Articles avec #actualite tag

Publié le 2 Octobre 2014

 


Première femme candidate à l’élection présidentielle en 2007, la France n’était pas prête !

 


Depuis, quelques petits changements peuvent être constatés ici ou là. Mais au plus haut niveau de l’Etat, c’est toujours l’ancien régime, avec le règne du « LE » ! « Le » Président, « Le » Premier ministre, « Le » président de l’Assemblée, « Le » président du Sénat … comme une image « d’autrefois », d’une France figée dans le passé …
Heureusement dans l’action politique, la réalité est moins conservatrice … Car agir se conjugue de plus en plus au féminin.


Pour mener les mutations actuelles pas de « Le » mais souvent la note est bien « La » !


Qui incarne ainsi le mieux aujourd’hui le volontarisme dans notre petit monde politique ? Pris dans ses combats de chef, il en oublie souvent la France. Il faut donc bien ce « la » pour mener la bataille du changement, cette volonté au féminin pour avancer, bousculer les conservatismes, les doutes, les peurs, et se concentrer sur l’essentiel pour mieux préparer l’avenir …


Qui va permettre les changements majeurs au-delà des discours et des postures d’une campagne ?


En prenant la direction du ministère de l’écologie, Ségolène Royal, a réussi à changer la donne. L’écologie n’est plus un ministère secondaire mais le chantier essentiel à construire pour l’avenir.


Et « la » ministre entend bien mener jusqu’au bout son combat pour un nouveau modèle de développement … il y a tant à faire pour changer les mentalités, briser les doutes, et réussir cette mutation essentielle.
« La » ministre a pris la tête du combat et ne se laisse pas distraire de sa route. Car l’enjeu est en effet de taille. Intervention après intervention, « la » ministre martèle son message et ouvre la voie du changement. Réussir la mutation énergétique c’est en effet assurer l’énergie de demain, réduire les factures pour les consommateurs et donc donner du pouvoir d’achat, préserver la planète contre les ravages du réchauffement climatique, et créer de nouveaux emplois dans des secteurs non délocalisables.


Beaucoup voudraient la ramener aux petites querelles partisanes, à répondre aux mesquineries habituelles, aux batailles d’hommes de la politique … mais rien n’y fait, tout cela est bien loin de ses préoccupations et d’un mot, d’un regard tourné vers l’avenir, Madame la ministre poursuit son combat pour que la France soit dans le peloton de tête des pays tournés vers le progrès humain.


La France n’était pas prête … mais demain …


Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Actualité

Repost 0

Publié le 3 Décembre 2012

Redonnons du sens à notre engagement politique à gauche avec la motion 4, nous en avons bien besoin pour dépasser les petites querelles d’hommes, inutiles face aux enjeux actuels. C’est tout le sens de notre démarche. 

 

Nous avons choisi en commun de faire de la question économique et sociale le premier pilier de notre engagement.

 

Pour cela, nous, camarades de la motion 4, nous voulons promouvoir une politique plus volontariste et appuyer en ce sens contre les forces réactionnaires qui nous expliqueront toujours qu’on ne peut rien faire et qu’il faut laisser le marché enrichir quelques uns et appauvrir le plus grand nombre. Nous nous disons un NON fort et déterminé !

 

Nous appelons le gouvernement à oser plus loin, plus vite dans les réformes de structure pour accompagner la France dans ce monde en mutations. Il nous faut donner des axes clairs à la politique suivie :

 

(1) Redonner des marges de manœuvre à l‘Etat pour sortir de la dette et financer une politique volontariste pour l’emploi, par : 

- La révolution fiscale, il faut être irréductible ! Et si quelques pigeons manifestent, qu’on les envoie faire la queue aux restos du cœur. Ils y découvriront les déchirures de notre société, s’ils ont encore le sens de l’humain !

- La création d’une taxe sur les transactions financières à l’échelle européenne. A nous de porter avec force cet engagement. 

 

(2) Relancer l’économie pour sortir du chômage de masse :

- En soutenant les petites et moyennes entreprises dans l’innovation pour faire de la France un pays d’entrepreneurs. La révolution écologique est une manne de nouveaux emplois à déployer sur tous les territoires. Les régions doivent être associées à cette dynamique.

- En relançant de la réduction du temps de travail. 

Les techniques ont permis d’accroître nos capacités de production. Qui va profiter de ce progrès ? Va-t-on accepter un chômage de masse pour contraindre les salariés à en rabattre sur le progrès social. C’est à la gauche de donner un nouveau cap.

- En portant une politique salariale permettant aux salariés de bénéficier de notre richesse nationale.

Non, il n’est pas tolérable que quelques uns seulement profitent de cette richesse ! Non, nous ne sommes pas dupes et nous n'acceptons pas les salaires bas pour les uns et et les revenus élevés pour le capitalisme financier. 

 

(3) Porter un idéal de justice dans le monde pour contrer la dérive capitaliste de la mondialisation :

Face aux délocalisations sauvages voulues par le capitalisme financier, la gauche doit être en première ligne pour défendre une autre vision du monde : pour une mondialisation sociale. Dans les rencontres et organisations internationales, les gouvernements de gauche doivent imposer aux grandes sociétés internationales des normes sociales et environnementales. 

 

Ne nous résignons pas ! Ne baissons pas les armes ! 

La gauche a des combats à mener !

 

Philippe Allard

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Actualité

Repost 0

Publié le 21 Juin 2010

31843a-surprise au ps les militants donnent l avantage a se  

 

 

  Ségolène Royal sera à New York les 20, 21 et 22 juin prochain dans le cadre du Conseil de l'Internationale socialiste et interviendra sur l'économie mondiale le 21 juin.

 

 

 

2007-2012 : autre enjeu

En 2007, la campagne présidentielle de Ségolène Royal s’était principalement centrée, après une phase de débats participatifs, sur des questions de société pour remédier à ses dysfonctionnements, avec notamment : les droits des jeunes des cités, l’égalité homme/femme, la participation à la vie démocratique, une école républicaine en panne, la place des syndicats, l’impartialité de l’Etat… L’absence d’une réelle volonté politique de Nicolas Sarkozy de répondre à ces questions fait qu’elles sont toujours d’actualité.

Mais, pour 2012, la crise internationale place la question économique au centre du débat politique pour l’élection présidentielle, du fait des effets sociaux et politiques qu’elle entraîne. La compétition internationale rend les économies de plus en plus dépendantes du marché. L’économie mondiale fonctionne mal. Ainsi, l’Europe apparaît incapable de résister aux attentes de la bourse pour le profit des intérêts du capitalisme financier. Etat après Etat, les européens se rangent, aux demandes du marché, imposant à ses peuples des remises en causes sociales et des politiques de rigueur brutales. La crise frappe les peuples et  les Etats semblent impuissants. L’enjeu économique s’impose.

 

La gauche est-elle en capacité de proposer une alternative crédible ?

La question n’est pas de proposer un programme de mesures conjoncturelles pour les Français. C’est un enjeu mondial posant la question de la place des Etats et des organisations confédérales face au capitalisme financier. Les intérêts d’un petit monde peuvent-ils guider le fonctionnement du monde ?

Pour répondre à cet enjeu, fondamental pour l’économie mondiale, les voix apparaissent très peu nombreuses à gauche. Dominique Strauss-Kahn n’est pas du tout dans cette perspective mais plutôt dans un projet d’accompagnement du capitalisme. Martine Aubry de son côté s’est surtout consacrée au Parti socialiste et apparaît beaucoup plus comme une femme d’appareil, contraintes de ménager ses courants.

Reste Ségolène Royal qui a su très tôt mesurer l’importance de cet enjeu, tenant un discours à la fois très musclé et volontariste contre les dérives actuelles du capitalisme financier.

 « Oui je crois qu’il faut se battre, donner de la voix, mener le rapport de force jusqu’au bout lorsqu’une situation est parfaitement injuste et qu’elle résulte d’un cynisme absolu de quelques prédateurs financiers » Ségolène Royal discours d’Athènes le 12 mai 2009.

 

Quelle réponse à la crise ?

Dans les années 80 le couple Reagan / Thatcher avait mené une campagne idéologique pour imposer une politique libérale de désengagement de l’Etat. Une orientation soutenue par les acteurs économiques, mais aussi par les peuples après l’écroulement du système stalinien. La voie libérale semblait le meilleur remède au développement et à la croissance. Des économies émergentes entraient dans le système donnant à l’OMC une force réellement planétaire.

Le contexte international a totalement changé. Dans les pays du Sud émergés, les peuples aspirent à plus d’Etat providence pour réduire les inégalités criantes. Aux Etats-Unis, le peuple a subi durement la crise des subprimes et les ravages de BP sur les côtes du Golfe du Mexique. En Europe, la crise touche progressivement les peuples et plus fortement les couches sociales les moins aisées. Dans ce contexte, Barack Obama porte un discours beaucoup plus volontariste.

La réponse au dérèglement économique apparaît donc de plus en plus politique. Ce n’est que grâce à un réel volontarisme politique que les Etats pourront s’imposer et réduire l’influence et donc la puissance de ce capitalisme sauvage. Dans cette bataille à mener, pour rendre aux Etats et aux organisations confédérales un poids politique, le monde a besoin de voix fortes et déterminées. Dans ce contexte, la candidature de Ségolène Royal pour 2012 mérite d’être davantage soutenue si l’on veut réellement imposer un nouvel ordre mondial, parce qu’elle a montré sa force de caractère pour mener ce combat et parce qu’elle porte cette ambition.

Au couple Reagan / Thatcher succédera le couple Obama / Royal pour redonner aux Etats, et donc à la démocratie par ses élus,  leur place dans l'économie du monde.

 

Philippe Allard

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Actualité

Repost 0

Publié le 13 Avril 2010

4508939362_a2eaa8543e_o.jpgIl y avait longtemps que nous n’avions pas entendu un discours d’une telle force, de la part d’un représentant de la gauche française, pour porter l’idéal socialiste dans le monde. Dans son intervention à l'Université Candido Mendes de Rio de Janeiro, vendredi 8 Avril,  avant ses rencontres avec le président Lula et Dilma Rousseff, Ségolène Royal a rompu avec le discours social-démocrate qui s’était imposé au parti socialiste depuis Lionel Jospin, pour refonder un volontarisme politique à gauche.

 

Dans son intervention Ségolène Royal appelle la jeunesse, toute la jeunesse « d’où que vous veniez, quel que soit votre milieu social d’origine » à bâtir une « civilisation humaine, garante des droits humains ». 

Au début de son intervention, la socialiste est revenue sur deux événements récents l’investiture de Barack Obama et le Forum social mondial de Bélem, parce qu’ils ont soulevé une « immense mobilisation populaire et l’espérance », parce qu’ils prouvent qu’un autre monde est possible, parce que pour la socialiste : il faut changer le monde, « un autre monde possible, une alternative à gauche pour imposer le respect de l’être humain et de son environnement ».

 

Ségolène Royal dénonce un système capitaliste qui redresse la tête. Pourtant « la crise globale qui ébranle la planète disqualifie les donneurs de leçons, qui moquaient les mises en garde des altermondialistes et nous vantaient les charmes de l’Etat minimal, de l’abaissement des protections sociales, du productivisme prédateur et des prouesses des traders ». Elle dénonce un système qui conduit aux « émeutes de la faim, dans les rues de Bombay, de Dakar ou du Caire », un système dans lequel les salariés sont  « broyés par les mâchoires de fer du capitalisme financier ».

 

Pour mettre fin à ce système, Ségolène Royal ne se contente pas de dénoncer, elle propose  un projet alternatif à gauche, un projet socialiste autour de cinq grands axes :

            (1) Faire de  l’efficacité économique et de la justice sociale  un couple inséparable.

            (2) Réhabiliter le rôle de l’Etat, un « Etat anticipateur, porteur d’une vision à long terme de l’intérêt général »

            (3) Accélérer  la croissance verte, « c’est le gisement d’emplois et de qualité de vie de demain »

            (4) Définir et protéger les biens publics mondiaux car « la privatisation effrénée des services publics et la marchandisation croissante de tous les domaines de l’existence n’ont eu nulle part les effets vertueux que promettaient leurs partisans ».

            (5) La démocratie participative comme une condition de l’efficacité politique. Pour changer le monde, pour bousculer les gouvernants et imposer la valeur humaine, Ségolène Royal veut s’appuyer « sur la plus belle des forces : la force citoyenne. Qui émerge partout sur la planète, interpelle, questionne, revendique, propose ».

 

En portant haut et fort cet idéal socialiste, on retrouve avec Ségolène Royal la force de l’engagement d’un François Mitterrand. Après une très longue absence, les socialistes français reviennent enfin sur la scène internationale pour porter un message d’espoir en un autre monde, un idéal socialiste. Comme il y a eu en 1981 le discours de Cancun, on peut dire aujourd’hui que le discours de Rio fera date.

 

Philippe Allard 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Actualité

Repost 0