Publié le 12 Juin 2017

Si j’ai soutenu la République en Marche, lors de ce premier tour de l’élection législative, c’est comme pour de très nombreux françaises et français, parce que je veux une majorité claire pour donner au Président de la République les moyens d’agir.

Pour autant, je reste persuadé que nous avons besoin de reconstruire une gauche responsable, ouverte sur le monde, une gauche de gouvernement.

Lors du quinquennat de François Hollande, nous avons subi le travail de sape des frondeurs. Conséquence, le Parti Socialiste, déchiré par ses luttes internes, n’était pas en capacité de jouer son rôle de soutien et d’explication de la politique menée pour la France. La volonté notamment du Président Hollande de s’attaquer au chômage de masse en soutenant les entreprises dans la mondialisation a connu les foudres d’une frange du P.S demeurée dans un ordre passé du monde.

Il n’est plus possible de maintenir une force politique avec des orientations contradictoires. Sans politique claire à proposer au pays, le Parti Socialiste ne peut se relever.

Il nous faut donc rebâtir la gauche de gouvernement. Cette gauche est née en 1789, c’est une gauche libre ! Elle s’est ensuite nourrie de ses combats pour représenter aujourd’hui une ligne idéologique claire reposant sur quatre piliers :

La liberté d’abord contre le pouvoir absolu d’un Etat, il ne faut jamais oublier le premier acte de la gauche. Cette liberté est politique, économique et sociétale. Politique avec la démocratie, économique avec la libre entreprise et sociétale pour permettre à chaque femme et chaque homme de vivre libre.

La justice sociale ensuite avec le socialisme contre l’exploitation ouvrière du XIXè.s, c’est un combat toujours d’actualité. Il ne peut pas y avoir de société harmonieuse et de progrès si on accepte l’exploitation de l’Homme par l’Homme. D’où l’importance des lois sociales pour garantir une société juste et humaine.

L’Europe construite après-guerre pour assurer la paix sur le continent en rapprochant les peuples, elle ne serait plus aujourd’hui un idéal car elle ne protègerait pas les plus faibles. Pourtant, plus que jamais, nous avons besoin de ce pôle de stabilité et de progrès dans un monde fragile.

L’écologie c’est le combat pour l’humanité. Nous avons en effet besoin de volontarisme pour avancer sans brusquer. Sauver la biodiversité, progresser dans la transition énergétique, combattre les menaces sur l’air, l’eau et le sous-sol, ce désir d’avenir est à partager.

Forte de ses convictions, la gauche de gouvernement doit se rassembler et se mettre au travail pour répondre aux enjeux de notre temps.

Ce goût de la liberté, nous en avons besoin dans notre idéal de la gauche. C’est ce qui fait vivre côte à côte dans notre société, avec la laïcité, celles et ceux qui ont une religion ou qui n’en ont pas. C’est ce qui permet à tous, peu importe l’orientation sexuelle, d’être respectés. C’est ce qui permet l’initiative, la créativité, le progrès. Ce sont toutes ces associations pour mettre de l’humain dans la vie quotidienne.

La gauche libre c’est ce que nous devons réinventer maintenant, c’est que nous devons construire ensemble pour porter notre projet de société au-delà d’un gouvernement ou d’une législature. C’est un projet de vie en commun respectueux de tous. C’est un idéal.

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 8 Juin 2017

On voit aujourd’hui l’espoir de certains, de se refaire une santé dans des luttes radicales contre la politique proposée par le Président de la République.

Les voilà déjà en train d’affuter leurs armes pour entrer à nouveau dans leur grande œuvre de démolition. C’est ce que nous avons déjà subi durant cinq ans pendant le quinquennat de François Hollande. C’est ce que ne veulent plus la grande majorité des françaises et des français, car ces batailles ne sont pas constructives et ne permettent pas à la France d’avancer sereinement.

C’est bien beau de tout dénoncer, de vouloir tout remettre en cause, de proposer de tout détruire, mais pour quelle politique alternative ?

C’est facile de dénoncer un capitalisme financier mondialisé, de proposer de batailler contre cet ennemi de classe, de beaux discours, de belles paroles, mais cela apporte-t-il des solutions à la France, notamment contre le chômage de masse ?

C’est tellement simple de proposer, comme Benoît Hamon le fit pendant la campagne présidentielle, de dépenser à tour de bras, creusant chaque jour un peu plus la dette du pays, mais est-ce ainsi que la France s’en sortira mieux ?

C’est bien ridicule de proposer de sortir la France de l’euro, de détruire l’Europe, de rejeter les autres, de bâtir des murs pour enfermer la France et l’isoler du monde, mais est-ce crédible pour redonner à la France la dynamique qui lui manque ?

Où est l’alternative crédible ?

Emmanuel Macron s’est engagé non pour un parti, non pour une gloire personnelle, mais pour répondre aux défis de la France. Il a clairement défendu sa volonté de renforcer l’Europe pour donner au monde un pôle de stabilité et protéger les européens. Il défend un volontarisme économique de la France dans la mondialisation en soutenant ses entreprises. Il propose de libérer le marché du travail pour s’attaquer au chômage de masse qui ronge la société française depuis trop d’années. Il veut restaurer l’égalité des chances en donnant plus de moyens aux écoles de la République afin de permettre à chaque enfant de bien maîtriser la lecture pour mieux réussir.

Le Président de la République propose une politique pour la France, c’est toute la différence avec ses adversaires qui se cantonnent dans des projets destructeurs.

Alors qu’un souffle nouveau se lève sur le pays, ensemble au-delà de nos engagements respectifs, donnons un signe clair et net, une force démocratique incontestable au Président de la République pour agir. Nous avons tellement besoin d’optimisme pour trouver ensemble les solutions crédibles pour le pays.

Dimanche, je soutiens les candidates et les candidats pour la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron.

Philippe Allard

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Publié le 5 Juin 2017

Les partis politiques sont un élément fondamental pour faire vivre la démocratie. Ils défendent une orientation politique. Le Parti Socialiste, depuis François Mitterrand, a été le principal parti de la gauche de gouvernement. Pour accéder au pouvoir, François Mitterrand avait su adapter ce parti parlementaire au fonctionnement de la Vè. République et construire une majorité avec les radicaux de gauche et le Parti communiste.

Mais depuis, face à la mutation du monde, le P.S s’est épuisé et effondré dans ses divisions internes entre motions. Les désaccords sont profonds sur la politique économique.

La dynamique actuelle du mouvement En Marche repose sur la personnalité et le projet d’Emmanuel Macron. Il représente aujourd’hui ce que veulent les Françaises et les Français : sortir de querelles idéologiques stériles pour faire avancer le pays avec volontarisme et répondre aux enjeux actuels de la mondialisation. Comme François Mitterrand hier, Emmanuel Macron a construit une nouvelle majorité sur cette volonté. Il a réussi à rassembler pour faire travailler ensemble les forces politiques modérées de la droite et de la gauche, au-delà des partis restés dans leurs vieux calculs partisans.

Alors, quel avenir pour le P.S ? Va-t-il mourir ? Peut-on le reconstruire ?

Le Parti Socialiste est aujourd’hui incapable de proposer au pays une ligne politique claire. Cela est le résultat d’une guerre interne totale et interminable menée par les frondeurs. Or, ce que font les frondeurs est exactement ce qu’une grande majorité de françaises et de français ne veulent plus : au lieu de construire, on passe son temps à se déchirer pour au final tout détruire !

Cela doit donc être clair, la voie proposée par les frondeurs ne peut pas être celle sur laquelle repose la reconstruction du Parti Socialiste. Benoît Hamon propose de créer un nouveau mouvement et recherche une alliance type années 70, qu’il le fasse avec son groupuscule. Il sera absorbé par la gauche insoumise. La Parti Socialiste a autre chose à construire.

Le premier chantier à ouvrir pour permettre la reconstruction : c’est de changer le fonctionnement du parti pour le remettre au travail. Nous devons mettre fin aux divisions par motions qui nous épuisent en interne pour rien, nous empêchent de répondre aux mutations du monde en restant dans des postures incompréhensibles.

J’ai voté pour Emmanuel Macron et je voterai aux législatives pour lui donner une majorité claire. Pourtant je reste attaché au Parti Socialiste. Si demain, il faut sérieusement le reconstruire comme force de progrès, pour travailler sur le fond et être utile au débat démocratique, j’y serai !

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 30 Mai 2017

Je n’ai rien dit jusqu’ici mais est-ce sérieux ? Est-ce tenable ?

A la lecture de la liste des candidatures présentées par le Parti Socialiste à Paris, comment ne pas s’interroger sur le fonctionnement de ce parti ? Comment peut-on laisser faire ? Comment ne pas s’indigner ?

Moi j’admire les camarades socialistes repartis sur le terrain pour distribuer des tracts et coller des affiches … je parle bien sûr des quelques vrais militants, très peu nombreux hélas, qui sont là par conviction et ne demandent pas à partager le gâteau !

Car c’est bien de la cuisine dont il s’agit, de la grande pâtisserie, avec de la farine, des œufs cassés, une bonne dose de beurre et beaucoup de sucre … !

Pendant cinq ans les socialistes se sont déchirés. Les frondeurs sont montés en première ligne et ont mené leur guerre d’usure contre le Président socialiste, épuisant le quinquennat de François Hollande qui n’a pas pu bénéficier d’un parti solide en ordre de Marche ! Pendant cinq ans, ils n’étaient donc d’accord sur rien … mais voilà qu’au moment de se partager les candidatures pour les législatives, les ennemis d’hier sont tout heureux de se retrouver autour de la table du grand festin pour faire la distribution des parts du gâteau en fonction du poids des motions internes.

Ce sont les petits arrangements ordinaires avec lesquels le Parti Socialiste tient encore et espère durer… on peut se combattre dans les idées mais au moment du partage des postes et des fonctions, on s’arrange !

Comment les Françaises et les Français peuvent-ils encore accepter ce type de fonctionnement ?

Ainsi, dans la 11èmecirconscription de Paris, le Parti Socialiste présente la candidature de Pascal Cherki. Durant cinq ans, il s’est opposé dans des termes durs, violents même parfois contre le Président de la République socialiste et contre ses gouvernements …Mais pas de problème, tout s’arrange et chut … il sera candidat et annonce fièrement qu’il sera un opposant au Président de la République avec son courant.

Quelle logique à tout ça …. dans la 18è circonscription, les socialistes voteront et feront campagne pour Myriam El Khomery … et dans la 11è pour l’un de ses farouches adversaires Pascal Cherki, dont le chef de son courant au P.S soutient le candidat communiste contre El Khomery !

Tout cela est bien sûr très clair … et celui qui ose s’en alarmer est considéré comme un traitre socialiste ! Il faut se taire … allez militant, on ne bronche pas … allez électrices et électeurs socialistes, le Parti vous invite à voter pour une idée et son contraire … mais où est le problème ?

Alors je sais certains me diront mais il faut voter à gauche, il faut voter socialiste, on verra après …. Mais lorsque tout cela n’a plus de sens, lorsqu’il s’agit seulement de se répartir des postes, faut-il suivre aveuglément … ou bien n’est-il pas nécessaire de faire acte de résistance !

Si le Parti Socialiste pour ses élections législatives est incapable de présenter une ligne politique claire et crédible, quel est le sens de ce vote ? Est-ce vraiment cela la gauche ?  

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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