Publié le 21 Juin 2010

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  Ségolène Royal sera à New York les 20, 21 et 22 juin prochain dans le cadre du Conseil de l'Internationale socialiste et interviendra sur l'économie mondiale le 21 juin.

 

 

 

2007-2012 : autre enjeu

En 2007, la campagne présidentielle de Ségolène Royal s’était principalement centrée, après une phase de débats participatifs, sur des questions de société pour remédier à ses dysfonctionnements, avec notamment : les droits des jeunes des cités, l’égalité homme/femme, la participation à la vie démocratique, une école républicaine en panne, la place des syndicats, l’impartialité de l’Etat… L’absence d’une réelle volonté politique de Nicolas Sarkozy de répondre à ces questions fait qu’elles sont toujours d’actualité.

Mais, pour 2012, la crise internationale place la question économique au centre du débat politique pour l’élection présidentielle, du fait des effets sociaux et politiques qu’elle entraîne. La compétition internationale rend les économies de plus en plus dépendantes du marché. L’économie mondiale fonctionne mal. Ainsi, l’Europe apparaît incapable de résister aux attentes de la bourse pour le profit des intérêts du capitalisme financier. Etat après Etat, les européens se rangent, aux demandes du marché, imposant à ses peuples des remises en causes sociales et des politiques de rigueur brutales. La crise frappe les peuples et  les Etats semblent impuissants. L’enjeu économique s’impose.

 

La gauche est-elle en capacité de proposer une alternative crédible ?

La question n’est pas de proposer un programme de mesures conjoncturelles pour les Français. C’est un enjeu mondial posant la question de la place des Etats et des organisations confédérales face au capitalisme financier. Les intérêts d’un petit monde peuvent-ils guider le fonctionnement du monde ?

Pour répondre à cet enjeu, fondamental pour l’économie mondiale, les voix apparaissent très peu nombreuses à gauche. Dominique Strauss-Kahn n’est pas du tout dans cette perspective mais plutôt dans un projet d’accompagnement du capitalisme. Martine Aubry de son côté s’est surtout consacrée au Parti socialiste et apparaît beaucoup plus comme une femme d’appareil, contraintes de ménager ses courants.

Reste Ségolène Royal qui a su très tôt mesurer l’importance de cet enjeu, tenant un discours à la fois très musclé et volontariste contre les dérives actuelles du capitalisme financier.

 « Oui je crois qu’il faut se battre, donner de la voix, mener le rapport de force jusqu’au bout lorsqu’une situation est parfaitement injuste et qu’elle résulte d’un cynisme absolu de quelques prédateurs financiers » Ségolène Royal discours d’Athènes le 12 mai 2009.

 

Quelle réponse à la crise ?

Dans les années 80 le couple Reagan / Thatcher avait mené une campagne idéologique pour imposer une politique libérale de désengagement de l’Etat. Une orientation soutenue par les acteurs économiques, mais aussi par les peuples après l’écroulement du système stalinien. La voie libérale semblait le meilleur remède au développement et à la croissance. Des économies émergentes entraient dans le système donnant à l’OMC une force réellement planétaire.

Le contexte international a totalement changé. Dans les pays du Sud émergés, les peuples aspirent à plus d’Etat providence pour réduire les inégalités criantes. Aux Etats-Unis, le peuple a subi durement la crise des subprimes et les ravages de BP sur les côtes du Golfe du Mexique. En Europe, la crise touche progressivement les peuples et plus fortement les couches sociales les moins aisées. Dans ce contexte, Barack Obama porte un discours beaucoup plus volontariste.

La réponse au dérèglement économique apparaît donc de plus en plus politique. Ce n’est que grâce à un réel volontarisme politique que les Etats pourront s’imposer et réduire l’influence et donc la puissance de ce capitalisme sauvage. Dans cette bataille à mener, pour rendre aux Etats et aux organisations confédérales un poids politique, le monde a besoin de voix fortes et déterminées. Dans ce contexte, la candidature de Ségolène Royal pour 2012 mérite d’être davantage soutenue si l’on veut réellement imposer un nouvel ordre mondial, parce qu’elle a montré sa force de caractère pour mener ce combat et parce qu’elle porte cette ambition.

Au couple Reagan / Thatcher succédera le couple Obama / Royal pour redonner aux Etats, et donc à la démocratie par ses élus,  leur place dans l'économie du monde.

 

Philippe Allard

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 13 Avril 2010

4508939362_a2eaa8543e_o.jpgIl y avait longtemps que nous n’avions pas entendu un discours d’une telle force, de la part d’un représentant de la gauche française, pour porter l’idéal socialiste dans le monde. Dans son intervention à l'Université Candido Mendes de Rio de Janeiro, vendredi 8 Avril,  avant ses rencontres avec le président Lula et Dilma Rousseff, Ségolène Royal a rompu avec le discours social-démocrate qui s’était imposé au parti socialiste depuis Lionel Jospin, pour refonder un volontarisme politique à gauche.

 

Dans son intervention Ségolène Royal appelle la jeunesse, toute la jeunesse « d’où que vous veniez, quel que soit votre milieu social d’origine » à bâtir une « civilisation humaine, garante des droits humains ». 

Au début de son intervention, la socialiste est revenue sur deux événements récents l’investiture de Barack Obama et le Forum social mondial de Bélem, parce qu’ils ont soulevé une « immense mobilisation populaire et l’espérance », parce qu’ils prouvent qu’un autre monde est possible, parce que pour la socialiste : il faut changer le monde, « un autre monde possible, une alternative à gauche pour imposer le respect de l’être humain et de son environnement ».

 

Ségolène Royal dénonce un système capitaliste qui redresse la tête. Pourtant « la crise globale qui ébranle la planète disqualifie les donneurs de leçons, qui moquaient les mises en garde des altermondialistes et nous vantaient les charmes de l’Etat minimal, de l’abaissement des protections sociales, du productivisme prédateur et des prouesses des traders ». Elle dénonce un système qui conduit aux « émeutes de la faim, dans les rues de Bombay, de Dakar ou du Caire », un système dans lequel les salariés sont  « broyés par les mâchoires de fer du capitalisme financier ».

 

Pour mettre fin à ce système, Ségolène Royal ne se contente pas de dénoncer, elle propose  un projet alternatif à gauche, un projet socialiste autour de cinq grands axes :

            (1) Faire de  l’efficacité économique et de la justice sociale  un couple inséparable.

            (2) Réhabiliter le rôle de l’Etat, un « Etat anticipateur, porteur d’une vision à long terme de l’intérêt général »

            (3) Accélérer  la croissance verte, « c’est le gisement d’emplois et de qualité de vie de demain »

            (4) Définir et protéger les biens publics mondiaux car « la privatisation effrénée des services publics et la marchandisation croissante de tous les domaines de l’existence n’ont eu nulle part les effets vertueux que promettaient leurs partisans ».

            (5) La démocratie participative comme une condition de l’efficacité politique. Pour changer le monde, pour bousculer les gouvernants et imposer la valeur humaine, Ségolène Royal veut s’appuyer « sur la plus belle des forces : la force citoyenne. Qui émerge partout sur la planète, interpelle, questionne, revendique, propose ».

 

En portant haut et fort cet idéal socialiste, on retrouve avec Ségolène Royal la force de l’engagement d’un François Mitterrand. Après une très longue absence, les socialistes français reviennent enfin sur la scène internationale pour porter un message d’espoir en un autre monde, un idéal socialiste. Comme il y a eu en 1981 le discours de Cancun, on peut dire aujourd’hui que le discours de Rio fera date.

 

Philippe Allard 

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Rédigé par Philippe Allard

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Publié le 27 Novembre 2009

Avec la motion E, Ségolène Royal fixait 6 objectifs :

 

1) Inventer un monde nouveau : combattre et proposer

Ségolène Royal propose une politique volontariste, une rupture avec les politiques du compromis inactifs de certains leaders socialistes. Prenant en compte les mutations de la mondialisation, elle intègre l’entreprise comme acteur essentiel de l’innovation grâce aux actions des PME.

 

2) Réconcilier dynamique économique et progrès social : un Etat préventif, un Etat innovateur

Ségolène Royal lance les grands axes pour relancer notre pacte social avec sa volonté de réformer la fiscalité injuste, de sauver la sécu, de soutenir les parcours de formation des salariés, de replacer l’école au cœur de la République pour l’égalité et la liberté de l’homme, de garantir les retraites  

 

3) Faire d’urgence l’excellence environnementale

Ségolène Royal, plus qu’aucun autre socialiste, a pris conscience de cette urgence et des politiques à mener pour préparer l’après pétrole, réduire notre consommation d’énergie et, modifier notre rapport à l’espace.

 

4) Aller vers une société apaisée et favoriser l’émancipation

Ségolène Royal s’est engagée pour contraindre les communes à respecter les 20% de logements sociaux, pour assurer les solidarités numériques, pour porter un autre regard sur l’immigration, pour lutter contre les discriminations, pour redonner leur place aux artistes et à la culture, pour une France métissée. C’est un autre choix de société qu’elle propose.

 

5) Oser enfin « la démocratie jusqu’au bout »

Ségolène Royal veut dépasser la frontière en osant « la démocratie jusqu’au bout ». C’est une politique totalement opposée au Sarkozysme en modernisant le parlement, en relançant la politique de décentralisation, en refusant le retrait de la puissance publique des territoires ruraux, en encourageant la démocratie participative, en garantissant la liberté de la presse, en proposant une Europe plus sociale et démocratique.

 

6) Faire du socialisme une force neuve dans le siècle

Ségolène Royal voulait faire du PS un grand parti porteur d’espoir en donnant aux militants toute leur place

 

Parce que ces 6 orientations sont toujours d’actualité, Ségolène Royal est bien un choix politique d’avenir.  

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Parti socialiste

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Publié le 9 Novembre 2009

En lisant le discours de Ségolène Royal à Berlin, j’ai été frappé d’y retrouver les trois forces qui m’ont amené à la soutenir et qui donnent à cette femme politique un poids incomparable dans la vie politique française :

 

Sa confiance en la capacité de l’homme à changer le monde :

Il y a, dans la chute du Mur de Berlin, l’une des plus belles leçons qui soient. Quelles que soient les circonstances, quelles que soient les rôles plus ou moins avérés des dirigeants soviétiques, américains, allemands, français ou britanniques, il n’y a, au-delà du ballet diplomatique souterrain, au-delà des déclarations publiques, qu’une seule vérité  : rien ne peut résister à la force d’un peuple en marche. Aucune dictature, aucun système totalitaire, aucune démocratie dévoyée, ne peut résister à l’élan d’un peuple qui décide, un jour, de dire « NON ».

Tous les régimes pervers s’écroulent grâce à la force et au courage des citoyens.

Tous les régimes démocratiques s’élèvent grâce à la force et au courage des citoyens.

Ce jour-là, j’ai pensé : « Tout est possible. Aucun mur ne peut résister à la détermination d’une poignée d’individus qui sont d’abord quelques gouttes d’eau, puis forment un ruisseau, puis une rivière, puis un océan ».

 

Son réalisme face à la situation du monde

Mais ces murs ne sont rien comparés aux barrières infranchissables qui enferment nos décisions. Il est plus facile de faire tomber les barricades que les barrières mentales. Des murs physiques existent mais nous savons également que des murs d’idéologies détournées enferment également le monde : le fanatisme terroriste qui instrumentalise la religion, le fanatisme économique et l’inertie écologique mènent également le monde à sa perte.

Oui, les murs invisibles existent, parfois plus coriaces que les barricades, et ils ne peuvent être abattus que par la volonté politique et par des lois, des droits et des devoirs démocratiquement partagés.

 

Son volontarisme pour changer le monde

La chute du mur de Berlin nous oblige à aller encore plus loin maintenant. Le temps est venu de l’Europe politique.

Il dépend de nous de relever ce défi formidable : forger une véritable Europe politique.

Oui, nous devons parvenir à une coexistence politique harmonieuse pour porter haut et fort les valeurs de l’Europe, qui fut pendant des siècles l’un des plus grands champs de bataille de l’humanité, qui fut le lieu du crime le plus effroyable de tous les temps, la Shoah, et qui pourrait devenir, contre une part de sa propre histoire, grâce à cette cohésion, et par l’union de ses différences, le continent que j'appelle : « les États-Unis d'Europe ».

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Actualité

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