Publié le 20 Avril 2017

Si dimanche le vote confirme les sondages, ce sera la débâcle pour le Parti Socialiste, ce grand parti refondé par François Mitterrand pour gouverner sous la Vème République et permettre l’alternance démocratique.

Déjà, on entend en filigrane, dans les derniers discours de Benoît Hamon, la volonté de faire porter la responsabilité de cette débâcle sur François Hollande et sur les responsables socialistes qui ne l’ont pas suivi. Ce sont donc les autres qui seraient responsables de l’échec de sa campagne

Non, Benoît Hamon, vous êtes le premier responsable de la débâcle !

Responsable d’abord car vous avez mené une guerre de tranchées contre François Hollande. Au lieu de soutenir et d’expliquer pour convaincre, vous êtes responsable de l’affaiblissement du Président de la République dans l’opinion. Ce n’est pas facile de gouverner, il faut expliquer les politiques mises en place. Lorsqu’on est torpillé de l’intérieur, dans son propre camp, il est impossible de convaincre. Par ses attaques incessantes, Benoît Hamon aura surtout aidé Jean-Luc Mélenchon, en affichant la division des socialistes.

Responsable ensuite par les propositions démagogiques de votre campagne qui ne cadre pas avec ce que représente le Parti Socialiste, c’est-à-dire un parti de gouvernement. On ne peut pas se contenter, lorsqu’on est le candidat socialiste, de promesses insensées de dépenses dans tous les sens. Tout cela n’est pas crédible, les électrices et les électeurs ne sont pas dupes. Etre de gauche, ce n’est pas tomber dans la facilité en faisant croire que l’on pourrait gouverner sans règles budgétaires … laissons cela à l’extrême gauche.

Hamon n’est donc pas le candidat des socialistes, mais seulement d’un courant du Parti socialiste soutenu en masse lors des Primaires par les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui ne voteront pas pour lui à cette élection présidentielle.

Il n’y a pas pour cette élection présidentielle de candidat socialiste, c’est-à-dire un candidat avec le sérieux pour gouverner et portant l’espoir d’une vie meilleure.

François Hollande a su avec sérieux gouverner en menant des politiques courageuses pour sortir la France d’un chômage de masse, en aidant les entreprises tout en garantissant une politique sociale. C’est le programme de la droite de Fillon, l’adversaire des socialistes, de proposer de détruire notre protection sociale au nom de la loi du marché. Lorsque Hamon a associé la politique de François Hollande à celle de la droite, il est devenu l’adversaire des socialistes.

Mais, François Hollande n’aura pas pu donner l’espoir du changement, d’abord parce que les fruits de sa politique sont arrivés trop tard, ce sont ses successeurs qui en bénéficieront. Ensuite, parce qu’il aura connu le terrible drame des attaques terroristes nécessitant l’état d’urgence. Il était difficile dans ce contexte de guerre de porter un espoir. Lorsque Hamon a bataillé contre François Hollande et ses gouvernements, il a affaibli dans cette période douloureuse le Président de la République.

François Hollande aurait dû être soutenu par tous les socialistes. Hamon est donc entièrement responsable de la débâcle ! Il n’incarne pas aujourd’hui le socialisme car à cette part d’espoir que tout socialiste doit porter, son projet n’a pas le sérieux pour gouverner la France.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 18 Avril 2017

Emmanuel Macron incarne bien sûr le renouvellement de la vie politique française, une nouvelle génération, un nouveau mouvement politique En Marche, un renouvellement dont nous avons éminemment besoin pour redonner force à notre démocratie.

Un renouveau mais aussi une continuité dans une histoire et une culture :  son projet s’inscrit dans l’histoire des valeurs de la République avec notamment la laïcité permettant à chacun d’être libre de croire ou de ne pas croire. Il s’inscrit dans la continuité de ces Présidents attachés à la culture, n’hésitant pas à citer, dans son meeting à Bercy devant 20000 personnes, une superbe lettre d’amour de Diderot, ou à reprendre les mots d’Albert Camus : « Chaque génération sans doute se croit vouée à refaire le monde. La tâche de la nôtre est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse ».

Cette histoire, cette culture, c’est ce qui lui permet de donner du sens et de la hauteur à son projet pour « empêcher le monde civilisé de se défaire et permettre au monde à venir de se faire ».

Un projet de renouveau, pour agir et répondre aux défis de notre temps, conduisant à un vote d’adhésion, un vote POUR : retenons ainsi trois axes dans ce projet pour la France, trois axes inscrits dans nos racines mais surtout dans l’avenir :

1 - Pour l’égalité des chances : c’est l’axe fort de son programme. C’est notre racine avec les Lumières, avec les lois de la République pour l’école laïque, gratuite et obligatoire. C’est d’abord un projet d’avenir pour redonner l’égalité des chances à tous, alors que trop d’enfants sont encore laissés au bord de la route dans certains quartiers ou territoires. C’est aussi son histoire personnelle, grâce à son travail dans cette école de l’excellence. C’est ce grand défi qu’il veut porter pour permettre à chaque enfant de France de mieux réussir. « La France doit être une chance pour tous ». Emmanuel Macron

 

2 - Pour combattre le chômage de masse, un des maux de notre société contemporaine, Emmanuel Macron se propose de libérer les énergies, de permettre davantage l’initiative, la créativité dans l’écologie et dans le numérique, l’investissement dans la création d’entreprises. Dans cette économie mondialisée, il refuse d’imposer toujours plus de contraintes et de charges. Tout ceci pénalise le dynamisme de l’activité économique. Mais loin de la droite archaïque, il refuse d’opposer la liberté et la fraternité, pour une société humaine qui offre à chacun les solidarités indispensables. « Je choisis la croissance et la solidarité … un pays fort et en même temps un pays solidaire » Emmanuel Macron.

 

3 – Pour une Europe relancée, alors qu’il y a soixante ans avec le traité de Rome de 1957, les européens tournaient le dos aux guerres internes et choisissaient la coopération. C’est aussi notre racine, car la France a été l’un des principaux artisans de cette union. Cette Europe est une chance pour le monde, pour « défendre les droits humains », « défendre le camp des droits de l’Homme ». C’est aussi une chance pour la France. Emmanuel Macron veut refonder l’Europe, lui donner un nouvel élan, pour une Europe « moins fatiguée », « moins tatillonne » mais qui protège davantage. Il veut être « le Président de cette reconstruction, le Président du réveil de notre ambition européenne ». « Je choisis, en même temps, la France forte et l’Europe ambitieuse » Emmanuel Macron

 

Pour ce projet fédérateur, les soutiens unissent la France, toute la France dans sa diversité, avec des femmes et des hommes venus de tous les horizons, rassemblant des réformateurs, des progressistes de toutes les familles. Les partis politiques traditionnels craquent de leurs divisions internes et de leurs batailles de pouvoir et de postures, nous avons besoin de ce renouveau.

« Je choisis, comme le général de Gaulle, le meilleur de la droite, le meilleur de la gauche et même le meilleur du centre » Emmanuel Macron.

Avec Emmanuel Macron menons « le grand combat de la volonté contre le renoncement, de l’optimisme contre la nostalgie trompeuse, de la transformation profonde contre l’immobilisme ».

« Je choisis, avec vous, en même temps les racines et les ailes, parce que la grandeur de la politique, c’est l’art de respecter les différences, de concilier les aspirations, de fédérer les valeurs et de réunir les hommes » Emmanuel Macron.

Le 23 avril : je vote POUR le projet d’Emmanuel MACRON !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 29 Mars 2017

Emmanuel Macron n’est pas le candidat du parti socialiste, mais le candidat de la majorité des socialistes qui voteront pour lui dès le premier tour, le dimanche 23 avril prochain. Il rassemble aujourd’hui des femmes et des hommes de la gauche et de la droite modérées pour réponde aux défis de notre temps. C’est une démarche nouvelle qui peut nous permettre de relancer l’Europe, de répondre à la mondialisation, et de mener une politique progressiste.

 

Ce vote est un choix de responsabilité dans le contexte politique, avec le risque d’un deuxième tour qui opposerait Marine le Pen à François Fillon, un choix inacceptable pour les socialistes.

La stratégie du candidat Benoît Hamon, conduit à l’échec. Il n’est pas en capacité aujourd’hui d’empêcher un deuxième tour entre une droite immorale et une extrême droite. C’est sa responsabilité qu’il doit assumer.

Emmanuel Macron par la dynamique qu’il a su créer, est aujourd’hui le candidat qui peut nous éviter de se retrouver face à ce choix.

 

La candidate de l’extrême droite et le candidat de la droite républicaine sont une réelle menace. Malgré ce qu’ils représentent, ils ont la capacité d’être au deuxième tour.

Le risque est donc grand de se retrouver le 23 avril à devoir voter pour Fillon afin d’éliminer l’extrême droite. Ce choix, les socialistes ne le veulent pas. Il faut donc être responsable dès le premier tour. L’enjeu n’est pas de sauver un parti mais de penser d’abord à la France. Si le PS continue à défendre son candidat dans une logique partisane, il faut aux socialistes défendre d’abord la République.

 

Ce choix du vote des socialistes pour Emmanuel Macron dès le premier tour, impose une refondation du Parti Socialiste. Il nous faut en effet, pour peser sur les choix politiques, bâtir un parti de gauche clairement social, réformiste et progressiste.

Depuis Jean Jaurès, les socialistes, contre une minorité, ont fait le choix d’assumer la responsabilité du pouvoir. Or, on a vu, avec les frondeurs, combien il était difficile de gouverner lorsque dans son propre parti une minorité s’oppose aux décisions affaiblissant le pouvoir socialiste.

 

Gouverner c’est accepter l’équilibre entre la production de richesses et la distribution pour une société plus juste. On ne peut pas se contenter avec démagogie de faire croire au peuple qu’on pourra seulement distribuer, que la dette est toujours possible et qu’on pourrait l’annuler. Gouverner réclame de la crédibilité et un sens des responsabilités.

Socialiste, c’est avoir cette indignation au cœur de soi, pour refuser un monde brutal, d’exploitation de l’homme par l’homme. C’est être attaché à cette idée de justice, de protection des plus faibles. C’est considéré que l’Etat, représentant le peuple, doit jouer un rôle pour l’humanité.

 

Je vote Emmanuel Macron et je suis socialiste !

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 27 Mars 2017

Emmanuel Macron rassemble de plus en plus de femmes et d’hommes venus d’horizons politiques différents. Il porte une réelle dynamique que l’on retrouve dans les sondages d’opinion et il inquiète de ce fait les candidats des partis traditionnels qui en font leur principal adversaire. 

Cette dynamique repose sur une adéquation entre les attentes de la société française et ce qu’apporte  Emmanuel Macron dans la vie politique. Ce sont ses quatre atouts pour la victoire :

1- La classe politique française d’en haut ne s’est pas suffisamment renouvelée. Avec le cumul des mandats dans le temps et dans les fonctions, on a l’impression de voir toujours les mêmes têtes dans les plus hautes sphères de l’Etat. Surtout, trop de copinages, de clientélismes et de privilèges ordinaires dégradent l’image de cette classe politique.

Or, Emmanuel Macron, âgé de 39 ans, incarne mieux que quiconque ce renouvellement dans les plus hautes sphères de l’Etat. C’est d’ailleurs en cela une forme de révolution. Il apporte un vent de jeunesse pour des institutions qui peuvent apparaître un peu poussiéreuses.

 

2- Les partis politiques traditionnels n’ont pas su suffisamment se rénover dans leur mode de fonctionnement pour faire vivre la démocratie dans la société contemporaine. Ils apparaissent essentiellement comme des appareils de conquête du pouvoir, insuffisamment ouverts sur la société, concentrés sur des batailles internes dans des postures idéologiques.

Or, Emmanuel Macron n’est pas entré dans des jeux d’appareils puisqu’il a fondé son propre mouvement. C’était un risque compte tenu de l’ancrage de ces partis traditionnels. Au final il réussit à s’imposer sans combinaisons politiciennes.  

 

3- Les orientations idéologiques défendues par les partis traditionnels semblent de plus en plus difficiles à cerner. Sur les grandes orientations, les divisions internes brouillent les enjeux. Que ce soient sur la question de l’Europe ou sur les politiques économiques dans la mondialisation, les divisions internes sont fortes et rendent difficiles l’exercice du pouvoir.

Or, Emmanuel Macron en créant une nouvelle force politique, propose une ligne claire reposant sur quatre piliers : une Europe recentrée, une politique économique offensive dans la mondialisation, une protection sociale et un progressisme sur les questions de société.  

 

4- L’extrême droite représente un réel danger aujourd’hui. Elle n’a jamais été aussi forte dans les élections locales et dans les sondages d’opinion. Elle cible trois boucs émissaires : l’étranger, l’Europe et la mondialisation. C’est un programme clairement nationaliste de fermeture des frontières.

Or, Emmanuel Macron par son programme offre une politique clairement différente. On n’est pas dans une contestation morale, mais bien entre deux choix politiques. Contre la fermeture, le leader d’En Marche porte une idée de la France ouverte sur le Monde.

 

Le monde a changé, on entre dans un autre siècle. Les vieux clivages et les pratiques politiques anciennes sont bousculés. Il faut répondre aux défis de ce XXIè.s., avec réalisme et tempérance. Emmanuel Macron propose pour cela une nouvelle offre politique. Elle impose de sortir d’un certain conformisme pour mieux appréhender notre monde d’aujourd’hui avec toutes les opportunités qu’il offre. Ne nous fermons pas, ce n’est pas cela la France. N’ayons pas peur, notre chez nous n’est pas une forteresse moyenâgeuse. Notre chez nous sait vivre dans le monde.  

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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