Publié le 19 Octobre 2009

La faible participation lors de l’élection législative partielle de la 12è circonscription des Yvelines, malgré une personnalité médiatique, signale une nouvelle fois le problème démocratique.

S’il ne s’agit pas de remettre en question l’élection de David Douillet, on peut toutefois s’inquiéter qu’un député ne soit élu sur un corps électoral de 71732 électeurs par seulement 12203 voix soit 17% de ce corps électoral.

 

Lors de l’élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal avait défendu sa conviction pour une modernisation de notre vie politique par la démocratie participative. Il s’agissait de permettre aux citoyens d’être davantage impliqués dans les débats et les choix politiques. Les Français, pour une large majorité, ne s’inscrivent plus dans une vision manichéenne du combat politique. Les désillusions ont aussi occasionné une forte perte de crédibilité du discours politique. En se positionnant sur ce débat, elle ouvrait un chantier essentiel.   

La question posée par Ségolène Royal reste toujours posée. Comment impliquer davantage les Françaises et les Français dans les choix politiques pour faire vivre notre démocratie ?

 

L’élection régionale qui s’ouvre offre une occasion de relancer l’idée de la politique par la preuve et de la démocratie participative. Pour sortir de la démagogie, des slogans d’un printemps et de la mise en scène politique, il s’agit de rappeler l’importance de l’action politique par les résultats obtenus. Si on ne gagne pas une élection sur un bilan, il est important dans une démocratie de rendre des comptes aux électrices et aux électeurs du travail accompli par une équipe. C’est le premier temps de la campagne. Puis vient le temps du projet et de l’implication des citoyennes et des citoyens dans son élaboration. Sans cette implication, il ne peut y avoir de dynamique démocratique. Il s’agit d’être à l’écoute des attentes et des propositions pour construire un projet citoyen pour la région.

 

En somme, Ségolène Royal a ouvert la voie en ce domaine comme beaucoup d’autres. Au lieu d’ailleurs de s’intéresser à son image ou nombre de ses partisans d’un soir, il serait plus judicieux en politique de réfléchir sur ce qu’elle a apporté et peut apporter, sur ses combats politiques.

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 5 Octobre 2009

L’Espoir à gauche s’est constitué durant le dernier congrès avec un rassemblement autour de Ségolène Royal. Nous avons réussi ensemble à porter cette idée de la rénovation qui n’était jusqu’ici qu’un mot dans les programmes. Nous avons maintenant à travailler sur les orientations politiques pour notre Parti avec cette volonté commune de sortir d’une pensée conservatrice. Ainsi après les interrogations portées à Montpellier sur le thème de l’école, le rassemblement du 14 novembre à Dijon permettra d’approfondir notre travail sur ce thème. C’est ensemble que nous avançons.

 

Je reste attaché au soutien à Ségolène Royal car je pense qu’elle peut apporter la dynamique qui nous manque. Comment ont-ils pu tuer Charlety ? Elle est aussi celle qui représente le socialisme de mon engagement, pour un Parti de gouvernement volontariste et social. L’Etat a un rôle essentiel à jouer comme moteur de l’économie durable et porteur d’une vision de la société qui donne à chacun les moyens de son épanouissement. C’est ce que j’ai retrouvé et soutenu dans le Pacte présidentiel.

Je suis attaché à cette sensibilité de l’Espoir à gauche dans le Parti socialiste. C’est le rassemblement de militantes et militants socialistes volontaires pour inscrire le Parti socialiste dans le temps présent et préparer avec réalisme la gouvernance de la France dans un monde complexe. Des socialistes,  aux histoires différentes, sont aujourd’hui rassemblés pour porter ce projet. Des élus locaux, des hommes politiques remarquables comme Vincent Peillon, des hommes engagés et de conviction comme notre mandataire parisien David Assouline. Ce rassemblement peut nous permettre de continuer à faire avancer le Parti socialiste.

 

Alors évitons les mots qui blessent et peuvent créer des tensions inutiles entre nous. Continuons à travailler ensemble pour notre Parti, pour répondre à l’espoir des Français, pour construire une alternance crédible à gauche.

 

Dans le court terme, il nous faut aussi préparer les élections régionales. En tant que simple militant, je défends l’idée d’une liste régionale de jeunes candidates et candidats, conduite par une élue d’expérience. Il faut préparer dans notre sensibilité une jeune génération à gérer nos territoires et l’Etat. C’est aussi le travail d’un Parti politique. Mais pour cela, il faut mettre au travail sur les dossiers régionaux et les grandes problématiques de notre région une nouvelle équipe. Utilisons les compétences, les qualités des femmes et des hommes de notre sensibilité. Je pense notamment à Dominique Bertinotti, maire d’arrondissement, qui a toutes les qualités pour encadrer cette équipe. C’est par l’investissement sur les dossiers et non sur des arbitrages entre sous-courants que devrait se faire le choix de nos candidats.

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 29 Septembre 2009

Cher(e) camarade,

 

Si on écoute de nombreux camarades, simples militantes et militants, on retrouve souvent ce double positionnement sur le questionnaire de Martine Aubry.

 

Oui, ce questionnaire est un pas vers la rénovation du Parti. En proposant les primaires, la limitation du cumul, l’ouverture du Parti « en réduisant les obstacles à leur adhésion » (crime avoué à demi pardonné), …, la direction du Parti ouvre le chantier de la rénovation. Enfin !

 

Non, on ne peut pas donner à la direction actuelle du Parti un chèque en blanc lui permettant de trouver une légitimité qu’elle n’a pas, empoisonnée par la faute originelle. On ne peut pas accepter que l’appareil du Parti se moque des militants et dirige ce Parti sans rendre des comptes.

 

Quelle est dans cette situation la position que doit avoir l’Espoir à gauche ?

 

Appeler à voter OUI puisque nous sommes porteurs de la rénovation et nous devons montrer aux Françaises et aux Français un Parti en marche, uni derrière la direction actuelle pour gagner les prochaines élections. Remettre en cause la direction à la veille des élections serait suicidaire.

 

Appeler à voter NON, car la direction n’a pas la confiance nécessaire pour diriger ce Parti et conduire les batailles électorales. Incapable de créer une dynamique, incapable de fixer une ligne politique, la direction actuelle trop fragilisée risque de provoquer la chute de la maison socialiste.

 

L’Espoir à gauche appelle à voter OUI.

 

La stratégie du NON réclamait l’espoir qu’une autre direction puisse trouver une majorité au sein du Parti et créer une nouvelle dynamique. Après la mise à l’écart de Ségolène Royal, qui serait aujourd’hui capable de relever le défi ?

 

Avec mes amitiés socialistes

Philippe


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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 26 Septembre 2009

Dans ce paysage de champ de bataille dévasté par la crise, il est plus que jamais indispensable de s’en remettre à des valeurs et des règles simples, claires, discutées par tous et en premier lieu par les contribuables. Les tenir à distance du débat sur l’avenir du capitalisme, alors même qu’ils ont été les premières victimes de la crise, paraît inconcevable.

Les règles que je propose sont frappées au coin du bon sens.

1) Première règle : encadrer strictement les bonus, voire si possible les interdire, car ils sont le signe extérieur d’une société qui se délite et qui, au fond, perd son âme, car ils nous interrogent sur la France, l’Europe et le monde dans lequel nous voulons vivre. Et je vous pose la question : est-ce qu’un trader est plus utile à la société qu’un médecin, qu’un instituteur ou qu’un postier ? Et là encore, il est question de fraternité. Ceux qui veulent défendre le système actuel,  sont les mêmes qui raillent l’idée de fraternité. Ils se croient des réalistes, ils se croient des gens sérieux. Mais oublier la fraternité, c’est l’irréalisme même, autrement dit, comme le dit Régis Debray, les phraseurs, ce sont eux. Ce sont eux les têtes en l’air, ceux qui n’ont plus les pieds sur terre, sur la terre des hommes et des femmes sans bonus ni parachute doré.

2) Deuxième règle : mettre fin aux intolérables collusions, conflits d’intérêts, négligences tacitement acceptées entre ceux qui soi-disant régulent et les banques dont ils sont censés assurer la surveillance. Dans l’ombre, des lobbys puissants s’affairent. Les puissances bancaires ont leurs entrées dans les cercles du pouvoir. Elles demandent l’aide de la puissance publique mais refusent que l’Etat rentre à leur capital ; elles font mine d’accepter des contraintes sur les rémunérations et les bonus, mais ces contraintes n’en sont pas. Le discours s’est brouillé. Les leurres prolifèrent. Tout le monde est pour la régulation. Tout le monde est pour l’Etat. Tout le monde est pour le contrôle. Un savant jeu de rôles est organisé. Le gouvernement doit montrer qu’il agit. Les mots sont durs, les banques sont convoquées, on pousse des cris d’orfraie, c’est la place financière de Paris qu’on assassine. La menace est jugée médiatiquement crédible, le pouvoir est satisfait ; les banques se rassurent, les acteurs ont été bons, le pire est évité. Ces connivences existent en France, mais aussi en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Voilà pourquoi l’agenda du G20 est finalement si mince.

3) Troisième règle enfin : recentrer les banques sur leur véritable métier, la collecte d’épargne et le prêt aux entreprises et aux familles. Ça veut dire interdire aux établissements financiers de proposer autre chose que des produits solides, robustes, bien identifiés et tracés. La simplicité et la robustesse ont ici deux vertus : éviter l’accident intégral que nous avons frôlé l’année dernière ; rendre possible la régulation financière. Aujourd’hui, les banques gèrent les économies de millions de familles et spéculent sur les marchés financiers. Aujourd’hui, les banques françaises, allemandes, britanniques et bien souvent américaines gèrent nos dépôts et jouent avec sur les marchés financiers. Hé bien je vous le dis, c’est avec cette confusion des genres malsaine et dangereuse qu’il faut rompre. On ne devrait pas être à la fois une banque de dépôt pour les familles et les PME et une banque  s’occupant d’opérations de marchés. Ce sont deux métiers différents. Il faut donc les séparer. Aux premières la légitimité de l’intervention de l’Etat pour sauver l’épargne des ménages et le financement de l’économie. Aux secondes, celles qui spéculent, la responsabilité entière de leurs actes.

Voilà mes 3 propositions. Elles sont très simples.  Il suffit de le vouloir. Je crois à la force de la politique, je crois à la force de la décision. Je mets donc au défi  Nicolas Sarkozy d’accorder enfin un peu ses violons, ses actes à ses paroles, ses belles déclarations d’intention à ses décisions politiques.   On ne peut pas théoriser le bien être à Pittsburg et provoquer le mal être à Gandrange, à Fabris, à Molex et Continental. On ne peut pas ouvrir à gauche et gouverner à droite, on ne peut pas moraliser le capitalisme au G20 et protéger les niches et le bouclier fiscal à l’assemblée. Ca n’est tout simplement  plus POSSIBLE
 
Ségolène Royal, Montpellier, samedi 19 septembre.

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Rédigé par Philippe Allard

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