisme, un homme seul au pouvoir, ambitieux pour lui.  Dans des formules simplistes, l’homme imposait son image personnelle et pouvait se regarder dans la glace satisfait de son dernier rasage …

Suivra une parenthèse de cinq années de gesticulations, de paroles en l’air … Et maintenant, tout reste à faire ….

 

Nous sommes à moins de cinq mois de l’élection européenne. L’enjeu est considérable. Dans ce monde en mouvement, les grandes puissances de demain préparent l’avenir et constituent des ensembles forts.

 

Or, on ne nous annonce rien de bon...  La campagne européenne de 2014 serait le temps du retour au nationalisme.  Mais pour quoi faire ? L’heure est-elle à la division ? Le monde en construction va-t-il dans le sens de l’éclatement en petits royaumes ? Les formules simplistes vont-elles à nouveau s’imposer et permettre à  une femme, cette fois-ci, avec ses  gesticulations et ses paroles en l’air, de pouvoir se regarder dans la glace satisfaite d’avoir mieux fait que papa ?

 

Tout resterait à faire … Il est donc grand temps de réagir. Le seul aujourd’hui en capacité à définir le cap, c’est le Président de la République.

La campagne européenne doit permettre au Président de parler aux Françaises et aux Français d’avenir, de définir les enjeux, en parlant du monde actuel.

 

Nous avons besoin qu’on redonne à la France un désir d’avenir … François Hollande redonne nous un désir d’avenir !

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 16 Janvier 2014

HollandeLe Président de la République, François Hollande, lors de sa conférence de presse de mardi, a clairement défini une politique économique de gauche.


Après une période libérale, incarnée par la présidence de Nicolas Sarkozy du moins d’Etat, François Hollande restaure haut et fort la place de l’Etat dans l’économie.

Il réaffirme son rôle pour impulser, soutenir, développer mais aussi réguler afin de maintenir le contrat social. François Hollande est aux commandes pour conduire la politique économique de la France.

 

L’Etat est de retour. Il ne s’agit plus de réduire son rôle mais au contraire d’affirmer son action et de le faire intervenir avec ampleur pour redresser la France.

 

Quelques voix plus à gauche auraient souhaité une orientation de l’Etat en faveur d’une politique de la demande. Compte tenu du poids de la dette laissée par la gestion calamiteuse de la droite libérale, on voit mal qu’elles auraient été les marges de manœuvre ? Où trouver les moyens pour une politique de relance ?

La finance n’attendait que cela … pour accroître les taux d’intérêt et mettre la France au pied du mur ! Mais il n’en a rien été. Le capitaine est aux commandes et entend mener le navire à bon port dans l’océan de la mondialisation.

 

François Hollande restaure toute l’autorité de l’Etat et lance un pacte de responsabilité avec les entreprises, une forme de « gagnant / gagnant » pour reprendre l’expression de la socialiste Ségolène Royal.

 

L’Etat entend intervenir pour soutenir les entreprises, plus particulièrement les petites et moyennes entreprises, mais il réclame des contreparties en faveur des salariés : rémunération, embauches, qualification.

C’est l’Etat qui est garant de la juste répartition des richesses. Face à une finance arrogante, l’Etat apporte son soutien aux entreprises. L’Etat est leur meilleur allié mais cela ne peut se faire sans un juste équilibre pour permettre de redonner de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les deux y trouveront leur intérêt et au final c’est la finance qui aura moins.


L’entente cordiale entre l’Etat et les entreprises : c’est l’ennemi de la finance !

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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