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Publié le 27 Novembre 2009

Avec la motion E, Ségolène Royal fixait 6 objectifs :

 

1) Inventer un monde nouveau : combattre et proposer

Ségolène Royal propose une politique volontariste, une rupture avec les politiques du compromis inactifs de certains leaders socialistes. Prenant en compte les mutations de la mondialisation, elle intègre l’entreprise comme acteur essentiel de l’innovation grâce aux actions des PME.

 

2) Réconcilier dynamique économique et progrès social : un Etat préventif, un Etat innovateur

Ségolène Royal lance les grands axes pour relancer notre pacte social avec sa volonté de réformer la fiscalité injuste, de sauver la sécu, de soutenir les parcours de formation des salariés, de replacer l’école au cœur de la République pour l’égalité et la liberté de l’homme, de garantir les retraites  

 

3) Faire d’urgence l’excellence environnementale

Ségolène Royal, plus qu’aucun autre socialiste, a pris conscience de cette urgence et des politiques à mener pour préparer l’après pétrole, réduire notre consommation d’énergie et, modifier notre rapport à l’espace.

 

4) Aller vers une société apaisée et favoriser l’émancipation

Ségolène Royal s’est engagée pour contraindre les communes à respecter les 20% de logements sociaux, pour assurer les solidarités numériques, pour porter un autre regard sur l’immigration, pour lutter contre les discriminations, pour redonner leur place aux artistes et à la culture, pour une France métissée. C’est un autre choix de société qu’elle propose.

 

5) Oser enfin « la démocratie jusqu’au bout »

Ségolène Royal veut dépasser la frontière en osant « la démocratie jusqu’au bout ». C’est une politique totalement opposée au Sarkozysme en modernisant le parlement, en relançant la politique de décentralisation, en refusant le retrait de la puissance publique des territoires ruraux, en encourageant la démocratie participative, en garantissant la liberté de la presse, en proposant une Europe plus sociale et démocratique.

 

6) Faire du socialisme une force neuve dans le siècle

Ségolène Royal voulait faire du PS un grand parti porteur d’espoir en donnant aux militants toute leur place

 

Parce que ces 6 orientations sont toujours d’actualité, Ségolène Royal est bien un choix politique d’avenir.  

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Parti socialiste

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Publié le 30 Octobre 2009

Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle avait su reprendre le combat idéologique de la gauche en réintroduisant le débat sur nos valeurs. Elle l’a fait notamment sur la démocratie, sur la nation mais aussi sur la valeur travail.

La droite libérale avait tenté de s’approprier cette valeur travail en faisant croire que la gauche défendait une société sans travail, une société d’assistés vivant sur l’effort de quelques uns. Or tout le combat de la gauche depuis le XIXè.s porte sur le travail. C’est grâce au travail de la masse des salariés que notre société dispose d’un niveau de vie élevé. La gauche a défendu la reconnaissance de ce travail, l’humanisation du travail, et la juste répartition des fruits de ce travail.
La valeur travail que défend la droite libérale repose sur l’effort sans conditions « travailler plus » et sa valeur marchande « pour gagner plus ». Ce ne sont pas les valeurs de la gauche qui défend le travail comme un effort partagé pour une société plus juste.

L’Université populaire et participative du 29 octobre organisée par Désirs d’avenir a permis de faire le point sur la situation du travail dans un monde dominé par l’idéologie libérale grâce aux interventions d’experts mais aussi aux témoignages d’ouvriers, de salariés. Pour accroître les profits des entreprises dans une compétition internationale les conditions de travail se sont dégradées. Les cadences se sont accrues pour dégager sur le travail plus de profits pour le capitalisme financier. La déshumanisation s’est renforcée avec la mise à l’écart des salariés ne répondant pas aux nouvelles cadences. Elle se révèle aussi par un isolement des salariés dans une forme totalitaire du management des entreprises. Les cadres subissent la pression des dirigeants pour accroître les cadences. Les salariés acceptent ces cadences par peur du chômage. La solidarité dans l’entreprise décroît par l’atomisation des salariés de moins en moins syndicalisés. Comme dans les autres domaines, le discours à gauche sur le travail est fondamental pour ne pas laisser à la droite imposer ses valeurs et construire une société basée sur ces valeurs libérales.

« cette émancipation sociale, cette émancipation économique suppose un prolétariat libre, éduqué, éclairé, elle suppose par conséquent une démocratie organisée et agissante où toutes les forces, où toutes les idées d'avenir peuvent se développer, elle suppose en même temps une série de réformes qui, en ajoutant aujourd'hui un peu de bien-être, un peu de garantie, un peu de lumière à la vie des salariés, leur permettent de regarder plus loin, de lever les yeux ve
rs l'avenir et de préparer un ordre nouveau. »
Jean Jaurès, discours devant la Chambre des députés, 1902.

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Parti socialiste

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Publié le 14 Septembre 2009

Remarques :
 
La question sur la candidature des Primaires : il s'agit de désigner le ou la candidat(e) socialiste. Comment dans ce cadre peut-on demander aux autres Partis de gauche de s'associer? Peuvent-ils accepter de ne pas présenter de candidat ?

Deux questions apparaissent particulièrement sibyllines et réclament des explications avant le vote des militants : les questions 4-2 et 5-2

Consultation militante : le questionnaire

Le 12 septembre 2009

1.Les primaires ouvertes
L’organisation de primaires ouvertes pour l’élection présidentielle est une avancée démocratique et doit être aussi une chance pour créer un vaste mouvement populaire en faveur de notre candidat(e) et de nos idées.

Nous souhaitons qu’elles permettent d’agréger autour de nous toutes celles et tous ceux qui veulent nous aider à construire un autre projet de société, choisir notre candidat(e) en 2011, l’amener à la victoire en 2012 et se mobiliser ensuite pour changer la France.

Nous vous proposons d’en adopter aujourd’hui le principe, les modalités concrètes d’organisation de ces primaires étant précisées dans la convention de l’été 2010.

Question 1-1 : « Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche? »

Nous nous sommes engagés, avec nos partenaires de gauche, dans une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. C’est dans ce cadre et sur le fondement d’un travail en commun sur nos valeurs et nos idées, avec des actions communes, que seront discutées les stratégies électorales les plus appropriées pour gagner en 2012. Ces discussions pourront amener certains de nos partenaires à vouloir organiser en commun, par des primaires ouvertes, la désignation du candidat(e) de la gauche.

Question 1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?

2- Le non-cumul des mandats
La limitation du cumul des mandats est une condition du bon exercice de chacun d’entre eux mais aussi du renouvellement des responsables politiques. C’est la fierté des socialistes d’avoir été à l’initiative de la seule loi limitant le cumul des mandats. Le groupe socialiste déposera d’ailleurs des amendements pour aller plus loin lors du débat sur le projet de loi sur les collectivités territoriales. Dès à présent, notre groupe parlementaire et le Parti vont travailler à un projet de véritable statut de l’élu que nous mettrons en œuvre lorsque nous reviendrons au pouvoir.
Mais il est temps aujourd’hui pour les socialistes de franchir une étape majeure. Nous proposons d’inscrire dans nos statuts deux nouvelles limitations qui vont plus loin que la loi actuelle, qui s’inscrivent dans l’objectif du mandat unique pour les parlementaires et qui s’imposeront à tous les socialistes à chaque renouvellement.

Question 2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR) ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt, Maire adjoint )?

Question 2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?

3- La parité, la diversité et le renouvellement générationnel

Un Parti fort est un Parti qui ressemble à la société qu’il représente. Nous devons ainsi organiser en notre sein les conditions de l’égalité réelle d’accès aux responsabilités.

La première exigence est la parité. Les socialistes déposeront une proposition de Loi afin de durcir les conditions du financement des partis politiques qui ne respectent pas la stricte parité dans leurs candidat(e)ures aux élections législatives. Par ailleurs, nous vous proposons d’aller au-delà du seuil de 40% minimum de femmes présentes dans nos instances dirigeantes comme nos statuts le prévoient aujourd’hui. Si vous décidez d’approuver le principe de parité totale, cela sera applicable dès le prochain congrès.

Question 3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »

Question 3-2 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidat(e)ures pour les élections législatives de 2012 ? »

Il faut aussi créer les conditions d’assurer en notre sein la diversité, au sens le plus large du terme, sans instaurer de quotas, en visant l’accès aux responsabilités de militants issus de l’immigration, d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés du secteur privé…, qui sont aujourd’hui sous-représentés parmi les responsables et les élus de notre Parti. Il s’agit aussi de préparer aujourd’hui une nouvelle génération à exercer demain les responsabilités. L’expérience nous a appris que nous ne pouvions réussir qu’en s’y prenant suffisamment tôt et en réservant des cantons ou des circonscriptions pour mettre en application nos principes.

Question 3-3 : « Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ? »

4. Pour une démocratie interne aboutie

Nous savons par ailleurs que l’acte d’adhésion est encore trop difficile dans notre parti et nous empêche de devenir un parti de masse à l’image de la société. Il est donc nécessaire de réfléchir collectivement à de nouveaux modes d’organisation et de formation.

Question 4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?

Le Congrès de Reims a montré que l’élection au suffrage universel direct du 1er Secrétaire National et des 1ers secrétaires fédéraux après le Congrès pouvait empêcher celui-ci d’être un moment de synthèse, de travail et de rassemblement. Sans remettre en cause la proportionnelle, qui est un élément fondamental de l’unité des socialistes permettant le respect de la pluralité d’opinion dans chacun de nos instances, il nous faut réfléchir à une nouvelle organisation de nos Congrès permettant que le choix de nos dirigeants repose sur des choix politiques et sur leur capacité à créer des majorités stables pour pouvoir gérer le parti.

Question 4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?

5. Pour des règles d’éthique

Nous devons nous doter des moyens pour garantir un réel civisme interne et la solidarité entre socialistes à tous les niveaux. Nous proposons que soit rédigée une charte d’éthique, prévue par nos statuts, mais jamais écrite. Une commission composée de personnalités incontestées faisant autorité dans notre Parti pourrait être chargée de faire respecter ces règles communes. Elle pourrait, entre autres, proposer une réforme de l’organisation de nos scrutins afin qu’il n’y ait plus de contestations, rappeler à l’ordre ceux de nos camarades ou de nos instances qui ne respecteraient pas les valeurs et les règles de notre collectif.

Question 5.1: Etes-vous favorables à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?

Question 5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?





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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Parti socialiste

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Publié le 2 Juillet 2009

Terra nova organisait  mercredi 1er juillet un débat contradictoire sur la question des primaires qui opposait Henri Weber à Arnaud Montebourg. J’ai pu y participer et je vous livre quelques enseignements retenus de ce débat riche et direct.

 

(1) Henri Weber a débord rappelé qu’il existe plusieurs types de primaires. Le débat porte donc plus sur le type de primaires.  

Lorsqu’on fait référence aux primaires italiennes, il faut rappeler qu’il s’agissait de primaires de ratification. Romano Prodi avait été choisi par les partis composant l’Olivier. Il n’y a donc pas eu de véritables enjeux de personnes et peu de polémiques.

Les primaires que souhaite organiser le PS sont tout autres car il s’agit de primaires de désignation pour donner à la gauche son leader. Il faut donc s’attendre à des débats  beaucoup plus âpres entre les candidats.

 

(2) Il faut ensuite fixer le type d’ouverture de ces primaires :

- Primaires pour les militants socialistes

- Primaires socialistes ouvertes aux sympathisants avec un montant modique à fixer pour y participer et permettant l’organisation de ces primaires.

- Primaires ouvertes à toutes la gauche avec un nombre d’électeurs qui pourrait se monter à 4 ou 5 millions selon les études de terra nova.

 

(3) Henri Weber a développé une analyse intéressante en 5 arguments contre des primaires ouvertes à toute la gauche :

            1 - C’est une proposition irréaliste car les autres partis de gauche voudront participer au premier tour de l’élection présidentielle, le temps fort de notre vie politique. Refuser d’y participer serait pour les partis un risque de disparaître.

            2 - Le premier tour de l’élection présidentielle représente en fait déjà une primaire à gauche et il est très important que toute la gauche y participe dans sa diversité pour recueillir le plus de voix au premier tour.

            3 - Plus on multiplie les candidats plus le risque de dérapage s’accroît car pour certains candidats ce sera d’abord un moyen d’exister sur le devant de la scène médiatique.

            4 - L’organisation de ces primaires pour éviter les fraudes réclame un investissement important.

            5 - Cette primaire pourrait renforcer l’image dans le pays des divisions de la gauche car l’adversaire alors ne serait plus la droite mais les autres partis de gauche.

Henri Weber est favorable à des primaires socialistes ouvertes aux militants et sympathisants.

 

(4) Arnaud Montebourg défend les primaires ouvertes à toute la gauche.

Principaux arguments

            1 – Une idée novatrice, il faut que le PS sorte du conservatisme.

            2 – Les primaires imposent de travailler avec toute la gauche ce qui renforce les débats et peut mieux préparer la gouvernance commune. Nous devons montrer aux Français que nous sommes capables d’organiser des choses en commun.

            3 – Il faut sortir des luttes internes au Parti socialiste entre écuries présidentielles. Ces débats tournent en rond et seront de moins en moins suivis. Nous avons besoin d’écouter, de dialoguer avec tous les autres partis de gauche.

            4 – Se pose aujourd’hui le problème de la légitimité des décisions prises par le Parti. On peut se retrouver avec deux candidats socialistes après des primaires entre socialistes. L’ouverture des primaires à toute la gauche en renforçant la légitimité du candidat de la gauche évitera cette situation.

Arnaud Montebourg par contre a averti notre direction : on ne peut pas repousser la décision à juin 2010. C’est beaucoup trop tard pour préparer sérieusement ces primaires. Il faut rapidement prendre la décision après un débat contradictoire.

 

(5) La question essentielle du programme a été plusieurs fois abordée.

Quelle sera la place du programme élaboré par le Parti socialiste après les primaires d’autant plus après des primaires ouvertes à toute la gauche ?

1 – Contrairement aux dernières primaires il faut des débats contradictoires pour éviter que l’on se prononce que sur les personnes et non sur les idées.

2 – Arnaud Montebourg considère que le candidat portera le projet et il faut donc donner au candidat de la souplesse.

3 - Le programme élaboré par le PS sera toutefois une base essentielle pour préparer le débat des idées.

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Rédigé par Philippe Allard

Publié dans #Parti socialiste

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